Macron loue «la fraternité française» en rencontrant des réfugiés ukrainiens

Le président français Emmanuel Macron visite un centre pour réfugiés ukrainiens à La Pommeraye, près de Mauges-sur-Loire, le 15 mars 2022. (Photo, AFP)
Le président français Emmanuel Macron visite un centre pour réfugiés ukrainiens à La Pommeraye, près de Mauges-sur-Loire, le 15 mars 2022. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 16 mars 2022

Macron loue «la fraternité française» en rencontrant des réfugiés ukrainiens

Le président français Emmanuel Macron visite un centre pour réfugiés ukrainiens à La Pommeraye, près de Mauges-sur-Loire, le 15 mars 2022. (Photo, AFP)
  • «Nous protégerons celles et ceux qui arrivent sur notre sol», a affirmé le chef de l’État 
  • En larmes, un petit garçon de six ans lui raconte que son père est resté à Kiev pour «faire la guerre» et qu'il n'a pas de nouvelles de lui

LA POMMERAYRE: Un enfant est en larmes, des mères l'implorent de fermer le ciel ukrainien aux avions russes: Emmanuel Macron a tenté mardi de rassurer des réfugiés ukrainiens accueillis en France « en état de choc » après avoir tout quitté. 

« Nous protégerons celles et ceux qui arrivent sur notre sol », a affirmé le chef de l’État en visitant, comme président et non comme candidat à la présidentielle, le centre d'accueil de La Pommeraye (Maine-et-Loire), près d'Angers, géré par l'association France Horizon. 

Il a assuré de « la mobilisation de la nation toute entière » face à une partie des 63 Ukrainiens, dont une vingtaine d'enfants, qui y sont arrivés vendredi soir, plusieurs jours après avoir fui les bombardements russes et pris la route de l'exil, via la Pologne et l'Allemagne. 

« Nous avons essayé de rester le plus longtemps possible chez nous. On est parti lorsqu'ils ont bombardé des immeubles, sans emporter d'affaires », raconte une femme à Emmanuel Macron, qui lui tient le bras.  

En larmes, un petit garçon de six ans lui raconte que son père est resté à Kiev pour « faire la guerre » et qu'il n'a pas de nouvelles de lui.  

« Ton père se bat pour que ton pays soit libre et nous on va tout faire pour faire arrêter cette guerre », lui répond Emmanuel Macron avant de le serrer contre lui. 

« Marioupol, c'est l'enfer », témoigne Irina, une femme arrivée avec sa fille Maya, quatre ans, en évoquant le siège subi par cette ville de l'est, désormais sans eau, ni électricité, où la nourriture manque.  

D'une voix calme mais ferme, cette femme dont le mari est resté en Ukraine interpelle Emmanuel Macron: « toute l'Ukraine vous demande de faire installer une zone d'exclusion aérienne » pour éviter les bombardements des avions russes. « C’est une catastrophe, chaque jour qui passe c’est la mort des enfants ». 

« C'est inutile de discuter avec Poutine », lui affirme-t-elle, alors que le chef de l’État est l'un des rares dirigeants à échanger avec le président russe. 

« Poutine ne s'arrêtera pas »  

A la sortie, Emmanuel Macron dit comprendre cette demande mais justifie son attitude. « Je  continue de croire qu'il y a une utilité à ce travail, et donc je le poursuivrai », explique-t-il à la presse. En argumentant que ces échanges peuvent « éviter » que la situation ne s'aggrave « encore davantage » pour les civils. Et qu'ils peuvent aussi aider à « préparer », « dès que l'opportunité sera là », « la reprise d'une sortie négociée » du conflit. 

Mais Irina, comme d'autres réfugiés, n'y croit pas. « Poutine ne s'arrêtera pas là », affirme-t-elle. 

A l'exception d'un homme âgé qui va rejoindre sa fille habitant à Toulouse, les réfugiés accueillis à La Pommeraye n'ont pas de liens avec la France. 

Comme les autres associations engagées avec les services de l’État, France Horizon travaille donc pour que, « rapidement », ils puissent se créer une nouvelle vie, même temporaire, avec un logement, des cours de français, une recherche de formation ou d'emploi, la scolarisation des enfants. 

Quelque 15 000 Ukrainiens sont arrivés ces derniers jours dans le pays, selon Joseph Zimet, le préfet qui dirige la cellule de crise d'accueil des réfugiés Ukrainiens. 

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, présent lui aussi à La Pommeraye, a assuré lundi que la France était en capacité d'en accueillir jusqu'à 100 000, voire davantage. 

La France est cependant loin d'être le pays le plus concerné, la plupart étant accueillis dans les pays limitrophes comme la Pologne, la Hongrie ou la Moldavie. 

Brigitte Macron, émue aux larmes après une visite d'enfants ukrainiens dans une école d'Epinay-sur-Seine, a affirmé à la presse qu'elle allait s'entretenir avec la première dame polonaise Agata Kornhauser-Duda mardi soir en visio afin d' « accueillir plus d'enfants » en France. 

Le cap des trois millions de réfugiés a été franchi mardi, dont environ 1,4 million d'enfants. Soit environ 55 par minute ou « pratiquement un enfant par seconde », s'est alarmé James Elder, un porte-parole du Fond des Nations Unies pour l'enfance (Unicef). 

« Ça va aller », tente Emmanuel Macron en cherchant à rassurer un adolescent de 15 ans, qui tue le temps dans la salle commune du centre. « Je l'espère », souffle le garçon, en gardant les yeux baissés. 


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Short Url
  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Short Url
  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
Short Url
  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.