Le recyclage peut réduire la production de déchets en Arabie saoudite

L'Arabie saoudite produit près de 15 millions de tonnes de déchets chaque année, dont 95 % finissent dans des décharges et seulement 5 % du total des déchets sont recyclés. (Shutterstock)
L'Arabie saoudite produit près de 15 millions de tonnes de déchets chaque année, dont 95 % finissent dans des décharges et seulement 5 % du total des déchets sont recyclés. (Shutterstock)
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Publié le Lundi 31 janvier 2022

Le recyclage peut réduire la production de déchets en Arabie saoudite

  • La culture de consommation dans les pays du CCG a créé des montagnes de déchets, dont la plupart sont non biodégradables
  • «L'économie circulaire» ouvre d'énormes opportunités aux Saoudiens pour réduire, réutiliser et recycler les déchets qu'ils génèrent

DJEDDAH: Comme c'est le cas dans de nombreuses autres régions du monde, la combinaison de la croissance démographique, de l'urbanisation et de l'expansion économique a non seulement augmenté la consommation personnelle au Moyen-Orient, mais elle génère également des quantités colossales de déchets.
Cinq pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) – Bahreïn, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis (EAU), le Qatar et le Koweït – se classent parmi les dix premiers pays au monde en matière de production de déchets solides par habitant.
Grâce à leur richesse pétrolière, les dépenses de consommation dans ces pays ont augmenté au cours des dernières décennies pour devenir un moteur essentiel des économies nationales. Mais de la même façon que dans de nombreux pays avancés, la consommation a créé des montagnes de déchets, dont la plupart sont non biodégradables et extrêmement nocifs pour l'environnement.
L'Arabie saoudite produit à elle seule près de 15 millions de tonnes de déchets par an, dont 95 % finissent dans des décharges, polluant le sol et libérant des gaz à effet de serre, dont du méthane, présent dans l'atmosphère pendant des décennies.
Ce qui n'est pas enterré finit souvent comme détritus dans les rues des villes, sous forme de sacs en polyéthylène, d’emballages de fast-food, de bouteilles en plastique et de canettes de soda vides.
Entre le début de l’année 2020 et le premier semestre de 2021, l'Arabie saoudite n'a recyclé que 5 % de ses déchets totaux, notamment le plastique, le métal et le papier.
Pour réduire la production de déchets, protéger les écosystèmes fragiles et tirer le meilleur parti des matériaux réutilisables, le pays peut s'appuyer sur le concept «d'économie circulaire», un système en boucle fermée qui implique l'approche des 3 R : réduire, réutiliser et recycler.
Le principal acteur de ce changement dans cet effort est la Saudi Investment Recycling Company (Sirc), créée en 2017 en tant que filiale à part entière du Fonds d'investissement public (PIF).

 

En bref

 

  • Le plastique met plus de quatre cents ans à se dégrader.
  • Seulement 12 % du plastique est incinéré dans le monde.

La Sirc cherche à détourner 85 % des déchets industriels dangereux, 100 % des déchets solides et 60 % des déchets de construction et de démolition des décharges d'ici à 2035. Les seuls types de déchets non traités par son mandat sont ceux créés par l'énergie militaire et nucléaire, tous deux gérés par des organismes spécialisés.
Le modèle d'économie circulaire ouvre d'immenses possibilités, que ce soit en termes de produits, de création d'énergie ou de services, qui peuvent apporter une contribution majeure à la diversification de l'économie saoudienne, loin du pétrole et de ses dérivés, conformément à la stratégie de réformes des objectifs de la Vision 2030 du Royaume.
L'Arabie saoudite a l’intention d’investir près de 24 milliards de riyals saoudiens (1 riyal saoudien = 0,24 euro) dans le recyclage des déchets d'ici à 2035, dans le cadre de ses efforts pour adopter un système de gestion des déchets plus durable. Le Royaume investira quelque 1,3 milliard de riyals dans les déchets de construction et de démolition et près de 900 millions de riyals dans les déchets industriels. Les investissements dans les déchets solides municipaux dépasseront 20 milliards de riyals, tandis que les investissements dans les autres types de déchets s'élèveront à plus de 1,6 milliard.
Il existe plusieurs façons de créer de la valeur dans une économie circulaire. L'une d'entre elles est la «valorisation énergétique des déchets», qui consiste à sécher et à incinérer les déchets, les eaux usées brutes et les boues industrielles pour alimenter des turbines à vapeur.

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Des volontaires en Arabie saoudite nettoient les plages de leurs déchets pour empêcher leur retour dans les eaux. (Fourni/Journée mondiale du nettoyage)

La combustion des déchets produit du dioxyde de carbone (CO2), mais les laisser se décomposer dans les décharges entraîne vingt à quarante fois plus d'émissions de gaz à effet de serre, sous forme de méthane, sur une période de plusieurs années.
Sans surprise, le concept de l'économie circulaire fait son chemin. En 2020, alors que l'Arabie saoudite assurait la présidence du Groupe des vingt (G20), le Royaume proposait aux alliés le concept d'une économie circulaire du carbone comme moyen d'atténuer l'accumulation de carbone dans l'atmosphère.
Mais un modèle d'économie circulaire ne peut réussir sans la participation active des grandes entreprises, des petits entrepreneurs et du grand public.
Les experts indiquent que la construction d'installations de recyclage dans le Royaume n'est qu'une partie de la solution; elle doit aller de pair avec des efforts pour inculquer à la population saoudienne une culture du recyclage domestique et de la consommation responsable.
«Nous devons investir dans l'infrastructure mais, également, créer des programmes de sensibilisation», a déclaré Ziyad al-Shiha, PDG de la Sirc, à Arab News en octobre. «Une fois que nous aurons atteint 25 à 35 % de recyclage, nous pourrons dire au public: “Regardez, c’est votre effort et c’est le résultat que nous vous offrons”.»

Chronologie des progrès environnementaux saoudiens

2016: Lancement de Saudi Vision 2030.
2017: Annonce du Programme national des énergies renouvelables.

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2018: Lancement de la Stratégie nationale de l'environnement.
2019: L'Arabie saoudite rejoint l'Alliance solaire internationale.

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2020: Lancement du Fonds environnemental.
27 mars 2021: Lancement de Saudi Green Initiative et Middle East Green Initiative.
16 septembre 2021: Les îles Farasan sont ajoutées au Réseau mondial des réserves de biosphère de l'Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

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23 octobre 2021: L'Arabie saoudite annonce l'objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre d'ici à 2060.
23 octobre 2021: L'Arabie saoudite rejoint le Global Methane Pledge.

Des progrès ont déjà été réalisés dans la promotion d'un comportement respectueux de l'environnement à l’échelle communautaire. Les autoroutes saoudiennes sont mieux entretenues qu'avant. Même dans les villes, les égouts ne sont plus obstrués par les mégots de cigarettes, les mouchoirs en papier, les gobelets en papier et les emballages alimentaires jetés.
Ces améliorations résultent en partie de l'introduction de sanctions; le ministère des Affaires municipales et rurales et du Logement peut désormais imposer des amendes de 133 dollars (1 dollar = 0,90 euro) à quiconque est surpris en train de jeter ou de cracher dans un lieu public.
Mais les préoccupations environnementales et l'intérêt du public pour le recyclage et la réduction des déchets ménagers ont également nettement augmenté, grâce aux campagnes menées par des groupes de la société civile.
L'un de ces groupes, Mawakeb Alajer, s’efforce depuis dix-sept ans d’encourager le recyclage à Djeddah en fournissant des installations de tri où le public peut déposer un large éventail de produits recyclables, allant des déchets de papier et de plastique aux meubles indésirables et même aux vieilles robes de mariée.
«En tant que magasin de seconde main, nous encourageons les gens à donner ce dont ils n'ont plus besoin à des œuvres caritatives, ce qui aide à protéger l'environnement en réduisant les déchets», déclare Sara Alfadl, porte-parole de Mawakeb Alajer, à Arab News.
«Nous sommes convaincus que chacun joue un rôle dans la communauté et nous fournissons un service dont tout le monde peut bénéficier. Nous trions tout ce que nous recevons. Cela prend beaucoup de temps, nécessite beaucoup de main-d'œuvre et c’est difficile. Heureusement, la plupart des articles que nous recevons, qu'il s'agisse de vêtements ou de déchets recyclables, sont en bon état.»
En coopération avec des entreprises locales, des chargements de camions de matériaux recyclables sont apportés à l'installation de Mawakeb Alajer où ils sont triés puis vendus, donnés ou envoyés pour être réutilisés ou recyclés. Avec ce processus, le groupe contribue à changer progressivement les attitudes du public.
«La prise de conscience en est encore à ses balbutiements mais elle se développe néanmoins», souligne Sara Alfadl.
Les écoles ont commencé à jouer un rôle important pour changer la mentalité de la prochaine génération, en adoptant des projets de «culture environnementale» qui donnent aux élèves la possibilité d'apprendre en participant à des programmes de recyclage et à des projets scientifiques en milieu scolaire.

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Le maire saoudien rend hommage à l'expatrié britannique Neil Walker, pour ses vingt-sept ans de nettoyage des plages qui ont inspiré des initiatives environnementales créatives à Al-Khobar. (Fourni)

De leur côté, de nombreuses entreprises saoudiennes s'adaptent au modèle de l’économie circulaire, conformément aux objectifs de développement durable poursuivis par le Royaume.
Mona Alothman, cofondatrice de Naqaa, un fournisseur local de solutions de durabilité environnementale interentreprises, déclare que de nombreuses entreprises intègrent désormais le recyclage et la réduction des déchets dans leurs modèles commerciaux.
«Ce n'est pas qu'une phase», précise-t-elle à Arab News. «De nombreuses entreprises saoudiennes adoptent des moyens ingénieux pour réduire, réutiliser et recycler leurs fournitures de bureau et mieux gérer leurs déchets, entre autres.»
«Énormément de choses ont changé ces dernières années. La réglementation est devenue plus stricte afin de respecter les normes internationales. La philosophie de base de notre entreprise tourne autour de la durabilité, et le recyclage en fait partie.»
«Les entreprises d'aujourd'hui ne se contentent pas d’appliquer nos solutions recommandées pour les déchets d’entreprises, mais elles initient également des campagnes pour promouvoir et encourager les gens à être plus conscients de la façon dont ils jettent leurs déchets.»
Cette stratégie à plusieurs volets, englobant l'éducation, des programmes caritatifs, des règles et des sanctions plus strictes, encourage les établissements commerciaux du Royaume à adopter des pratiques respectueuses de l'environnement et les communautés à réfléchir davantage aux effets du mode de vie sur l'environnement.
Sara Alfadl et ses collègues de Mawakeb Alajer estiment que les Saoudiens peuvent faire beaucoup pour encourager leurs employeurs, leurs voisins et les autorités locales à mettre en œuvre des pratiques plus respectueuses de l'environnement dans les foyers et les lieux de travail.
«Je pense que le recyclage va se développer rapidement ici en Arabie saoudite», déclare Sara Alfadl. «Avec une prise de conscience croissante, ce qui était autrefois un projet ou une initiative à court terme est devenu une nécessité.»
«Notre vision a toujours été globale. Lorsque les employés se joignent à la démarche de développement durable avec leurs actions, d'autres feront rapidement de même et créeront une communauté de personnes qui suivent l’exemple.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: les explosions israéliennes près d'un château menacent l'accord-cadre bilatéral, dit le président

De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Liban accuse Israël de menacer l'accord-cadre bilatéral après de puissantes explosions près du château de Beaufort, attribuées à la destruction de tunnels du Hezbollah
  • Israël affirme avoir ciblé des infrastructures du Hezbollah après une violation du cessez-le-feu, tandis que de nouveaux pourparlers sont prévus à Rome

BEYROUTH: Le Liban a jugé vendredi que les explosions massives provoquées par l'armée israélienne, pour selon elle détruire des tunnels du Hezbollah, près du château de Beaufort, dans le sud, menaçaient l'application de l'accord-cadre bilatéral conclu récemment.

"Les forces israéliennes ont provoqué de très puissantes explosions vers minuit", notamment "dans le secteur de la forteresse de Beaufort", classée par l'Unesco, a annoncé l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé "une escalade extrêmement dangereuse (...) et une menace directe" pour la mise en oeuvre de l'accord-cadre conclu en juin entre le Liban et Israël sous égide américaine.

Cet accord prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, en vue notamment d'étendre ce processus.

"Le timing de ces agressions (...) envoie des messages négatifs et sape les efforts internationaux visant à consolider la stabilité", à quelques jours de ces nouveaux pourparlers, a déploré la présidence dans un communiqué.

Les explosions ont "provoqué des ondes équivalant à celles d'un séisme", a-t-elle pointé.

L'Ani a fait ensuite état dans la soirée de trois nouveaux dynamitages israéliens "violents" dans la région méridionale de Marjeyoun.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné "les agressions israéliennes continues dans le sud, sous forme d'explosions, bombardements et destructions méthodiques", y compris "les atteintes aux sites archéologiques".

Le château de Beaufort datant de l'époque des Croisés, situé dans la zone du sud occupée par Israël, a été inscrit la semaine dernière sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

Selon le ministère libanais de la Culture, les explosions "pourraient avoir causé des dégâts aux abords de la forteresse", dont l'ampleur "ne pourra être évaluée qu'à l'issue d'une inspection sur le terrain", actuellement impossible.

Un correspondant de l'AFP dans un village proche a entendu d'énormes déflagrations et vu la poussière recouvrir de larges zones boisées de la région. Des fenêtres ont été brisées dans des maisons de villages alentour, selon l'Ani.

Dans un communiqué commun, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit "les tunnels terroristes dans la région", utilisant quelque 700 tonnes d'explosifs.

Ils ont affirmé que l'opération faisait suite à une  "violation flagrante du cessez-le-feu par le Hezbollah" mercredi.

L'armée israélienne avait accusé le mouvement chiite pro-iranien d'avoir lancé un drone explosif contre un de ses véhicules dans le sud du pays.

Le Hezbollah n'a pas revendiqué d'attaque contre Israël depuis le 20 juin.

Mais il a appelé vendredi le pouvoir libanais à agir "à tous les niveaux politiques et diplomatiques pour la cessation des crimes de destruction commis par l'ennemi".

Le mouvement avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, et son armée continue d'occuper des zones du sud du Liban.


Frappe contre un pétrolier au large des côtes d'Oman, selon l'agence maritime britannique

Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
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  • Un pétrolier a été touché par un projectile non identifié au large de Limah (Oman), près du détroit d'Ormuz, causant des dégâts à la salle des machines, sans faire de victimes
  • Le trafic dans le détroit a chuté de 77 % sur fond de tensions entre l'Iran et les États-Unis

DUBAI: Un pétrolier a été frappé par un "projectile non-identifié" samedi au large de la ville côtière de Limah à Oman, à l'entrée du détroit d'Ormuz, a annoncé l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Selon le rapport de l'UKMTO, le "projectile non-identifié" a causé "des dommages dans la salle des machines". Aucune victime n'a été recensée indique l'agence britannique, qui précise que le navire a été touché à 11 miles nautiques (environ 20 kilomètres) de Limah.

Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l'Iran a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d'imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.

La plateforme Kpler, a confirmé vendredi sur X que le trafic dans le détroit d'Ormuz a fortement chuté. "Les traversées du détroit d'Ormuz ont diminué de 77% en un jour pour tomber à seulement cinq navires, toutes concentrées dans le cadre du dispositif unilatéral iranien", indique Kpler.

"Les positions publiques des Etats-Unis et de l'Iran demeurant inconciliables, les opérateurs surveillent de près les volumes de trafic, les comportements de routage et toute évolution diplomatique susceptible de remodeler le risque sur les routes maritimes régionales dans les prochains jours", ajoute encore Kpler.


L'Iran dit avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït

L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
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  • Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat
  • L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué, l'armée a indiqué avoir visé "des abris d'avions de combat, des systèmes de communication par satellite et des installations de stockage d'équipement sur la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït".

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm".

Selon des médias iraniens jeudi, trois membres d'une même famille ont été tués dans des frappes contre cette île située dans le détroit d'Ormuz.

La revendication de l'armée iranienne intervient alors que selon le Pakistan, médiateur dans le conflit entre Washington et Téhéran, les belligérants négocient en vue d'une désescalade après une nouvelle série de bombardements réciproques mercredi et jeudi.

La diplomatie pakistanaise a affirmé faire "tout (son) possible pour ramener toutes les parties au protocole d'accord d'Islamabad" signé à la mi-juin et censé ouvrir la voie à des pourparlers de paix.

Ce processus a déraillé depuis début juillet avec une reprise des frappes menées par les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran visant des bases américaines et des pays alliés de Washington au Moyen-Orient, dont le Koweït.