Une femme juive soupçonnée d’antisémitisme par le Parti travailliste britannique menace de le poursuivre en justice

Diana Neslen a été accusée d'antisémitisme pour des Tweets qu'elle a publiés sur Israël et sur le sionisme. (Photo Twitter)
Diana Neslen a été accusée d'antisémitisme pour des Tweets qu'elle a publiés sur Israël et sur le sionisme. (Photo Twitter)
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Publié le Mardi 21 décembre 2021

Une femme juive soupçonnée d’antisémitisme par le Parti travailliste britannique menace de le poursuivre en justice

  • Diana Neslen, âgée de 82 ans, a fait l'objet d'une enquête pour antisémitisme à trois reprises en trois ans
  • Elle s’estime victime de discrimination en raison de ses opinions antisionistes

LONDRES: Une femme juive britannique, entrée en conflit avec le Parti travailliste britannique en raison de ses opinions antisionistes, menace d'intenter une action en justice contre ce dernier.

Diana Neslen, âgée de 82 ans, estime que le Parti l'a illégalement discriminée sur la base de sa prise de position à ce sujet.

Elle fait actuellement l'objet d'une enquête de la part du Parti travailliste pour la troisième fois en trois ans.

Juive pratiquante, Neslen a été accusée d'antisémitisme en raison de Tweets qu’elle a publiés et qui critiquent Israël et le sionisme.

Ses avocats ont commencé par envoyer une lettre au Parti travailliste dans laquelle ils affirment que l’enquête dont leur cliente fait l’objet est injustifiée et disproportionnée dans la mesure où elle ne repose que sur le Tweet suivant, qui date de 2017: «L'existence de l'État d'Israël est une entreprise raciste et je suis une juive antiraciste.»

Ils affirment que l'antisionisme est une croyance philosophique protégée par la loi britannique et que Neslen a été «soumise par le Parti à une discrimination et à un harcèlement liés à sa croyance philosophique protégée.»

Elle s’est confiée en ces termes au journal The Guardian: «Je me rappelle avoir pensé, à la fin de la guerre: “Pourquoi les Allemands n’ont-ils rien fait?” Quand une injustice est commise en votre nom, vous ne pouvez pas fermer les yeux. C'est pourquoi je me sens très forte.»

«Le Parti travailliste n'a aucune idée, à mon avis, de ce qu'est l'antisémitisme. Mon fils a été attaqué par une personne très influente du BNP [le Parti national britannique], qui a été emprisonnée pendant trois ans. Je me souviens d’avoir décroché le téléphone et d’avoir subi des menaces de mort de la part du BNP. Les gens qui n'ont jamais connu l'antisémitisme n'ont aucune idée de ce que cela signifie, et de ce que cela signifie pour un Juif d'être reconnu coupable d'antisémitisme.»

Le Parti travailliste a depuis longtemps été accusé d'antisémitisme systémique. En 2018, il a adopté la définition de l'antisémitisme de l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste (IHRA), qui comprend notamment la phrase suivante: «Refuser au peuple juif son droit à l'autodétermination, par exemple en prétendant que l'existence de l'État d'Israël est une entreprise raciste.»

L'élection de sir Keir Starmer, en 2020, a entraîné de nouvelles mesures répressives contre l'antisémitisme qui régnerait dans les rangs du Parti.

Neslen est membre du groupe Jewish Voice for Labour (organisation créée en 2017 pour les membres juifs du Parti travailliste, NDLR). Ce dernier affirme connaître quarante-deux membres juifs du Parti, dont deux sont décédés depuis, qui ont fait ou font face à des mesures disciplinaires liées à des allégations d'antisémitisme. Le groupe estime que plus de cinq fois plus de membres travaillistes juifs (par rapport aux non-juifs) ont fait l'objet de plaintes pour antisémitisme.

Neslen a déclaré qu'elle poursuivrait en justice le Parti travailliste s'il ne s'excusait pas et s’il ne s'engageait pas à renoncer à des investigations contre elle au sujet de ses convictions.

Le Parti travailliste n'a pas répondu aux lettres de ses avocats et n'a pas réagi à une demande de commentaire de la part de The Guardian.

 Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.