La Commission royale pour AlUla inaugure un institut de langues

La diversité des langues proposées à l’institut met en évidence le désir de la RCU d’accueillir des touristes des quatre coins de la planète. (Fourni)
La diversité des langues proposées à l’institut met en évidence le désir de la RCU d’accueillir des touristes des quatre coins de la planète. (Fourni)
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Publié le Mercredi 03 novembre 2021

La Commission royale pour AlUla inaugure un institut de langues

  • Grâce à ce nouvel institut, la Commission royale pour AlUla (RCU) vise à développer les compétences des jeunes de la ville en matière de communication
  • L’institut soutiendra le programme de bourses d’études d’AlUla lancé par la RCU, préparant ainsi les candidats à rejoindre les universités et les instituts d’enseignement les plus prestigieux du monde

DJEDDAH: C’est en arabe, en chinois, en anglais, en français et en nabatéen – la langue parlée dans ce lieu il y a des milliers d’années – que les habitants d’AlUla accueilleront les touristes du monde entier.

La Commission royale pour AlUla (RCU) a inauguré mardi dernier l’Institut des langues d’AlUla, qui a pour objectif de développer les compétences en communication des jeunes de la ville. Cet institut fait partie d’autres programmes que la RCU propose aux habitants de la région et s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement durable de la ville historique.

L’institut, un centre d’apprentissage et d’échange culturel, proposera des cours d’arabe, d’anglais, de français, de mandarin, mais aussi de nabatéen, une langue que l’on parlait au cours des premiers siècles d’implantation dans la région nord-ouest de la péninsule Arabique. Dans cette région si riche de références historiques, on trouve un peu partout, en effet, des inscriptions nabatéennes.

  • L’institut donne à ses membres la possibilité de communiquer efficacement avec les visiteurs et de partager le patrimoine d’AlUla.
  • Par ailleurs, il propose des cours de langue arabe aux visiteurs et aux habitants pour leur permettre d’en savoir plus sur la culture saoudienne et les civilisations anciennes.
  • Les étudiants ont le choix entre un programme de cours général de dix heures par semaine pour 58,40 dollars (1 dollar = 0,86 euro) et un cours intensif de trente-deux heures par semaine au prix de 120 dollars.
  • Conformément au plan saoudien qui vise à promouvoir l’enseignement de la langue chinoise, l’institut a lancé un programme linguistique unique pour enseigner le chinois à tous les habitants d’AlUla.

L’institut, qui comprend dix-neuf salles de cours, a pour mission d’améliorer les compétences linguistiques des citoyens d’AlUla.

Il donne à ses membres la possibilité de communiquer avec les visiteurs et de partager ainsi le patrimoine d’AlUla.

Par ailleurs, il propose des cours de langue arabe aux visiteurs et aux habitants pour que ces derniers découvrent la culture saoudienne et les civilisations anciennes. Les étudiants ont le choix entre un programme de cours général de dix heures par semaine, dont le montant s’élève à 58,40 dollars (1 dollar = 0,86 euro) et, pour 120 dollars, un cours intensif de trente-deux heures par semaine.

Conformément au plan saoudien qui vise à promouvoir l’enseignement de la langue chinoise, l’institut a lancé un programme linguistique unique qui permet de donner des leçons de chinois à tous les habitants d’AlUla.

Un cours de chinois de dix heures peut coûter jusqu’à 58,40 dollars par semaine, tandis qu’un candidat peut s’inscrire à des cours de nabatéen de deux à six heures par semaine pour 13,30 ou 40 dollars.

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La diversité des langues proposées à l’institut met en évidence le désir de la RCU d’accueillir des touristes des quatre coins de la planète et de permettre aux étudiants de maîtriser les compétences linguistiques nécessaires à la communication. Photo fournie.

La diversité des langues proposées à l’institut met en évidence le désir de la RCU d’accueillir des touristes des quatre coins de la planète et de permettre aux étudiants de maîtriser les compétences linguistiques nécessaires à la communication. Voilà qui contribue efficacement au développement d’AlUla et à l’amélioration de la communication culturelle à l’échelle mondiale.

Le gouverneur de la RCU, le prince Badr ben Abdallah ben Farhan, déclare que la langue sert de passerelle principale pour la communication et le partage de connaissances. «Les langues que l’institut propose sont indispensables pour raconter l’histoire d’AlUla dans les langues internationales d’envergure.»

«À AlUla, les enfants du pays sont les principaux partenaires qui permettront à la région de mener à bien cette vision. L’Institut des langues d’AlUla leur donne la chance de développer leurs compétences pour parler et interagir avec les visiteurs et les touristes afin de raconter l’histoire d’AlUla, le plus grand musée vivant du monde», ajoute-t-il.

Sur Twitter, le prince Badr écrit que le nouvel institut enseignerait «l’arabe, le nabatéen, l’anglais, le français et le chinois» pour renforcer le rôle historique d’AlUla au croisement de plusieurs civilisations et montrer qu’il constitue l’une des destinations culturelles les plus importantes au monde.

Lors de la cérémonie d’inauguration, la directrice générale de l’Alliance française d’Arabie saoudite (Afas), Marguerite Bickel, a dit sa joie d’annoncer l’ouverture officielle de la cinquième branche de l’Afas au sein de l’Institut des langues d’AlUla.

L’ambassadeur britannique en Arabie saoudite, Neil Crompton, s’est quant à lui déclaré ravi d’assister au lancement de l’Institut des langues d’AlUla. «En enseignant l’anglais, le français, le mandarin, l’arabe et le nabatéen, l’institut contribuera à créer des emplois locaux et à améliorer l’expérience des touristes qui viennent visiter les sites somptueux d’AlUla», écrit-il sur Twitter.

L’institut soutiendra le programme de bourses d’études d’AlUla lancé par la RCU, préparant ainsi les candidats à rejoindre les universités et les instituts d’enseignement les plus prestigieux du monde.

Au sujet de l’inauguration de l’institut, le PDG de la commission, Amr ben Saleh al-Madani, affirme que la langue est le fondement même d’une interaction efficace avec les visiteurs, ce qui est indispensable pour le développement du lieu, de manière à convenir à l’histoire d’AlUla, en vue d’accueillir les visiteurs du monde entier au sein du berceau des civilisations.

Saleh al-Ghamdi, professeur d’anglais de Djeddah, déclare à Arab News qu’il s’attend à ce qu’AlUla attire des millions de touristes chaque année.

«Grâce aux cours d’arabe que propose l’institut, les touristes non arabophones auront l’occasion d’en apprendre davantage sur la culture arabe à travers la langue. Les touristes ne sont pas seulement intéressés par la découverte de nouveaux endroits mais aussi de nouvelles langues et cultures», conclut-il.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran ne frappera plus ses voisins sauf s'il est visé depuis ces pays, dit son président

Le président iranien Masoud Pezeshkian, Gholam‑Hossein Mohseni‑Eje’i, le chef du pouvoir judiciaire, et Alireza Arafi, vice‑président de l’Assemblée des experts, assistent à la réunion du conseil de direction intérimaire de l’Iran dans un lieu inconnu en Iran le 1ᵉʳ mars 2026. (WANA via Reuters)
Le président iranien Masoud Pezeshkian, Gholam‑Hossein Mohseni‑Eje’i, le chef du pouvoir judiciaire, et Alireza Arafi, vice‑président de l’Assemblée des experts, assistent à la réunion du conseil de direction intérimaire de l’Iran dans un lieu inconnu en Iran le 1ᵉʳ mars 2026. (WANA via Reuters)
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  • Le président iranien Masoud Pezeshkian annonce que l'Iran ne frappera plus ses voisins du Golfe, sauf en cas d’attaque venant de ces pays
  • Il présente des excuses aux pays voisins pour les attaques précédentes, alors que 13 personnes ont été tuées depuis le début du conflit, dont une fillette de 11 ans au Koweït

TEHERAN: Le président iranien Masoud Pezeshkian a affirmé samedi que ses voisins du Golfe ne seraient plus attaqués par l'Iran, sauf si des frappes étaient tirées depuis ces pays.

"Le conseil de direction provisoire a décidé (vendredi) qu'il n'y aurait plus d'attaques sur les pays voisins, plus de missiles tirés, sauf si une attaque sur l'Iran provenait de ces pays", a-t-il déclaré dans un discours diffusé à la télévision d'Etat.

Plusieurs pays du Golfe abritent des bases militaires américaines. Les voisins de l'Iran ont été ciblés par des drones et missiles depuis le début du conflit le 28 février. L'Iran a affirmé ne viser que des intérêts ou bases américains, ce qu'ont contesté les pays visés.

"Je m'excuse (...) auprès des pays voisins qui ont été attaqués par l'Iran", a aussi déclaré le président iranien.

Treize personnes ont été tuées dans les pays du Golfe depuis le début de la guerre, dont une fillette de 11 ans touchée par des débris dans une zone résidentielle du Koweit.


Les attaques "illégales" au Moyen-Orient risquent de devenir incontrôlables, alerte le chef de l'ONU

Une famille déplacée des banlieues sud de Beyrouth après l’avertissement de l’armée israélienne, qui a poussé les habitants à évacuer avant des frappes aériennes. (Reuters)
Une famille déplacée des banlieues sud de Beyrouth après l’avertissement de l’armée israélienne, qui a poussé les habitants à évacuer avant des frappes aériennes. (Reuters)
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  • Le chef de l’Organisation des Nations unies avertit que l’escalade des attaques au Moyen-Orient pourrait devenir incontrôlable et appelle à des négociations diplomatiques
  • L’ONU alerte sur l’augmentation des besoins humanitaires, notamment à Gaza et au Liban, et sur les risques pour l’économie mondiale

NATIONS-UNIES: La situation provoquée par "toutes les attaques illégales" au Moyen-Orient et au-delà risque de devenir incontrôlable, a alerté vendredi le secrétaire général de l'ONU, tandis que l'organisation s'inquiète des besoins humanitaires qui augmentent.

"Toutes les attaques illégales au Moyen-Orient et au-delà provoquent des souffrances et des préjudices immenses aux civils à travers la région, et pose un grand risque pour l'économie mondiale, en particulier les populations les plus vulnérables", a-t-il déclaré dans un communiqué.

"La situation pourrait devenir incontrôlable pour tout le monde. Il est temps d'arrêter les combats et d'engager des négociations diplomatiques sérieuses. Les risques ne pourraient pas être plus grands", a-t-il ajouté.

Lors d'une conférence à New York, le chef des opérations humanitaires de l'ONU (Ocha), Tom Fletcher, a lui fustigé les sommes "ahurissantes" dépensées chaque jour dans cette guerre "tandis que les hommes politiques continuent à se vanter de couper les budgets d'aide".

"Nous assistons à une alliance de plus en plus mortifère entre la technologie et des tueries en toute impunité. Nous assistons à une attaque persistante contre les systèmes et les lois censés freiner nos plus bas instincts et des guerres irréfléchies", a-t-il ajouté.

Le diplomate s'est en particulier inquiété d'une guerre qui "ravage les marchés, les chaînes d'approvisionnement, les prix alimentaires", et perturbe les couloirs maritimes comme le détroit d'Ormuz.

Alors "nous nous mobilisons en prévision d'une augmentation des besoins humanitaires dans toute la région", en prépositionnant des marchandises et en cherchant d'autres routes d'approvisionnement, a-t-il assuré, s'inquiétant en particulier de l'impact sur des populations déjà dans le besoin, notamment au Liban ou à Gaza.

Après avoir fermé samedi tous les points de passage vers le petit territoire palestinien, Israël a rouvert un seul d'entre eux, Kerem Shalom, aggravant certaines pénuries, a déploré Tom Fletcher.

Il a notamment indiqué que l'ONU n'avait pu faire entrer à Gaza que moins d'un million de litres de carburant cette semaine, "bien en dessous" des plus de deux millions considérés comme "le strict minimum pour faire tourner les services".

En outre, "il va y avoir également moins d'attention portée à d'autres crises, de la République démocratique du Congo au Soudan, en passant par le Soudan du Sud (...) l'Ukraine et d'autres", a-t-il insisté.


L’Arabie saoudite et le Pakistan discutent de mesures pour mettre fin aux attaques iraniennes

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  • Les responsables de la défense de l’Arabie saoudite et du Pakistan ont discuté des attaques iraniennes et des mesures pour les stopper dans le cadre de leur accord de défense mutuelle
  • Riyad affirme avoir abattu des drones visant le champ pétrolier de Shayba, tandis que les tensions régionales s’intensifient avec l’escalade du conflit impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël

RIYAD : Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, et le chef des forces de défense du Pakistan, le général Asim Munir, ont discuté des attaques de l’Iran contre le Royaume, alors que le conflit militaire s’intensifie au Moyen-Orient.

« Nous avons discuté des attaques iraniennes contre le Royaume et des mesures nécessaires pour y mettre fin dans le cadre de notre accord stratégique conjoint de défense », a écrit le prince Khalid sur les réseaux sociaux tôt samedi.

« Nous avons souligné que de telles actions sapent la sécurité et la stabilité régionales et exprimé l’espoir que la partie iranienne fera preuve de sagesse et évitera toute erreur de calcul. »

Les États-Unis et Israël ont lancé une vaste campagne militaire contre l’Iran le 28 février. Depuis, l’Iran a attaqué plusieurs sites à travers le Golfe.

Téhéran a également ciblé des actifs militaires américains et israéliens à mesure que la guerre s’intensifiait, affectant la vie dans la paisible péninsule du Golfe arabe et risquant d’ébranler l’économie mondiale, alors que l’Iran continue de restreindre le transport énergétique à travers le détroit d’Ormuz.

Le ministère saoudien de la Défense a indiqué que plusieurs drones visant le champ pétrolier de Shayba dans le Rub al‑Khali (le Quart Vide) ont été abattus samedi.

Un drone a également attaqué l’ambassade des États-Unis à Riyad mardi, provoquant un incendie mineur, sans faire de blessés.

L’Arabie saoudite et le Pakistan ont signé en septembre un « Accord stratégique de défense mutuelle », stipulant que toute agression contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux.

Par ailleurs, le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Abdulaziz ben Saud ben Naif, a reçu un appel de son homologue pakistanais Raza Naqvi, qui a condamné les attaques flagrantes visant le Royaume et a réaffirmé la solidarité de son pays face à toute menace contre la sécurité et la stabilité saoudiennes, selon l’agence de presse saoudienne. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com