Cinq ans après l'assasinat du père Hamel, hommage à "l'homme d'Eglise et citoyen engagé"

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin (c) recevant un livre de la part de l'archevêque de Rouen, Monseigneur Dominique Lebrun (d), à Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet 2021. AFP
Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin (c) recevant un livre de la part de l'archevêque de Rouen, Monseigneur Dominique Lebrun (d), à Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet 2021. AFP
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Publié le Lundi 26 juillet 2021

Cinq ans après l'assasinat du père Hamel, hommage à "l'homme d'Eglise et citoyen engagé"

  • «Le gouvernement de la République commémore ses martyrs et nul doute que Jacques Hamel en fait partie», a déclaré M. Darmanin, lors d'un hommage républicain à l'issue de la cérémonie religieuse
  • «La barbarie à laquelle nous sommes confrontés est une barbarie difficile à combattre (...) Nous avons encore à nous battre, fortement et encore longtemps, contre ceux qui utilisent Dieu pour tuer», a ajouté le ministre

SAINT-ETIENNE-DU-ROUVRAY, FRANCE : Cinq ans après l'assassinat du père Jacques Hamel dans son église, un hommage à "l'homme d'Eglise et au citoyen engagé" a été rendu lundi à Saint-Etienne du Rouvray, près de Rouen, en présence de Gérald Darmanin, d'élus et de fidèles.

"Le gouvernement de la République commémore ses martyrs et nul doute que Jacques Hamel en fait partie", a déclaré M. Darmanin, lors d'un hommage républicain à l'issue de la cérémonie religieuse. 

"La barbarie islamiste touche tous les symboles qui font l'Occident et la France. La barbarie à laquelle nous sommes confrontés est une barbarie difficile à combattre (...) Nous avons encore à nous battre, fortement et encore longtemps, contre ceux qui utilisent Dieu pour tuer", a ajouté le ministre.

"Jacques Hamel était d'une modestie et d'une simplicité dont il ne se départissait jamais", a souligné Hubert Wulfranc (PCF), maire de la commune au moment du drame. Le maire actuel, Joachim Moyse (PCF) a évoqué l'"homme d’église et citoyen engagé" qui "portait un message de paix et d’espérance".  

"Quelle est la grande attente de l’humanité, sinon la paix?", s’était interrogé auparavant, dans son homélie lors de la cérémonie religieuse, l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun.

La cérémonie s'est déroulée en présence des quelques fidèles qui assistaient à la messe célébrée par le père Hamel lors de l'attaque de 2016. Parmi ceux-ci, Guy Coponet, lui-même grièvement blessé, et dont l'épouse, à ses côtés lors de l'attentat, est décédée il y a quelques semaine, a rappelé Mgr Lebrun. 

Reprenant la parole lors de l'hommage républicain, le prélat a notamment évoqué la possible béatification du père Hamel, encouragée par le pape François. "L'enquête diocésaine est achevée, déposée à Rome. Nous avons reçu la reconnaissance de la validité de cette enquête. La suite ne nous appartient plus", a-t-il dit.  

«Ne jamais oublier»

En ce jour anniversaire, de nombreuses personnalités ont tenu à rendre hommage au prêtre assassiné il y a cinq ans, dont le Premier ministre Jean Castex. "En ce 26 juillet, la Nation se recueille et s’incline respectueusement en mémoire du père Jacques Hamel. (...) Puissent son humanisme et son message de fraternité longtemps nous guider face à la haine et la barbarie", a tweeté M. Castex.

"Assassiné parce que chrétien. Nous ne devons jamais l’oublier. Mes pensées à sa famille et à ses proches", a réagi le Premier ministre de l'époque, Manuel Valls.

"Mes pensées vont aujourd’hui à ses proches et à tous les chrétiens de France qui furent si dignes dans l’épreuve. Nous ne les oublions pas", a tweeté pour sa part Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur entre avril 2014 et décembre 2016.

Christian Estrosi, le maire de Nice, meurtrie par l'attentat du 14 juillet 2016, a salué le père Jacques Hamel "assassiné le 26 juillet 2016 par deux barbares islamistes en l’église #SaintEtienneDuRouvray parce que chrétien, et pensées à Simone, Vincent et Nadine, tués à #Nice06 le 29 octobre 2020 pour la même raison".

Pour le numéro deux du Rassemblement national, Jordan Bardella, "nous avons le devoir de ne jamais oublier ni les noms, ni les visages de ceux des nôtres qui sont tombés sous les assauts du djihadisme (...) Le 26 juillet 2016, dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, l’ennemi assassinait le père Hamel, martyr chrétien, martyr français", a-t-il tweeté.

Agé de 85 ans, le prêtre venait d'achever sa messe matinale quand il a été tué de deux coups de couteaux à la gorge le 26 juillet 2016.

Les assassins, qui se réclamaient de l'organisation État islamique, ont été abattus par les forces de l'ordre à leur sortie de l'église.

Le procès de quatre personnes soupçonnées de responsabilités dans l'assassinat du père Hamel est prévu devant la cour d'assises spéciale de Paris du 14 février au 11 mars 2022.


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.