Marcher sur les traces des pères fondateurs saoudiens au palais de Salwa

Cliché pris par George Rendel lors de sa vite à Diriyah en 1937 (Photo fournie).
Cliché pris par George Rendel lors de sa vite à Diriyah en 1937 (Photo fournie).
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Publié le Mercredi 22 septembre 2021

Marcher sur les traces des pères fondateurs saoudiens au palais de Salwa

  • Ce trésor de l'histoire offre un aperçu de la vie quotidienne des dirigeants d'il y a des siècles, ainsi que des décisions et des réalisations qui ont ouvert la voie au Royaume d'aujourd'hui
  • Demeure de Mohammed ben Saoud, fondateur du premier État saoudien, le palais était connu sous le nom de «palais du pouvoir» car les dirigeants s'y réunissaient pour discuter des affaires, de la politique et des événements sociaux

RIYAD: Si les murs du palais de Salwa pouvaient parler, ils raconteraient une histoire pleine de secrets, d'intégrité et de noblesse.

Explorer les couloirs étroits de cet édifice qui abritait autrefois les premiers dirigeants du Royaume, ceux qui ont ouvert la voie à l'Arabie saoudite d'aujourd'hui, c'est comme se promener dans un labyrinthe rempli de merveilles historiques.

Ce palais, qui fait partie du site historique du patrimoine mondial de l’Unesco de Turaif à Diriyah, symbolise l'esprit et la culture éternelles du peuple saoudien.

Il a contribué à protéger le premier État saoudien d'une attaque de cent quatre-vingt-treize jours menée par l'armée ottomane en 1818. Alors que ses murs ont été détériorés par l'assaut, de nombreuses parties sont restées miraculeusement intactes et leur résilience est devenue le reflet de l'esprit des Saoudiens.

Salwa était la demeure de Mohammed ben Saoud, considéré comme le fondateur du premier État saoudien (Photo fournie).

Le mot arabe «salwa» se traduit par «joie et confort». Les touristes comprennent en visitant le palais pourquoi ce nom lui va si bien: ils sont plongés dans un havre de paix et de sérénité en parcourant ses différentes sections.

Salwa était la demeure de Mohammed ben Saoud, considéré comme le fondateur du premier État saoudien. On l'appelait «le palais du pouvoir» parce que c’était entre ses murs que les chefs d'État se réunissaient pour discuter des affaires, de politique et des événements sociaux. Il était en somme le centre administratif de l'époque.

Construit en 1776 par l'imam Abdelaziz ben Mohammed ben Saoud, le palais reste la plus grande structure intacte de Diriyah. Il s’étend sur 10 000 mètres carrés et comprend sept sections. On y trouve notamment une zone d'accueil, des majlis (littéralement «endroits pour s’asseoir», NDLR), des unités administratives, une école, une mosquée et un espace de réunion public.

Pendant l’âge d’or du palais, les invités étaient accueillis dans la zone de réception avant d'être conduits au majlis ou au moukhtassar, selon la nature de la réunion. Partie très exclusive du palais, le moukhtassar était l'endroit où les problèmes privés étaient traités par les dirigeants du royaume. Seuls l'imam et ses conseillers étaient autorisés à entrer dans cette salle afin de discuter et de tenter de résoudre des questions importantes.

L'école privée est l'endroit où les membres de la famille royale étaient instruits dans les disciplines islamiques, les mathématiques et le Coran. Les visiteurs peuvent admirer les vestiges des piliers d'origine, qui sont tout ce qui reste de ce bâtiment.

Le palais de la Salwa est ainsi un symbole important de l'histoire, du patrimoine et de la culture du pays (Photo fournie).

Cependant, de nombreux trésors et artefacts historiques ont survécu et ils offrent un aperçu de la vie quotidienne des Saoudiens il y a des centaines d'années. Un puits, par exemple, où les gens pouvaient boire et faire leurs ablutions avant la prière, est pratiquement intact.

Le palais a été construit avec des pierres, des briques de boue et de la paille. Le bois des tamaris servait de fondation pour soutenir les portes et les murs. Les briques de boue étaient fabriquées à partir d'un mélange de boue et de limon qui était versé dans un cadre en bois de 20 centimètres sur 40. Il était pressé puis étalé au soleil pour sécher. Les briques ont été superposées une par une pour bâtir les murs du palais.

L'histoire se trouve gravée dans chaque détail de la construction. Les touches personnelles des ouvriers qui ont construit les structures, y compris les variations uniques dans l'alignement des briques de boue, transportent les visiteurs jusqu'à l'époque des ancêtres des Saoudiens d'aujourd'hui. En tant que telle, c'est une représentation durable du cœur et de l'âme du Royaume à travers les âges.

Le palais de la Salwa est ainsi un symbole important de l'histoire, du patrimoine et de la culture du pays. En parcourant ses sentiers étroits sur les traces des dirigeants d'il y a des siècles, les visiteurs ne peuvent s'empêcher d’éprouver un sentiment de fierté et d'honneur: ils se disent que c'est là que les destins se sont forgés et que les décisions et les réalisations qui ont ouvert la voie à la nation moderne d’aujourd’hui ont été prises.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L’Arabie saoudite accueillera la réunion du WEF sur la collaboration et la croissance mondiale en avril

Le ministre de l'Économie et de la Planification, Faisal Alibrahim, a confirmé vendredi les détails de la réunion de haut niveau. (SPA)
Le ministre de l'Économie et de la Planification, Faisal Alibrahim, a confirmé vendredi les détails de la réunion de haut niveau. (SPA)
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  • L’Arabie saoudite accueillera à Djeddah, en avril 2026, la réunion du WEF sur la collaboration et la croissance mondiale, confirmant son rôle croissant sur la scène économique internationale
  • L’événement s’inscrit dans la continuité des initiatives du Royaume, visant à favoriser un dialogue pragmatique et des décisions à impact pour soutenir la croissance mondiale

RIYAD : L’Arabie saoudite accueillera la réunion du Forum économique mondial (WEF) consacrée à la collaboration et à la croissance mondiale à Djeddah, les 22 et 23 avril 2026.

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Faisal Alibrahim, a confirmé vendredi les détails de cette rencontre de haut niveau, annoncée lors de la réunion annuelle du WEF en 2025, selon l’Agence de presse saoudienne.

Dans ses remarques de clôture au forum, le ministre a souligné la nécessité d’un dialogue soutenu pour accélérer la croissance mondiale, appelant les participants à s’impliquer activement dans la réunion à venir.

Il a indiqué que cet événement s’inscrira dans la continuité de l’élan créé par la réunion spéciale du WEF organisée à Riyad en 2024, affirmant que le Royaume s’est imposé comme une capitale mondiale du pragmatisme et de la prise de décisions à fort impact.

Le président du WEF, Børge Brende, a pour sa part salué l’approfondissement de l’engagement du Forum avec le Royaume.

« Nous sommes ravis de revenir en Arabie saoudite en 2026 pour poursuivre les discussions engagées lors de notre réunion annuelle, en créant un espace où les dirigeants peuvent travailler ensemble, instaurer la confiance et faire en sorte que le dialogue débouche sur une collaboration et des actions concrètes », a-t-il déclaré.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Tunisie: trois ans et demi de prison pour deux célèbres chroniqueurs

 Deux célèbres chroniqueurs tunisiens, Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies, ont été condamnés jeudi à trois ans et demi de prison pour "blanchiment d'argent" et "évasion fiscale", ont annoncé des médias locaux et la soeur de l'un d'eux. (AFP)
Deux célèbres chroniqueurs tunisiens, Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies, ont été condamnés jeudi à trois ans et demi de prison pour "blanchiment d'argent" et "évasion fiscale", ont annoncé des médias locaux et la soeur de l'un d'eux. (AFP)
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  • Les deux hommes sont déjà en détention depuis presque deux ans pour des déclarations considérées comme critiques du pouvoir du président Kais Saied, dans des émissions de radio et de télévision ainsi que des publications sur les réseaux sociaux
  • Condamnés à une année de prison, ils avaient vu leur peine réduite à huit mois en appel

TUNIS: Deux célèbres chroniqueurs tunisiens, Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies, ont été condamnés jeudi à trois ans et demi de prison pour "blanchiment d'argent" et "évasion fiscale", ont annoncé des médias locaux et la soeur de l'un d'eux.

Les deux hommes sont déjà en détention depuis presque deux ans pour des déclarations considérées comme critiques du pouvoir du président Kais Saied, dans des émissions de radio et de télévision ainsi que des publications sur les réseaux sociaux.

Condamnés à une année de prison, ils avaient vu leur peine réduite à huit mois en appel.

Ils auraient dû sortir de prison en janvier 2025 mais sont restés en détention pour une affaire de "blanchiment d'argent" et d'"évasion fiscale".

"Trois ans et demi pour Mourad et Borhen", a écrit sur Facebook la soeur de M. Zeghidi, Meriem Zeghidi Adda.

Jeudi, lors de la dernière audience du procès, M. Zeghidi a réclamé sa libération tandis que M. Bsaies a demandé à ce que justice lui soit rendue, a rapporté à l'AFP l'avocat du premier, Ghazi Mrabet.

Un autre avocat de M. Zeghidi, Fethi Mouldi, a affirmé que son client avait été inculpé en raison d'une déclaration fiscale incomplète, "une situation qui a été réglée ce qui invalide l'inculpation pour blanchiment d'argent" selon lui.

Les arrestations de MM. Zeghidi et Bsaies avaient coïncidé avec celles de l'avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani, libérée fin novembre, et d'une dizaine de militants de l'aide aux migrants.

Depuis le coup de force du président Saied, qui s'est octroyé tous les pouvoirs depuis le 25 juillet 2021, des ONG locales et internationales dénoncent une régression des droits et libertés en Tunisie.

Des dizaines d'opposants et militants de la société civile sont poursuivis en vertu d'un décret présidentiel visant officiellement à lutter contre "les fausses informations" mais sujet à une interprétation très large dénoncée par des défenseurs des droits humains.

Des chefs de l'opposition ont notamment été condamnés à de lourdes peines dans un méga-procès de "complot contre la sûreté de l’Etat".

En 2025, la Tunisie a chuté de 11 places dans le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), passant de la 118e à la 129e place sur 180 pays.

 


Le ministre libanais des Finances dément tout projet de zone économique dans le sud gérée par Kushner

Le ministre des Finances libanais, Yassine Jaber, s'est entretenu avec Arab News en marge du Forum économique mondial de Davos. (Photo AN)
Le ministre des Finances libanais, Yassine Jaber, s'est entretenu avec Arab News en marge du Forum économique mondial de Davos. (Photo AN)
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  • La proposition aurait été faite par l’émissaire américaine Morgan Ortagus mais a été « rejetée sur-le-champ »
  • La priorité est de rétablir le contrôle de l’État à tous les niveaux, affirme Yassine Jaber à Arab News

DAVOS : Le ministre libanais des Finances a catégoriquement rejeté toute idée de transformer le sud meurtri du Liban en zone économique spéciale, déclarant à Arab News, en marge du Forum économique mondial de Davos, que la proposition avait été rejetée « sur-le-champ ».

Yassine Jaber a expliqué que l’émissaire américaine au Liban, Morgan Ortagus, avait évoqué cette idée en décembre dernier pour cette région, soumise à des frappes aériennes israéliennes quasi quotidiennes, et qu’elle avait immédiatement été écartée.

Les propos de Jaber, tenus à Arab News à Davos, répondaient à des informations parues en décembre dans les médias libanais, selon lesquelles certaines parties du sud du Liban pourraient être transformées en zone économique, dans le cadre d’un plan attribué à Jared Kushner, gendre du président américain Donald Trump.

Par ailleurs, Jaber a également démenti des informations qui ont circulé à Davos ces deux derniers jours au sujet d’une réunion bilatérale entre des ministres libanais, l’émissaire américain pour le Moyen-Orient Steve Witkoff et Jared Kushner.

Le ministre a précisé que la réunion de mardi était en réalité un rassemblement de « tous les ministres arabes des Finances et des Affaires étrangères », au cours duquel Witkoff et Kushner « sont intervenus brièvement pour exposer à l’audience une idée concernant la mise en place d’un conseil pour la paix à Gaza ».

Il a souligné que cela n’avait pas dépassé ce cadre.

Interrogé sur l’attraction des investissements et la relance économique, Jaber a déclaré : « La réalité aujourd’hui, c’est que nous devons parvenir à une situation de stabilité qui permette à l’armée libanaise d’agir — l’agression (israélienne) doit donc cesser. »

Ces dernières années, le Liban a été frappé par une succession de catastrophes : l’une des pires crises économiques au monde, la plus grande explosion non nucléaire survenue dans le port de sa capitale, un Parlement paralysé et une guerre avec Israël.

Un mécanisme officiel a été mis en place entre le Liban et Israël afin de maintenir un cessez-le-feu et de mettre en œuvre le plan de désarmement du Hezbollah dans les zones situées au sud du fleuve Litani.

Mais, selon le ministre, les prochaines étapes d’Israël restent imprévisibles.

« Ils exercent en réalité une pression sur l’ensemble de la région. Beaucoup d’efforts sont donc déployés sur cette question », a-t-il ajouté.

« Il y a toujours des attaques dans le sud du pays. La stabilité est donc une nécessité absolue pour relancer l’économie et rendre les réformes efficaces », a-t-il poursuivi.

Les députés ont également adopté des réformes visant à restructurer le secteur bancaire, réduire l’économie du cash et lever le secret bancaire, parallèlement à un cadre de résolution bancaire.

Jaber a aussi souligné que le gouvernement avait récemment adopté une « loi sur l’écart financier », destinée à aider les déposants à récupérer leurs fonds et à restaurer le fonctionnement du système bancaire.

« L’une de nos priorités est de traiter l’ensemble des pertes causées par la guerre, essentiellement la reconstruction… et nous avons commencé à obtenir des prêts pour reconstruire les infrastructures détruites dans les zones attaquées », a-t-il déclaré.

Alors que le Hezbollah a été durement touché par la guerre, le Liban a connu une percée politique avec l’élection du commandant de l’armée, Joseph Aoun, à la présidence de la République. Il a nommé comme Premier ministre l’ancien président de la Cour internationale de Justice, Nawaf Salam.

Cette année marque la première fois qu’une délégation libanaise solide se rend à Davos, Nawaf Salam étant accompagné de Yassine Jaber, du ministre de l’Économie et du Commerce Amr Bisat, et du ministre des Télécommunications Charles Al-Hage.

« Notre priorité est de rétablir pleinement le rôle de l’État à tous les niveaux, et en particulier dans la reconstruction des institutions », a conclu Jaber.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com