Algérie: 60e anniversaire de l'assassinât de Mouloud Feraoun

L’écrivain algérien Mouloud Feraoun, en 1957 (Photo, AFP).
L’écrivain algérien Mouloud Feraoun, en 1957 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 16 mars 2022

Algérie: 60e anniversaire de l'assassinât de Mouloud Feraoun

  • Il y a 60 ans, jour pour jour, Mouloud Feraoun est assassiné par l’OAS
  • Parti en martyr, l’écrivain devenu immortel, a laissé une empreinte indélébile dans les mémoires

BUENOS AIRES : Le 15 mars 1962, il y a de cela soixante ans, Mouloud Feraoun, Marcel Basset, Robert Eymard, Ali Hammoutène,  Max Marchand et Salah Ould Aoudia sont alignés dans la cour du centre social de Château-Royal par des agents de l’Organisation Armée secrète (OAS) française avant d’être abattus par ces derniers à l’arme automatique. 

Mouloud Feraoun disait : "J'écris en français et je parle en français, pour dire aux Français que je ne suis pas français."

Instituteur et écrivain engagé, il est considéré comme l’un des auteurs Algériens d’expression française les plus influents de la littérature maghrébine. Il fait partie de ces hommes qui ont résisté au colonialisme français en utilisant la plume. Talent littéraire connu et reconnu, Feraoun a instrumentalisé la langue française pour défendre le peuple algérien et son droit à l’autodétermination. 

L’auteur du livre phare « Le fils  du pauvre » est né le 18 mars 1913 à Tizi Ouzou, en Kabylie, au sein d’une famille relativement pauvre. Malgré un taux d’analphabétisme  très élevé au sein de la population algérienne, les parents paysans du petit Mouloud tiennent à ce qu’il intègre l’école. Il est alors inscrit à  l'école primaire supérieure de Tizi Ouzou, très éloignée de Tizi Hibel, son village natal.

Bien que l’éloignement de sa famille soit éprouvant pour l'enfant qu'il était, Mouloud Feraoun se distingue de ses camarades par son esprit vif et son habilité à écrire. Ayant pris goûts aux études, il rejoint ensuite le lycée de Tizi Ouzou puis l'école des professeurs d'Alger. À l’obtention de son diplôme d’enseignant d’école, Feraoun retourne à Tizi Hibel en 1935 où il s’évertue à communiquer son savoir  aux enfants de son village de naissance.

En 1939, il se fait connaître sur la scène littéraire en publiant « Le fils du pauvre », ce roman est considéré comme étant autobiographique tant l’histoire du petit Fouroulou ressemble à celle de son auteur. Il y relate le passage de l’enfance à l’adolescence d’un jeune  kabyle dans son village natal durant les années 20.

En 1960, Mouloud Feraoun devient inspecteur des centres sociaux éducatifs (CSE).  Cette institution fondée en 1955 par Germaine Tillon, en plus de  soutenir la population algérienne au niveau sanitaires et social, avait pour mission de réduire et lutter contre l’analphabétisme des enfants dits « indigènes ». Le CSE fournissait à ses adhérents un enseignement de base en français et en arabe ainsi qu'une formation professionnelle.

Ce métier fut le dernier qu’il exerça avant d'être abattu à quatre jours du cessez-le-feu. 

Parti en martyr, l’écrivain devenu  immortel, a laissé une empreinte indélébile dans les mémoires. Ces œuvres littéraires et ses articles à foison tels que « Mœurs kabyles »  dans lequel il parle des us et coutumes de la région Kabyle ou encore  «La Mémoire », « Les chemins qui montent », et « La Terre et le sang » où il aborde le thème de la souffrance algérienne sous le joug colonial et où il dénonce une réelle volonté de suppression d’une identité qu’il s’échina, par le biais de son ouvre, à maintenir en vie en période de guerre. Entreprise qu’il mena à bien et qui se poursuit avec succès,  60 ans plus tard.  


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair défile pour Dolce & Gabbana

Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
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  • Amira Al-Zuhair a participé au défilé Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisé au parc botanique Radicepura à Taormine, en Sicile
  • La collection, inspirée de la mythologie et du patrimoine sicilien, présentait 100 créations de haute couture mettant les motifs floraux à l'honneur

DUBAÏ : Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a foulé le podium à l’occasion de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile.

Amira Al-Zuhair portait l’une des silhouettes aériennes de la collection, rejoignant un casting international de mannequins pour cette présentation exclusive.

Inspirée par la rencontre entre les divinités mythologiques et les mortels, la collection réunissait 100 créations de haute couture célébrant l’héritage intemporel de la Sicile. Dentelle noire emblématique, robes de bal spectaculaires en tulle, broderies florales somptueuses, capes de velours et ornements tridimensionnels raffinés composaient un univers où la mythologie antique rencontrait la fantaisie contemporaine. Les fleurs constituaient le fil conducteur de la collection, se déclinant en appliqués sculpturaux, ornements scintillants et broderies élaborées, en écho aux luxuriants jardins botaniques qui entouraient le podium. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com