Yémen: 2 officiers yéménites et 7 combattants d'Al-Qaida tués à Al-Dhale

Des soldats yéménites brandissent leurs armes dans une zone saisie à Al-Qaida dans la province de Shabwa, au sud-est du Yémen (Photo, AP).
Des soldats yéménites brandissent leurs armes dans une zone saisie à Al-Qaida dans la province de Shabwa, au sud-est du Yémen (Photo, AP).
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Publié le Dimanche 08 mai 2022

Yémen: 2 officiers yéménites et 7 combattants d'Al-Qaida tués à Al-Dhale

  • Un responsable local de la sécurité a déclaré à Arab News que des combats ont été lancés vendredi soir, au sein du siège des forces de la Ceinture de sécurité du gouvernement
  • Les attaques meurtrières des combattants d’Al-Qaida ont beaucoup diminué

AL-MUKALLÂ: De violents affrontements entre des combattants présumés d'Al-Qaida et les forces de sécurité yéménites dans la province d’Al-Dhale ont fait 10 morts, dont 2 officiers et 7 combattants, selon les autorités locales et des médias.

Un responsable local de la sécurité a déclaré à Arab News que des combats ont été lancés vendredi soir au sein du siège des forces de la Ceinture de sécurité du gouvernement, au nord de la ville Al-Dhale, après qu'un groupe de combattants d'Al-Qaida arrêtés ait refusé de déposer les armes et ait commencé à tirer sur les forces de sécurité. 

«Les forces qui ont arrêté ces militants ont commis une erreur en ne les désarmant pas immédiatement après leur arrestation et les ont autorisés à porter des armes jusqu'à ce qu'ils atteignent le quartier général», a révélé un responsable de la sécurité sous couvert d'anonymat, car il n'était pas autorisé à s’adresser aux journalistes.

Lorsque les forces de sécurité ont demandé aux combattants de remettre leurs armes pour être autorisés à entrer dans le bâtiment, ils ont commencé à lancer des grenades et à ouvrir le feu avec des mitrailleuses, déclenchant ainsi de violents affrontements et des explosions.

Waled Saleh Hasan Al-Dhami, commandant adjoint de la Ceinture de sécurité à Al-Dhale, et Mohammed Yahia Al-Shubaji, commandant d'une unité antiterroriste, figurent parmi les personnes tuées.

«Un autre soldat des forces gouvernementales est mort ainsi que 7 combattants d’Al-Qaida, tandis qu'au moins 6 soldats ont été blessés dans les combats», a déclaré le même responsable.

Al-Qaida dans la péninsule Arabique, également connu sous le nom d'AQAP, a été considérablement affaibli au cours des six dernières années après que les forces militaires et sécuritaires locales, formées et armées par la Coalition pour restaurer la légitimité au Yémen, l’ont repoussé des principaux refuges et bastions, et ont tué et arrêté des dizaines de combattants.

Les attaques meurtrières des combattants d’Al-Qaida ont beaucoup diminué et leurs tentatives de retour dans les provinces du sud ont été déjouées.

Par ailleurs, l'envoyé des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, a salué la libération des prisonniers de guerre houthis annoncée vendredi par la Coalition et a exhorté les parties yéménites à intensifier leurs efforts pour parvenir à un autre échange de prisonniers qui pourrait permettre à des centaines de Yéménites de rejoindre leurs familles.

«Le mois dernier, les parties ont convenu par l'intermédiaire de mon bureau d'un autre échange de détenus. J'exhorte les parties à se mettre d'accord sur les détails de leur libération afin que les familles yéménites puissent être réunies le plus rapidement possible», a signalé le fonctionnaire de l'ONU sur Twitter.

Grundberg a ajouté que «ce sera un pas important vers le respect des engagements conclus à Stockholm quant à la libération de tous les détenus en relation avec le conflit».

Dans un geste de bonne volonté visant à ouvrir la voie à la fin de la guerre, la Coalition a déclaré vendredi qu'elle libérait 163 prisonniers de guerre houthis, dont des ressortissants étrangers, qui vont être transportés à Aden et Sanaa en coopération avec le Comité international de la Croix-Rouge.

Le gouvernement internationalement reconnu du Yémen a accepté de recevoir la plupart des prisonniers libérés à Aden après que les Houthis ont refusé de les reconnaître comme leurs prisonniers.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien s'entretient avec le président iranien 

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  • Le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane s'est entretenu par téléphone avec le président iranien Masoud Pezeshkian
  • Au cours de cet appel, les dirigeants ont discuté des récents développements dans la région

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane s'est entretenu par téléphone avec le président iranien Masoud Pezeshkian, a rapporté tôt vendredi l'Agence de presse saoudienne.
Au cours de cet appel, les dirigeants ont discuté des récents développements dans la région et ont passé en revue plusieurs questions d'intérêt commun.


L'Arabie saoudite condamne l'escalade militaire israélienne et l'attaque contre un centre culturel à Gaza

L'agence de défense civile de Gaza a déclaré le 3 avril qu'au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans l'attaque israélienne contre l'école servant d'abri aux Palestiniens déplacés par la guerre (AFP).
L'agence de défense civile de Gaza a déclaré le 3 avril qu'au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans l'attaque israélienne contre l'école servant d'abri aux Palestiniens déplacés par la guerre (AFP).
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  • L'Arabie saoudite a appelé les membres du Conseil de sécurité de l'ONU à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ce qu'elle a décrit comme une tragédie endurée par le peuple palestinien
  • Dans un communiqué, le Royaume a dénoncé le ciblage de l'école Dar Al-Arqam à Gaza, où des dizaines de personnes déplacées ont été tuées, et la destruction d'un entrepôt géré par le Centre saoudien pour la culture et le patrimoine dans la zone de Morag

RIYADH : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a condamné jeudi la poursuite de l'escalade militaire israélienne dans les territoires palestiniens occupés, y compris les frappes sur les abris pour les civils déplacés à Gaza.

Dans un communiqué, le Royaume a dénoncé le ciblage de l'école Dar Al-Arqam à Gaza, où des dizaines de personnes déplacées ont été tuées, et la destruction d'un entrepôt géré par le Centre saoudien pour la culture et le patrimoine dans la zone de Morag, à l'est de Rafah. Cet entrepôt contenait des fournitures médicales destinées aux patients et aux blessés de Gaza.

Le ministère a déclaré que l'absence de mécanismes internationaux efficaces de responsabilisation a permis aux forces israéliennes de persister dans leurs violations du droit international et des principes humanitaires. Il a averti que l'impunité persistante contribue à l'intensification de la violence et constitue une menace pour la stabilité régionale et mondiale.

L'Arabie saoudite a appelé les membres du Conseil de sécurité des Nations unies à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ce qu'elle a décrit comme une tragédie endurée par le peuple palestinien.


L'armée israélienne intensifie ses opérations à Gaza, 30 morts selon les secours

Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte. (AFP)
Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte. (AFP)
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  • Ces opérations interviennent après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d'accentuer la pression militaire sur le mouvement islamiste palestinien Hamas pour obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza
  • Dans le même temps, l'armée israélienne a multiplié ses frappes en Syrie et au Liban voisins, tuant deux membres de la branche armée du Hamas dans un raid aérien contre un bâtiment à Saïda, ville du sud du Liban

GAZA: L'armée israélienne a lancé une nouvelle offensive au sol vendredi à Gaza-Ville, intensifiant ses opérations dans le territoire palestinien qui ont fait au moins 30 morts, selon la Défense civile.

Ces opérations interviennent après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d'accentuer la pression militaire sur le mouvement islamiste palestinien Hamas pour obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza.

Dans le même temps, l'armée israélienne a multiplié ses frappes en Syrie et au Liban voisins, tuant deux membres de la branche armée du Hamas dans un raid aérien contre un bâtiment à Saïda, ville du sud du Liban.

Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte.

"Les soldats y ont éliminé de nombreux terroristes et démantelé des infrastructures terroristes du Hamas", a-t-elle dit, ajoutant que les soldats "autorisaient l'évacuation des civils de la zone de combat".

A Choujaïya, la Palestinienne Elena Helles raconte à l'AFP qu'elle ne peut sortir de sa maison, comme de nombreux habitants.

"Nous sommes coincés avec ma famille chez ma soeur. L'armée d'occupation est très proche de nous. Les obus et les missiles tombent sur les maisons et les tentes (de déplacés). La mort nous menace de toutes parts", dit-elle.

Selon la Défense civile locale, au moins 30 Palestiniens ont été tués dans les opérations israéliennes dans la bande de Gaza. Une source hospitalière a fait état de 25 morts dans une frappe sur une habitation de Khan Younès (sud).

"Arrêtez, ça suffit!" 

"C'était comme le Jour du Jugement dernier: ils ont bombardé avec des missiles, tout est devenu sombre, nous avons commencé à chercher nos enfants et nos biens, mais tout a disparu. Nos enfants ont disparu", Raghda al-Sharafa, en pleurant, au lendemain d'une frappe israélienne contre une école où étaient réfugiés des déplacés à Gaza-ville: "Arrêtez, ça suffit!"

La quasi-totalité des 2,4 millions d'habitants de Gaza ont été déplacés par les combats et vivent dans des conditions très dures, Israël bloquant l'entrée de l'aide humanitaire dans le territoire dévasté et assiégé.

Après deux mois de trêve à Gaza et plusieurs semaines de tractations infructueuses sur la façon de la prolonger, Israël a repris le 18 mars ses bombardements aériens suivis d'opérations terrestres dans le territoire.

La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 par des commandos du Hamas infiltrés dans le sud d'Israël à partir de la bande de Gaza voisine où le mouvement islamiste a pris le pouvoir en 2007.

L'attaque a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 58 sont toujours otages à Gaza dont 34 sont mortes selon l'armée.

Israël a juré de détruire le Hamas, et mené en représailles une offensive dévastatrice à Gaza qui a fait au moins 50.609 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.

Selon ce ministère, au moins 1.249 Palestiniens ont été tués depuis la reprise des bombardements intenses israéliens le 18 mars dernier.

"Nous morcelons la bande de Gaza et nous augmentons la pression pas à pas pour qu'ils nous rendent nos otages", a déclaré M. Netanyahu mercredi.

Frappes au Liban et en Syrie 

Au Liban, l'armée israélienne a annoncé vendredi avoir tué dans une frappe à Saïda Hassan Farhat, un "commandant" du Hamas qui "a orchestré de nombreuses attaques terroristes contre des civils et soldats israéliens".

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ont confirmé dans un communiqué la mort de Hassan Farhat, et de son fils, également membre des Brigades. La fille de Hassan Farhat a également péri, selon elles.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dénoncé "une agression flagrante contre la souveraineté libanaise" et une "claire violation" de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre entre Israël et le Hezbollah libanais, un allié du Hamas.

En Syrie, l'armée israélienne a aussi intensifié ses frappes meurtrières ces derniers jours et mené une incursion terrestre dans la sud du territoire syrien. Elle a y visé notamment des bases et un aéroport militaires.

Les autorités syriennes ont dénoncé "une tentative préméditée de déstabiliser" le pays.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a averti le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, qu'il paierait un "lourd tribut" si la sécurité d'Israël était menacée.