Coup de froid à Wall Street: Facebook perd un quart de sa valeur en Bourse

Meta, qui chapeaute Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger a vu son bénéfice net baisser au quatrième trimestre et le nombre d'utilisateurs de ses plateformes stagner. (AFP)
Meta, qui chapeaute Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger a vu son bénéfice net baisser au quatrième trimestre et le nombre d'utilisateurs de ses plateformes stagner. (AFP)
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Publié le Vendredi 04 février 2022

Coup de froid à Wall Street: Facebook perd un quart de sa valeur en Bourse

  • Alors que le cours de l'action a chuté comme une pierre, la capitalisation de Facebook a accusé une perte phénoménale, la plus importante de l'histoire de Wall Street
  • La fortune du patron de Facebook, Mark Zuckerberg, estimée à 113 milliards de dollars à la clôture boursière de mercredi, selon des documents de la SEC, a aussi subi une sévère amputation

WASHINGTON: La maison-mère de Facebook, Meta, a subi jeudi une correction historique et brutale à la Bourse de New York, perdant plus d'un quart de sa valeur et effaçant plus de 200 milliards de dollars de valorisation, du jamais vu pour l'entreprise de Mark Zuckerberg mais aussi pour Wall Street.


Le géant des réseaux sociaux, qui a perdu des utilisateurs en Amérique du Nord pour la première fois de son histoire, avait annoncé mercredi, après la clôture, un profit en baisse au quatrième trimestre et une perspective de croissance ralentie au premier, ce qui a fortement déçu les investisseurs. 


"C'est un trimestre en forme d'œil au beurre noir", a résumé Dan Ives, analyste pour Wedbush.


Jeudi, le titre de Meta Platforms a été sanctionné dès l'ouverture pour terminer en chute de 26,39% à 237,76 dollars. C'est un plongeon de plus de 37% depuis son dernier record en septembre à 382,18 dollars.


Cette chute spectaculaire d'une des plus grosses capitalisations de Wall Street a entraîné un plongeon de l'indice Nasdaq, à dominante technologique (-3,74%).


Le PIB de la Nouvelle-Zélande 

Alors que le cours de l'action a chuté comme une pierre, la capitalisation de Facebook - évaluée à 879 milliards de dollars à la clôture la veille - a accusé une perte phénoménale, la plus importante de l'histoire de Wall Street, fondant d'au moins 200 milliards de dollars en une séance. 


"200 milliards de dollars, c'est plus que la capitalisation réunie de 452 entreprises du S&P 500", qui n'en compte que 500, comme son nom l'indique, a relevé Gregori Volokhine, président de Meeschaert Financial Services. 


C'est aussi quasiment l'équivalent du Produit intérieur brut (PIB) d'un pays entier comme la Nouvelle-Zélande.


La fortune du patron de Facebook, Mark Zuckerberg, estimée à 113 milliards de dollars à la clôture boursière de mercredi, selon des documents de la SEC, a aussi subi une sévère amputation. Le co-fondateur du réseau social était virtuellement délesté de presque 28 milliards de dollars.


Meta, qui chapeaute Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger a vu son bénéfice net baisser au quatrième trimestre et le nombre d'utilisateurs de ses plateformes stagner.


Facebook lui-même a perdu un million d'usagers quotidiens, ce qui est inédit pour le réseau social qui a toujours su, en 18 ans d'existence, capter de nouveaux utilisateurs.


Le réseau a reconnu faire face à la concurrence féroce, du côté des jeunes utilisateurs, de l'ultra-populaire plate-forme de vidéos courtes TikTok.


Opportunité ?

Sur un chiffre d'affaires de 33,67 milliards de dollars, Meta n'a dégagé "que" 10,3 milliards de dollars de bénéfice net au quatrième trimestre, soit 8% de moins que l'an passé.


"C'était un trimestre désastreux et clairement, Facebook fait face à de sérieux défis cette année avec les changements de règles de confidentialité d'Apple et la concurrence de TikTok", a indiqué Daniel Ives.


Pour le premier trimestre, le groupe prévoit la croissance la plus faible de son histoire.


Les projections décevantes de Facebook interviennent alors que le marché boursier est très nerveux et volatil depuis le début de l'année, qui a vu la Banque centrale américaine (Fed) faire savoir qu'elle relèverait bientôt les taux d'intérêt.


Les actions technologiques dites de croissance, très sensibles aux taux d'intérêt, ont subi une correction depuis janvier. 


"Cela arrive au pire moment car les investisseurs sont très nerveux dans un environnement de hausse des taux" par la Réserve fédérale, souligne encore l'analyste de Wedbush. 


Un coût de l'argent plus cher réduit les perspectives de résultats et donc la valorisation des groupes technologiques qui est basée sur leur croissance.


"Les entreprises technologiques sont évaluées sur des multiples de leurs bénéfices à venir", explique Adam Sarhan de la firme de conseil en investissements 50 Park Investment. 


"Si elles ne croissent plus, c'est une réinitialisation complète pour les investisseurs: voilà pourquoi vous avez vu cette baisse de 25% du jour au lendemain", explique Adam Sarhan de la firme de conseil en investissements 50 Park Investment.


Hors Facebook, d'autres valeurs fétiches du Nasdaq, favorisées pendant la pandémie de Covid-19, ont été violemment sanctionnées ces dernières semaines par le marché. 


C'est le cas de Netflix, qui a perdu presque 22% en une séance le 21 janvier effaçant virtuellement pour 40 milliards de dollars de valorisation après avoir annoncé une prévision de croissance de ses abonnés jugée décevante. 


D'autres investisseurs voyaient dans ce plongeon une opportunité pour une bonne affaire: "nous ne pensons pas que la réaction du marché soit justifiée et nous croyons que l'action Meta est désormais une opportunité d'investissements attrayante", jugeait Ali Mogharabi, un analyste pour Morningstar. 


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
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  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".


La France «ne baisse pas les bras» dans son soutien économique à l'Ukraine, dit Nicolas Forissier

La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
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  • La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays
  • Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes

KIEV: La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7.

Q: La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays. Comment transforme-t-on ces points en gains économiques ?

R: En étant opiniâtres, en étant francs dans la négociation et la discussion. Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes. C'est l'esprit dans lequel il me semble que nous avons travaillé, l'esprit de cette visite à Kiev. On réussit parce qu'on a aussi de l'excellence, des savoir-faire, des entreprises qui sont dans tous les domaines. Et parfois, même souvent, et c'est le cas en Ukraine mais pas seulement, nos partenaires préfèrent travailler avec des entreprises françaises. Il y aura toujours une concurrence quel que soit le pays. Mais il y a une relation particulière qui existe aujourd'hui entre l'Ukraine et la France.

Q: Quelle impression vous a laissée la population ukrainienne lors de cette visite de deux jours ?

R: J'ai été très ému par la visite de Boutcha (ville où des massacres de civils ont eu lieu par l'armée russe en mars 2022, NDLR). Aussi par la remise des générateurs électriques donnés par la France à l'Ukraine. Je pense que c'était le sentiment de tous ceux qui ont participé à cette mission: c'est quand nos amis sont dans la difficulté qu'on doit être avec eux.

Q: L'Ukraine traverse un hiver froid et la communauté internationale s'intéresse moins au sort du pays. Comment attirer l'attention ?

R: D'abord, ce n'est pas le cas de la France, nous sommes vraiment présents et nous le démontrons. Dans le cadre du G7 énergie on va le montrer aussi, on va encore une fois pousser beaucoup pour apporter des solutions. Je suis venu pour inciter nos entreprises à être conquérantes, présentes, à ne pas avoir peur parce qu'il y a une situation compliquée. C'est maintenant qu'il faut être présents. C'est le message du ministre du Commerce extérieur mais aussi du gouvernement français tout entier. Cela va de pair avec la solidarité qu'on a exprimée aux Ukrainiens pendant tout ce voyage: on ne baisse pas les bras.

 


La French Fab accélère le MRO intelligent et durable au Moyen-Orient

Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
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  • La France s’impose comme un partenaire clé du MRO au Moyen-Orient, en apportant des solutions durables, digitales et à forte valeur ajoutée, alignées avec les stratégies aviation des Émirats et de l’Arabie saoudite
  • Le Pavillon France à AIME/MRO Middle East 2026 illustre la montée en puissance d’un écosystème MRO innovant, couvrant l’ensemble du cycle de vie des aéronefs

​​​​​​DUBAÏ: À l’occasion du salon AIME/MRO Middle East, qui se tient les 4 et 5 février 2026, au Dubai World Trade Centre (DWTC), le Pavillon France, porté par la marque French Fab, réunit 21 entreprises françaises. Celles-ci y présentent des solutions de maintenance aéronautique (MRO) intelligentes, à faible impact environnemental et fondées sur la donnée, adaptées aux besoins croissants du marché régional.

Un marché MRO en pleine accélération au Moyen-Orient

La demande en MRO au Moyen-Orient continue de croître fortement. Les dépenses régionales ont atteint 16 milliards de dollars en 2025 et devraient dépasser 20 milliards de dollars d’ici 2035. La flotte commerciale progresse à un rythme annuel de 5,1 %, pour atteindre près de 2 600 appareils, soit 6,7 % de la flotte mondiale.

Cette dynamique est portée par la forte reprise du trafic aérien et par les stratégies nationales de l’aviation aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, qui stimulent la demande pour la maintenance prédictive, la réduction des temps d’immobilisation (TAT), la sécurisation des composants critiques et la décarbonation des opérations.

Dans ce contexte, Etihad Engineering a lancé le plan stratégique Al Massar (« le chemin »), visant à doubler son chiffre d’affaires d’ici 2030, avec une expansion majeure des hangars à Abou Dhabi et un élargissement significatif de ses capacités MRO.

Partenariats stratégiques : la France au cœur des écosystèmes MRO régionaux

L’expertise aéronautique française est déjà solidement ancrée dans les écosystèmes MRO des Émirats et du Royaume d'Arabie saoudite. Plusieurs partenariats structurants illustrent cette intégration :

  • EPCOR, filiale d’AFI KLM E&M et partenaire du Pavillon France, a signé un contrat de maintenance long terme avec Riyadh Air pour les APU APS5000 de sa flotte de Boeing 787 Dreamliner.
  • Safran Test Cells (Safran Aero Boosters) a remporté un contrat auprès de Sanad (Mubadala) pour la conception et la construction d’une cellule d’essais moteurs au futur centre MRO GTF d’Al Ain.
  • Satys Aerospace et ExecuJet MRO Services Middle East ont inauguré une nouvelle installation dédiée à la peinture aéronautique à Dubai South (DWC).
  • Thales, Emirates et Dubai Air Navigation Services (dans) co-développent un système basé sur l’IA permettant de réduire les circuits d’attente jusqu’à 40 %, de diminuer la consommation de carburant et d’améliorer la ponctualité des vols.

« La réputation mondiale de la France dans l’aéronautique, combinée à une forte intégration locale, fait de nos entreprises des partenaires naturels pour l’avenir du MRO au Moyen-Orient », souligne Axel Baroux, directeur général de Business France Moyen-Orient.

« Les acteurs français apportent excellence opérationnelle, réduction des TAT et maintenance plus verte, déjà visibles dans de nombreux projets régionaux », ajoute-t-il.

Des solutions françaises alignées avec la vision régionale

La délégation française couvre l’ensemble du cycle de vie de l’avion, de la maintenance aux intérieurs, en passant par la digitalisation et la logistique.

Dans le MRO composants et les services de cycle de vie, REVIMA, Domusa, AMC Aviation, Tarmac Aerosave, EOLE Aero et Air Châteaudun démontrent une expertise reconnue.

ImaginAir, BT2i Group, SELA et Latécoère réinventent les aménagements cabine et l’expérience passager.

ABC, Techman Head, TEI, Usimat Sermees et Manitou fournissent des outillages critiques, bancs d’essais et équipements de soutien au sol.

Aquarese Industries et GMI Aero innovent dans le traitement de surface et la réparation de composites.

AirInt Services et SkinPack Solutions améliorent l’efficacité grâce à des logiciels de maintenance cabine, des jumeaux numériques et du kitting optimisé, tandis que Prodex Aerospace Solutions garantit une réponse AOG fiable et une logistique aéronautique performante.

Les visiteurs sont invités à découvrir ces solutions et à rencontrer les équipes du Pavillon France, situé dans les Sheikh Saeed Halls du DWTC, les 4 et 5 février 2026.