PARIS: Un mois après sa sortie, « Spider-Man: No Way Home », dernier épisode en date des aventures de l'homme-araignée, reste fermement cramponné à la tête du box-office français, cumulant plus de 6 millions d'entrées, selon les chiffres de CBO Box Office publiés mercredi.
Le troisième opus des aventures du super-héros new-yorkais a rassemblé un peu plus de 500 000 spectateurs pour sa quatrième semaine d'exploitation.
Le film, premier de l'ère Covid à avoir récolté plus de un milliard de dollars en Amérique du Nord et à l'international depuis sa sortie, a apporté une bouffée d'oxygène à une industrie du cinéma qui peine à se remettre du coup terrible porté par la pandémie.
A la deuxième place se hisse la comédie dramatique « En attendant Bojangles » signée Régis Roinsard, adaptation du roman à succès d'Olivier Bourdeaut, incarnée par le duo d'acteurs Virginie Efira et Romain Duris.
Le film fait son entrée sur le podium dès sa première semaine d'exploitation avec plus de 200 000 entrées, détrônant le film d'animation « Tous en Scène 2 », relégué à la troisième place.
Viennent ensuite « The King's man: Première mission » (202 028 entrées) et « Matrix Resurrections », qui peine à franchir le million d'entrées après trois semaines d'exploitation.
1. « Spider-Man: No Way Home »: 516 117 entrées (6 134 069 entrées en 4 semaines) - 938 copies
2. « En attendant Bojangles » : 228 476 entrées (nouveauté) - 538 copies
3. « Tous en scène 2 »: 214 864 entrées (2 002 446 entrées en 3 semaine) - 923 copies
4. « The King's man: Première mission: 202 028 entrées (en 2 semaines ) - 402 copies.
5. « Matrix Resurrections » : 120 768 entrées (857 236 entrées en 3 semaines) - 594 copies
La demi-finale a démarré à 21H00 (19H00 GMT) avec, outre Israël, le Monténégro, l'Estonie, la Géorgie, le Portugal, Saint-Marin, la Croatie, la Suède, la Pologne, la Belgique, la Lituanie, la Serbie, la Finlande, la Moldavie et la Grèce.
Alors que ces 15 pays candidats foulent la scène de la Stadthalle à Vienne, les groupes audiovisuels publics de l'Espagne, de l'Irlande et de la Slovénie ont annoncé qu'ils ne diffuseront pas le plus grand télécrochet mondial, qualifié de "cirque" par le groupe slovène RTV.
Les trois pays ont décidé de ne pas envoyer de candidat en raison de la présence d'Israël à qui ils reprochent la conduite de la guerre à Gaza en représailles à l'attaque le 7 octobre 2023 du mouvement islamiste palestinien Hamas sur son sol.
Tout comme l'Islande et les Pays-Bas, qui en revanche diffuseront l'événement auquel 35 pays au total prennent part.
Lors de la seconde demi-finale le 14 mai, l'Albanie, le Danemark, l'Arménie, la Roumanie, Chypre, la Suisse, la Norvège, l'Azerbaïdjan, le Luxembourg, Malte, la Bulgarie, l'Australie, l'Ukraine, la République tchèque et la Lettonie tenteront leur chance.
Les points des jurys seront combinés aux résultats d'un vote du public, pour déterminer les dix chansons qualifiées lors de chaque demi-finale.
Ces 20 chansons rejoindront les titres présélectionnés de l'Autriche, gagnante de l'année dernière à Bâle, en Suisse, et qualifiée d'office pour la finale samedi.
La France, l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni viennent automatiquement compléter le tableau, en raison de leur statut de principaux contributeurs financiers.
Cercueils
Le député français Thomas Portes (gauche radicale) a aussi évoqué l'Eurovision mardi en conférence de presse à l'Assemblée nationale à Paris.
"Laisser Israël sur la scène de l'Eurovision n'est pas neutre", a-t-il déclaré. "C'est laisser faire, c'est banaliser les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité".
Quelques dizaines de militants propalestiniens ont déposé des cercueils dans le centre de la capitale autrichienne pour protester contre la participation d'Israël.
"Bien sûr, la musique devrait être quelque chose d'universel. La musique devrait rassembler les gens, mais pas de cette manière", a déclaré à l'AFP Karin Spindlberger, une manifestante de 67 ans.
Pour Martin Green, le directeur de l'Eurovision, "c'est très sain que deux points de vue puissent s'exprimer simultanément dans la même ville".
"Chacun respecte l’espace de l’autre, l'Autriche étant un pays qui permet à chacun d'exprimer son point de vue, et je pense qu'elle peut en être très fière", a-t-il déclaré mardi en conférence de presse.
Amichai Chikli, le ministre israélien des Affaires étrangères, s'est inquiété lundi dans un communiqué d'une "forte poussée, coordonnée, de discours antisémites et anti-israéliens autour de l'Eurovision 2026".
"J'ai donné instruction d'élargir la surveillance et les alertes en temps réel", a-t-il ajouté.
Boy George
Parmi les favoris du concours, le candidat israélien Noam Bettan, chante en hébreu, français et anglais. Sa vidéo a été vue 3,4 millions de fois sur la chaîne YouTube officielle de l'Eurovision, une performance bien au-dessus de la moyenne.
La Finlande et la Grèce devraient aussi passer l'étape de ces demi-finales comme une formalité.
Akylas Mytilineos, le candidat envoyé par Athènes, 27 ans, raconte avoir dû faire de la musique dans la rue pour payer les factures.
Il se définit comme queer et sa chanson, "Ferto", soit "Ramène ça!", est un morceau électro-pop sur la cupidité et la quête de richesse matérielle.
Interrogés par l'AFP dimanche, Linda Lampenius et Pete Parkkonen, les candidats de la Finlande, n'ont pas semblé stressés par leur statut de chouchous des parieurs.
"Le ressenti doit venir du cœur", explique ce duo composé d'une violoniste de 56 ans et d'un chanteur de 36 ans qui fait mouche avec un titre, "Liekinheitin", "Lance-flamme", interprété en finnois.
Boy George, star des années 1980, va faire une apparition lors du passage de la chanteuse Senhit, qui représente Saint-Marin.







