Etidal et Telegram collaborent pour supprimer les contenus extrémistes

Le Centre mondial de lutte contre l'idéologie extrémiste à Riyad. (Photo d'archive AP).
Le Centre mondial de lutte contre l'idéologie extrémiste à Riyad. (Photo d'archive AP).
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Publié le Mardi 22 février 2022

Etidal et Telegram collaborent pour supprimer les contenus extrémistes

  • Etidal collabore avec Telegram depuis trois ans afin d’examiner les contenus terroristes en langue arabe qui sont diffusés en ligne
  • La suppression définitive du matériel signalé relève de la volonté des plates-formes de réseaux sociaux, compte tenu de leurs propres conditions générales

RIYAD: Le Centre mondial de lutte contre l'idéologie extrémiste (Etidal) et Telegram ont confirmé lundi dernier qu’ils s’engagent à renforcer leur coopération en matière de prévention et de lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent.

Etidal collabore avec Telegram depuis trois ans afin d’examiner les contenus terroristes en langue arabe qui sont diffusés en ligne. Ces deux organisations sont convenues d'étendre leur coordination pour détecter et supprimer de manière plus systématique les contenus en arabe qui font l'apologie du terrorisme.

Pendant quatre semaines, une équipe de chercheurs spécialisés d'Etidal a analysé plusieurs milliers de chaînes soupçonnées de véhiculer de la propagande terroriste. Elle a détecté des schémas d'utilisation abusive des services de la plate-forme.

Les résultats ont été communiqués à Telegram pour qu’il examine les contenus décelés véhiculés par des groupes terroristes sur sa plate-forme.

La suppression définitive du matériel signalé relève de la volonté des plates-formes de réseaux sociaux, compte tenu de leurs propres conditions générales.

L'action coordonnée contre la propagande terroriste en ligne s'est principalement concentrée sur la distribution et la production de matériel terroriste par les médias affiliés à Daech, Tahrir al-Cham et Al-Qaïda.

Parmi les éléments visés figurent des fichiers médias  PDF, vidéos et documents audio  mis en ligne par des groupes sur Telegram et sur des chaînes publiques Telegram qui hébergent ce matériel.

On estime que 672 972 éléments qui proposaient des contenus et des liens ont été supprimés grâce à ce partenariat.

Le secrétaire général d'Etidal, le Dr Mansour al-Shammari, s'est félicité de cette coopération renforcée et il a souligné l'engagement du centre à soutenir Telegram dans la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent sur sa plate-forme.

«Nous recherchons la coopération et le partenariat pour un travail systématique, précis et professionnel, nous appuyant sur les capacités idéologiques, médiatiques et numériques du centre pour atteindre les nobles objectifs souhaités. Nous mesurons la réussite de notre collaboration aujourd'hui et nous espérons faire de ce partenariat un modèle pour les autres plates-formes de technologie.»

Un représentant de Telegram a déclaré: «Nous avons trouvé le partenariat avec Etidal productif et utile. Nous soutenons la liberté d'expression et la contestation pacifique, mais le terrorisme et la promotion de la violence n'ont pas leur place sur Telegram. Nous améliorons constamment nos procédures internes ainsi que nos outils de modération pour nous assurer que notre plate-forme demeure exempte d'abus.»


Afghanistan: l'UE «particulièrement inquiète» pour les femmes

Les talibans avaient tiré en l'air de nombreuses fois, et utilisé notamment les crosses de leur fusil pour frapper des femmes qui manifestaient pour demander «du pain, du travail et la liberté». (AFP).
Les talibans avaient tiré en l'air de nombreuses fois, et utilisé notamment les crosses de leur fusil pour frapper des femmes qui manifestaient pour demander «du pain, du travail et la liberté». (AFP).
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  • Les talibans avaient tiré en l'air de nombreuses fois, et utilisé notamment les crosses de leur fusil pour frapper des femmes qui manifestaient pour demander «du pain, du travail et la liberté»
  • «L'Union européenne s'inquiète particulièrement du destin des femmes et des filles afghanes, qui se voient privées systématiquement de leurs libertés, leurs droits et leur accès à des services de base comme l'éducation»

BRUXELLES : L'Union européenne s'est déclarée dimanche "particulièrement inquiète" devant la dégradation des conditions de vie des femmes et des filles en Afghanistan, au lendemain de la répression violente d'une manifestation de femmes à Kaboul.

Samedi, les talibans avaient tiré en l'air de nombreuses fois, et utilisé notamment les crosses de leur fusil pour frapper des femmes qui manifestaient pour demander "du pain, du travail et la liberté". Certaines ont été poursuivies jusque dans des magasins où elles s'étaient réfugiées et frappées.

Les talibans ont imposé des restrictions de plus en plus nombreuses vis-à-vis des femmes depuis leur retour au pouvoir il y aura un an lundi, le 15 août 2021.

"L'Union européenne s'inquiète particulièrement du destin des femmes et des filles afghanes, qui se voient privées systématiquement de leurs libertés, leurs droits et leur accès à des services de base comme l'éducation", écrit le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell dans un communiqué.

"L'UE réitère que l'Afghanistan doit adhérer aux traités signés par ce pays, y compris en soutenant et en protégeant les droits économiques, sociaux, culturels, civils et politiques de tous les Afghans, et leur permettre participer pleinement et de façon égale et significative au gouvernement du pays", ajoute-t-il.

Le communiqué rappelle aussi que toute aide humanitaire à l'Afghanistan dépend du respect par les talibans des principes de bases des droits humains, "notamment les droits des femmes et des filles, des enfants, et des minorités".

Il souligne par ailleurs que "l'Afghanistan ne doit pas être une menace pour la sécurité d'un autre pays".

Les talibans ont assuré ne pas être au courant de la présence dans leur pays du chef d'al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, que les Etats-Unis ont annoncé le 2 août avoir tué à Kaboul d'un tir de drone.


Liban: les réfugiés syriens de plus en plus marginalisés

Un homme sort d'une boulangerie avec un sac de pain plat subventionné, tandis que d'autres continuent d'attendre dans une file d'attente, dans la capitale libanaise Beyrouth le 29 juillet 2022, au milieu d'une pénurie de blé. (AFP)
Un homme sort d'une boulangerie avec un sac de pain plat subventionné, tandis que d'autres continuent d'attendre dans une file d'attente, dans la capitale libanaise Beyrouth le 29 juillet 2022, au milieu d'une pénurie de blé. (AFP)
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  • Cet état de pénurie a provoqué ces dernières semaines de nombreux incidents et bagarres entre Libanais et Syriens, cibles d'accusations de trafic de pain sur le marché noir
  • Le Liban dit accueillir 1,5 million de réfugiés syriens, soit le plus grand nombre de réfugiés par habitant au monde

BEYROUTH : Au Liban frappé depuis 2019 par une crise économique sans précédent, 80% de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté défini par l'ONU, alors que les autorités ont levé les subventions sur l'ensemble des produits essentiels, à l'exception du blé destiné à la fabrication du pain local.

Le Liban s'efforce de maintenir le prix du blé, denrée alimentaire de base, alors que la livre libanaise a perdu plus de 90% de sa valeur entraînant une inflation galopante.

La guerre en Ukraine a compliqué la situation, Beyrouth important habituellement 80% de son blé d’Ukraine.

Aussi, l'explosion dévastatrice en août 2020 du port a rendu l'importation et le stockage d'autant plus compliqués.

Cet état de pénurie a provoqué ces dernières semaines de nombreux incidents et bagarres entre Libanais et Syriens, cibles d'accusations de trafic de pain sur le marché noir.

Un certain nombre de municipalités, de gouvernorats et de boulangeries semblent avoir pris officieusement plusieurs décisions discriminatoires envers les réfugiés, qu’il s’agisse de vendre des paquets de pain en priorité aux Libanais avant les Syriens, ou de forcer les Syriens et les non-Libanais à faire la queue pour acheter du pain, les Libanais bénéficiant de voies spéciales ouvertes pour leur donner la priorité.

Ces décisions ont été saluées et soutenues par un certain nombre de citoyens libanais dont la rancœur contre les réfugiés a été exacerbée par la crise et le manque, tandis que de nombreux autres se sont opposés à ces mesures qui menaceraient la sécurité des Syriens et mettraient leur vie en danger, estimant que c’est l'État qui provoque la crise.

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a condamné, vendredi, "l'augmentation des tensions et des provocations entre les différentes communautés" au Liban, particulièrement contre les réfugiés syriens.

"Le HCR a constaté une augmentation des tensions et des provocations entre les différentes communautés conduisant à des violences localisées dans les rues, y compris contre les réfugiés", indique un communiqué de l'agence.

Lors de la cérémonie de lancement du "Plan de réponse à la crise au Liban 2022-2023", soutenu par les Nations unies, le Premier ministre libanais avait affirmé que son pays, plongé dans une crise économique sans précédent, allait expulser les réfugiés syriens du territoire libanais si la communauté internationale n’aidait pas à leur rapatriement. 

Le Liban dit accueillir 1,5 million de réfugiés syriens, soit le plus grand nombre de réfugiés par habitant au monde.

Les autorités libanaises avaient annoncé, en juillet 2022, vouloir rapatrier 15 000 déplacés syriens par mois.


Les forces saoudiennes et les Marines américains débutent un exercice d'entraînement conjoint à Yanbu

L'exercice baptisé «Outrageous Anger 22» a été lancé par les Forces armées royales saoudiennes et le corps des Marines américains. (Twitter/@modgovksa)
L'exercice baptisé «Outrageous Anger 22» a été lancé par les Forces armées royales saoudiennes et le corps des Marines américains. (Twitter/@modgovksa)
L'exercice baptisé «Outrageous Anger 22» a été lancé par les Forces armées royales saoudiennes et le corps des Marines américains. (Twitter/@modgovksa)
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L'exercice baptisé «Outrageous Anger 22» a été lancé par les Forces armées royales saoudiennes et le corps des Marines américains. (Twitter/@modgovksa)
L'exercice baptisé «Outrageous Anger 22» a été lancé par les Forces armées royales saoudiennes et le corps des Marines américains. (Twitter/@modgovksa)
L'exercice baptisé «Outrageous Anger 22» a été lancé par les Forces armées royales saoudiennes et le corps des Marines américains. (Twitter/@modgovksa)
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  • Une visite d'inspection a permis de découvrir les sites où les deux forces mèneront leurs opérations conjointes
  • L'exercice, qui s'étend sur un mois, comprend des manœuvres logistiques et des opérations avec des munitions réelles

RIYAD: Les Forces armées royales saoudiennes et le corps des Marines américains ont lancé samedi un exercice d'entraînement conjoint le long de la côte de la mer Rouge dans la ville occidentale de Yanbu, a déclaré le ministère de la Défense du Royaume.

L’exercice baptisé «Outrageous Anger 22» (Colère 22) a été inauguré en présence du commandant du secteur occidental, le général de division Ahmed al-Dibais, du commandant de la marine américaine, le général de division Paul Rock, et des officiers supérieurs des deux parties.

Une visite d'inspection a permis de découvrir les sites où les deux forces mèneront leurs opérations conjointes.

Le colonel Saoud al-Aqili a indiqué que le but de l'exercice qu'il commande lui-même était de s'entraîner à la mise en œuvre des plans opérationnels et logistiques bilatéraux, de faire un échange d'expertise entre les deux parties et de développer un travail complémentaire avec les autorités civiles.

Par ailleurs, le colonel Matthew Hakula, commandant des forces américaines, a précisé que les manœuvres conjointes permettraient d'améliorer la préparation au combat et de renforcer la compatibilité entre les troupes saoudiennes et américaines.

L'exercice, qui s'étend sur un mois, comprend des manœuvres logistiques et des opérations avec des munitions réelles.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com