Les échos au dernier jour de la campagne du premier tour

Tracts électoraux  d'Emmanuel Macron, de Jean -Luc Melenchon  et de Marine Le Pen Le 6 avril 2022 à Marseille (Photo, AFP).
Tracts électoraux d'Emmanuel Macron, de Jean -Luc Melenchon et de Marine Le Pen Le 6 avril 2022 à Marseille (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 09 avril 2022

Les échos au dernier jour de la campagne du premier tour

  • Pour son dernier jour de campagne, Eric Zemmour a retrouvé ses lieutenants dans une brasserie du 16e arrondissement parisien
  • Après une campagne ardue, Valérie Pécresse a terminé son tour de France vendredi à Cairanne, village viticole du Vaucluse

PARIS: Choses vues, entendues, petites phrases et rebondissements: les échos vendredi au dernier jour de la campagne officielle avant le scrutin présidentiel dimanche.

SCENARIOS
Pour son dernier jour de campagne, Eric Zemmour a retrouvé ses lieutenants dans une brasserie du 16e arrondissement parisien. Au programme, un comité politique pour "définir la stratégie" pour l'entre deux tours. "Il y aura plusieurs scénarios, en fonction du réel, pas des sondages", a insisté le candidat d'extrême droite. "Je continue à croire que Marine Le Pen ne peut pas gagner, tout simplement parce qu'elle est isolée".

AU VOLANT
Dans le camp Macron, on reconnaît avoir été pris "de court" par l'invasion russe de l'Ukraine, déclenchée le 24 février alors qu'Emmanuel Macron ne s'était toujours pas déclaré candidat à la présidentielle.

"L'activité présidentielle a été de très haute intensité et nous a mis dedans. Ca nous a pris de court", confie une macroniste historique. "Nous mêmes on avait coché toutes les cases à LREM, toutes les pièces de la voiture étaient rassemblées, on était en bas de l'immeuble et on attendait juste que le président prenne le volant". Le président sortant s'est finalement déclaré le 3 mars.

VILLAGE DE FRANCE
Après une campagne ardue, Valérie Pécresse a terminé son tour de France vendredi à Cairanne, village viticole du Vaucluse, pour un déplacement sous le signe de la convivialité.

"C'est très symbolique pour moi de finir cette campagne dans un village" car "je ne veux pas Paris et le désert français", a-t-elle lancé lors d'un échange avec les habitants organisé sur la place du vieux village, au pied de l'église et au croisement des ruelles en pente. 

La candidate LR, qui avait commencé sa visite en dégustant un verre de blanc au milieu des vignes de cette commune productrice de Cotes-du-Rhône, a ensuite passé un long moment à parler avec les uns et les autres, lors d'un "déjeuner champêtre" au soleil.

FIN DE CAMPAGNE
Les deux candidats de l'extrême gauche, Philippe Poutou (NPA) et Nathalie Arthaud (LO), organisent les tous derniers meetings de la campagne officielle du premier tour, qui s'achève vendredi à minuit. Le premier est à Grenoble où il s'est rendu sur le campus universitaire à la mi-journée puis il tiendra un meeting à 19H00. A la même heure, Nathalie Arthaud se trouvera à Rouen pour son dernier meeting. Les deux candidats anticapitalistes avoisinent 1% des intentions de vote.

Hors tweets éventuels ou surprise, le tout dernier évènement de la campagne devrait être celui de Jean-Luc Mélenchon avec son émission, "AllôMelenchon" sur Twitch à 21H00. La candidate RN Marine Le Pen a prévu de son côté de lancer un appel vidéo à voter en début de soirée, tandis qu'Emmanuel Macron intervient sur Brut à 19h00. Anne Hidalgo (PS) et Valérie Pécresse (LR) participent à 20h20 sur TF1 à l'émission, "Dix minutes pour convaincre".

EDITORIAL
Le Monde appelle à voter dimanche sans soutenir une candidature en particulier mais en excluant deux, celles de Marine Le Pen et Eric Zemmour, qui, dit-il, sont "contraires aux valeurs républicaines, à l'intérêt national et à l'image de la France".

Dans un éditorial publié vendredi, le quotidien écrit que "le rôle du Monde (...) n'est pas de soutenir un candidat, encore moins d'appeler à voter pour lui". Mais, ajoute le journal, "parmi les candidatures majeures à ce scrutin, deux d'entre elles, celles de Marine Le Pen et d'Eric Zemmour, sont incompatibles avec tous nos principes, tout autant qu'elles sont contraires aux valeurs républicaines, à l'intérêt national et à l'image de la France". 


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.