Al-Sissi affirme que la présidence égyptienne de la COP protégera les océans

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi prononce un discours lors de la session du segment de haut niveau du One Ocean Summit (OOS) à Brest, France, le 11 février 2022. (Photo, Reuters)
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi prononce un discours lors de la session du segment de haut niveau du One Ocean Summit (OOS) à Brest, France, le 11 février 2022. (Photo, Reuters)
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Publié le Dimanche 13 février 2022

Al-Sissi affirme que la présidence égyptienne de la COP protégera les océans

  • Le président Al-Sissi a affirmé la volonté de l'Égypte de promulguer des cadres juridiques pour réglementer les activités économiques entourant les mers et les océans
  • «L'Égypte possède également le canal de Suez (...) l'une des voies de navigation les plus importantes au monde»

LE CAIRE : Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a déclaré que l'Égypte, en tant que président de la COP 27, appelle à de plus grands efforts internationaux dans le but de protéger les mers et les océans des effets négatifs du changement climatique.
Lors de son discours au sommet du One Ocean à Brest, en France, vendredi, il a remercié le président français Emmanuel Macron pour son invitation au sommet et a réfléchi à l'importance de l'action climatique internationale et des efforts afin de protéger la nature.
«Les mers et les océans représentent environ 70% de la terre, relient nos peuples et nos cultures et contribuent au mouvement du commerce et de la navigation internationaux, tout en étant une source importante de nourriture et de ressources naturelles et un catalyseur pour l'économie» a-t-il déclaré.
«Les mers et les océans sont nécessaires à la prospérité de sociétés et de pays entiers».
En ajoutant : «Nous sommes bien conscients de cela en Égypte. Notre situation sur les mers Rouge et Méditerranée a contribué à l'émergence de notre civilisation élargie et à la construction de notre développement depuis l'aube de l'histoire.
«L'Égypte possède également le canal de Suez, qui a contribué et continue de faire progresser le mouvement commercial international, en tant que l'une des voies de navigation les plus importantes au monde».
Le président Al-Sissi a de plus affirmé la volonté de l'Égypte de promulguer des cadres juridiques afin de réglementer les activités économiques entourant les mers et les océans, garantissant la durabilité et la préservation des ressources marines.
Il a mentionné la menace de la pollution, notamment les plastiques, qui représente un défi pour les pays en développement.
Tout en soulignant que «l'Égypte prend également des mesures vigoureuses pour se transformer en un centre d'énergie renouvelable, notamment en développant la production d'hydrogène vert, ce qui représente une réelle opportunité de réduire le volume des émissions du secteur du transport maritime».
«Au cours de la période à venir, nous travaillerons à proposer des idées et des initiatives pour consultation avec les partenaires de développement dans le but de mobiliser davantage de soutien aux efforts égyptiens dans ce domaine important».
«Au niveau international, durant sa présidence de la COP, l'Égypte s'emploie à lancer une voie de négociations de manière à atteindre de nouveaux objectifs pour la protection de la nature, en particulier la protection des mers et des océans».
«L'Égypte participe aussi, avec ardeur, aux consultations en cours dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.
«L'objectif est de proposer un nouvel instrument juridique pour protéger la biodiversité dans les zones marines hors juridiction nationale».
Le président égyptien a ainsi salué deux initiatives mondiales importantes lors du sommet : l'Alliance mondiale pour les océans et la Coalition de haute ambition pour la nature et les peuples.
Le président Al-Sissi a conclu son discours en exprimant sa confiance que le sommet produira des résultats positifs qui reflètent l'engagement des pays à atteindre les objectifs des accords de Paris sur le climat et à protéger les mers et les océans.
«Ensemble, poursuivons cette conversation, dans l'intérêt de protéger la vie sur notre planète, pour nous-mêmes et pour les générations futures».


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.

 

 


Les Houthis du Yémen visent à nouveau Israël et entrent dans la guerre au Moyen-Orient

Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois. (AFP)
Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois. (AFP)
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  • Le groupe rebelle a ainsi ciblé Israël pour la première fois depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran
  • Alors que le trafic maritime mondial est largement perturbé par le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, l'entrée des Houthis dans le conflit pourrait encore aggraver la situation

TEHERAN: Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois.

Leur porte-parole a affirmé dans un communiqué sur X que les Houthis avaient lancé "des missiles de croisière et des drones" en direction de "plusieurs objectifs vitaux et militaires" en Israël.

Le groupe rebelle a ainsi ciblé Israël pour la première fois depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran.

Alors que le trafic maritime mondial est largement perturbé par le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, l'entrée des Houthis dans le conflit pourrait encore aggraver la situation: le groupe avait mené de nombreuses attaques contre les navires commerciaux en mer Rouge entre 2023 et 2025, pendant la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza.

En parallèle, l'Iran poursuit ses frappes de riposte, en Israël et à travers le Golfe.

Le port omanais de Salalah, situé à l'extérieur du détroit d'Ormuz sur la mer d'Arabie, a été évacué après une attaque de drones. Ses opérations ont été suspendues pour 48 heures, d'après l'armateur danois Maersk.

Universités américaines menacées 

Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé tôt dimanche de frapper les universités américaines dans la région, après avoir fait état de deux universités en Iran endommagées par des frappes américano-israéliennes.

"Si le gouvernement américain veut que ses universités dans la région ne subissent pas de représailles (...), il doit condamner le bombardement des universités dans un communiqué officiel avant lundi 30 mars à midi", ont déclaré les Gardiens de la Révolution dans un communiqué publié par des médias iraniens.

De nombreuses universités américaines possèdent des campus dans les pays du Golfe, comme l'université Texas A&M, implantée au Qatar, ou encore la New York University, aux Emirats arabes unis.

Les Etats-Unis avaient condamné avant cela "avec la plus grande fermeté" les attaques "perpétrées en Irak par les milices terroristes agissant pour le compte de l'Iran", et notamment celle "contre la résidence privée du président de la région du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani".

Des attaques qui ont notamment pris pour cible l'ambassade américaine à Bagdad.

A Téhéran, de nouvelles explosions ont été entendues dans la soirée de samedi par des journalistes de l'AFP, dans la partie est de la capitale, déjà lourdement bombardée la nuit d'avant.

Préparatifs du Pentagone 

Les efforts diplomatiques se multiplient ces derniers jours pour tenter de mettre fin à la guerre, et des responsables turcs, pakistanais, égyptiens et saoudiens doivent se réunir dimanche et lundi à Islamabad pour des "discussions approfondies".

Les spéculations vont bon train cependant sur le déploiement de troupes américaines sur le territoire iranien.

Selon le Washington Post, qui cite samedi soir des responsables américains, le Pentagone se prépare à des opérations de plusieurs semaines sur le terrain en Iran.

De telles opérations n'iraient pas jusqu'à une invasion à grande échelle de l'Iran, ont souligné les responsables américains sous couvert de l'anonymat, mais impliqueraient plutôt des raids en territoire iranien à la fois par des membres des forces spéciales et d'autres soldats.

Selon le Washington Post, il n'était pas clair samedi si Donald Trump comptait approuver tout ou partie, voire aucun des plans du Pentagone.

L'armée américaine a annoncé samedi l'arrivée au Moyen-Orient du Tripoli, un navire d'assaut amphibie à la tête d'un groupe naval comprenant "quelque 3.500" marins et soldats du corps des Marines.

Et ces derniers jours, plusieurs médias américains ont rapporté que Donald Trump envisageait d'envoyer prochainement au moins 10.000 militaires au Moyen-Orient.

Lourd tribut des civils 

Un mois après le début de la guerre, les civils continuent de payer un lourd tribut.

En Iran, d'après les médias samedi, au moins 12 personnes ont été tuées par des frappes américano-israéliennes dans la nuit dans différentes régions d'Iran.

Onze personnes ont été blessées samedi par des éclats lors de l'impact d'un missile iranien dans le centre d'Israël, ont annoncé les secours et l'armée.

La situation empire aussi au Liban, entraîné dans la guerre dès le 2 mars lorsque le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël.

Trois journalistes libanais ont été tués samedi par une frappe sur leur véhicule dans le sud du Liban, Israël affirmant avoir visé un membre d'une unité d'élite du Hezbollah.

Depuis début mars, les frappes israéliennes ont fait un millier de morts selon des sources officielles et un million de déplacés dans ce pays.