Le sport, absent permanent de la présidentielle en France

Malgré des JO à Paris dans deux ans, le sport reste absent des débats de l'élection présidentielle (Photo, AFP).
Malgré des JO à Paris dans deux ans, le sport reste absent des débats de l'élection présidentielle (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 17 mars 2022

Le sport, absent permanent de la présidentielle en France

  • La guerre en Ukraine monopolise bon nombre de sujets en France depuis plusieurs jours
  • ais avant même le déclenchement de cette crise internationale étouffant inévitablement le débat politique, le sport semblait ne pas avoir trouvé sa place

PARIS: Malgré des JO à Paris dans deux ans, le sport reste absent des débats de l'élection présidentielle, une constante pour une thématique peu clivante, qui n'a jamais vraiment été au coeur du débat politique. 

La guerre en Ukraine monopolise bon nombre de sujets en France depuis plusieurs jours. Mais avant même le déclenchement de cette crise internationale étouffant inévitablement le débat politique, le sport semblait ne pas avoir trouvé sa place, aussi minime soit-elle, lors de cette élection présidentielle.

"Il y a peu de sujets aujourd'hui au coeur du débat national, mis à part la question de l'Ukraine. On aurait pu s'attendre, à deux ans des JO, qu'ils soient un enjeu, mais cela ne l'est pas", explique le directeur de l'institut de sondage Harris-Interactive, Jean-Daniel Lévy. 

«Le sport a sa place»

Mais est-ce bien nouveau? 

"Non. Le sport est absent du débat politique depuis des années", regrette l'ancienne ministre des Sports de Lionel Jospin, Marie-George Buffet (PCF). Un constat aussi pointé par la patronne du comité olympique français (CNOSF) Brigitte Henriques, estimant que "trop souvent" le sport est "un thème mineur de la campagne présidentielle", dans une tribune dans le Monde fin février. 

Les thématiques tournent souvent ces dernières années autour de la sécurité ou de l'économie. Les questions de politique publique du sport n'ont jamais occupé le premier plan. 

"La dimension sportive est peu abordée à deux ans des JO c'est vrai, mais est-ce si anormal?", s'interroge Jean-François Lamour, ex-ministre des Sports sous Jacques Chirac, estimant néanmoins que "le sport a toujours su trouver une place".

"Est-ce qu'aujourd'hui les Français nous disent que le sport est un sujet qui manque dans la campagne? Non", assure le directeur de l'institut Harris-Interactive Jean-Daniel Lévy, une lecture contredite par un récent sondage BVA, pour qui près d'un tiers des Français souhaiterait que le sport soit un thème de campagne.

Dans les programmes des douze candidats, quelques lignes apparaissent toutefois ici et là, avec d'énormes disparités, la candidate LR Valérie Pécresse et le candidat des Verts Yannick Jadot se démarquant des autres par des propositions plus étoffées. 

Lors de son premier meeting de campagne à Poissy Emmanuel Macron a évoqué la généralisation des 30 minutes d'activité physique à l'école pour les 6-12 ans à la rentrée prochaine, un dispositif expérimenté depuis deux ans. 

"Il y a deux sujets aujourd'hui, sur l'avenir de l'Agence nationale du sport (ANS), dont on a du mal à voir aujourd'hui les contours, et la réalité sportive à l'école", estime Lamour.

«Money-time»

Si dans le microcosme la question du devenir de l'ANS, que Valérie Pécresse souhaite par exemple voir disparaître, ou de son corollaire, celui de la survie d'un ministère des Sports, peut donner lieu à débattre, ces questions n'intéressent pas le grand public selon la plupart des acteurs interrogés par l'AFP ."Trop technique", résume Lamour. 

Crée en 2019, l'ANS bénéficie des crédits auparavant dévolus au ministère des Sports, et se charge de déployer la politique du haut-niveau et celle de la pratique de sport pour tous.

"Le problème c'est que si on suit ce raisonnement, il ne faut pas non plus parler culture, recherche ou justice parce que ce n'est pas dans les priorités des Français", s'exaspère Marie-George Buffet.

"Souvent on a considéré que le sport c'était le paragraphe qu'on rajoute à la fin d'un programme. Mais avec les JO on aurait du avoir les planètes alignées. Là on est dans le money-time", résume Régis Juanico, député Générations.s, membre de l'équipe de campagne de Yannick Jadot. 

Les candidats ont été conviés par différents représentants du sport français à présenter jeudi au siège du CNOSF leur programme. Un exercice où pour l'instant seuls Yannick Jadot, Fabien Roussel et Anne Hidalgo ont répondu présents.  

"C'est bien maigre, et ça en dit long sur la place du sport dans la société", regrette un élu. Sauf que cet exercice va percuter un autre oral un peu plus attendu jeudi, celui d'Emmanuel Macron qui présentera son projet pour un second quinquennat. 


Macron affirme que «les Européens ne sont pas les prédateurs» du XXIe siècle en Afrique

Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
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  • Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle"
  • "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles

NAIROBI: Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report.

Dans cette interview, M. Macron rappelle avoir "condamné avec force la colonisation" dès 2017, année de son arrivée au pouvoir.

"Mais je ne lui imputerai pas tout" (à la colonisation), car "on ne doit pas non plus exonérer de toute responsabilité les sept décennies qui ont suivi les indépendances" de la plupart des anciennes colonies européennes en Afrique, ajoute-t-il, appelant les dirigeants africains à "améliorer la gouvernance".

Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle". "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles, dit-il.

Sur les minerais critiques et les terres rares, "la Chine, pour la citer, est dans une logique prédatrice: elle transforme chez elle" et crée "des dépendances avec le reste du monde", estime-t-il. "Ce n’est pas ce que nous proposons", insiste le président français, défendant une "stratégie d'autonomie pour l'Europe comme pour l'Afrique" pour ne "pas dépendre d’un nouvel empire, quel qu'il soit".

Il prône une fois de plus une transformation de "l’architecture financière internationale", notamment afin de "mettre en place un système de garanties financières pour faire venir les investisseurs privés" en Afrique - son cheval de bataille avec le président kényan William Ruto, qui sera mardi au menu du second jour du sommet Africa Forward à Nairobi.

Interrogé sur les militaires qui ont pris le pouvoir dans trois pays sahéliens (Mali, Burkina Faso et Niger) entre 2020 et 2023, précipitant le divorce avec la France et le départ de l'armée française, Emmanuel Macron répond: "J'ai la conviction qu’il faut laisser ces États et leurs dirigeants, même putschistes, tracer leur propre chemin".

Il réitère que la France était présente militairement au Sahel à la demande de ces pays pour combattre la menace jihadiste. "Quand notre présence n’a plus été souhaitée, après les coups d’État, nous sommes partis. Cela n'a pas été une humiliation, mais une réponse logique à une situation donnée", assure-t-il.

"Une ère nouvelle va s’ouvrir. Le Sahel retrouvera un jour une gouvernance normale" avec des dirigeants "démocratiquement élus, qui se soucient véritablement de leur peuple", selon le chef de l’État français.


Départ de Vallaud: Faure appelle le PS à «avancer d'un même pas», «le congrès permanent ce n'est pas possible»

Boris Vallaud, président du groupe parlementaire « Socialistes et Apparentes », assiste à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 16 décembre 2025. (AFP)
Boris Vallaud, président du groupe parlementaire « Socialistes et Apparentes », assiste à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 16 décembre 2025. (AFP)
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  • Olivier Faure a appelé lundi les socialistes "à avancer d'un même pas"
  • "Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun"

PARIS: Olivier Faure a appelé lundi les socialistes "à avancer d'un même pas", jugeant que "le congrès permanent, ce n'est pas possible" après le départ fracassant de Boris Vallaud de la direction du PS sur fond d'opposition à une primaire pour désigner le candidat de la gauche hors LFI à la présidentielle.

"Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun", a réagi M. Faure, partisan de la primaire, sur franceinfo.

 

 

 


Une Française rapatriée du MV Hondius positive à l'hantavirus, 22 cas contacts en France

Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter. (AFP)
Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter. (AFP)
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  • "Nous demandons" à ces 14 passagers "qu'ils nous contactent parce qu'il faut qu'on puisse renforcer l'isolement", a dit Stéphanie Rist
  • Une croisiériste néerlandaise infectée par le virus et depuis décédée avait voyagé à bord du vol Sainte-Hélène-Johannesbourg

PARIS: Une passagère française, rapatriée du bateau de croisière MV Hondius, a été testée positive à l'hantavirus, a annoncé lundi la ministre de la Santé Stéphanie Rist, faisant également état de 22 cas contacts identifiés en France.

Parmi les croisiéristes déjà évacués, un Américain et cette Française ont été testés positifs à l'hantavirus, contre lequel n'existe aucun vaccin ni traitement et qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu.

La crise à bord du MV Hondius, qui doit repartir pour les Pays-Bas lundi, a suscité l'inquiétude, ravivant les souvenirs de la pandémie de Covid, même si à ce stade l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ne recense que six cas confirmés d'hantavirus parmi huit cas suspects, comprenant trois personnes décédées de ce virus connu mais rare.

Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter.

Les cinq passagers "sont hospitalisés dans des chambres avec des flux d'air qui permettent d'éviter la contamination", "ils sont évidemment isolés dans cet hôpital et y resteront jusqu'à nouvel ordre", au minimum 15 jours, a-t-elle ajouté.

Concernant les cas contacts, elle a confirmé qu'une vingtaine de Français avaient été identifiés : huit parmi les passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg, qui "ont été mis à l'isolement rapidement", et 14 à bord du vol Johannesbourg-Amsterdam.

"Nous demandons" à ces 14 passagers "qu'ils nous contactent parce qu'il faut qu'on puisse renforcer l'isolement", a dit Stéphanie Rist.

Une croisiériste néerlandaise infectée par le virus et depuis décédée avait voyagé à bord du vol Sainte-Hélène-Johannesbourg. Elle était aussi brièvement montée à bord de l'avion pour Amsterdam, mais n'avait finalement pas voyagé à son bord.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu "tiendra une nouvelle réunion" lundi après-midi "pour suivre au plus près l'évolution de la situation" sur le virus hantavirus, a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

"Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance, sur la base d'un virus que l'on connaît, d'où les 42 jours d'isolement qui ont été décidés et un objectif qui reste le même, protéger les Françaises et les Français", a-t-elle ajouté sur BFMTV.

Elle a appelé à "ne pas créer de panique", "nous n'en sommes absolument pas à avoir ces discussions-là" comme lors de l'épidémie de Covid-19.

La variante du virus détectée à bord du navire MV Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines.