Roumanie: sept militaires morts dans un crash, un autre avion porté disparu

Un MIG 21 Lancer roumain  participe à l'exercice militaire international « Justice Sword 21 » en Roumanie, le 11 mai 2021 (Photo, AFP).
Un MIG 21 Lancer roumain participe à l'exercice militaire international « Justice Sword 21 » en Roumanie, le 11 mai 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 03 mars 2022

Roumanie: sept militaires morts dans un crash, un autre avion porté disparu

  • Les cinq membres d'équipage et les deux sauveteurs en mer des forces navales roumaines qui les accompagnaient sont décédés dans le drame
  • Les MIG datant de l'époque soviétique constituent l'ossature de l'armée de l'Air roumaine, qui continue à les utiliser pour des missions de défense aérienne

BUCAREST: Sept militaires sont morts mercredi dans le crash de leur hélicoptère en Roumanie près de la mer Noire, alors qu'ils étaient partis à la recherche d'un avion de combat dont le pilote est toujours porté disparu.

La Roumanie, pays de l'ex-glacis soviétique, se trouve en première ligne dans le contexte du renforcement du flanc oriental de l'Otan face aux tensions avec la Russie.

Un millier de militaires américains ont été envoyés en renfort par Washington en février sur la base de Mihail Kogalniceanu (sud-est).

Ils doivent être rejoints cette semaine par plus de 500 soldats français, dont le déploiement a été accéléré en réponse à l'invasion de l'Ukraine.

C'est justement de cette base proche de la stratégique mer Noire qu'a décollé l'avion de chasse peu avant 20H00 locales (18H00 GMT) pour effectuer une patrouille aérienne.  

Le pilote, dont la nationalité n'a pas été précisée, a rapidement perdu contact avec la tour de contrôle et a disparu des radars par de mauvaises conditions météorologiques.

«Nuit tragique»

L'hélicoptère parti dans la foulée d'un aérodrome voisin a subi le même sort et s'est écrasé à 11 km de là.

Les cinq membres d'équipage et les deux sauveteurs en mer des forces navales roumaines qui les accompagnaient sont décédés dans le drame.

Les victimes, tous des hommes, étaient âgées de 27 à 53 ans.

"Les opérations pour retrouver le pilote du MiG-21 LanceR sont toujours en cours", a déclaré à la télévision le général Constantin Spanu, porte-parole du ministre de la Défense.

"Il est prématuré de discuter des causes de l'accident. La météo était défavorable mais nous ne pouvons pas faire de commentaire à ce stade", a-t-il souligné, annonçant l'ouverture de deux commissions d'enquête. "Rien n'a pu être fait pour sauver l'équipage".

Le président Klaus Iohannis a évoqué "une nuit tragique pour l'aviation roumaine", adressant ses "pensées aux familles endeuillées".

La Roumanie avait connu le 5 juillet 2010 un autre crash meurtrier: douze militaires avaient péri lorsqu'un avion de type AN-2 des forces armées roumaines s'était écrasé et avait pris feu, peu après son décollage de l'aéroport de Tuzla (est). L'appareil s'apprêtait à effectuer un vol d'entraînement. 

Vingt jours plus tard, six militaires israéliens et un roumain étaient morts dans l'accident de leur hélicoptère près de Brasov, dans le centre du pays.

Avant-poste de l'Otan

Les MIG datant de l'époque soviétique constituent l'ossature de l'armée de l'Air roumaine, qui continue à les utiliser pour des missions de défense aérienne.

Bucarest investit depuis plusieurs années des milliards de dollars pour moderniser son armée, face aux tensions régionales provoquées par l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014 et de plus en plus fortes au cours des derniers mois.

Si la Roumanie s'estime pour l'instant préservée par son statut de membre de l'Union européenne et de l'Alliance atlantique, le président russe Vladimir Poutine a exigé le retrait des forces de l'Otan de tous les pays qui ont adhéré depuis 1997.

Dans le viseur également de Moscou, le système antimissile de l'Alliance hébergé par la Roumanie: la Russie n'a cessé de dénoncer une menace à son encontre, même si l'Otan insiste sur son but exclusivement défensif.

Inauguré en 2016 et basé à Deveselu (sud), ce bouclier est formé de missiles intercepteurs de type SM-2.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.