Un nouveau livre vise à améliorer la culture financière des enfants musulmans

Le prince de Galles est accueilli par des écoliers locaux au centre du patrimoine musulman britannique à Manchester, en avril 2019. (Getty Images)
Le prince de Galles est accueilli par des écoliers locaux au centre du patrimoine musulman britannique à Manchester, en avril 2019. (Getty Images)
Short Url
Publié le Jeudi 28 octobre 2021

Un nouveau livre vise à améliorer la culture financière des enfants musulmans

Le prince de Galles est accueilli par des écoliers locaux au centre du patrimoine musulman britannique à Manchester, en avril 2019. (Getty Images)
  • Les enfants apprennent à investir pour l’avenir, à retarder la gratification et à faire des dons à des œuvres caritatives, tout en restant «halal»
  • Près de la moitié des musulmans de Grande-Bretagne vivent dans les régions les plus défavorisées du pays, où l’on trouve également une faible culture financière

LONDRES: Un livre utilisant les enseignements du Coran pour initier les enfants à la finance pourrait contribuer à remédier aux inégalités systémiques dont souffrent les musulmans dans le système financier britannique, affirme son créateur. 

Bien que le Royaume-Uni ait l’un des taux de culture financière les plus élevés au monde, il existe des différences marquées entre les Britanniques quant à leur compréhension de la meilleure façon de gérer leurs finances. 

Un sondage réalisé par Ipsos Mori en septembre révèle que les régions britanniques les plus défavorisées sur le plan économique présentent également les taux les plus bas de culture financière. Cela signifie que les gens sont moins conscients des moyens les plus efficaces de gérer leurs finances en général, ainsi que des risques et des possibilités relatifs aux finances personnelles. 

Pour les millions de musulmans en Grande-Bretagne, dont 46% vivent dans les 10% des régions les plus défavorisées du pays, ce manque de culture financière représente un obstacle supplémentaire à l’ascension sociale. 

C’est pourquoi Wahed, une société de conseil et d’investissement en finance islamique, s’est associée à Learning Roots pour créer le livre pour enfants intitulé The Prophet Yusuf's Amazing Investment, un livre en ligne gratuit décrit comme «le premier guide de l’enfant sur l’investissement halal». 

S’inspirant de l’histoire coranique du prophète Youssef, qui a encouragé sa communauté à épargner pendant les années de prospérité pour se préparer aux années difficiles, le livre enseigne aux enfants les concepts de planification de l’avenir et de gratification différée, et les moyens de faire croître les richesses de manière «halal». 

On explique aux lecteurs que «la plupart des investissements ont besoin de temps pour arriver à maturité. Donc, plus vous commencez tôt, plus vos investissements vous rapporteront sur une longue période». 

Il n’enseigne pas aux enfants quels sont les produits financiers ou les actions qui leur conviennent le mieux, mais plutôt les concepts fondamentaux qui garantissent des finances saines à l’avenir, et ce de manière amusante et accessible, indique Umer Suleman, responsable de Wahed au Royaume-Uni, à Arab News. 

«Nous leur enseignons la patience, la compréhension de ce qu’ils ont aujourd’hui et de ce qu’ils pourraient avoir ou non demain», poursuit M. Suleman. 

«Si vous observez les communautés qui se situent au bas de l’échelle socio-économique ou qui sont en situation de pauvreté, vous constaterez une corrélation directe entre leur niveau socio-économique et leurs niveaux de culture financière et ce, même pour des notions de base comme savoir comment épargner, imposer et planifier.» 

Selon lui, le livre vise à «encourager» ces communautés tout en veillant à ce que les personnes dont la situation économique est plus stable «comprennent comment interagir avec la finance», qui «commence quand vous êtes jeune et se poursuit à l’âge adulte». 

Ce livre enseigne d’un point de vue spécifiquement islamique, de sorte que les jeunes musulmans apprennent comment interagir et s’épanouir dans un système financier plus large qui n’a pas été conçu pour s’adapter à leurs croyances religieuses, ajoute M. Suleman. 

«Les musulmans doivent se sentir maîtres de l’argent qu’ils possèdent et être en mesure de l’investir d’une manière qui reflète leurs convictions, afin qu’ils puissent être sûrs que cet argent peut être utilisé pour le bien», déclare-t-il, ajoutant que les avantages de finances saines vont au-delà du compte bancaire. 

«Il existe un lien direct entre le bien-être mental et le bien-être financier. En effet, si les gens ne sont pas capables de gérer leurs finances ou de se désendetter, cela peut les plonger dans la dépression. Nous l’avons particulièrement constaté pendant la Covid-19.» 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Short Url
  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

--
« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Short Url
  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
Short Url
  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.