La Ligue arabe suit les développements en Ukraine avec une «grande préoccupation» 

Le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Hossam Zaki, prononçant un discours lors d’une réunion d’urgence sur l’Ukraine, le 28 février 2022. (Photo, Twitter)
Le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Hossam Zaki, prononçant un discours lors d’une réunion d’urgence sur l’Ukraine, le 28 février 2022. (Photo, Twitter)
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Publié le Lundi 28 février 2022

La Ligue arabe suit les développements en Ukraine avec une «grande préoccupation» 

Le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Hossam Zaki, prononçant un discours lors d’une réunion d’urgence sur l’Ukraine, le 28 février 2022. (Photo, Twitter)
  • L’organisation tient une réunion d’urgence, présidée par le Koweït, à la demande de l’Égypte
  • Les États membres sont invités à se coordonner pour «maintenir la sécurité et la sûreté des communautés arabes dans la région»

LE CAIRE: La Ligue arabe a déclaré lundi qu’elle suivait avec une «grande préoccupation» les développements en Ukraine et «leurs graves conséquences militaires et humanitaires».

L’organisation, qui a tenu une réunion d’urgence lundi à la demande de l’Égypte, a affirmé qu’elle soutenait «tous les efforts visant à résoudre la crise par le dialogue et la diplomatie d’une manière qui préserve la sécurité et la sûreté des peuples dans cette importante région du monde».

Durant la réunion, présidée par le Koweït, la Ligue arabe a souligné «l’importance du respect des principes du droit international et de la charte des Nations unies».

Il a également mis l’accent sur «l’importance d’une coopération et d’une coordination continues entre les pays arabes pour maintenir la sécurité et la sûreté des communautés arabes actuellement présentes dans la région, pour faciliter le passage de ceux qui souhaitent traverser vers les pays voisins, et pour maintenir la sécurité et la sûreté des membres des missions diplomatiques arabes».

«Nous pensons qu’il est impératif pour tous les pays et toutes les organisations pacifiques d’agir rapidement afin de mettre fin à l’escalade et de ne pas l’alimenter, de rétablir le dialogue et de chercher à régler la crise par la diplomatie qui est indispensable pour éviter la détérioration de la situation et l’expansion du conflit», a indiqué le secrétaire général adjoint, Hossam Zaki, lors de la réunion.

«Notre appartenance à la région arabe nous rend peut-être plus conscients que les autres des effets dévastateurs des guerres et de l’utilisation de la force militaire (…). Nous espérons, dans ces circonstances dangereuses, que chaque partie assumera ses responsabilités et que tous les efforts seront concentrés pour épargner les civils des conséquences de la détérioration de la situation sécuritaire. Par ailleurs, nous soulignons l’engagement de chacun envers la nécessité de respecter le droit humanitaire international et de veiller à ce que l’aide humanitaire parvienne à ceux qui en ont besoin, en particulier à la lumière de l’arrivée continue de réfugiés ukrainiens dans les pays voisins», a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.