A Tchernobyl, les forces ukrainiennes se préparent à combattre

Des militaires participent à des exercices tactiques et spéciaux conjoints du ministère ukrainien de l'Intérieur, de la Garde nationale ukrainienne et du ministère des Urgences dans la ville fantôme de Pripyat, près de la centrale nucléaire de Tchernobyl, le 4 février 2022. (Photo, AFP)
Des militaires participent à des exercices tactiques et spéciaux conjoints du ministère ukrainien de l'Intérieur, de la Garde nationale ukrainienne et du ministère des Urgences dans la ville fantôme de Pripyat, près de la centrale nucléaire de Tchernobyl, le 4 février 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 05 février 2022

A Tchernobyl, les forces ukrainiennes se préparent à combattre

  • Pour les forces ukrainiennes, les rues désertes et les immeubles vides de la ville évacuée lors de la pire catastrophe nucléaire de l'Histoire, constituent un terrain d'entraînement idéal
  • En tenue de camouflage hivernale, ces forces d'élite se sont exercées à déloger des assaillants armés des bâtiments ou à affronter des snipers en environnement urbain

PRIPIAT, Ukraine : C'est l'un des lieux les plus radioactifs de la planète, inhabité depuis plus de 35 ans, et pourtant des tirs résonnent: les forces ukrainiennes s'entraînent au combat urbain dans la zone d'exclusion de Tchernobyl, près de la frontière bélarusse.

Les troupes de la Garde nationale ukrainienne ont organisé vendredi des exercices à balles réelles dans des immeubles abandonnés de Pripiat, ville-fantôme située à seulement quelques kilomètres de la centrale de Tchernobyl et dont presque 50 000 habitants avaient été évacués en trois heures le 27 avril 1986 pour ne plus jamais revenir chez eux.

La zone est désormais sensible pour une autre raison: Moscou a massé plus de 100 000 soldats le long de la frontière ukrainienne, ce qui fait craindre aux Occidentaux une offensive en Ukraine, et a déployé des militaires au Bélarus, à seulement 10 kilomètres au nord de Pripiat pour des manoeuvres militaires.

Pour les forces ukrainiennes, les rues désertes et les immeubles vides de la ville évacuée lors de la pire catastrophe nucléaire de l'Histoire, constituent un terrain d'entraînement idéal.

En tenue de camouflage hivernale, ces forces d'élite se sont exercées à déloger des assaillants armés des bâtiments ou à affronter des snipers en environnement urbain.

Les services d'urgence ont organisé des évacuations, ordonnées par des hauts-parleurs portés par des drones, et combattu les incendies déclenchés par des combats.

"Comme il n'y a pas de civils dans les environs, nous pouvons effectuer des exercices avec de vraies munitions dans des conditions aussi proches que possible d'une véritable guérilla urbaine", explique un membre de la Garde nationale, qui se présente sous le surnom Litva.

Avant l'entraînement (inédit à Pripiat), des employés équipés de compteurs Geiger ont dû étudier les lieux pour vérifier qu'il n'y avait pas de point trop radioactif.

"Tout a été vérifié et il n'y a aucun danger", assure Litva, serrant son fusil automatique contre sa poitrine.

Certaines capitales occidentales comme Washington et Londres accusent la Russie de préparer une offensive prochaine contre l'Ukraine. Les autorités de Kiev se montrent plus mesurées, jugeant inutile de semer la "panique".

Forêts, marécages et radiation

A Pripiat, le ministre de la Défense Oleksiï Reznikov a minimisé la probabilité d'une incursion des forces russes envoyées au Bélarus.

Alors que les États-Unis estiment que ces troupes pourraient représenter 30.000 militaires, il a insisté sur le fait que les "quelques milliers" de Russes qui traversent actuellement la frontière bélarusse ne sont pas assez nombreux pour attaquer.

"Cette zone est très difficile à traverser, avec des forêts, des marécages, des rivières, c'est déjà compliqué de se déplacer à pied et encore plus avec un char", a expliqué le ministre aux journalistes invités à un voyage de presse pour assister aux entraînements. "Et n'oubliez pas que, depuis la catastrophe, il reste encore des zones hautement radioactives sur la route du Bélarus".

Le ministre ukrainien de l'Intérieur Denys Monastyrskiï, a indiqué qu'en raison du regain de tension, la sécurité avait été renforcée autour de tous les réacteurs nucléaires, y compris le site de Tchernobyl, désormais recouvert d'un gigantesque sarcophage de protection.

"Nous sommes absolument sûrs que la centrale nucléaire de Tchernobyl n'est pas menacée", a affirmé M. Monastyrskiï.

Les troupes de la Garde nationale à Pripiat ne s'entraînaient pas à contrer une invasion russe à grande échelle. Elles se préparaient plutôt à faire face à la menace d'agents infiltrés en civil qui pourraient s'emparer de bâtiments et provoquer des troubles.

C'est ce qui s'est produit lorsque la Russie a annexé la péninsule de Crimée en 2014 et a soutenu la rébellion séparatiste dans l'Est de l'Ukraine. Et c'est ce type de scénario que dit aujourd'hui craindre Kiev, plus qu'une offensive à grande échelle.

"Nous devons montrer que nous sommes prêts à réagir à tous les événements", a expliqué M. Monastyrskiï.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.