AlUla clôture avec succès sa première résidence d'artistes

L'extérieur de "Mabiti", la résidence d'artistes d'AlUla. (Photo fournie).
L'extérieur de "Mabiti", la résidence d'artistes d'AlUla. (Photo fournie).
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Publié le Vendredi 14 janvier 2022

AlUla clôture avec succès sa première résidence d'artistes

  • Après onze semaines d'explorations et d'expérimentations, le premier programme de résidence d'art AlUla s'est achevé avec succès ce week-end
  • Pendant trois jours d'ateliers ouverts, des œuvres d'artistes ont été exposées au Mabiti AlUla et dans la palmeraie environnante

ALULA, Arabie saoudite: Après onze semaines d'explorations et d'expérimentations, six artistes en résidence ont dévoilé leurs œuvres réalisées en trois jours d'ateliers ouverts dans l'oasis culturelle créée à Mabiti AlUla.

Sur le thème «L'oasis renaissante», les œuvres ont été inspirées par des collaborations avec des experts techniques et scientifiques et la communauté locale, notamment des artisans et des acteurs culturels, offrant aux artistes un aperçu dynamique de l'un des paysages les plus importants et les plus riches d'AlUla. Ces perspectives ont été régulièrement partagées avec le public tout au long de la résidence, à travers quatorze ateliers et conférences, sept programmes publics d’artistes, plus de douze visites de sites et plus de vingt interactions d'experts en onze semaines.

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L'intérieur de la résidence d'artistes. (Photo fournie).

Pour Jean-François Charnier, directeur scientifique de l’Agence française pour le développement d'AlUla (Afalula) et Arnaud Morand, responsable Création et Innovation ,cet événement est d’une grande importance.

«Nous sommes ravis de dévoiler les recherches et le travail des premiers artistes en résidence à AlUla. À travers une variété de supports et d'approches, main dans la main avec les experts et la communauté locale, ils offrent un regard neuf sur les initiatives de renouveau actuellement déployées dans l'oasis » ont-ils ainsi déclaré. Et d’ajouter, « nous appelons (NDLR: à travers ce programme) la création contemporaine à rendre hommage à la beauté et à l'importance d'AlUla tout en contribuant au développement de la destination à travers une intelligence spécifique à l'art.»

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AlUla Art Residency: les oeuvres exposées

  • Rappelant un passé qui semble désormais lointain, Thuraya, de Rashed al-Shashai, réfléchit aux liens entre notre présent – celui qui est censé être témoin de progrès scientifiques sans précédent – et les mondes anciens. Par une approche conceptuelle, l'installation in situ à grande échelle combine l'Histoire et la nomenclature des choses et les matériaux environnementaux de l'oasis que les habitants ont utilisés pour fabriquer des meubles pour la vie quotidienne.
  • L'Oasis est un oued élevé au ciel développé par Sara Favriau dans AlUla, qui revêt trois formes, trois étapes distinctes correspondant à trois moments liés: De petites sculptures, Les Petits Riens; une performance filmée, Un jour sans fin, et une installation, Ruban de Möbius. Ces trois formes interrogent la notion de jardin du désert, et en particulier d'oasis – notre planète est un vaste jardin, après tout, et les royaumes de l'humain et de l'animal ne font qu'un.
  • À travers un processus de localisation, de partage et de collecte de récits, Earth Readings, de Talin Hazbar, explore diverses relations entre le passé et le présent, l'imperceptible et le matériel, et se concentre sur les récits de cartographie et de marquage pour incarner la matérialité et le sens de la terre.
  • Explorant les mémoires individuelles, collectives et scientifiques, Peuplé de feuilles qui bougent, de Laura Sellies, est une installation mêlant sculptures, sons et textes. Ses structures métalliques qui font appel aux souvenirs invitent les visiteurs à écouter les voix de l'oasis: réelles ou fictives, interprétées ou enregistrées, voix de femmes et d'hommes, d'oiseaux, de chameaux, de vents, d'eau, de rochers et de sable.
  • On this Sacred Day, de Muhannad Shono, représente le rituel du catafalque, le cycle de mort et de renouveau dans l'oasis vivante. De la fumée qui s'élève, se dégagent des histoires d'allées et venues, de pertes et de souvenirs.
  • Analysant l'oasis comme un environnement maternel nourrissant la présence humaine à travers le temps, It's Not Early Anymore, de Sofiane Si Merabet, établit un parallèle entre le développement récent de l'oasis d'AlUla et l'excitation que suscitent les mariages. À la fois rythmés par les saisons et influencés par les actions humaines, l'idée de célébrations et le cycle de vie du palmier tel qu'observé dans l'oasis sont explorés dans cette installation multimédia.

Au cours des trois jours célébrant la clôture de la résidence d'artistes  AlUla, une programmation publique dynamique a permis la présentation du travail de six artistes confirmés, à travers leur création et leurs recherches, aux résidents d'AlUla et à la communauté d'experts, offrant ainsi un regard nouveau sur la façon de donner un souffle de vie à l'oasis et de s'assurer qu'elle est connectée à son histoire légendaire et à son futur héritage.

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Hegra, à AlUla. Photo fournie.

Soulignant dans ce cadre l’importance de la culture, Nora Aldabal, directrice des arts et de la planification créative de la Royal Commission of AlUla (RCU), a affirmé que « la culture est indispensable à notre qualité de vie ». Avec AlUla Art Residency, « nous créons avec succès un environnement qui soutient la créativité, libérant de nouvelles formes d'expression inspirantes qui interagiront avec les résidents d'AlUla. Les programmes de résidence artistique d'AlUla qui se fondent dans le paysage et ses environs, sont un aspect phare de l'effort à long terme qui vise à favoriser une industrie créative florissante et une économie culturelle à AlUla, marquant le début d'une destination inspirée et construite par et pour les artistes et les professionnels des arts. C'est un prolongement de l'héritage d'AlUla en tant qu'oasis vivante pour l'art.»

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«C'est un prolongement de l'héritage d'AlUla en tant qu'oasis vivante pour l'art.» Photo fournie.

Les œuvres finales des artistes engagés seront exposées au public lors du festival AlUla Arts du 13 au 26 février 2022.

 

Le programme de la résidence d'art: «Renaissance de l’oasis»

Afin de célébrer la clôture de la première résidence d’artistes d’AlUla, trois journées de programmes spéciaux sur place, ont lieu du mercredi 12 au vendredi 14 janvier 2022. 

Durant ces trois jours, les visiteurs et les invités pourront interagir avec les six artistes en résidence, les experts et la communauté d’AlUla. Ils découvriront les travaux en cours, les installations et les expériences de ce premier groupe de résidents autour du thème «Renaissance de l’oasis». 

Des tables rondes et des visites sont organisées dans le cadre de l’événement de clôture. Des experts de diverses disciplines de recherche donneront également des présentations guidées à AlUla. 

  • Mercredi 12 janvier 2022 

19h30 

Introduction par les principaux intervenants, suivie d’une présentation guidée des œuvres d’art et d’un dîner barbecue. 

  • Jeudi 13 janvier 2022 

11h00-13h00 

Atelier – Lectures de la Terre avec Talin Hazbar 

Dans le prolongement de son projet intitulé «Lectures de la Terre», Talin Hazbar expliquera le processus de documentation qu’elle a développé pendant sa résidence, en s’inspirant des matériaux d’AlUla et en collaboration avec les locaux. Les participants sont invités à apporter des matériaux naturels provenant d’un lieu spécifique auquel ils se sentent liés, et à en partager la signification, les histoires et l’emplacement. Cet atelier permettra également aux participants de créer leur propre interprétation d’AlUla inspirée par les matériaux contribuant collectivement au projet de l’artiste. 

L’atelier est limité à quinze participants. Pour s’inscrire, contacter le +966 50 710 2728. 

15h00-16h30 

Table ronde – L’oasis réaménagée 

Cette table ronde animée par l’artiste en résidence Rached AlShashai et le créateur Nawaf al- Nassar, modérée par l’artiste et photographe Omar AlBraik, analysera l’oasis en tant qu’objet de connaissance et source de connexion et de culture par les communautés locales dans le domaine des arts traditionnels et de la création contemporaine. 

15h45-18h15 

Table ronde – L’oasis réimaginée 

Animée par l’artiste en résidence Laura Sellies et la chercheuse Dr Hanadi Abokadejah, modérée par l’artiste en résidence Sofiane Si Merabet, cette discussion portera sur les histoires de l’oasis transmises à travers les générations qui sont devenues la mémoire vivante de ce paysage légendaire. 

18h30-20h00 

Table ronde – L’histoire de l’oasis retracée 

L’artiste en résidence Talin Hazbar et le propriétaire de Mabiti AlUla, Salmane al-Shammari, discuteront des différentes manières de retracer l’histoire d’AlUla. Comment le fait de collecter, de documenter, et d’échanger avec la communauté locale peut-il contribuer à la préservation de l’histoire passée et présente? La table ronde sera modérée par l’artiste Rached AlShashai. 

  • Vendredi 14 janvier 2022 

13h30-15h00 

Table ronde – L’oasis renouvelée 

Cette table ronde, animée par l’artiste en résidence Sofiane Si Merabet, l’écrivain et chercheur Dr Abdallah Nassif et la conteuse Magboula Shouweikan, portera sur les traditions de l’oasis, notamment celles qui tournent autour des célébrations et des mariages. Les participants discuteront de l’évolution de ces traditions dans le contexte d’AlUla: comment ces traditions se maintiennent et se renouvellent-elles dans un monde en pleine mutation? 

15h15-16h45 

Table ronde – L’oasis reconsidérée 

Cette discussion entre l’artiste en résidence Sara Favriau et Youssra al-Anesi de la Prince’s Foundation School of Traditional Arts portera sur la manière dont l’intuition peut guider l’exploration d’un nouvel environnement et le développement d’un processus créatif. Cette discussion sera modérée par l’artiste en résidence Talin Hazbar. 

17h00-19h00 

Table ronde – Renaissance de l’oasis 

Cette table ronde qui clôturera l’événement réunira tous les artistes en résidence pour une discussion sur la première édition de la résidence d’artistes d’AlUla et son impact sur leur processus créatif et leur production. La conférence sera modérée par Arnaud Morand, responsable de l’innovation et de la création chez Afalula.


A Paris, Matisse à travers les portraits de sa fille et complice Marguerite

De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille. (AFP)
De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille. (AFP)
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  • Ce "regard d'un père" (sous-titre de l'exposition intitulée "Matisse et Marguerite") sur l'enfant née en 1894 d'une relation éphémère avec un modèle est tendre et complice, comme en témoignent la centaine de tableaux, dessins, gravures et sculptures
  • Nombre d'entre eux sont des prêts exceptionnels de musées et collections privées de France mais aussi des Etats-Unis, de Suisse et du Japon, parmi lesquels "des dessins rarement, si ce n'est jamais montrés au public", selon le musée

PARIS: Deux grands yeux en amande et un éternel ruban noir masquant la cicatrice d'une trachéotomie: les portraits de Marguerite, fille aînée d'Henri Matisse, sont au coeur d'une rare exposition qui s'ouvre vendredi au musée d'art moderne de Paris.

Ce "regard d'un père" (sous-titre de l'exposition intitulée "Matisse et Marguerite") sur l'enfant née en 1894 d'une relation éphémère avec un modèle est tendre et complice, comme en témoignent la centaine de tableaux, dessins, gravures et sculptures montrés.

Nombre d'entre eux sont des prêts exceptionnels de musées et collections privées de France mais aussi des Etats-Unis, de Suisse et du Japon, parmi lesquels "des dessins rarement, si ce n'est jamais montrés au public", selon le musée.

De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille.

"Après avoir été la 'gosse de l'atelier', Marguerite est devenue la secrétaire artistique de son père", poursuit Mme Monod-Fontaine devant un tableau fauve qui représente Marguerite enfant, penchée sur un livre, dans le premier atelier de l'artiste à Paris.

Plus tard, elle deviendra aussi son agent et son intermédiaire avec les collectionneurs dans la capitale française, tout en supervisant l'impression de ses gravures.

Chronologique, l'exposition propose un regard en miroir père-fille qui suit le parcours de l'artiste du fauvisme (1905-1907) jusqu'à 1945, en passant par les tableaux radicaux (1910-1917) et la période niçoise (1920-1925).

Cicatrice 

Parmi les pépites, "Marguerite au Chat noir", aux couleurs irréelles et aux formes simplifiées d'icône, "sera présenté dans toutes les grandes expositions internationales dans les années 1910, juste après ses grands tableaux de la musique et de la danse, qui choquent", souligne Charlotte Barat-Mabille.

A ses côtés, un autre portrait sur fond ocre "donné à Picasso, qui l'a toujours gardé dans son atelier, en échange d'une nature morte cubiste", souligne Mme Monod-Fontaine. Ils se considèrent chacun comme le principal interlocuteur de l'autre", ajoute-t-elle.

Jusqu'en 1920 et deux opérations salvatrices, Marguerite porte autour du cou un ruban noir. Parfois agrémenté d'un bijou, "il cache une cicatrice laissée par une trachéotomie subie à l'âge de sept ans, suite à une diphtérie, et qui l'a considérablement fait souffrir", explique la commissaire.

Intitulé "Le Thé", un rare grand format horizontal la représente en 1919, juste avant qu'elle ne se sépare définitivement de ce ruban. La jeune femme apparait assise avec une amie dans le jardin de la maison d'Issy-les-Moulineaux (banlieue parisienne), où le peintre, son épouse, leurs deux fils et elle ont emménagé en 1909 et où Matisse fera construire un grand atelier.

Un autre portrait peint à Étretat (Normandie, dans l'ouest de la France) la montre les yeux clos, se reposant après son opération.

Suivent des paysages et intérieurs niçois où l'on voit Marguerite déguisée en odalisque ou contemplant le carnaval, nimbée de couleurs vives et d'une joie de vivre retrouvée. Ou des portraits en manteau écossais signé par le styliste Paul Poiret rappelant son intérêt pour la mode.

La fille de Matisse s'essaiera d'ailleurs au stylisme ainsi qu'à la peinture avec un certain succès, comme le montrent une robe de sa création et quelques-uns de ses tableaux.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, celle-ci sera agent de liaison de la Résistance. Arrêtée à Rennes (ouest), elle sera torturée et échappera de justesse à la déportation en Allemagne nazie en août 1944.

A son retour, elle a 50 ans. Son père, qui vit à Vence (sud-est), recommence à dessiner à coups de traits minimalistes son visage familier, qui s'est assombri.

Il dessine aussi son petit-fils, Claude, né de l'union de Marguerite avec l'essayiste et critique d'art Georges Duthuit, épousé en 1923.


À Médine, l'âme trouve son salut dans la culture et la spiritualité

L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
 Moatassem (à gauche), fondateur de Madinah Retreats, et Waleed (à droite), partenaire de Madinah Retreats, photographiés à Siwa, en Égypte. (Photo Fournie)
Moatassem (à gauche), fondateur de Madinah Retreats, et Waleed (à droite), partenaire de Madinah Retreats, photographiés à Siwa, en Égypte. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
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  • Un changement de paradigme mêle pratiques de bien-être, expéditions culturelles et expériences spirituelles.
  • M. Al-Bitar a déclaré à Arab News : « Chaque retraite que nous concevons commence par des intentions et des objectifs clairs, complétés par une histoire et un thème qui correspondent à une destination particulière.

DJEDDAH : Dans l'enceinte sacrée de Médine, l'un des sites les plus sacrés de l'islam, une nouvelle expérience de bien-être axée sur la culture propose un voyage qui intègre la spiritualité, la culture et le patrimoine.

L'inspiration derrière Madinah Retreats vient de l'expérience du fondateur, Moatassem Al-Bitar, dans l'industrie du bien-être et du tourisme spirituel en Arabie saoudite et au-delà.

Reconnaissant les principales lacunes des modèles de retraite traditionnels et tirant parti de la vision touristique de l'Arabie saoudite, il a imaginé un changement de paradigme mêlant pratique moderne de bien-être, expéditions culturelles et expériences spirituelles en un seul et même voyage. ***

Rehbah, où s'est tenue la première retraite de bien-être à Médine en 2024. (Photo Fournie)
Rehbah, où s'est tenue la première retraite de bien-être à Médine en 2024. (Photo Fournie)

Fort d'une expérience en tant que responsable du changement de culture d'entreprise et de l'engagement des personnes, M. Al-Bitar a organisé plus de 50 retraites en Arabie saoudite, en Égypte et aux États-Unis, auxquelles ont participé plus de 400 personnes.

Sa formation universitaire couvre divers domaines, notamment le comportement organisationnel, la spiritualité islamique et les études interculturelles.

Officiellement lancée en 2024 après cinq ans de préparation, l'initiative a tenu sa deuxième retraite, sur le thème « L'arrivée », au début de cette année à Médine. 

FAITS MARQUANTS

- Madinah Retreats est le fruit de l'expérience de son fondateur, Moatassem Al-Bitar, dans les secteurs du bien-être et du tourisme spirituel en Arabie saoudite et ailleurs.

- Elle associe des pratiques modernes de bien-être, des expéditions culturelles et des expériences spirituelles en un seul et même voyage.

M. Al-Bitar a déclaré à Arab News : « Chaque retraite que nous concevons commence par des intentions et des objectifs clairs, complétés par une histoire et un thème qui correspondent à une destination particulière.

Les retraites sont animées par un collectif de facilitateurs qui travaillent ensemble à la réalisation d'une intention unifiée, garantissant ainsi une expérience équilibrée et immersive. »

« L'un de nos principaux objectifs est de promouvoir différentes destinations en Arabie saoudite qui sont parfaitement idéales pour des expériences centrées sur le bien-être, en plus de leur caractère incomparable d'enrichissement culturel », a déclaré M. Al-Bitar.

« Nous cherchons à nous associer à des initiatives gouvernementales pertinentes et à des entités qui réalisent la Vision 2030 du Royaume pour le tourisme de bien-être et les expériences exceptionnelles. »

M. Al-Bitar a expliqué que chaque retraite est structurée autour de trois piliers fondamentaux : la spiritualité (pratiques méditatives et réflexion intérieure), la culture (visites de sites patrimoniaux, récits traditionnels et expériences locales) et le bien-être (pratiques basées sur le mouvement, exercices de pleine conscience et aliments curatifs).

En intégrant ces éléments dans les programmes quotidiens, Madinah Retreats propose un voyage adapté aux besoins des participants et constitue une « philosophie de l'enracinement, de la réalité et de la richesse ».

Les retraites s'adressent aux individus et aux groupes qui recherchent une véritable transformation de leur bien-être, une connexion spirituelle et un enrichissement culturel. Elles offrent un espace sûr et accueillant où les participants sont respectés dans leur cheminement unique vers la guérison.

Les récits culturels constituent également un élément essentiel, permettant aux participants d'explorer la sagesse cachée de chaque site et de comprendre les traditions locales et les pratiques historiques.

Aucune expérience préalable de la méditation ou des pratiques de bien-être n'est requise, ce qui rend les retraites accessibles à tous.

En hommage à ses racines égyptiennes, Al-Bitar étend les retraites à Siwa, en Égypte.

Médine, capitale spirituelle de l'islam, est connue sous le nom de « ville illuminée ». Elle offre une atmosphère de paix et de rajeunissement, et sa topographie et son climat diversifiés la rendent idéale pour une guérison basée sur la nature.

« Médine est largement reconnue comme une destination où le cœur est en paix, le corps rajeuni, l'esprit éclairé et l'âme enrichie », a déclaré M. Al-Bitar. « Le développement rapide de la ville et sa reconnaissance en tant que destination touristique mondiale de premier plan renforcent encore son attrait.

Les retraites à Médine se déroulent généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. Les participants visitent des sites culturels et historiques, explorent la scène sociale dynamique de la ville et découvrent la cuisine locale, l'art contemporain et les traditions de la communauté.

« Pendant la retraite, nous proposons la méditation, le travail sur la respiration, l'auto-réflexion, le yoga, le tai-chi et d'autres thérapies somatiques, l'expression créative comme outil de guérison, ainsi que des repas nourrissants d'origine locale », a ajouté M. Al-Bitar.

Les pratiques somatiques guidées par des animateurs experts favorisent la prise de conscience du corps et le bien-être général.

M. Al-Bitar a déclaré : « Le contact avec la nature et les animaux a des effets thérapeutiques avérés. Les retraites de Médine intègrent des thérapies basées sur la nature et les chevaux pour aider les participants à se reconnecter à leur disposition d'origine, ce qui constitue une forme irremplaçable de guérison. »

L'oasis de Siwa, nichée dans un paysage désertique à couper le souffle, se caractérise par de vastes dunes, des affleurements calcaires saisissants et des caractéristiques géomorphologiques distinctives qui renforcent son attrait en tant que destination touristique.

« L'expansion à Siwa, en Égypte, a été inspirée par la tradition de réconciliation de l'oasis, vieille de 160 ans - l'Aïd El-Solh, une célébration de l'harmonie », a déclaré M. Al-Bitar.

« Les éléments curatifs naturels de Siwa, tels que les lacs salés, les sources d'eau chaude et les paysages luxuriants, reflètent de nombreuses qualités réparatrices de Médine. »

M. Al-Bitar a ajouté que Madinah Retreats explorera également les joyaux cachés du Royaume en organisant des retraites à Abha, Aseer, Al-Ahsa et dans d'autres lieux riches en nature curative et en patrimoine culturel.

Les prix des retraites vont de 5 000 SR (1 333 $) à 10 000 SR, en fonction de la destination, du programme, des animateurs, du transport et de l'hébergement.

Madinah Retreats applique un modèle de collaboration en s'associant à des prestataires de services, des animateurs et des experts locaux pour offrir une expérience qui reste fidèle à l'essence culturelle de chaque destination.

M. Al-Bitar a déclaré : « Notre contenu s'adresse à des personnes de tous horizons. Notre programme est spacieux et offre suffisamment de temps pour des pratiques autoguidées. Notre mode de diffusion est strictement non intrusif. »

Les participants quittent les retraites de Médine en se sentant « transformés, enrichis et connectés à leur moi le plus authentique ».

M. Al-Bitar a déclaré que l'expérience incarnait une profonde sagesse : « Vous pensez être une petite entité, mais en vous se trouve l'univers tout entier. »

Madinah Retreats propose également un modèle de retraite personnalisé pour les entreprises et les équipes, ainsi que des visites complémentaires telles que des expéditions à AlUla.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Les chameliers de Tabuk célèbrent l'Aïd au rythme d'Al-Hijini

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
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  • Le tempo des vers s'aligne sur les pas réguliers des chameaux, créant un mélange harmonieux de mots et de mouvements.
  • - Traditionnellement interprété en solo, Al-Hijini est souvent chanté de manière communautaire lors des célébrations.

TABOUK :  l'Aïd est une fête radieuse, imprégnée du parfum de la terre, du souvenir des ancêtres et de traditions profondément enracinées, transmises avec fierté d'une génération à l'autre.

Ici, où les sables s'étendent à l'infini, les chameliers connus sous le nom de hajjanah forment des processions majestueuses, offrant leurs salutations aux habitants tout en chantant Al-Hijini, une poésie qui fait vibrer le cœur, des histoires de fierté, d'amour et de loyauté, préservant ainsi l'âme du désert. 

Al-Hijini est profondément lié à la culture bédouine et sert de moyen d'expression des émotions. (SPA)
Al-Hijini est profondément lié à la culture bédouine et sert de moyen d'expression des émotions. (SPA)

Chez les habitants de Tabouk, les coutumes empreintes d'authenticité et de dignité prennent vie lors des vibrantes célébrations de l'Aïd.

Ce sont un mélange d'héritage et de vie contemporaine, ancrés dans le rythme nomade du désert. Les chameaux, spécialement parés pour l'occasion, jouent un rôle central dans les festivités ; les cavaliers s'élancent à travers les sables en chantant joyeusement des vers traditionnels.

La poésie Al-Hijini tire son nom des chameaux bien dressés utilisés pour la chevauchée et la course. Les cavaliers récitent des vers lyriques qui abordent divers thèmes de la vie, souvent axés sur le patriotisme et la romance. Le rythme correspond aux pas réguliers des chameaux, créant un mélange harmonieux de mots et de mouvement. 

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini remonte le moral et apaise la solitude des voyageurs et des caravanes du désert. Il est profondément lié à la culture bédouine, servant de moyen d'expression des émotions, d'enregistrement des expériences quotidiennes, de transmission de la sagesse et de préservation des proverbes ancestraux.

Traditionnellement interprété en solo, Al-Hijini devient souvent un chant communautaire lors de célébrations telles que l'Aïd, la récitation collective reflétant l'unité et la solidarité des communautés du désert de Tabouk.***

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com