MONTRÉAL: La montée des manifestations de jeunes dans le monde reflète une colère croissante envers la génération au pouvoir pour ce qui est perçu comme des échecs en matière de changement climatique, de justice sociale, d'égalité et de conflit. Que faudra-t-il pour regagner la confiance des jeunes, préserver leur futur et combler le fossé générationnel qui se creuse? C’était le sujet lundi d’une discussion du Forum économique mondial à Davos. Les experts ont discuté de la méfiance des jeunes et des moyens de leur redonner espoir à l’avenir.
Pour l’Ukrainienne Olga Bezverkha, manager dans une start-up à Kiev, le conflit en Ukraine «enfreint toutes les règles de guerre définies par la Convention de Genève. La raison de ma méfiance et de celle des jeunes Ukrainiens est l'incapacité de mettre fin à la guerre d'une manière appropriée et rapide».

En ce qui concerne la propagande, la désinformation, les messages viraux, Kamal Ahmed, rédacteur en chef et cofondateur de The News Movement, a déclaré qu’«à la suite des conflits en Afghanistan, en Syrie, de la guerre en Ukraine et de la crise du Covid-19, le besoin de journalisme factuel est devenu de plus en plus important et nécessaire».
«Les jeunes ont particulièrement du mal à faire confiance aux médias. Par conséquent, The News Movement veut créer des communautés, des partenariats, des plates-formes dirigées par des jeunes où nous pouvons travailler ensemble», a-t-il ajouté.

Taylor Hawkins, membre du conseil consultatif du Sydney Hub, a souligné que son «expérience était passée de la frustration et de la méfiance au discernement. En tant que jeunes leaders, nous avons la responsabilité de canaliser ce savoir vers quelque chose de profondément productif et collaboratif».

Kamal Ahmed a également prévenu que «nous devons regagner cette confiance sinon le journalisme en souffrira, et si le journalisme souffre, les sociétés en pâtiront. L'industrie des médias doit donc trouver de nouveaux modèles d'information». Pour Taha Bawa, de Global Shaper, Geneva Hub, «nous devons aider les jeunes à accéder à des moyens de subsistance dignes».

Pour conclure, Olga Bezverkha a affirmé qu’«à ce stade, nous devons être courageux, défendre nos valeurs, les valeurs de la démocratie et de la liberté».