Variole du Singe : le risque d’épidémie est-il réel ?

Une femme et son enfant attendent un traitement dans la zone de quarantaine du centre de l'ONG médicale internationale Médecins sans frontières (MSF), à Zomea Kaka, dans la région de Lobaya, en République centrafricaine, le 18 octobre 2018 (Photo, AFP).
Une femme et son enfant attendent un traitement dans la zone de quarantaine du centre de l'ONG médicale internationale Médecins sans frontières (MSF), à Zomea Kaka, dans la région de Lobaya, en République centrafricaine, le 18 octobre 2018 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 28 mai 2022

Variole du Singe : le risque d’épidémie est-il réel ?

  • Selon l'Organisation mondiale de la santé, près de 200 cas de variole du singe ont été signalés dans plus de 20 pays
  • Cette maladie infectieuse est causée par un virus que les animaux infectés transmettent aux humains

BEYROUTH : Chaque jour, les cas de la variole du singe détectés dans le monde se multiplient. Si l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a pas encore sonné l’alarme, il n’en est pas moins temps de prendre les précautions qui s’imposent avant qu’il ne soit trop tard, comme ce fut le cas au début de la Covid-19.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, près de 200 cas de variole du singe ont été signalés dans plus de 20 pays où cette maladie est inhabituelle. Cependant, l'épidémie a été décrite par l’OMS comme "contrôlable", mais il reste à partager équitablement les vaccins et médicaments disponibles dans le monde.

Cette maladie infectieuse est causée par un virus que les animaux infectés transmettent aux humains. La transmission interhumaine est possible à travers un contact étroit et prolongé, bien qu'elle soit actuellement considérée comme rare.

Ses symptômes comprennent une température élevée, des maux de tête et une gêne musculaire, suivis de la formation d'éruptions cutanées, de lésions et de pustules.

Les infections humaines de la variole du singe sont rares, en particulier en dehors de l'Afrique centrale et occidentale, où le virus est répandu chez les animaux et circule largement dans les zones densément boisées. Seuls huit cas ont été vérifiés dans des pays non endémiques depuis 2018, dont Israël, Singapour, le Royaume-Uni et les États-Unis, et tous ont été liés à des voyages, tel le cas détecté le 7 mai, le patient infecté s'étant rendu au Nigeria.

Des experts «inquiets»

Épidémiologiste et économiste de la santé, Eric Feigl-Ding lance un avertissement sur les réseaux sociaux appelant les patients infectés à éviter tout contact avec leurs animaux domestiques pour une durée de 21 jours. "Nous craignons que le virus atteigne les animaux domestiques et joue au ping-pong entre animaux et humains," lance-t-il sur Twitter.

"La variole du singe est extrêmement distincte de la Covid-19", a déclaré Maria Van Kerkhove, épidémiologiste des maladies infectieuses à l'OMS, lors d'une séance de questions-réponses publiques en ligne le 23 mai. "La transmission se produit par contact physique étroit, contact peau à peau." Le virus ne se propage pas aussi facilement que la Covid-19, qui circule par de petites gouttelettes en suspension dans l'air.

C'est son apparition dans des pays non endémiques qui préoccupe les experts. Jusqu’ici, les cas confirmés en zones non endémiques sont majoritairement bénins et aucun décès n’est à déplorer.

Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), agence de l'Union européenne chargée des maladies, le nombre de cas confirmés de variole du singe hors pays endémique avait atteint 219 mercredi, mais sans décès.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.