Des palais empreints d’Histoire pour accueillir les visiteurs en Arabie saoudite

Le palais Al-Hamra, le palais Tuwaiq et le palais Rouge en Arabie saoudite seront transformés en luxueux hôtels. Des projets similaires pour les palais Khuzam et Al-Saqqaf sont à l’étude. (Photo fournie)
Le palais Al-Hamra, le palais Tuwaiq et le palais Rouge en Arabie saoudite seront transformés en luxueux hôtels. Des projets similaires pour les palais Khuzam et Al-Saqqaf sont à l’étude. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 26 janvier 2022

Des palais empreints d’Histoire pour accueillir les visiteurs en Arabie saoudite

  • La première phase du projet se concentre sur le développement de deux destinations historiques: le palais Al-Hamra à Djeddah, le palais Tuwaiq et le palais Rouge à Riyad
  • Le lancement de Boutique Group est un tournant qui permettra au monde entier de découvrir et d’apprécier le patrimoine et les trésors culturels de l’Arabie saoudite

LA MECQUE/RIYAD: Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a récemment annoncé le lancement de Boutique Group, qui prévoit de transformer un grand nombre de palais d’importance historique et culturelle en Arabie saoudite en hôtels de luxe.

Cette décision s’inscrit dans le cadre des efforts visant à présenter aux visiteurs nationaux et étrangers le riche patrimoine et la culture dynamique du Royaume, ainsi que l’hospitalité pour laquelle le pays est réputé. La première phase du projet se concentre sur le développement de deux destinations historiques: le palais Al-Hamra à Djeddah, le palais Tuwaiq et le palais Rouge à Riyad.

Le palais Al-Hamra

Le palais Al-Hamra est l’un des plus importants de l’ère moderne d’un point de vue historique, selon Saleh al-Misnad al-Tamimi, chercheur en Histoire saoudienne contemporaine.

Inspiré de la culture et du style andalous, il a été construit sous le règne du roi Saoud ben Abdelaziz pour le prince Faisal ben Abdelaziz, mais il n’était pas destiné à accueillir des réceptions officielles et des conférences.

Le palais, situé au nord de l’ambassade des États-Unis, était relativement petit lors de sa construction vers la fin des années 1950, déclare M. Al-Tamimi à Arab News. Il a ensuite été agrandi et transformé en un lieu d’accueil des invités royaux et de réunions officielles.
Selon M. Al-Tamimi, le bureau du prince se trouvait du côté sud du bâtiment et donnait directement sur la mosquée du palais. Les employés du palais transmettaient les demandes et les plaintes des citoyens au prince dans son bureau, près de la salle de réception.

Le palais a accueilli de nombreux événements importants, précise M. Al-Tamimi, notamment la première conférence des ministres des Affaires étrangères des pays islamiques en mars 1970, qui a abouti à la formation du Secrétariat général de l’Organisation de la conférence islamique, désormais connue sous le nom d’«Organisation de la coopération islamique» (OCI).

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Inspiré de la culture et du style andalous, le palais Al-Hamra a été construit sous le règne du roi Saoud ben Abdelaziz pour le prince Faisal ben Abdelaziz. (Photo fournie)

Parmi les nombreux dirigeants et chefs d’État étrangers qui ont rencontré le roi Faisal au palais, on compte le président américain, Richard Nixon; le président égyptien, Anouar el-Sadate; le président libanais, Sleiman Frangié et le président soudanais, Jaafar Nimeiry. Le président égyptien, Gamal Abdel Nasser, était une rare exception et il a plutôt été reçu dans la Cour royale du palais Khuzam.

Le palais Al-Hamra a été construit par l’entreprise Arab Engineering Company, qui avait réalisé de nombreuses structures similaires à Djeddah, notamment celles appartenant au prince Nawaf ben Abdelaziz et au politicien, économiste et poète, Mohammed Suroor Sabban.

À la suite des travaux de développement que Boutique Group entreprendra, le palais Al-Hamra comptera 77 chambres, dont 33 suites et 44 villas de luxe.

Mohammed H. al-Ruwaili, du centre culturel Al-Sudairy à Jouf, a décrit le lancement de Boutique Group comme un tournant civilisationnel, historique et d’investissement culturel, qui permettra au monde entier de découvrir et d’apprécier le patrimoine et les trésors culturels de l’Arabie saoudite.

Il indique que le projet mise sur le patrimoine saoudien représenté par les luxueux palais nichés dans la nature et autrefois propriété des rois et des princes, en les transformant en attractions touristiques dont les visiteurs du monde entier pourront profiter.

Grâce à leurs cours, jardins et sols attrayants, ils pourront être transformés en hôtels de luxe de classe mondiale, richement décorés et aux conceptions architecturales inégalées, précise-t-il à Arab News.

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Le palais, situé au nord de l’ambassade des États-Unis, était relativement petit lors de sa construction vers la fin des années 1950. (Photo fournie)

«Je pense que nous sommes à la veille d’un changement qualitatif important dans la mise en valeur de destinations historiques et culturelles de notre pays», indique M. Al-Ruwaili, en faisant allusion à la première phase du projet de Boutique Group.

«L’annonce faite par le prince héritier est historique puisqu’elle sera probablement suivie d’étapes importantes dont bénéficieront les citoyens saoudiens.»

Abdallah Almounif, doyen de la faculté de tourisme et d’antiquités de la King Saud University, a également salué l’annonce, affirmant que le projet assurera la restauration et la préservation des sites historiques en les transformant en destinations touristiques privilégiées.

«C’est une initiative importante pour le Royaume. Elle est comparable à celle de l’Europe, où de nombreux palais célèbres ont fait l’objet de projets de restauration et de préservation», souligne-t-il.

Le palais Rouge

Le roi Abdelaziz a ordonné la construction du palais Rouge à Riyad en 1942 pour servir de résidence à son fils, Saoud, qui était alors le prince héritier. Les invités officiels y étaient également reçus.

Lorsque le roi Saoud a emménagé dans son palais de Nasiriya en 1956, le palais Rouge est devenu le siège du Conseil des ministres sous les règnes des rois Faisal, Khaled et Fahd, avant de devenir le siège du Conseil des doléances.

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Après les travaux de rénovation, le palais Rouge comptera 71 chambres, dont 46 suites et 25 chambres luxueuses. (Photo fournie)

On le surnomme «palais Rouge» en raison de la couleur particulière de son extérieur. Parmi les invités de marque accueillis au palais, on compte les présidents égyptiens Nasser et El-Sadate; le président syrien, Choukri al-Kouatli; le Premier ministre indien, Jawaharlal Nehru et le roi Talal ben Abdallah de Jordanie.

Le palais se compose de 16 suites et chambres équipées de climatiseurs, de ventilateurs de plafond et d’un système qui permet à la lumière du soleil d’éclairer l’intérieur du palais. Après rénovation, le palais comptera 71 chambres, dont 46 suites et 25 chambres luxueuses.

Le palais Tuwaiq

Le palais Tuwaiq est situé dans le quartier diplomatique de Riyad et il couvre une superficie de quelque 24 000 mètres carrés. Conçu en 1981 et achevé en 1985, il a reçu le Prix Aga Khan d’architecture en 1998.

Le palais est désormais un centre d’activités culturelles, de conférences, de séminaires, d’expositions spécialisées et d’activités sociales. Il accueille également des ateliers de formation, des festivals ainsi que des réunions.

Il comprend plusieurs salles, des installations publiques et des espaces d’accueil derrière un long mur ondulé recouvert de pierres de Riyad – du calcaire de couleur beige.

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Conçu en 1981 et achevé en 1985, le palais Tuwaiq a reçu le Prix Aga Khan d’architecture en 1998. (Photo fournie)

Il dispose également d’une maison d’hôtes de 3 étages surplombant la vallée, avec 4 suites et 25 chambres.

Il existe plusieurs salles de réception et amphithéâtres, tous équipés de dispositifs de présentation et de traduction, en plus de salles à manger entre autres services d’accueil.

Trois auvents blancs s’étendent le long des salles principales, dont les murs de verre offrent une vue à couper le souffle sur la vallée environnante, les jardins et les sentiers extérieurs. Après les travaux de rénovation, le palais comprendra 96 chambres, dont 40 suites et 56 villas de luxe.

Le palais Khuzam

Bien qu’il ne soit actuellement pas inclus dans le plan de réaménagement, le palais Khuzam a un grand potentiel pour devenir un luxueux hôtel. Situé dans la région d’Al-Nazla al-Yamaniya, au sud-est de la ville historique de Djeddah, le palais doit son nom aux tulipes Khuzam qui poussent en abondance sur son sol. La construction a commencé en 1928 et s’est achevée en 1932.

«Le palais a été construit en briques de pierre et son toit en bois javanais», précise M. Al-Tamimi. «Près de trois ans plus tard, la Compagnie nationale égyptienne y a construit des annexes en béton armé, dont le palais que le roi Abdelaziz utilisait pour recevoir les rois, les chefs d’État, les ministres, les ambassadeurs et les hauts fonctionnaires», ajoute-t-il.

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Situé dans la région d’Al-Nazla al-Yamaniya, au sud-est de la ville historique de Djeddah, le palais doit son nom aux tulipes Khuzam qui poussent en abondance sur son sol. (Photo fournie)

Selon M. Al-Tamimi, le palais Khuzam est le lieu où l’accord de concession permettant l’exploitation pétrolière a été signé entre le gouvernement saoudien, représenté par le ministre des Finances, cheikh Abdallah ben Souleimane, et la société Standard Oil of California, représentée par Lloyd Hamilton, le 29 mai 1933.

Le palais a également accueilli les cérémonies de signature d’un accord frontalier avec le Koweït et d’un mémorandum avec l’Égypte concernant des projets de construction, toujours selon M. Al-Tamimi. D’autres événements notables s’y sont tenus, notamment le renouvellement du traité de Djeddah avec le gouvernement britannique en 1943, la signature de l’accord sur l’aérodrome de Dhahran avec les États-Unis, un accord commercial avec la Syrie et un traité d’amitié avec le Pakistan.

Le palais revêtait, tout au long de l’Histoire du Royaume, une importance primordiale, au point que ses emblématiques portes principales figuraient autrefois sur les billets de banque saoudiens.

Le palais Al-Saqqaf

Le palais Al-Saqqaf, également connu sous le nom de «palais royal d’Al-Bayyadiyah», est situé dans la Ville sainte de La Mecque. Il devrait être inclus dans la phase suivante du projet de Boutique Group, car il fait actuellement l’objet de travaux de restauration.

«Le palais est une référence dans le domaine de l’art architectural et l’un des plus anciens bâtiments archéologiques», déclare Samir Ahmed Barqa, chercheur en Histoire de La Mecque, à Arab News.

«Il représente des conceptions architecturales patrimoniales. Il est empreint du style architectural islamique, car il abrite beaucoup d’art et de décorations islamiques. Il a également accueilli de nombreux événements de haut niveau tout au long d’une ère royale qui remonte au premier État saoudien.»

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Le palais Al-Saqqaf, également connu sous le nom de «palais royal d’Al-Bayyadiyah», est situé dans la ville sainte de La Mecque. (Photo fournie)

Le site se compose de deux palais plus anciens, Al-Bayyadiyah al-Shamali et Al-Bayyadiyah al-Janoubi, combinés avec un palais plus récent construit par le roi Abdelaziz, qui y a vécu à partir de 1924.

«Le palais est devenu le siège du gouvernement lorsque le roi fondateur est venu à La Mecque», déclare M. Barqa. «Après cela, le palais a servi de siège à l’adjoint du roi Abdelaziz à Hijaz, son fils, le prince Faisal, avant de devenir le siège de la Ligue islamique mondiale, puis le quartier général de la police de La Mecque», poursuit-il.

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Le roi Abdelaziz a ordonné la construction de plusieurs salles pour accueillir les présidents, rois et autres dignitaires en visite, ainsi que les chefs des missions du Hajj. (Photo fournie)

Le roi Abdelaziz a ordonné la construction de plusieurs salles pour accueillir les présidents, rois et autres dignitaires en visite, ainsi que les chefs des missions du Hajj. Le palais est devenu le siège de la Cour royale en 1953, puis celui de plusieurs ministères entre 1960 et 1982.

Il comprend plus de 100 chambres, dont une salle de réunion centrale. L’entrée principale se distingue par sa splendeur.

S’il est inclus dans le projet de Boutique Group, il deviendra sans aucun doute une attraction importante pour les touristes religieux visitant La Mecque, fascinés par le patrimoine du Royaume.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Ramadan en scène : des expériences entre tradition, élégance et convivialité

Sérénité et partage au bord de la mer à MGallery. (Photo: fournie)
Sérénité et partage au bord de la mer à MGallery. (Photo: fournie)
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  • Entre tradition et modernité, chaque lieu — des iftars contemporains aux pop-ups de designers régionaux — propose une lecture contemporaine de l’héritage du Ramadan
  • À Dubaï, le Ramadan se vit comme une expérience sensorielle: gastronomie raffinée, marchés culturels, créations joaillières, mode et bien-être se conjuguent pour célébrer le mois sacré

​​​​​​DUBAÏ : Le mois sacré transforme la ville en un lieu de partage et de recueillement. Des tables raffinées aux créations joaillières, en passant par des marchés immersifs et des hôtels axés sur le bien-être, ces quatre expériences illustrent la richesse culturelle et sensorielle de Dubaï pendant le Ramadan.

Un Iftar d’exception chez THREE CUTS Steakhouse

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Une table festive et élégante pour rompre le jeûne au cœur de Palm Jumeirah. (Photo: fournie)

Installé au Rooftop West du Nakheel Mall (Palm Jumeirah), THREE CUTS Steakhouse propose un iftar élégant et intimiste. L’adresse privilégie le partage et la convivialité, autour d’un menu structuré en quatre services.

Servi chaque jour jusqu’à 20h pendant le mois sacré, le menu mêle inspirations contemporaines et saveurs traditionnelles : soupe du jour, salade César grillée au feu de bois, suivies de plats principaux comme le bœuf Stroganoff, le poulet grillé ou le saumon poêlé, et desserts à partager tels que pudding aux dattes ou riz au lait. Des mocktails fruités accompagnent la rupture du jeûne.

Depuis sa terrasse, le restaurant offre un cadre sobre et raffiné, idéal pour se retrouver en famille ou entre amis et profiter pleinement de l’iftar.

Les bijoux emblématiques par Tharwa l’atelier

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Des bijoux raffinés par Tharwa l’atelier, qui célèbrent le Ramadan entre héritage et symbolisme. (Photo; fournie)

Tharwa l’atelier mêle modernité et héritage dans chacune de ses créations. Chaque bijou est conçu comme un symbole, portant un message culturel et spirituel et reflétant les traditions du Ramadan à travers un design soigné et contemporain.

Parmi les pièces emblématiques : le collier Ayat Al-Koursi, en calligraphie arabe, talisman de protection et de spiritualité ; le Star drop moon, croissant en or jaune serti de diamants sur perles de turquoise, malachite ou œil-de-tigre, évoquant la lune, symbole du mois sacré ; et le pendentif lune, minimaliste et raffiné, incarnant sobriété et élégance.

Au-delà de leur beauté, ces bijoux permettent de célébrer le mois sacré à travers des bijoux porteurs de sens, faisant office de présents d’exception pour le Ramadan et l’Aïd, accessibles à l’international.

Le Ramadan aux Galeries Lafayette Dubai

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Élégance et tradition : les kaftans revisités par des designers régionaux à Galeries Lafayette. (Photo: fournie)

Au cœur du Dubai Mall, Galeries Lafayette Dubai propose une expérience culturelle et commerciale pensée pour le Ramadan.

Le Ramadan Market réunit une sélection de mode, décoration et douceurs festives, tandis que chaque week-end, des animations culturelles — calligraphie arabe et ateliers artistiques — créent une ambiance conviviale et immersive.

Un pop-up met en lumière des designers régionaux tels qu’Arad Ghaderian, Dalia Al Azem et Roula Bahnam, avec kaftans et silhouettes revisitant les codes traditionnels. La sélection beauté et parfums de Guerlain et Amouage, ainsi que l’art de la table de TANAGRA et Villeroy & Boch, complètent cette expérience festive et culturelle.

Un Iftar en bord de mer chez MGallery The Retreat

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Une atmosphère paisible pour rompre le jeûne face à la mer. (Photo: fournie)

Sur les rives de Palm Jumeirah, MGallery The Retreat propose un iftar qui conjugue gastronomie et sérénité.

Le buffet présente une sélection de plats arabes et internationaux, tandis que le coucher du soleil offre une atmosphère apaisante et immersive face à la mer.

Premier resort axé sur le bien-être à Dubaï, l’établissement conçoit cet iftar comme un moment de reconnexion, où saveurs et horizon marin invitent à célébrer le Ramadan dans une dimension culturelle et sensorielle.

 


De Paris à Riad, la maison Liza poursuit son aventure culinaire et culturelle

Depuis sa création en 2005, Liza s’est imposé comme un restaurant concept où chaque détail participe à une expérience globale : décoration raffinée, cuisine généreuse, présentation contemporaine des plats, atmosphère chaleureuse — tout est pensé pour faire du repas un moment aussi visuel que gustatif. (Photo site internet Liza)
Depuis sa création en 2005, Liza s’est imposé comme un restaurant concept où chaque détail participe à une expérience globale : décoration raffinée, cuisine généreuse, présentation contemporaine des plats, atmosphère chaleureuse — tout est pensé pour faire du repas un moment aussi visuel que gustatif. (Photo site internet Liza)
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  • Vingt ans après sa création, la maison fondée par Liza Asseily et Ziad Asseily franchit une nouvelle étape majeure avec son déploiement à Riyad et l’ouverture de deux restaurants
  • Après Paris puis Beyrouth, la marque libanaise s’installe en Arabie saoudite avec une première adresse dans le quartier culturel de Bujairi, au cœur du site historique de Diriyah, et une seconde ouverture prochaine au sein du complexe Solitaire

PARIS: Dans l’univers foisonnant des restaurants libanais à Paris, certains établissements se distinguent par leur singularité ; parmi ceux-là, Liza occupe une place à part.
Plus qu’une adresse gastronomique, c’est un véritable art de vivre qui s’y exprime, mêlant traditions, élégance et modernité.

Vingt ans après sa création, la maison fondée par Liza Asseily et Ziad Asseily franchit une nouvelle étape majeure avec son déploiement à Riyad et l’ouverture de deux restaurants. Après Paris puis Beyrouth, la marque libanaise s’installe en Arabie saoudite avec une première adresse dans le quartier culturel de Bujairi, au cœur du site historique de Diriyah, et une seconde ouverture prochaine au sein du complexe Solitaire.

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Une expansion qui marque une nouvelle phase dans l’histoire d’une maison née d’une passion, d’une vision et d’un profond attachement à la culture libanaise.

Depuis sa création en 2005, Liza s’est imposé comme un restaurant concept où chaque détail participe à une expérience globale : décoration raffinée, cuisine généreuse, présentation contemporaine des plats, atmosphère chaleureuse — tout est pensé pour faire du repas un moment aussi visuel que gustatif.

Le couple libanais, à l’origine de cette aventure, est animé par l’envie d’associer l’élégance parisienne à l’âme de Beyrouth et de transmettre, à travers la cuisine, une véritable déclaration d’amour à leur ville d’origine. D’ailleurs, la signature de la maison, « Beyrouth je t’aime », résume à elle seule cet esprit.

En deux décennies, leur vision n’a cessé de s’affirmer. Liza est devenue un lieu où les traditions culinaires se réinventent sans jamais perdre leur authenticité.

L’ouverture à Riyad s’est imposée presque naturellement, confie Liza à Arab News en français. Comme souvent dans les grandes aventures entrepreneuriales, tout est parti d’une rencontre. Approché par un groupe saoudien spécialisé dans le développement de restaurants internationaux, Ziad Asseily découvre un projet ambitieux, porté par une vision culturelle forte.

Le choix de Diriyah n’est pas anodin, puisqu’il s’agit du quartier historique de la capitale saoudienne, entièrement réhabilité. Il s’affirme aujourd’hui comme un centre culturel en pleine effervescence, accueillant événements artistiques et initiatives internationales.

Séduits par l’approche globale du projet, par l’emplacement proposé et par la liberté de création offerte, les fondateurs ont décidé de se lancer, avec pour objectif de rester fidèles à leur identité tout en s’inscrivant dans un nouveau contexte culturel.

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Pour cette implantation, la maison a collaboré à nouveau avec l’architecte d’intérieur Maria Ousseimi et met en valeur le savoir-faire libanais à travers des pièces de la maison Bokja, des créations du designer Hubert Fattal et des éléments en cuivre réalisés sur mesure par des artisans de Tripoli (Liban). L’enjeu n’était pas seulement d’ouvrir un restaurant, mais de recréer un univers cohérent, fidèle à l’esprit Liza.

Côté cuisine, l’approche reste la même : préserver l’essence de la gastronomie libanaise tout en l’adaptant légèrement aux produits disponibles et aux préférences locales. Les saveurs évoluent, mais l’identité demeure intacte. Après tout, si le public saoudien a souhaité accueillir Liza, c’est précisément pour découvrir ce mélange unique de tradition libanaise et d’élégance parisienne.

Le premier restaurant de Riyad, qui compte environ 150 couverts et dispose d’une belle terrasse, a ouvert ses portes récemment et connaît déjà un démarrage prometteur.

Pour les fondateurs, cette réussite repose en grande partie sur la qualité des partenaires locaux, capables d’opérer avec professionnalisme sur un marché qu’ils connaissent parfaitement. Mais c’est l’énergie humaine qui a particulièrement marqué Liza Asseily. L’ouverture lui a permis de découvrir une ville dynamique, animée par une nouvelle génération engagée et enthousiaste. Elle évoque une atmosphère d’ouverture, un public curieux et un véritable brassage social, reflet d’une métropole en pleine transformation.

La seconde adresse prévue dans le complexe Solitaire confirmera l’ancrage de la marque en Arabie saoudite. D’autres projets sont déjà en développement dans la région, tandis que la maison poursuit également son expansion à Paris avec de nouvelles initiatives.


Au carnaval de Rio, hommage vibrant et clivant à Lula en pleine année électorale

Le président brésilien Lula a eu droit dimanche soir à un défilé en son honneur au carnaval de Rio de Janeiro, sous les critiques de la droite à quelques mois du scrutin d'octobre. (AFP)
Le président brésilien Lula a eu droit dimanche soir à un défilé en son honneur au carnaval de Rio de Janeiro, sous les critiques de la droite à quelques mois du scrutin d'octobre. (AFP)
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  • Des cactus et des paysans pauvres pour représenter son enfance dans le Nord-Est rural, des ouvriers casqués illustrant son passé dans l'industrie métallurgique et le militantisme syndical...
  • C'est toute la trajectoire de Luiz Inacio Lula da Silva, 80 ans, revenu au pouvoir en 2023 après deux premiers mandats (2003-2010) et déjà candidat à sa succession, qui a été contée par Academicos de Niteroi

RIO DE JANEIRO: Une statue géante à son effigie qui salue la foule: le président brésilien Lula a eu droit dimanche soir à un défilé en son honneur au carnaval de Rio de Janeiro, sous les critiques de la droite à quelques mois du scrutin d'octobre.

Des cactus et des paysans pauvres pour représenter son enfance dans le Nord-Est rural, des ouvriers casqués illustrant son passé dans l'industrie métallurgique et le militantisme syndical...

C'est toute la trajectoire de Luiz Inacio Lula da Silva, 80 ans, revenu au pouvoir en 2023 après deux premiers mandats (2003-2010) et déjà candidat à sa succession, qui a été contée par Academicos de Niteroi, une des 12 principales écoles de samba de Rio.

Rendre hommage à des personnalités sur la célèbre avenue du Sambodrome, longue de 700 mètres, n'est pas rare. Mais c'est la première fois qu'un président en exercice y a droit. A tel point que l'opposition a dénoncé une campagne déguisée.

Lula et son épouse Rosangela "Janja" da Silva ont assisté au défilé depuis une tribune VIP au côté du maire de Rio, Eduardo Paes, un allié.

Ils ont dû goûter le spectacle.

Parmi les dizaines de milliers de spectateurs, ils étaient nombreux à chanter le leitmotiv de la chanson accompagnant le défilé: "Olé, olé, olé, ola, Lula, Lula!", qui n'est autre que l'inusable refrain de ses partisans.

De la lutte contre la faim à la défense des indigènes en passant par les programmes sociaux, c'est un manifeste de gauche que les chars flamboyants escortés de quelque 3.000 danseurs et percussionnistes ont donné à voir et à entendre.

"On n'est pas venus ici pour faire campagne mais pour célébrer l'histoire d'un ouvrier au Brésil", a expliqué à l'AFP Leonel Querino, un directeur des Academicos.

Le contexte politique n'a cependant rien d'anodin.

Face à un Lula déjà candidat, l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'Etat, a lancé dans la course son fils aîné, le sénateur Flavio Bolsonaro.

Et l'ancien chef d'Etat a été à son corps défendant la vedette d'un temps fort du défilé: un char allégorique le brocardait en clown affligé d'un bracelet électronique. Bozo (le clown) est l'un des sobriquets donnés par la gauche à Jair Bolsonaro.

"Mélanger carnaval et politique" 

Cela ne devrait pas calmer la fureur du camp conservateur: il voit depuis plusieurs jours dans le spectacle un acte de campagne alors que celle-ci ne démarre qu'en août.

Jeudi, le Tribunal supérieur électoral (TSE) a rejeté les demandes déposées par deux partis d'opposition visant à faire annuler le défilé.

Les magistrats ont toutefois averti qu'ils ne donnaient aucun "passe-droit" et qu'ils pourraient examiner d'éventuels manquements a posteriori.

Dans le camp Lula, la mise en garde a fait l'effet d'un coup de froid.

Vendredi, la présidence a appelé les responsables assistant au carnaval à s'abstenir de "déclarations susceptibles d'être qualifiées de propagande électorale anticipée".

Et le Parti des travailleurs (PT) de Lula a demandé de proscrire tenues ou banderoles à caractère politique.

Avant même le défilé, Flavio Bolsonaro avait partagé sur Instagram une vidéo faite par intelligence artificielle figurant un tout autre spectacle, dépeignant Lula en "voleur" s'enrichissant sur le dos des pauvres.

Venue au Sambodrome, Marcia Alves, une retraitée de 59 ans, n'est pas non plus aux anges. Elle ne prise guère Lula et estime qu'"il ne faut pas mélanger le carnaval et la politique", dit-elle à l'AFP.

Luena Holliday, une Brésilienne de 51 ans vivant en Angleterre, soutient pour sa part le président de gauche mais hésite: "Nous vivons un moment de grande division dans le pays".

Nelia Macedo, elle, ne cache pas sa joie: "Lula est une légende!", s'écrie cette professeure de 44 ans en chantant et dansant. "Nous allons carnavaliser la vie!"