Syrie: 10 morts dans l'attaque rebelle la plus meurtrière depuis la trève de 2020

Dix soldats ont été tués vendredi dans le nord de la Syrie quand leur bus a été visé par un missile (Photo, AFP).
Dix soldats ont été tués vendredi dans le nord de la Syrie quand leur bus a été visé par un missile (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 13 mai 2022

Syrie: 10 morts dans l'attaque rebelle la plus meurtrière depuis la trève de 2020

  • Avant l'intervention de la Russie en 2015 dans le conflit syrien, Damas contrôlait à peine 20% du territoire national
  • Avec le soutien de la Russie et de l'Iran, le régime a récupéré une grande partie du terrain perdu au début du conflit

BEYROUTH: Dix soldats ont été tués vendredi dans le nord de la Syrie quand leur bus a été visé par un missile, a rapporté l'agence de presse officielle Sana, attaque rebelle la plus meurtrière depuis la trêve de 2020, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Des terroristes ont visé un bus militaire à l'aide d'un missile antichar dans l'ouest de la province d'Alep", a déclaré une source militaire à l'agence Sana, ajoutant que l'attaque avait tué 10 soldats et blessé neuf autres.

Plus tôt, le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, avait déclaré à l'AFP que des assaillants avaient visé un bus qui "transportait des combattants originaires des villes (...) de Nubl et Zahra", évoquant le même nombre de morts.

Il n'était pas clair dans l'immédiat si l'attaque était le fait du groupe jihadiste dominant dans la région, Hayat Tahrir al-Sham (HTS) ou d'autres forces rebelles, a déclaré l'ONG disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie.

C'est le plus lourd bilan des suites d'une attaque rebelle depuis qu'un cessez-le-feu négocié par la Turquie voisine --qui soutient des rebelles syriens-- et la Russie --alliée du régime--, a été conclu en mars 2020.

Avant l'intervention de la Russie en 2015 dans le conflit syrien, Damas contrôlait à peine 20% du territoire national.

Avec le soutien de la Russie et de l'Iran, le régime a récupéré une grande partie du terrain perdu au début du conflit, qui a éclaté en 2011 lorsque le gouvernement a brutalement réprimé les manifestations prodémocratie.

La dernière poche d'opposition armée est aujourd'hui située dans une grande partie de la province d'Idleb (nord-ouest) et d'autres zones des provinces voisines d'Alep, de Hama et de Lattaquié. HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, y a un rôle dominant avec ses alliés.

Dimanche, six membres du groupe rebelle ont été tués et cinq autres grièvement blessés par un missile antichar lancé par les forces du régime dans la province de Hama, selon l'OSDH.

La trêve de mars 2020, qui concerne Idleb et des zones voisines, a tenu malgré les attaques sporadiques des deux parties, y compris la poursuite des frappes aériennes russes.

Elle a été conclue à un moment où la Turquie tenait à assoir son influence sur le nord de la Syrie et à éviter une nouvelle phase de combats dans le conflit qui aurait pu causer le départ d'une nouvelle vague de réfugiés vers ses frontières.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.

 

 


Israël a ordonné à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth

Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran
  • Tel-Aviv avait auparavant étendu ses opérations dans le sud du Liban

JERUSALEM: L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, après avoir étendu ses opérations dans le sud du Liban.

"A la lumière des violations répétées du cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste Hezbollah et des attaques contre nos villes et nos citoyens, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont ordonné à Tsahal (l'armée, NDLR) de frapper des cibles terroristes" dans la banlieue sud de Beyrouth, indique un communiqué officiel.