11 septembre: Traumatisme collectif et créativité

Les personnes en deuil se rassemblent au 9/11 Memorial & Museum à New York le 11 septembre 2020, alors que les États-Unis commémorent le 19e anniversaire des attentats du 11 septembre. (Dossier/AFP)
Les personnes en deuil se rassemblent au 9/11 Memorial & Museum à New York le 11 septembre 2020, alors que les États-Unis commémorent le 19e anniversaire des attentats du 11 septembre. (Dossier/AFP)
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Publié le Jeudi 09 septembre 2021

11 septembre: Traumatisme collectif et créativité

  • Les attentats terroristes n’ont pas uniquement eu une incidence sur la société américaine, le cinéma et la culture populaire mais leur influence est également profonde et durable
  • Considérer une culture entière comme un ennemi ne fait que renforcer la lutte

DUBAÏ: Mardi matin. Quelques minutes avant 9 h, sur la côte est des États-Unis, les Américains subissent sans doute le plus grand traumatisme de leur vie à travers un écran de télévision. C’est exactement le moment où le deuxième avion percute les tours jumelles à New York; un moment à jamais ancré dans la conscience publique; un moment qui façonnera la culture sous tous ses aspects.

D’autres images macabres suivront et seront reproduites dans des productions cinématographiques et culturelles. Il y a, par exemple, l’homme qui tombe. Il saute du bâtiment pour échapper à la fumée et aux flammes.

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Vue générale du mémorial du World Trade Center à New York le 26 février 2021. (File/AFP)

Il y a aussi l’image des deux tours qui s’effondrent, comme de chagrin. Il y a les nuages de fumée et de débris qui envahissent le sud de Manhattan. Il y a les cendres grises qui s’accrochent à tout et à tout le monde – les rues, les voitures de police et même les survivants.

Ces images demeurent si vives et les blessures ont du mal à guérir complètement parce que c’est absurde, parce qu’il n’y pas d’explication à tout cela. Les événements tragiques du 11-Septembre ont soulevé de nombreuses questions sans pour autant donner de réponses satisfaisantes, ni le jour même ni les jours suivants.

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Kristina Hollywood et sa fille Allyson assistent à une veillée aux chandelles pour les victimes du 11 septembre sur un site commémoratif après la mort d'Oussama ben Laden le 2 mai 2011. (File/AFP)

Les Américains avaient besoin de réponses et c’est d’ailleurs ce que la culture populaire a réussi à leur apporter. Plus que tout, la clé du succès dans le monde du cinéma et de la télévision tient dans la mesure où l’œuvre offre un cadre propice à la réflexion. Plus il est confortable mieux c’est.

Au cours des quelques mois qui ont suivi l’attaque, les films les plus célèbres sont ceux qui ont réussi à fournir les réponses les plus satisfaisantes. Les gens se sont précipités pour assister à la première de Le Seigneur des anneaux: La Communauté de l’anneau, trouvant un semblant de confort dans un monde où le bien et le mal sont clairement définis et où l’esprit pur peut tout surmonter. Dans Harry Potter à l’école des sorciers, le premier de la saga, ils ont découvert que l’amour et l’unité peuvent vaincre une force malveillante et secrètement envahissante.

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La famille de la victime du vol 93 C.C. Lyle arrive à la première de "United 93" lors du cinquième festival annuel du film de Tribeca au Ziegfeld Theatre le 25 avril 2006 à New York. (Dossier/AFP)

En appliquant ce scénario à la «vraie vie», cependant, on se rend compte que le besoin des États-Unis de trouver des réponses a fait ressortir ses pulsions les plus sombres. Certaines personnes – y compris de hauts dirigeants – ont rapidement défini le mal comme étant l’autre arabe et musulman. Ce récit n’est pas né le 11-Septembre. Il a simplement été recentré et renforcé.

Au lendemain de ce jour fatidique, les Arabes deviennent les cibles de crimes motivés par la haine à travers le pays. L’islamophobie est désormais un discours dominant acceptable. Le besoin des États-Unis de s’inspirer du monde réel pour trouver un méchant a porté l’image du terroriste musulman à l’écran, même dans des séries télévisées célèbres comme 24 ou Homeland.

Tous les personnages de la région sont dépourvus de toute nuance, une tendance qui se poursuit dans de nombreuses productions cinématographiques et télévisées comme La Chute de Londres et les films de Jack Ryan qui répètent les mêmes tropes avec uniquement des améliorations sur le plan esthétique.

11 sept

Pour les acteurs arabes, l’après-11 septembre 2001 devient à la fois monde de possibilités et de chagrin. Une scène du film AmericanEast, du réalisateur américano-égyptien Hisham Issawi, dépeint parfaitement cette expérience. Dans ce film, plusieurs immigrants arabes tentent de s’intégrer dans la culture américaine. L’un des personnages, Omar, connaît un certain succès en tant qu’acteur. Son rôle le plus réussi est celui d’un musulman extrémiste qui terrorise les États-Unis et ses espoirs de perpétuer ce succès en jouant d’autres rôles sont rapidement anéantis.

Dans l’une des scènes, Omar est choisi pour un rôle clé dans une série télévisée en tant que médecin qui, par pur hasard, est musulman. Lorsqu’il arrive sur le lieu du tournage, il se rend compte que le rôle a été transformé en celui de terroriste arabe. Quand il cherche à comprendre le côté humain du personnage, le réalisateur, exaspéré, lui répond: «C’est un terroriste. Il est rempli de haine. C’est tout ce que l’on te demande.»

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Janice Ryan pointe du doigt alors qu'elle trouve le nom de son amie au mémorial du World Trade Center à New York le 26 février 2021. (File/AFP)

Injustement, Omar est contraint de choisir: réaliser son rêve ou déshumaniser sa personne et son peuple? Il s’agit là d’un choix que de vrais acteurs ont dû faire dans des circonstances plus désespérantes. Pire encore, le vrai visage des Arabes aux États-Unis et à l’étranger n’est pas montré dans les médias qui continuent de les décrire comme des personnes dépourvues de valeurs et d’humanité.

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Des membres de la Garde côtière américaine rendent hommage aux anciens combattants tués lors des attentats du 11 septembre au mémorial de Ground Zero lors de la Journée des anciens combattants le 11 novembre 2020 à New York. (Dossier/AFP)

Au cours de ces mêmes années, les films qui décrivent les vrais événements derrière le 11-Septembre, ainsi que les guerres qui ont été menées en son nom, ont souvent été accueillis avec indifférence. Le film Démineurs de Kathryn Bigelow – qui traite de la guerre en Irak – a remporté l’Oscar du meilleur film en 2009. Cependant, c’est le film le moins rentable à avoir reçu cette récompense, ce qui signifie que même le prix le plus prestigieux du cinéma ne suffit pas à favoriser la réflexion sur de tels événements dans la psyché culturelle.

Le monde n’avait pas besoin de plus de questions. Il voulait désespérément des réponses. Et s’il existe un truisme auquel les amateurs de films et de séries peuvent se fier, c’est qu’un héros peut leur fournir toutes les réponses qu’ils cherchent. C’est l’idée d’un héroïsme effréné qui a poussé Jack Bauer à devenir un symbole culturel au début des années 2000 dans 24. Les gens ont pu se délecter d’une série qui décrit des événements similaires à ceux du 11-Septembre parce que, au cœur de l’action, il y a un homme qui a tout compris, qui sait pourquoi ça s’est passé et comment y mettre fin.

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Même lorsqu'un film sur la guerre en Irak a remporté l'Oscar du meilleur film en 2009, "The Hurt Locker" de Kathryn Bigelow était le film le moins rentable à avoir jamais reçu cet honneur. (Prix IMP)

Plus encore, le paysage cinématographique de l’après-11 septembre 2001 a été témoin de l’essor des films de superhéros qui avaient eu du mal à véritablement s’imposer par le passé en dehors de Superman et de Batman. En 2002, à la suite de la sortie de Spiderman, ce genre est devenu dominant – il l’est toujours.

Dans Le Chevalier noir, de Christopher Nolan et Superman, de Zack Snyder, les images de ce mardi matin si tragique – la fumée, les tours qui s’effondrent, les hommes qui tombent – ont été utilisées pour donner l’impression que ces superhéros sauvent le monde tel qu’il était vraiment, celui dans lequel nous avons vécu et non le monde fantastique que nous avons vu par le passé.

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Les films "Dark Knight" de Christopher Nolan et les films "Superman" de Zack Snyder ont pris l'imagerie directe de ce mardi matin tragique. (Prix IMP)

L’univers cinématographique Marvel a par la suite tout éclipsé, répondant aux besoins de narration non élucidés des Américains. Captain America montre le désir de comprendre le bien vu par les Américains. C’est une incarnation de l’innocence qui doit faire face à une époque plus sombre. Dans Iron Man, l’ingéniosité américaine réussit à surmonter l’extrémisme musulman. Dans Vengeurs, le 11-Septembre est reproduit par une force extraterrestre. La seule solution n’est pas l’unité citoyenne du peuple américain autour d’un objectif commun mais le recours à des superhéros pour faire le travail à notre place.

Les États-Unis ont également porté à l’écran des héros de la «vraie vie». En 2014, American Sniper de Clint Eastwood raconte l’histoire de Chris Kyle, tireur d’élite de la Navy Seal. Il s’agit du plus gros succès de cette année-là et du film de guerre le plus rentable de tous les temps. American Sniper a fait abstraction de la nuance qui a miné les films de «guerre contre le terrorisme» pendant plus d’une décennie et l’a remplacée par un personnage qui a l’assurance d’un héros Marvel, parfaitement conscient d’être un bon gars qui tue des méchants et qui n’a jamais commis d’acte injustifiable.

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Le tireur de l'US Navy SEAL, Chris Kyle, a été représenté dans le film "American Sniper" de Clint Eastwood en 2014. (Prix IMP)

Ce fut enivrant pour le public qui a décidé de faire fi du fait que Chris Kyle n’était pas ce Captain America auquel on s’attendait mais qui a plutôt idolâtré le héros Marvel The Punisher, un justicier monstrueux dont l’iconographie est célèbre auprès des forces spéciales américaines. Ainsi, et à mesure que les choses se sont calmées, l’œuvre a semblé plus controversée que le laissent entendre les éloges initiaux.

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Un drapeau américain est suspendu à Oculus au World Trade Center Transportation Hub pour le week-end du Memorial Day à New York le 29 mai 2021. (File/AFP)

Tout n’est pas si sombre, bien entendu. Le cinéma américain est à son apogée lorsqu’il pose un regard critique sur le plan interne et montre plus de compassion à l’extérieur de ses frontières. Les films et les acteurs arabes et musulmans ont remporté beaucoup de prix, et des séries comme Ramy ont montré les événements du 11-Septembre du point de vue des Américains d’origine arabe qui se sont retrouvés brusquement marginalisés.

Le bras de fer au sein de la communauté créatrice pendant les deux dernières décennies semble enfin pencher en faveur d’une réponse qui aurait dû être trouvée directement après la tragédie: la paix, la coexistence et la reconnaissance de l’humanité commune triomphent de tout mal. Considérer une culture entière comme un ennemi ne fait que renforcer la lutte.

 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le roi Charles III en visite d'Etat aux Etats-Unis fin avril

Le roi Charles III et la reine Camilla se rendront en visite d'Etat aux Etats-Unis fin avril, a annoncé mardi le palais de Buckingham, un déplacement contesté en pleine guerre au Moyen-Orient et dans une période de tensions entre Washington et Londres. (AFP)
Le roi Charles III et la reine Camilla se rendront en visite d'Etat aux Etats-Unis fin avril, a annoncé mardi le palais de Buckingham, un déplacement contesté en pleine guerre au Moyen-Orient et dans une période de tensions entre Washington et Londres. (AFP)
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  • Les dates de cette visite, la première de Charles III, seront communiquées ultérieurement, a précisé le palais
  • Le roi et la reine se rendront ensuite aux Bermudes, pour le premier déplacement du monarque dans un territoire d'outre-mer du Royaume-Uni depuis son accession au trône en septembre 2022

LONDRES: Le roi Charles III et la reine Camilla se rendront en visite d'Etat aux Etats-Unis fin avril, a annoncé mardi le palais de Buckingham, un déplacement contesté en pleine guerre au Moyen-Orient et dans une période de tensions entre Washington et Londres.

Leur programme "célèbrera les liens historiques et les relations bilatérales actuelles entre le Royaume-Uni et les États-Unis, à l'occasion du 250e anniversaire de l'indépendance américaine", selon un communiqué.

Les dates de cette visite, la première de Charles III, seront communiquées ultérieurement, a précisé le palais.

Le roi et la reine se rendront ensuite aux Bermudes, pour le premier déplacement du monarque dans un territoire d'outre-mer du Royaume-Uni depuis son accession au trône en septembre 2022.

Londres et Washington, liés par 250 ans d'Histoire, ont forgé une "relation spéciale" caractérisée par des liens diplomatiques, militaires et économiques très étroits.

Au cours de son règne, la reine Elizabeth II avait été reçue à quatre reprises en visite d'Etat aux Etats-Unis, notamment en 1976 pour célébrer le bicentenaire de l'indépendance américaine et en 1991, avec une adresse historique devant le Congrès américain.

Donald Trump, connu pour être un grand admirateur de la famille royale, avait déclaré mi-mars à la Maison Blanche avoir "vraiment hâte de voir le roi".

Le président américain a lui-même été reçu en septembre en visite d'Etat au Royaume-Uni pour la seconde fois, avec tout le faste royal, de la procession en carrosse au somptueux banquet au château de Windsor.

Selon l'ambassadeur américain à Londres, Warren Stephens, le président de la Chambre des représentants Mike Johnson a proposé que Charles III prononce un discours devant les deux chambres du Congrès américain.

Appels au report 

Cette visite aux Etats-Unis est annoncée en pleine guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par les frappes américano-israéliennes contre l'Iran, et aux conséquences économiques planétaires.

Donald Trump n'a pas épargné le Premier ministre Keir Starmer depuis le début du conflit, accusant le dirigeant britannique d'avoir soutenu trop mollement son grand allié américain.

"Ce n'est pas à Winston Churchill que nous avons affaire", avait-il cinglé début mars, se disant "mécontent de Londres" qui avait dans un premier temps refusé que les Etats-Unis utilisent ses bases militaires.

Le dirigeant travailliste a assuré que malgré ces déclarations, la "relation spéciale" avec Washington était "à l'oeuvre".

Son gouvernement, au pouvoir depuis juillet 2024, a pris soin de ménager ses relations avec l'administration Trump. Il s'enorgueillissait d'avoir obtenu un meilleur traitement que de nombreux pays, notamment dans les négociations sur les droits de douane.

Selon un sondage YouGov publié jeudi, près de la moitié des Britanniques (49%) sont contre cette visite.

Plusieurs parlementaires britanniques s'y opposent également. Cet honneur "ne devrait pas être accordé à quelqu'un qui insulte et porte atteinte à notre pays de façon répétée", a déclaré le chef des libéraux-démocrates, Ed Davey.

La présidente de la Commission des Affaires étrangères à la Chambre des Communes, la travailliste Emily Thornberry, a elle aussi jugé "plus sûr de reporter" la visite, par crainte que Charles et Camilla se trouvent dans une situation "embarrassante".

Tenu à une stricte neutralité politique, Charles III n'a pas fait de commentaire public sur les velléités du président américain de faire du Canada --dont le roi est le chef d'Etat-- le 51e Etat américain. Ce qui ne l'a pas empêché de défendre la souveraineté de ce pays lors d'une visite hautement symbolique en mai 2025.

Agé de 77 ans, le roi Charles a connu en plus de trois ans de règne plusieurs crises majeures. Il a été diagnostiqué en février 2024 d'un cancer pour lequel il est toujours soigné. Il est par ailleurs confronté aux répercussions de l'affaire Jeffrey Epstein, qui ont conduit en février à l'arrestation de son frère Andrew Mountbatten-Windsor, soupçonné d'avoir transmis des informations confidentielles au pédocriminel et financier américain décédé en 2019.


Guerre en Iran: «les prochains jours seront décisifs», affirme le ministre américain de la Défense

Les prochains jours de la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran seront "décisifs", a affirmé mardi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, refusant d'écarter la possibilité de déployer des troupes sur le sol iranien. (AFP)
Les prochains jours de la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran seront "décisifs", a affirmé mardi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, refusant d'écarter la possibilité de déployer des troupes sur le sol iranien. (AFP)
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  • "Les prochains jours seront décisifs. L'Iran le sait, et ils ne peuvent quasiment rien faire militairement contre cela", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse au Pentagone
  • Le ministre, qui a révélé qu'il avait rendu visite récemment à des troupes américaines déployées dans ce conflit, a affirmé que "les dernières 24 heures ont vu le plus faible nombre de drones et missiles ennemis lancés par l'Iran"

WASHINGTON: Les prochains jours de la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran seront "décisifs", a affirmé mardi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, refusant d'écarter la possibilité de déployer des troupes sur le sol iranien.

"Les prochains jours seront décisifs. L'Iran le sait, et ils ne peuvent quasiment rien faire militairement contre cela", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse au Pentagone.

Le ministre, qui a révélé qu'il avait rendu visite récemment à des troupes américaines déployées dans ce conflit, a affirmé que "les dernières 24 heures ont vu le plus faible nombre de drones et missiles ennemis lancés par l'Iran".

Selon Pete Hegseth, les discussions avec l'Iran pour mettre un terme à la guerre sont en train de s'intensifier.

Ces discussions "sont bien réelles, elles sont en cours, elles sont actives et -- je pense -- se renforcent", a-t-il affirmé.

Les-Etats-Unis constatent un "va-et-vient" avec l'Iran sur les termes de ces négociations, un "fait nouveau productif", selon Pete Hegseth.

"Nous ne voulons pas avoir à faire plus militairement que ce qui est nécessaire. Mais je n'ai pas dit ça à la légère quand j'ai dit qu'en attendant, nous négocierons avec des bombes", a-t-il déclaré.

Pete Hegseth a également refusé à nouveau d'écarter la possibilité de déployer des troupes américaines sur le territoire iranien.

"Nous n'allons écarter aucune option. Vous ne pouvez pas mener et gagner une guerre si vous dites à votre adversaire ce que vous êtes prêts à faire, ou pas prêts à faire, y compris des troupes au sol", a déclaré le ministre.

"Notre adversaire pense actuellement qu'il existe 15 différentes manières avec lesquelles on pourrait s'en prendre à eux avec des troupes au sol. Et devinez quoi? C'est vrai", a-t-il ajouté.

A ses côtés, le général Dan Caine, chef d'état-major, a déclaré que les Etats-Unis avaient frappé "plus de 11.000 cibles" au cours des 30 jours passés.

 


Trump n'entend pas «aider» les pays affectés par la fermeture du détroit d'Ormuz

Donald Trump a déclaré mardi que les Etats-Unis "ne seraient plus là pour aider" les pays dont l'approvisionnement en pétrole dépend du détroit d'Ormuz. (AP)
Donald Trump a déclaré mardi que les Etats-Unis "ne seraient plus là pour aider" les pays dont l'approvisionnement en pétrole dépend du détroit d'Ormuz. (AP)
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  • Le président américain, qui veut boucler en six semaines maximum l'opération militaire lancée contre l'Iran le 28 février, avait déjà indiqué auparavant que la réouverture de cette artère vitale pour le transport mondial de brut n'était pas un impératif
  • Il a jugé mardi que la France s'était montrée "très peu coopérative" dans la guerre contre l'Iran, en la critiquant pour avoir interdit le survol de son territoire, sans que l'on ne sache dans l'immédiat à quoi il faisait référence

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré mardi que les Etats-Unis "ne seraient plus là pour aider" les pays dont l'approvisionnement en pétrole dépend du détroit d'Ormuz.

Le président américain, qui veut boucler en six semaines maximum l'opération militaire lancée contre l'Iran le 28 février, avait déjà indiqué auparavant que la réouverture de cette artère vitale pour le transport mondial de brut n'était pas un impératif pour lui.

"J'ai une suggestion pour tous ces pays qui n'ont plus de kérosène à cause du détroit d'Ormuz, comme le Royaume-Uni, qui a refusé de s'impliquer dans la décapitation de l'Iran: 1. achetez auprès des Etats-Unis, nous en avons plein, 2. trouvez du courage, avec retard, allez jusqu'au détroit et PRENEZ le tout simplement", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

"Vous allez devoir apprendre à vous défendre vous-mêmes, les Etats-Unis ne seront plus là pour vous, de la même manière que vous n'avez pas été là pour nous. L'Iran a été, pour l'essentiel, décimé. Le plus dur est fait. Allez chercher votre propre pétrole!", a conclu le président américain.

Il a plusieurs fois affirmé que la première puissance mondiale, qui produit une bonne partie du pétrole qu'elle consomme et importe le reste essentiellement du Canada et du Mexique, n'était pas affectée par la fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz.

Ce n'est pas le cas de nombre de pays asiatiques désormais confrontés à une crise énergétique majeure.

Les Etats-Unis n'en subissent pas moins l'impact de la hausse des cours.