Pendant le Ramadan, les athlètes se ruent sur les salles de sport pour garder la forme

Avec la popularité croissante du sport en salle, le Ramadan est pour de nombreux hommes et femmes l’occasion de commencer une nouvelle routine plus saine qui, espèrent-ils, leur permettra de perdre du poids et de garder la forme. (Photo fournie)
Avec la popularité croissante du sport en salle, le Ramadan est pour de nombreux hommes et femmes l’occasion de commencer une nouvelle routine plus saine qui, espèrent-ils, leur permettra de perdre du poids et de garder la forme. (Photo fournie)
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Publié le Lundi 02 mai 2022

Pendant le Ramadan, les athlètes se ruent sur les salles de sport pour garder la forme

  • Les heures d’ouverture des salles sont également prolongées jusqu’à tard dans la nuit pour répondre à la demande accrue
  • Les séances de musculation les plus intenses ont connu une baisse de 43%, tandis que le nombre moyen de séances d’entraînement réservées par personne était de 3,5 par semaine

DJEDDAH: Les athlètes sérieux ou les amateurs passionnés ont tendance à faire du sport avant ou après la rupture du jeûne pendant le mois sacré, ce qui fait que les centres sportifs sont bondés.

Depuis le début du Ramadan, l’activité des salles de sport à Djeddah a explosé, d’autant que les salles de sport et les centres de fitness offrent souvent des réductions intéressantes sur les abonnements et les forfaits de groupe pendant le mois sacré. Les heures d’ouverture des salles sont également prolongées jusqu’à tard dans la nuit pour répondre à la demande accrue.

Pendant le Ramadan, les salles de sport ouvrent de 14 heures à 17 heures puis de 21 heures à 2 heures du matin. Les horaires de travail sont adaptés à la période de jeûne.

(fournie)
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Nader Abdel Jawad, un coach sportif égyptien au First Gym à Djeddah, déclare que le nombre de personnes qui font du sport augmente pendant le Ramadan et que les salles de sport sont bondées de 15 heures à 17 heures ou après l'iftar.

«Bien que le Ramadan soit un moment d’introspection, durant lequel on consacre plus de temps aux rituels religieux, cela ne signifie pas pour autant que vous devez arrêter de faire du sport. C’est le bon moment pour modifier vos habitudes.»- Nader Abdel Jawad, coach sportif égyptien

Il affirme que pendant le Ramadan, les salles de sport sont pleines parce que les jeunes et les moins jeunes veulent à tout prix garder la forme.

M. Abdel Jawad a remarqué une légère augmentation du nombre de personnes – dont la plupart sont âgés de 25 à 40 ans – qui visitent sa salle de sport pendant le Ramadan.

«Alors que les plus jeunes préfèrent venir après avoir rompu le jeûne, les plus âgés préfèrent généralement venir au club après le travail et avant de rompre le jeûne», constate-t-il.

Selon lui, la salle aurait enregistré une augmentation de 68% des cours de fitness en groupe, de 50% des entraînements cardio et des étirements musculaires et de 23% de l’utilisation des pistes intérieures pour la marche.

Pendant ce temps, les séances de musculation les plus intenses ont connu une baisse de 43%, tandis que le nombre moyen de séances d’entraînement réservées par personne était de 3,5 par semaine.

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«Bien que le Ramadan soit un moment d’introspection, durant lequel on consacre plus de temps aux rituels religieux, cela ne signifie pas pour autant que vous devez arrêter de faire du sport. C’est le bon moment pour modifier vos habitudes», dit-il.

Pendant le Ramadan, de nombreux sportifs, comme Turki al-Qahtani, abordent leurs séances d’entraînement de deux manières: il s’entraînera avant de commencer sa journée de jeûne ou immédiatement après.

EN BREF

● Selon Nader Abdel Jawad, la salle aurait enregistré une augmentation de 68% des cours de fitness en groupe, de 50% des entraînements cardio et des étirements musculaires et de 23% de l’utilisation des pistes intérieures pour la marche.

Le jeune homme de 29 ans déclare à Arab News que le Ramadan n’est pas une excuse pour ne pas faire de sport.

«Le mois sacré ne devrait pas être celui où vous renoncez à vos objectifs de remise en forme. Faites plutôt du Ramadan un moment pour vous ressourcer afin de pouvoir revenir en force à la salle de sport après ces quatre semaines», ajoute-t-il.

Avec la popularité croissante du sport en salle, le Ramadan est pour de nombreux hommes et femmes l’occasion de commencer une nouvelle routine plus saine qui, espèrent-ils, leur permettra de perdre du poids et de garder la forme.

Nasir Abou Dawood, un banquier, est l’un des nombreux athlètes de Djeddah qui ont trouvé des pratiques individuelles pour maintenir la forme pendant le mois sacré.

«Travailler dans une banque m’a rendu très difficile la tâche de m’entraîner. Heureusement, certaines salles ont prolongé leurs heures d’ouverture jusqu’après minuit», soutient-il.

«Pour moi, minuit est le moment le plus propice. J’ai eu assez de temps pour digérer, faire ma prière et finir mon travail. Par ailleurs, il n’y a presque personne à la salle à cette heure-ci.»

Le Jordanien Asim al-Awsaf fait partie de ceux qui préfèrent s’entraîner tard le soir à la salle de sport. Il visite l’Ultimate Power Gym dans le quartier de Jeffah à Rawda tous les soirs à minuit pendant le Ramadan. «La prière de Tarawih se termine à 22 heures, puis je dois me trouver un créneau pour faire du sport», souligne-t-il.

«Je ne peux pas aller plus tôt puisqu’il y a beaucoup de monde. Tout le monde veut faire son sport avant que la salle ne ferme.»

D’autre part, de nombreuses femmes préfèrent s’entraîner deux heures avant l’iftar pour être en bonne forme physique, malgré la soif et la faim pendant la journée.

Hanan al-Awfi, qui pratique régulièrement la marche, affirme qu’elle aime faire du sport tous les jours. Pendant le Ramadan, elle préfère le faire avant l’iftar. «Vous pouvez repousser un peu plus vos limites en sachant que vous allez bientôt rompre le jeûne», conclut-elle.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com