Les États-Unis saisissent 600 000 barils de pétrole brut iranien de contrebande

Le pétrolier Ice Energy, battant pavillon libérien, en train de transférer, jeudi dernier, du pétrole brut du pétrolier Lana, battant pavillon iranien, au large de Carystos, en Grèce. (Reuters)
Le pétrolier Ice Energy, battant pavillon libérien, en train de transférer, jeudi dernier, du pétrole brut du pétrolier Lana, battant pavillon iranien, au large de Carystos, en Grèce. (Reuters)
Short Url
Publié le Vendredi 27 mai 2022

Les États-Unis saisissent 600 000 barils de pétrole brut iranien de contrebande

  • Le navire, qui comptait à bord dix-neuf membres d'équipage russes, a été initialement saisi par les autorités grecques le mois dernier au large des côtes de l'île d'Eubée
  • Les pourparlers sur la relance de l'accord sont au point mort et cette nouvelle saisie de cargaisons de pétrole suggère que les États-Unis appliquent à nouveau les sanctions

DJEDDAH: Les États-Unis ont confisqué plus de 600 000 barils de pétrole brut iranien de contrebande sur un pétrolier au large des côtes grecques dans le cadre d'une nouvelle vague d'application des sanctions.
La cargaison de pétrole a été pompée du pétrolier dans un autre navire jeudi dernier. Elle est en cours de transfert vers les États-Unis.
Le pétrolier, le Pegas, était visé par deux séries de sanctions, contre la Russie parce qu'il appartient à la Russie, et contre l'Iran parce qu'il transportait du pétrole iranien.
Il s’agit de l'un des cinq navires ciblés par Washington le 22 février, deux jours avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie, dans le cadre des sanctions contre la Promsvyazbank, un établissement considéré comme essentiel pour le secteur de la défense russe. Le pétrolier a été rebaptisé Lana le 1er mars et bat pavillon iranien depuis le 1er mai.
Le navire, qui comptait à bord dix-neuf membres d'équipage russes, a été initialement saisi par les autorités grecques le mois dernier au large des côtes de l'île d'Eubée, dans le sud de la Grèce.
La Grèce a déclaré que le navire avait été saisi dans le cadre des sanctions de l'Union européenne à l'encontre de la Russie pour l'invasion de l'Ukraine, mais le navire a ensuite été libéré.

En bref

Le pétrolier Pegas était visé par deux séries de sanctions: contre la Russie, car il appartient à des intérêts russes, et contre l'Iran, car il transportait du pétrole iranien.

Toutefois, les États-Unis ont imposé cette semaine de nouvelles sanctions à l'encontre d'un réseau de contrebande de pétrole et de blanchiment d'argent soutenu par la Russie et destiné à la force Al-Qods, l'unité des opérations extérieures du Corps des gardiens de la révolution islamique. En conséquence, le pétrolier a été à nouveau saisi.
L'Organisation portuaire et maritime iranienne a déclaré que le pétrolier s'était réfugié le long des côtes grecques après avoir rencontré des problèmes techniques et essuyé des conditions météorologiques défavorables. Selon elle, la saisie de sa cargaison était «un exemple clair de piraterie».
Le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué le chargé d'affaires de l'ambassade de Grèce à Téhéran après la saisie de la cargaison.
Le navire était «sous la bannière de la République islamique d'Iran dans les eaux grecques et il a été informé des fortes objections» du gouvernement iranien, a déclaré le ministère.
En 2020, Washington avait confisqué quatre cargaisons de carburant iranien à bord de navires étrangers qui se rendaient au Venezuela et les a transférées, avec l'aide de partenaires étrangers non divulgués, sur deux autres navires qui ont navigué ensuite vers les États-Unis.
Les opérations de lutte contre la contrebande de pétrole iranien se sont ralenties récemment dans l'espoir d'une relance du Plan d'action global commun (PAGC), cet accord visant à limiter le programme nucléaire iranien en échange de la levée des sanctions, y compris celles qui concernent les exportations de pétrole.
Toutefois, les pourparlers sur la relance de l'accord sont au point mort et cette nouvelle saisie de cargaisons de pétrole suggère que les États-Unis appliquent à nouveau les sanctions.
L'émissaire de Washington pour l'Iran a déclaré cette semaine que les chances de relancer l'accord sur le nucléaire étaient fragiles et que les États-Unis étaient prêts à renforcer les sanctions contre l'Iran.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.