Davos 2022, Jour 4 : Une démondialisation en vue d’un monde multipolaire ?

Une vue du panel. (Photo capture d'écran).
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Publié le Jeudi 26 mai 2022

Davos 2022, Jour 4 : Une démondialisation en vue d’un monde multipolaire ?

  • Pour les intervenants, il est clair qu’en 2022, toutes les questions d’importance internationale sont devenues pressantes mais au lieu de se diriger vers un esprit de coopération, les nations sont en train de se faire concurrence
  • A l'heure de l'hyperconnectivité dans le monde virtuel, s'agira-t-il d'une ère de démondialisation dans le monde physique ?

PARIS: L’idée de travailler ensemble pour résoudre les problèmes du monde fait partie de l’ADN du Forum économique mondial a affirmé d’emblée Mark Leonard, le modérateur de la séance de jeudi sur la mondialisation intitulée L'avenir de la coopération mondiale.

Ce panel, l’un des derniers du Forum économique mondial, était axé sur les thématiques suivantes : La mondialisation économique a contribué à une période de 30 ans de croissance constante qui a relevé le niveau de vie de plus d'un milliard de personnes. Mais que signifie la mondialisation en 2022 ? A l'heure de l'hyperconnectivité dans le monde virtuel, s'agira-t-il d'une ère de démondialisation dans le monde physique ?

Les intervenants

-Mark Leonard

Director, European Council on Foreign Relations (ECFR)

-Ilona Szabó de Carvalho

President, Igarape Institute

-Kyung-Won Na

Special Envoy of the President, Office of the President of the Republic of Korea

-Silvia Anna Ainio

Curator, Brussels Hub

-Lance Pierce

Chief Executive Officer, NetHope Inc.

 

Pour les intervenants, il est clair qu’en 2022, toutes les questions d’importance internationale sont devenues pressantes mais au lieu de se diriger vers un esprit de coopération, les nations sont en train de se faire concurrence et sont entrées en compétition, dans ce qui ressemble à s’y méprendre à un sauve-qui-peut généralisé.

Le monde bipolaire tel qu’il a longtemps été n’existe plus, c’est un faitsur lequel s’accordent les panellistes. « On se dirige vers un monde multipolaire, ce qui implique plus d’instabilite » a ainsi estimé Silvia Anna Ainio, qui dirige le Brussels Hub.

Qu’est-ce que le Brussels Hub

Le Brussels Hub se veut l'expression d'une diversité mondiale avec un groupe très éclectique parmi ses membres. Des entrepreneurs locaux aux fonctionnaires européens, ils concentrent leurs énergies sur la promotion de petits actes d'amélioration qui alimentent un mouvement plus large pour le progrès.

Le monde globalisé faisait face à plusieurs défis – et ce même avant la Covid-19 – le climat, l’internet, les chaînes d’approvisionnement tout cela était déjà problématique avant la pandémie.

« Nous vivons une période de risques » mais le multilatéralisme est désormais une réalité malgré la fragmentation et le manque de confiance, notre seule option est de revenir à la table des négociations et de discuter de toutes ces questions » a ainsi noté Silvia Anna Ainio.

De son côté, Ilona Szabó de Carvalhoa estimé qu'il n'est plus possible d'avoir des leaders qui ne respectent pas les règles de bases de nos valeurs communes.  "La déclaration des droits de l’homme et toutes les chartes qui sont déjà signées et actées par l’humanité" doivent être respectées, a déclaré Ilona Szabó de Carvalho, président de l’Igarape Institute.

Qu'est-ce que l'Institut Igarapé

L'Institut Igarapé est un think and do tank indépendant axé sur les domaines de la sécurité publique, climatique et numérique et ses conséquences pour la démocratie. Son objectif est de proposer des solutions et des partenariats aux défis mondiaux par la recherche, les nouvelles technologies, la communication et l'influence sur les politiques publiques.

Le numérique occupe également une place prépondérante désormais dans les politiques mondiales.

Or, notent les panellistes, les structures du multilatéralisme ne comprennent pas encore toutes les possibilités qu’offrent le numérique.

L’ONU travaille en ce moment sur un « digital come back » et plus de protection et de valeurs qui vont normer le numérique pour contrer les forces qui cherchent a « fragmenter » et a « divisre ». Plusieurs pays coupent l’internet de manière préventive avant une échéance politique importante. Or c’est une ressource qui nous rapproche et c’est pour cela qu’il faut de nouvelles normes pour réguler le numérique afin de continuer a rapprocher les gens mais aussi pour gérer des questions primordiales telle que les migrations, le climat etc.. « Presque la moitie du monde n’est pas connecte a l’internet » précise Lance Pierce, directeur exécutif de NetHope Inc.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.