L'oasis d'Al-Hassa: l’énigme des sables

Les scientifiques estiment que ce sont des techniques agricoles traditionnelles employées depuis plusieurs siècles qui ont préservé ce joyau, l’un des plus verdoyants de la région. Ces méthodes sont encore utilisées de nos jours, mais elles ont été sensiblement modernisées. (Photo fournie)
Les scientifiques estiment que ce sont des techniques agricoles traditionnelles employées depuis plusieurs siècles qui ont préservé ce joyau, l’un des plus verdoyants de la région. Ces méthodes sont encore utilisées de nos jours, mais elles ont été sensiblement modernisées. (Photo fournie)
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Publié le Lundi 04 octobre 2021

L'oasis d'Al-Hassa: l’énigme des sables

  • Cet ancien cours d'eau, le plus étendu du monde, a longtemps intrigué les scientifiques
  • Avant la découverte des sacs plastique, les agriculteurs utilisaient des grappes de palmiers

LA MECQUE: L'oasis d'Al-Hassa est réputée pour être l'un des trésors naturels du monde. Située dans la Province orientale de l’Arabie saoudite, elle abrite des palmiers verdoyants, des sources d'eau limpide et un secret jalousement gardé depuis des siècles.

Cet ancien cours d'eau, le plus étendu du monde, a longtemps intrigué les scientifiques. Ils se sont demandés comment il était parvenu à perdurer et à alimenter en eau son environnement dense et fertile.

Les chercheurs ont enfin trouvé la clé de ce mystère.

En effet, les scientifiques estiment que ce sont des techniques agricoles traditionnelles employées depuis plusieurs siècles qui ont préservé ce joyau, l’un des plus verdoyants de la région. Ces méthodes sont encore utilisées de nos jours, mais elles ont été sensiblement modernisées.

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L'oasis d'Al-Hassa est réputée pour être l'un des trésors naturels du monde. Photo fournie.

Saïd al-Hulaibi, spécialiste de l'agriculture originaire d'Al-Hassa, a passé des années à examiner l'oasis; il voulait comprendre comment cette région a réussi à maintenir sa fertilité. «Le secret de la longévité de l'oasis réside dans les diverses méthodes d'irrigation employées par les agriculteurs», confie-t-il à Arab News.

Les immenses aquifères souterrains fournissent une grande quantité d'eau souterraine, ce qui favorise un éventail de méthodes d'irrigation qui préservent l'oasis ainsi que sa «richesse enchanteresse», explique M. Al-Hulaibi.

«Les agriculteurs d'Al-Hassa recourent à des méthodes d'irrigation conventionnelles héritées de leurs ancêtres. Al-Hassa se trouve sur un sol de sable mélangé à de la boue ou à de l'argile fertile. Sa faible altitude, en comparaison avec d'autres régions d'Arabie saoudite, lui a permis de disposer constamment d'eau», indique-t-il.

Selon M. Al-Hulaibi, les précipitations remplissent le vide qui existe entre les couches sédimentaires pour former une zone inondée en contrebas des montagnes d'Al-Hassa.

FAITS MARQUANTS

- Saïd al-Hulaibi, spécialiste de l'agriculture originaire d'Al-Hassa, a passé des années à examiner l'oasis; il voulait comprendre comment cette région a réussi à maintenir sa fertilité.

- Selon lui, le secret de la longévité de l'oasis, réside dans les différentes méthodes d'irrigation employées par les agriculteurs.

- Les immenses aquifères souterrains fournissent une grande quantité d'eau souterraine, ce qui favorise un éventail de méthodes d'irrigation qui préservent l'oasis ainsi que sa «richesse enchanteresse», explique M. Al-Hulaibi.

«Il n'y a pas longtemps encore, l'eau jaillissait abondamment. Comme elle était enfermée sous la montagne, elle se dégageait sous la forme de sources. Les agriculteurs doivent ainsi arroser leurs palmiers une fois par semaine ou toutes les deux semaines», précise-t-il.

M. Al-Hulaibi explique que les agriculteurs ont transformé ces sources en de longs canaux qui couraient à la surface du sol afin d’irriguer leurs cultures.

«Si l’on avance vers l'est de la péninsule Arabique, en direction de la mer, une pente géologique apparaît. On en déduit que l'eau s'écoule naturellement de la partie élevée jusqu'à la partie la plus basse, c’est-à-dire Al-Hassa.»

Les compétences des agriculteurs ont permis de détourner le cours des rivières locales: Al-Khudood, Al-Dughani, Kulaibwa, Sulaisel, Duraiq et Baraber. La région est ainsi devenue un centre agricole grâce à l'abondance d'eau, qu’elle soit potable ou utilisée pour irriguer les terres.

Les rivières sillonnent des forêts touffues de palmiers et de nouveaux canaux sont occasionnellement creusés pour améliorer l'irrigation. Ce brassage de sources d'eau se poursuit depuis de nombreux siècles.

M. Al-Hulaibi raconte que le nombre de rivières a considérablement diminué dans les années 1960; la société Wakuti a donc été chargée de réaliser une étude sur l'oasis dans la mesure où Al-Hassa constituait à l'époque une source incontournable de dattes, qu’elles soient destinées à la consommation locale ou à l'exportation.

«La société a transmis ses recommandations au roi Faysal. Ce dernier a donné l'ordre de sauver l'oasis d'Al-Hassa. C'est ainsi qu'est né le projet d'irrigation et de drainage d'Al-Hassa. Le gouvernement a eu la bonne idée de rétablir les rivières existantes, grâce à des pompes spécialisées: l'eau était pompée des aquifères vers des rivières de béton qui existent encore de nos jours. Ces dernières s'écoulaient vers l'Est et le Nord, apportant de l’eau fraîche à l'ensemble des fermes», raconte-t-il.

«La rivière principale se subdivisait en un petit cours d'eau appelé “Al-Abou” puis en un canal qui se déversait dans l’ultime destination, c’est-à-dire le Fahl [un canal directement relié à la ferme et aux palmiers].»

Dans un second temps, la société allemande Holzmann s’est chargée des travaux de rénovation et a équipé la rivière d'éléments de grande qualité, mais aussi d'un mécanisme exceptionnel qui fonctionne encore parfaitement aujourd’hui.

Les agriculteurs d'Al-Hassa irriguaient autrefois leurs plantations en les immergeant, en «inondant» la terre avec de l'eau. Cette vieille méthode, bien connue, est souvent appelée «ruissellement» car l'eau ruisselle à la surface.

Holzmann a suivi la même approche en immergeant le «tuyau» (un tuyau en plastique mobile de trois mètres de long) dans le canal qui traverse la palmeraie puis en le ramenant dans le canal de Fahl pour relier l'eau à la palmeraie.

Le canal se situe à 1,5 mètre au-dessus du Fahl, ce qui assure une grande aspiration vers le bas. Des tuyaux sont installés dans le canal et parcourent l'étang ou le «Mijassahm», comme l'appellent les habitants d'Al-Hassa. Sous l'effet de la pression, l'eau jaillit de l'étang sous forme de cascade et traverse les canaux intérieurs avant de se déverser dans les bassins. La couleur de la terre plongée dans l’eau vire à l'argenté.

D’après M. Al-Hulaibi, les agriculteurs d'Al-Hassa ont acquis leurs compétences en agriculture et en ingénierie sans suivre de formation particulière: ils ont travaillé chaque jour et ont tiré profit d’une expérience transmise de génération en génération.

«C’est avec une infinie tendresse que l'agriculteur s’occupe des pousses qu'il prélève sur un grand palmier; chacune d’elles pèse 30 kg. Il agit avec autant de soin que s’il était en présence d’un bébé qui vient de sortir du ventre de sa mère. Il enlève soigneusement la pousse, qu’il conserve dans un paillis.»

Avant la découverte des sacs plastique, les agriculteurs utilisaient des grappes de palmiers.

«Une fois récoltées, les grappes étaient déposées dans un bain d'eau; elles formaient ensuite une corde solide qui permettait de conserver le jeune arbre dans le paillis. Lorsque le l’arbrisseau grandissait et s'étendait, la corde se détachait automatiquement, et il poursuivait sa croissance. On utilise toutes les parties d’un palmier, on ne jette rien.»

Semer des graines de haricot autour du jeune palmier est une autre technique héritée des ancêtres. En effet, cette plante grimpante protège le jeune palmier de la chaleur et de la sécheresse. En outre, ce dernier apprécie le surplus d'humidité que lui procure la plante de haricot.

Si Al-Hassa est réputée pour ses palmiers, des pastèques, des citrouilles et des courges sont également cultivées dans la région et les agriculteurs construisent des dômes à l'aide de feuilles de palmier afin d’éloigner les oiseaux migrateurs.

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Si Al-Hassa est réputée pour ses palmiers, des pastèques, des citrouilles et des courges sont également cultivées dans la région et les agriculteurs construisent des dômes à l'aide de feuilles de palmier afin d’éloigner les oiseaux migrateurs. Photo fournie.

Selon M. Al-Hulaibi, les agriculteurs d'Al-Hassa procèdent à ce que l'on appelle «l'irrigation régulière». Il précise que l'irrigation d'une plante qui vient d'être semée est une mauvaise pratique, surtout si le sol est argileux et qu’elle a lieu pendant la période de floraison.

«Il convient d'accorder aux plantes le temps nécessaire pour qu'elles allongent leurs racines et puisent de l'eau dans le sol: c'est ce qui favorise leur croissance», préconise-t-il.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Les discussions entre le Liban et Israël à Washington vont se poursuivre vendredi

Un barbier coupe les cheveux d'un client dans son salon, endommagé par des frappes militaires israéliennes, dans le village de Srifa, au sud du Liban, le 24 juin 2026. (Photo : Fadel Itani / AFP)
Un barbier coupe les cheveux d'un client dans son salon, endommagé par des frappes militaires israéliennes, dans le village de Srifa, au sud du Liban, le 24 juin 2026. (Photo : Fadel Itani / AFP)
  • Les pourparlers entre Israël et le Liban, sous médiation américaine à Washington, se poursuivront vendredi afin de tenter de parvenir à un accord
  • Malgré les négociations, les tensions persistent : le Hezbollah accuse Israël d'avoir violé le cessez-le-feu après une frappe meurtrière, tandis qu'Israël affirme avoir ciblé des combattants du mouvement

WASHINGTON: La cinquième session de pourparlers entre Israël et le Liban sous médiation américaine censée se terminer jeudi va finalement se poursuivre vendredi à Washington, a annoncé le département d'Etat américain.

"Les discussions entre Israël et le Liban sont toujours en cours alors que nous continuons à les faciliter. Les deux parties reprendront demain à 9h00 (13h00 GMT) pour continuer leur travail en vue d'un accord", a déclaré le département d'Etat à l'AFP jeudi.

Le Hezbollah pro-iranien a de nouveau accusé jeudi Israël de "violation flagrante" du cessez-le-feu après qu'une frappe de drone a fait trois morts. L'armée israélienne a affirmé avoir tué des combattants de la formation chiite.

Le protocole d'accord irano-américain signé le 17 juin prévoit la cessation des hostilités, y compris au Liban. L'Iran a imposé que cette question soit incluse dans le protocole d'accord.


Le Hezbollah accuse Israël de nouvelle «violation» de la trêve après une frappe meurtrière dans le sud du Liban

Le Hezbollah a accusé Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu mercredi, après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du Liban, au lendemain de la mort de deux autres personnes tuées par des tirs israéliens. (FADEL ITANI / AFP)
Le Hezbollah a accusé Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu mercredi, après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du Liban, au lendemain de la mort de deux autres personnes tuées par des tirs israéliens. (FADEL ITANI / AFP)
  • Le Hezbollah "réitère que les actions de l'ennemi constituent une violation flagrante du cessez-le-feu auquel il a adhéré jusqu'à présent, et qu'il surveille et documente ces violations"
  • L'Agence nationale d'information (ANI), agence officielle libanaise, a rapporté que "deux personnes ont été tuées" lorsqu'un drone israélien a visé leur véhicule près de la localité de Kfar Roummane

BEYROUTH: Le Hezbollah a accusé Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu mercredi, après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du Liban, au lendemain de la mort de deux autres personnes tuées par des tirs israéliens.

"Pour la deuxième fois en moins de 48 heures, l'armée ennemie israélienne a délibérément visé des citoyens libanais qui inspectaient leurs maisons" près de la localité de Kfar Roummane, a déclaré le groupe soutenu par l'Iran dans un communiqué.

Le Hezbollah "réitère que les actions de l'ennemi constituent une violation flagrante du cessez-le-feu auquel il a adhéré jusqu'à présent, et qu'il surveille et documente ces violations".

L'Agence nationale d'information (ANI), agence officielle libanaise, a rapporté que "deux personnes ont été tuées" lorsqu'un drone israélien a visé leur véhicule près de la localité de Kfar Roummane.

L'armée israélienne avait indiqué plus tôt avoir visé "deux terroristes armés du Hezbollah dans le secteur de la crête d'Ali al-Taher", près de la ville de Nabatieh, "qui représentaient une menace", affirmant qu'elle "continuerait d'agir pour éliminer les menaces immédiates".

Elle a ensuite précisé avoir également visé "un véhicule transportant des suspects (...) traversant la zone de sécurité dans le secteur de la crête d'Ali al-Taher, représentant une menace pour les soldats (israéliens)".

Le Pakistan et le Qatar — médiateurs dans le conflit impliquant l'Iran — ont annoncé lundi que Téhéran et Washington avaient convenu de mettre en place une cellule préventive afin de limiter les flambées de violence au Liban.

Cette décision fait suite à des pourparlers en Suisse visant à mettre fin au conflit plus large au Moyen-Orient, un dossier que Téhéran lie à l'arrêt du conflit parallèle au Liban.

Si les violences au Liban ont reflué ces derniers jours, le ministre israélien de la Défense a insisté sur le fait que ses troupes présentes dans le sud du pays voisin n'allaient pas se retirer.

"Nous avons annoncé que, dans tous les cas, nous ne nous retirerons pas et qu'à l'heure actuelle (...) il n'y a aucune exigence américaine pour qu'Israël se retire du Liban", a dit M. Katz lors d'une interview à Tel-Aviv.

Sous la pression des Etats-Unis, des responsables libanais ont entamé en avril des pourparlers directs avec Israël à Washington, les autorités libanaises cherchant à dissocier ces négociations de l'accord entre les États-Unis et l'Iran.

Le président libanais Joseph Aoun a souligné mercredi que "les négociations à Washington sont distinctes de ce qui a découlé des réunions en Suisse" entre les Etats-Unis et l'Iran.


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.