Mélenchon ressort «L'Avenir en commun», bible de LFI pour 2022

Le leader du parti français de gauche La France Insoumise (LFI) et candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Melenchon présente son programme «L'Avenir en commun» lors d'une conférence de presse au siège du mouvement à Paris, le 8 novembre 2021. (Photo, AFP)
Le leader du parti français de gauche La France Insoumise (LFI) et candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Melenchon présente son programme «L'Avenir en commun» lors d'une conférence de presse au siège du mouvement à Paris, le 8 novembre 2021. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 17 novembre 2021

Mélenchon ressort «L'Avenir en commun», bible de LFI pour 2022

  • Les Insoumis organisent ce weekend une grande distribution des 60 000 exemplaires déjà tirés, vendredi devant les universités, et samedi et dimanche dans toute la France
  • Un ancien cadre de LFI dénonce la «sacralité de l'AEC, programme qui serait intouchable, empêchant de s'entendre avec le reste de la gauche», dont les sept candidatures ne totalisent qu'un quart des intentions de vote selon les sondages

PARIS : "Planification écologique", "protectionnisme solidaire", "VIe République": le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon, "L'Avenir en commun" (AEC), sort jeudi légèrement remanié par rapport à 2017, signe de la confiance inaltérable, et parfois décriée, du candidat LFI en ses idées.

"Vous allez voir, toutes les idées qu'ils vont sortir dans les prochaines semaines auront été dans l'AEC depuis 2017", claironnait récemment devant la presse le chef des Insoumis à propos des autres candidats de gauche.

Le droit de vote dès 16 ans proposé par sa concurrente socialiste Anne Hidalgo? L'Insoumis rappelle qu'il le défend depuis de nombreuses années. La volonté déclarée de l'écologiste Yannick Jadot de "réindustrialiser le pays"? Il l'adoube, en remarquant que "le discours de M. Jadot évolue vers des positions beaucoup plus proches des nôtres".

"On revendique la continuité, la base très forte de ce programme vendu en 2017 à 360 000 exemplaires", et "dont on est fiers", explique à l'AFP la coordinatrice du programme Clémence Guetté.

La convocation d'une assemblée constituante pour fonder une VIe République plus parlementaire, la planification étatique de la "bifurcation écologique", "le partage des richesses" obtenu grâce à une taxation accrue des salaires supérieurs à 4 000 euros, la retraite à 60 ans: autant de piliers du programme de 2017 qui sont repris pour 2022, rassemblés dans un livre vendu trois euros en ligne et dans les librairies .

Mais Clémence Guetté et ses équipes ont procédé à un patient travail d'actualisation et d'approfondissement, s'appuyant notamment sur les propositions de loi des 17 députés. "Le degré de précision et le caractère opérationnel sont plus forts", se félicite Mme Guetté.

Le programme, aux 84 mesures-clé et 690 propositions au total, est ainsi davantage fourni sur l'égalité femmes-hommes (salaires, lutte contre les violences, parité), la planification écologique (200 milliards d'investissements sur des "grands chantiers" de transports, d'énergie et agricoles, la protection des "biens communs comme l'eau"...) ou encore les outre-mers.

«Petit livre rouge»

Le thème de l'Union européenne connaît aussi un changement important, même si les Insoumis le souhaitent discret. Il ne s'agit plus de menacer l'UE de sortie de la France en cas de refus de ses pays membres de réviser les traités, jugés trop contraignants, pour les investissements publics notamment.

Les Insoumis proposent désormais un "opt-out", c'est-à-dire la désobéissance aux traités sur des points stratégiques.

Visuellement, quand la couverture de la version 2017 jouait la sobriété d'un manuel pratique, faisant la part belle au logo insoumis, celle de 2022 arbore un portrait de Jean-Luc Mélenchon regardant frontalement l'électeur, tout sourire, en veste et col roulé noirs.

Preuve que La France insoumise s'appuie sur la notoriété de son fondateur et leader. "Il y a une énorme hypocrisie, un déni collectif chez les Insoumis, qui prétendent voter pour un programme et non pour une personne", sourit un ancien cadre de LFI.

"Mettre autant en avant le programme, pour dire que ce sont les idées qui sont importantes", est une manière de répondre au "reproche qu'on serait une armée de petits soldats de Mélenchon", confie Merlin, militant LFI parisien de 21 ans. 

Il conçoit qu'on puisse, sur le plan symbolique, "comparer l'Avenir en commun avec le petit livre rouge de Mao ou le manifeste du Parti communiste". Mais "c'est l'un des programmes les plus complets", assure-t-il.

Pour sa part, l'ancien cadre de LFI dénonce la "sacralité de l'AEC, programme qui serait intouchable, empêchant de s'entendre avec le reste de la gauche" - dont les sept candidatures ne totalisent qu'un quart des intentions de vote selon les sondages.

Les Insoumis organisent ce weekend une grande distribution des 60 000 exemplaires déjà tirés, vendredi devant les universités, et samedi et dimanche dans toute la France.


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Short Url
  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Short Url
  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
Short Url
  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.