À Qom, premier foyer de la pandémie en Iran, le coronavirus continue de faire rage

Alors que l'Iran s'efforce de vacciner sa population (80 millions d'habitants), un grand nombre d'habitants de Qom n'ont pas demandé à se faire vacciner, selon les autorités du pays. AFP
Alors que l'Iran s'efforce de vacciner sa population (80 millions d'habitants), un grand nombre d'habitants de Qom n'ont pas demandé à se faire vacciner, selon les autorités du pays. AFP
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Publié le Mardi 28 septembre 2021

À Qom, premier foyer de la pandémie en Iran, le coronavirus continue de faire rage

  • Alors que l'Iran s'efforce de vacciner sa population (80 millions d'habitants), un grand nombre d'habitants de Qom n'ont pas demandé à se faire vacciner, selon les autorités du pays
  • L'une des raisons qui sous-tendent cette situation tient à l'hésitation qu'éprouvent certaines personnes pour des motifs religieux

QOM: La Ville sainte de Qom, en Iran, accueille des érudits chiites et des pèlerins qui viennent se recueillir dans ce sanctuaire considéré comme une porte qui mène au paradis. C'est là que la pandémie de coronavirus est apparue dans la République islamique et qu'elle continue de faire rage à ce jour.

Alors que l'Iran s'efforce de vacciner sa population (80 millions d'habitants), un grand nombre d'habitants de Qom n'ont pas demandé à se faire vacciner, selon les autorités du pays. D’après Mohammad Reza Qadir, directeur du département de santé de la ville, 17 000 vaccins seulement ont été administrés quotidiennement, lors des dernières semaines, alors qu’on pourrait en administrer 30 000.

L'une des raisons de cette situation vient de l'hésitation de certaines personnes pour des motifs religieux. Les premiers jours de la pandémie, les chefs religieux se sont montrés réticents à fermer les sanctuaires et les Lieux saints, en dépit du danger de voir se propager le virus dans des espaces surpeuplés et insuffisamment ventilés.

Certains Lieux saints ont fermé leurs portes pour une courte durée, avant de recevoir de nouveau les croyants au cours des différentes phases de la pandémie. Dans tout l'Iran, pays du Moyen-Orient le plus sévèrement touché par la pandémie, on recense 5,5 millions d'infections avérées. Le bilan des décès s'élève à plus de 119 000 personnes, ce qui est au-delà des capacités des cimetières du pays. Par ailleurs, les autorités reconnaissent que le bilan pourrait être bien plus important.

À Qom, le cimetière de Behesht-e-Masoumeh est la dernière demeure de plusieurs milliers de personnes. Tous les jours, on y voit des familles pleurer en enterrant leurs proches enveloppés dans des linceuls traditionnels. Ces familles creusent de nouvelles tombes où elles enterrent les morts profondément dans le sol.

Nombre d'hôpitaux fourmillent de personnes atteintes du virus, dont certaines sont plongées dans un coma artificiel, alors même que les autorités préviennent qu'une sixième vague d'infections pourrait frapper le pays.

C'est dans la ville de Qom, située à quelque 125 kilomètres au sud-ouest de Téhéran, que le coronavirus a fait son apparition en Iran. À en croire les autorités du pays, il a été transmis par un homme d'affaires iranien qui revenait de Chine, pays où le virus a été signalé pour la première fois, dans la province de Wuhan, en 2019. Les séminaires consacrés aux chiites à Qom sont fréquentés par des étudiants chinois. Cette ville longe également une ligne de TGV dont la construction est confiée à une entreprise chinoise pour un montant de 2,7 milliards de dollars (1 dollar = 0,86 euro). Non loin de là se trouve également une centrale solaire que Pékin aide à construire.

Mais peu importe la façon dont le virus s'est propagé dans cette partie du monde, il continue d'y faire des ravages.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Un ministre bahreïni accueille le nouvel ambassadeur saoudien à Manama

Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
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  • M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur l'affection mutuelle
  • M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays

MANAMA : Le ministre bahreïni des Affaires ministérielles, Hamad bin Faisal Al-Malki, a reçu jeudi le nouvel ambassadeur d'Arabie saoudite, Naif bin Bandar Al-Sudairi, au palais de Gudaibiya à Manama.

Au cours de la réception officielle, M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur une affection mutuelle et des liens historiques profondément enracinés qui ont continué à s'épanouir sous la direction des deux nations.

M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays.


L'Arabie saoudite prend la tête de la condamnation arabe des raids israéliens sur le territoire syrien

Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
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  • Le Royaume exhorte les membres permanents du Conseil de sécurité à se pencher sur les violations commises en Syrie et dans la région
  • L'Égypte affirme que les raids constituent une violation flagrante du droit international

RIYADH : L'Arabie saoudite a pris la tête de la condamnation arabe des frappes aériennes israéliennes qui ont violé la souveraineté de la République arabe syrienne et fait des dizaines de victimes civiles et militaires.

Le ministère saoudien des affaires étrangères a déclaré que les raids israéliens constituaient des "tentatives de menacer la sécurité et la stabilité de la Syrie et de la région en violant les lois internationales".

Le Royaume a exhorté les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies à s'attaquer fermement aux violations israéliennes en cours en Syrie et dans la région, et a appelé à l'activation de mécanismes de responsabilisation.

Au cours de la nuit, les frappes aériennes israéliennes ont visé cinq zones en Syrie, dont la capitale Damas et l'aéroport de Hama. Plusieurs personnes ont été blessées, tandis que les actions et une incursion au sol ont fait 13 morts.

Depuis la chute du régime de Bashar Assad en décembre, Israël s'est emparé de certaines zones du sud de la Syrie pour tenter d'éloigner les forces du nouveau gouvernement de la frontière.

L'Égypte a déclaré jeudi que les raids israéliens constituaient une nouvelle violation flagrante du droit international. Elle a appelé les acteurs internationaux à contraindre Israël à mettre fin à son occupation du territoire syrien et à respecter l'accord de désengagement de 1974.

Le ministère jordanien des affaires étrangères et des expatriés a réitéré le soutien d'Amman à la sécurité, à la stabilité et à la souveraineté de la Syrie. Il a souligné la nécessité pour Israël d'adhérer au droit international et aux résolutions des Nations unies qui appellent au respect de la souveraineté des États et à la non-ingérence dans les affaires intérieures.


Le roi Abdallah en Allemagne: pour une fin de la guerre israélienne à Gaza

Le roi Abdallah II de Jordanie participe à une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand à la chancellerie de Berlin, le 3 avril 2025. (AFP)
Le roi Abdallah II de Jordanie participe à une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand à la chancellerie de Berlin, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le roi Abdallah de Jordanie a exhorté la communauté internationale à mettre fin à la tragédie à Gaza
  • Il a remercié l'Allemagne pour son soutien à la réponse humanitaire dans le territoire côtier palestinien

LONDRES: Le roi Abdallah II de Jordanie a appelé à la fin de la guerre israélienne dans la bande de Gaza et a exhorté à un retour à un accord de cessez-le-feu lors d'une conférence de presse jeudi avec le chancelier allemand Olaf Scholz à Berlin.

Il a déclaré que «la guerre israélienne contre Gaza doit cesser, le cessez-le-feu doit être rétabli et les efforts de réponse humanitaire doivent reprendre», a rapporté l'agence Petra.

La Jordanie envoie de l'aide pour améliorer la situation humanitaire à Gaza, a-t-il ajouté, exhortant la communauté internationale à mettre fin à cette tragédie.

Il a remercié l'Allemagne pour son soutien à la réponse humanitaire dans le territoire côtier palestinien, où plus de 50 000 personnes ont été tuées depuis la fin de l'année 2023 lors de la campagne militaire israélienne.

Il a également mis en garde contre les opérations militaires israéliennes en Cisjordanie occupée, qui ont entraîné la destruction massive de villes et de camps de réfugiés, déplaçant des milliers de familles palestiniennes. Le dirigeant jordanien a souligné l'escalade des attaques contre les lieux saints islamiques et chrétiens à Jérusalem, ce qui accroît les tensions dans la région et sape les efforts de paix.

Le roi Abdallah a déclaré qu'une solution à deux États était essentielle pour garantir la paix et la sécurité des Palestiniens et des Israéliens, ainsi que de l'ensemble de la région, a ajouté Petra.

Des négociations sérieuses

M. Scholz a appelé à un retour à des négociations «sérieuses» pour mettre fin au conflit à Gaza, alors qu'Israël poursuit son assaut contre le Hamas dans le territoire.

«Ce qu'il faut maintenant, c'est un retour au cessez-le-feu et la libération de tous les otages», a déclaré M. Scholz, appelant à un retour à des «négociations sérieuses dans le but de convenir d'un ordre d'après-guerre pour Gaza qui protège la sécurité d'Israël».

S'exprimant aux côtés du roi Abdallah II à Berlin, M. Scholz a également appelé à une augmentation de l'aide humanitaire à Gaza.

«Aucune aide humanitaire n'est parvenue à Gaza depuis un mois, a-t-il déclaré. Cela ne peut et ne doit pas durer.»

Il a ajouté qu'«une paix durable qui stabilise la situation en Cisjordanie et à Gaza ne peut être obtenue que par une solution politique».

Israël a repris ses bombardements intensifs sur Gaza le 18 mars avant de lancer une nouvelle offensive terrestre, mettant fin à un cessez-le-feu de près de deux mois.

Selon le ministère de la Santé du territoire dirigé par le Hamas, au moins 1 066 personnes ont été tuées à Gaza depuis qu'Israël y a repris ses opérations militaires.

(Avec AFP)