Liban: le Hezbollah prêt à participer à nouveau aux réunions du gouvernement

Le silo à grains endommagé lors de l'explosion du port de Beyrouth en 2020. Les groupes du Hezbollah et d'Amal ont refusé d'assister aux sessions du cabinet dans le cadre d'un différend concernant le juge Tarek Bitar chargé de l'enquête sur l'explosion, l'accusant de partialité. (Reuters)
Le silo à grains endommagé lors de l'explosion du port de Beyrouth en 2020. Les groupes du Hezbollah et d'Amal ont refusé d'assister aux sessions du cabinet dans le cadre d'un différend concernant le juge Tarek Bitar chargé de l'enquête sur l'explosion, l'accusant de partialité. (Reuters)
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Publié le Samedi 15 janvier 2022

Liban: le Hezbollah prêt à participer à nouveau aux réunions du gouvernement

  • L'impasse politique a aggravé la crise économique qui frappe le pays depuis 2019 et qui a été classée par la Banque mondiale comme étant la pire au monde depuis 1850
  • Formé en septembre 2021 après 13 mois d'interminables tractations politiques, le gouvernement ne s'est pas réuni depuis le 12 octobre en raison de tensions autour de l'enquête sur l'explosion dévastatrice du 4 août 2020

BEYROUTH : Le Hezbollah et son allié, le mouvement Amal, ont annoncé samedi qu'ils étaient prêts à participer à nouveau aux réunions du gouvernement libanais, après plus de trois mois de blocage politique ayant aggravé la grave crise économique du pays. 

"Nous annonçons notre accord pour participer aux réunions du Conseil des ministres destinées à approuver le budget national et à discuter du plan de sauvetage économique et de tout ce qui concerne l'amélioration des conditions de vie des Libanais", ont affirmé les deux mouvements chiites dans un communiqué conjoint.

Formé en septembre 2021 après 13 mois d'interminables tractations politiques, le gouvernement ne s'est pas réuni depuis le 12 octobre en raison de tensions autour de l'enquête sur l'explosion dévastatrice du 4 août 2020 au port de Beyrouth (plus de 200 morts).

Pointées du doigt pour négligence criminelle, les autorités sont accusées par les familles des victimes et des ONG de vouloir torpiller l'enquête pour éviter des inculpations.

Les ministres du puissant Hezbollah pro-iranien et du mouvement Amal avaient notamment affirmé qu'ils boycotteraient les réunions du gouvernement jusqu'au remplacement du juge Tareq Bitar, chargé de l'enquête.

L'impasse politique a aggravé la crise économique qui frappe le pays depuis 2019 et qui a été classée par la Banque mondiale comme étant la pire au monde depuis 1850, avec une dépréciation inédite de sa monnaie et une paupérisation de la population.

Réagissant à l'annonce des deux mouvements chiites, le Premier ministre Najib Mikati a affirmé dans un communiqué qu'il "convoquera le Conseil des ministres pour une réunion dès qu'il recevra le projet de budget du ministère des Finances".

Le Hezbollah et le mouvement Amal ont indiqué que leur décision de participer aux réunions gouvernementales constituait une "réponse aux besoins des citoyens", citant "l'effondrement du taux de change de la livre libanaise, le déclin du secteur public, l'effondrement des revenus et du pouvoir d'achat" de la population.

Sur fond d'une inflation galopante, environ 80% de la population au Liban vit en dessous du seuil de pauvreté selon l'ONU et la monnaie locale a perdu plus de 90% de sa valeur sur le marché noir.


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.

 

 

 

 

 

 


Les États-Unis et l’Arabie saoudite signent un accord sur le nucléaire

L’Arabie saoudite et les États-Unis ont signé un accord de coopération dans le domaine de l’énergie nucléaire. (AFP/Archives)
L’Arabie saoudite et les États-Unis ont signé un accord de coopération dans le domaine de l’énergie nucléaire. (AFP/Archives)
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  • L’accord de coopération sur l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire « renforce la coopération entre les deux pays dans les domaines de l’énergie et des technologies avancées », selon le ministère saoudien de l’Énergie

RIYAD : L’Arabie saoudite et les États-Unis ont signé mercredi un accord de coopération portant sur l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, a annoncé le ministère saoudien de l’Énergie.

Cet accord, connu sous le nom d’« accord 123 », indispensable pour permettre à Washington de coopérer avec un autre pays dans le domaine nucléaire, a été officiellement signé par le ministre saoudien de l’Énergie, Abdulaziz ben Salmane, et le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright. La signature est intervenue en parallèle d’un « accord bilatéral de garanties », selon l’administration Trump.

Le ministère saoudien de l’Énergie a indiqué dans un communiqué que cet accord s’inscrit dans le prolongement du partenariat stratégique historique entre les deux pays. Il fait suite à l’annonce du prince héritier Mohammed ben Salmane, lors d’une visite aux États-Unis en novembre dernier, de la conclusion avec succès des négociations bilatérales sur la coopération dans les usages pacifiques de l’énergie nucléaire.

Selon le ministère, cet accord « renforce davantage la coopération entre les deux pays dans les domaines de l’énergie et des technologies avancées », notamment en facilitant les échanges d’expertise, de connaissances et de technologies. Il vise également à contribuer au respect des normes internationales les plus élevées en matière de sûreté nucléaire, de sécurité nucléaire et de non-prolifération.

« Ces accords reflètent l’engagement commun de nos deux nations à renforcer les relations commerciales entre les États-Unis et l’Arabie saoudite, à favoriser la prospérité sur nos territoires et à assurer la sécurité de nos alliés à l’étranger », a déclaré Chris Wright dans un communiqué.

— Avec des éléments de l’AP.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com