JO-2020: les sports commencent, la course contre le Covid continue

L'arrivée de la flamme olympique à Tokyo le 9 juillet 2021. Archives/AFP
L'arrivée de la flamme olympique à Tokyo le 9 juillet 2021. Archives/AFP
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Publié le Mercredi 21 juillet 2021

JO-2020: les sports commencent, la course contre le Covid continue

  • Deux salles, deux ambiances: alors que le softball a ouvert le bal des épreuves sportives des Jeux olympiques de Tokyo mercredi matin, le patron de l'organisation mondiale de la santé a rappelé que «la course contre le virus» n'était pas terminée
  • «Nous ne sommes pas dans une course les uns contre les autres, nous sommes dans une course contre le virus», a déclaré le directeur général de l'agence onusienne face aux membres du CIO réunis dans la capitale japonaise pour leur 138e session

TOKYO : Deux salles, deux ambiances: alors que le softball a ouvert le bal des épreuves sportives des Jeux olympiques de Tokyo mercredi matin, le patron de l'organisation mondiale de la santé a rappelé que "la course contre le virus" du Covid-19 n'était toujours pas gagné.

Ces JO seront décidément hors-normes: dans un silence de cathédrale en raison du huis-clos, seulement interrompu par quelques encouragements de ses partenaires, la Japonaise Yukiko Ueno a lancé à 09h00 locales (00h00 GMT) les Jeux et la première balle du match de softball contre l'Australie, à Fukushima. Une première bouffée d'oxygène pour ces JO, reportés d'un an pour raisons sanitaires, qui se disputeront sous des conditions strictes, deux jours avant la traditionnelle cérémonie d'ouverture officielle, vendredi soir.

Le coup d'envoi de ce match de softball (version féminine du baseball), depuis Fukushima - dont la région a été gravement affectée par l'accident nucléaire de mars 2011 consécutif à un puissant séisme et à un tsunami meurtrier - devait être le symbole fort de ces "Jeux de la reconstruction": c'était la formule employée en 2013, au moment de l'attribution de ces Jeux à la capitale japonaise.

Mais depuis, le Covid est passé par là.

Et au moment même de ce premier lancer, à 300 km au sud à Tokyo, le discours du directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, invité à s'exprimer devant la 38e session du Comité international olympique, a rappelé que ces XXXIIe JO d'été seraient plutôt "les Jeux de la pandémie".

Invité inattendu

"Nous ne sommes pas dans une course les uns contre les autres, nous sommes dans une course contre le virus", a déclaré le directeur général de l'agence onusienne face aux membres du CIO réunis dans la capitale japonaise pour leur 138e session. "Pour réussir ces Jeux olympiques, il faut de la vitesse, de la force et de l'habileté, mais aussi de la détermination, du dévouement et de la discipline", a-t-il souligné, appelant le monde à faire preuve des mêmes qualités pour "triompher de la pandémie".

Alors que le Covid-19 a déjà fait plus de quatre millions de morts, "nous sommes au premier stade d'une nouvelle vague d'infections et de décès", et "100.000 personnes supplémentaires perdront la vie d'ici l'extinction de la flamme olympique le 8 août", a-t-il insisté. "La pandémie prendra fin lorsque le monde choisira d'y mettre fin. Tout ceci est entre nos mains", a-t-il lancé, appelant à accélérer l'administration de vaccins et surtout à partager plus équitablement les doses entre pays.

Au Japon, le bilan quotidien des tests effectués depuis le 1er juillet sur les personnes travaillant sur les JO (sportifs, encadrements, médias) affichaient mercredi 79 cas positifs, sur plus de 20.000 personnes testées. Pendant ce temps, à Fukushima, les Japonaises remportaient finalement leur premier match de la compétition, lors d'un huis clos seulement entrecoupé d'un habillage musical lors des changements de joueuses... avec toutefois un invité inattendu: un ours, aperçu sur le site dans la nuit de mardi à mercredi et à nouveau mercredi matin. Des Jeux hors-normes ont débuté.

JO-2020: la technologie peut-elle compenser l’absence de public?

TOKYO : Alors que les Jeux olympiques de Tokyo s'ouvrent vendredi dans un huis clos quasi-total à cause de la pandémie, les téléspectateurs pourront compter plus que jamais sur les progrès des technologies de diffusion pour leur faire vivre l'événement en immersion.

Après le report des Jeux d'un an dû à la pandémie, "nous avons pris l'engagement de ne pas réduire l'amplitude et la qualité de notre couverture", explique à l'AFP Yiannis Exarchos, directeur général d'Olympic Broadcasting Services (OBS), société chargée de filmer et diffuser tous les JO depuis 2008.

Les retransmissions olympiques ont bien évolué depuis la première expérience télévisée à Berlin en 1936, avec trois caméras captant des images pour un public installé à quelques kilomètres de là. Les équipes d'OBS se préparent ainsi à filmer pendant ces JO-2020 quelque 9.500 heures d'images - 30% de plus qu'à Rio en 2016 - mises à disposition des chaînes de télévision du monde entier ayant acquis les droits de diffusion, et promettent aux téléspectateurs une expérience améliorée par diverses nouveautés technologiques.

Parmi ces innovations, Yiannis Exarchos cite le 3D Athlete-Tracking, un système combinant les images de plusieurs caméras grâce à l'intelligence artificielle pour revoir des actions sportives sous tous les angles. "Quelques secondes après un 100m, vous pouvez recréer toute la course en 3D et identifier par exemple les pics de vitesse des athlètes, un bon moyen pour montrer aux téléspectateurs les coulisses de ces performances incroyables", décrit-il.

Bruits de public enregistrés

Pour la première fois, les Jeux seront intégralement filmés et mis à disposition des chaînes en ultra-haute définition (4K), et les téléspectateurs japonais disposant d'un téléviseur adéquat auront même droit pour certains sports à une diffusion en 8K, standard à la définition quatre fois supérieure sur lequel planche depuis 1995 la chaîne publique japonaise NHK, leader mondial dans ce domaine.

"L'un des points forts de la 8K est de rendre de manière inégalée le détail du mouvement des corps à l'écran", explique Takayuki Yamashita, du centre de recherche technologique de la NHK, évoquant notamment les ralentis de haute qualité permis par des caméras développées récemment.

La salle de production des services de diffusion des Jeux Olympiques à Madrid le 13 novembre 2018. Photo AFP/Archives

"Il ne faut pas non plus que ce soit la course aux K", pense toutefois le directeur des sports de France Télévisions Laurent-Eric Le Lay, avant d'évoquer une nouveauté de la chaîne pour ces Jeux, un plateau de télévision qui semblera immergé dans la Baie de Tokyo grâce à la réalité virtuelle.

"On va créer une bulle de verre virtuelle, avec un décor qui montrera les plus beaux immeubles de Tokyo derrière. Il y aura un très gros travail pour faire vivre ce plateau." Pour pallier l'absence de spectateurs dans les stades, OBS a créé à partir des enregistrements de Jeux précédents des ambiances sonores adaptées à chaque sport, qui seront diffusées sur les lieux de compétition.

Les sportifs privés de public pourront quand même voir les fans les encourager, via des écrans affichant des mosaïques de selfies vidéos envoyés du monde entier, et être connectés en vidéo à leurs proches dès la fin de leurs épreuves.

«Au service du storytelling»

Les mesures sanitaires drastiques ont forcé les diffuseurs nationaux, à qui OBS fournit les images, à dépêcher moins de personnel au Japon, assurant une partie des opérations techniques comme la réalisation depuis leur propre pays.

Optimisant son dispositif comme la majorité des diffuseurs, France Télévisions envoie ainsi 180 collaborateurs sur place, contre 210 à Rio en 2016, un changement rendu possible grâce à l'adoption par OBS des technologies IP et du Cloud, permettant de manipuler à distance des fichiers informatiques toujours plus volumineux.

Mais "il est très important pour nous qu'une partie du dispositif reste sur place, notamment tout l'aspect éditorial et commentaire des épreuves", note M. Le Lay, qui précise que France Télévisions enverra plus d'une trentaine de journalistes et une quarantaine de consultants sportifs.

Les interviews des sportifs tricolores seront ainsi réalisées au Japon: "je pense que pour les téléspectateurs français c'est important d'être sur place, plutôt que d'être à Paris avec un Skype mal cadré sur les athlètes." "La technologie doit être au service du storytelling", résume Yiannis Exarchos: "C'est un de nos mantras incontournables: nous adorons la technologie, mais elle doit être utilisée pour raconter les histoires des meilleurs athlètes du monde."


A Paris, Matisse à travers les portraits de sa fille et complice Marguerite

De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille. (AFP)
De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille. (AFP)
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  • Ce "regard d'un père" (sous-titre de l'exposition intitulée "Matisse et Marguerite") sur l'enfant née en 1894 d'une relation éphémère avec un modèle est tendre et complice, comme en témoignent la centaine de tableaux, dessins, gravures et sculptures
  • Nombre d'entre eux sont des prêts exceptionnels de musées et collections privées de France mais aussi des Etats-Unis, de Suisse et du Japon, parmi lesquels "des dessins rarement, si ce n'est jamais montrés au public", selon le musée

PARIS: Deux grands yeux en amande et un éternel ruban noir masquant la cicatrice d'une trachéotomie: les portraits de Marguerite, fille aînée d'Henri Matisse, sont au coeur d'une rare exposition qui s'ouvre vendredi au musée d'art moderne de Paris.

Ce "regard d'un père" (sous-titre de l'exposition intitulée "Matisse et Marguerite") sur l'enfant née en 1894 d'une relation éphémère avec un modèle est tendre et complice, comme en témoignent la centaine de tableaux, dessins, gravures et sculptures montrés.

Nombre d'entre eux sont des prêts exceptionnels de musées et collections privées de France mais aussi des Etats-Unis, de Suisse et du Japon, parmi lesquels "des dessins rarement, si ce n'est jamais montrés au public", selon le musée.

De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille.

"Après avoir été la 'gosse de l'atelier', Marguerite est devenue la secrétaire artistique de son père", poursuit Mme Monod-Fontaine devant un tableau fauve qui représente Marguerite enfant, penchée sur un livre, dans le premier atelier de l'artiste à Paris.

Plus tard, elle deviendra aussi son agent et son intermédiaire avec les collectionneurs dans la capitale française, tout en supervisant l'impression de ses gravures.

Chronologique, l'exposition propose un regard en miroir père-fille qui suit le parcours de l'artiste du fauvisme (1905-1907) jusqu'à 1945, en passant par les tableaux radicaux (1910-1917) et la période niçoise (1920-1925).

Cicatrice 

Parmi les pépites, "Marguerite au Chat noir", aux couleurs irréelles et aux formes simplifiées d'icône, "sera présenté dans toutes les grandes expositions internationales dans les années 1910, juste après ses grands tableaux de la musique et de la danse, qui choquent", souligne Charlotte Barat-Mabille.

A ses côtés, un autre portrait sur fond ocre "donné à Picasso, qui l'a toujours gardé dans son atelier, en échange d'une nature morte cubiste", souligne Mme Monod-Fontaine. Ils se considèrent chacun comme le principal interlocuteur de l'autre", ajoute-t-elle.

Jusqu'en 1920 et deux opérations salvatrices, Marguerite porte autour du cou un ruban noir. Parfois agrémenté d'un bijou, "il cache une cicatrice laissée par une trachéotomie subie à l'âge de sept ans, suite à une diphtérie, et qui l'a considérablement fait souffrir", explique la commissaire.

Intitulé "Le Thé", un rare grand format horizontal la représente en 1919, juste avant qu'elle ne se sépare définitivement de ce ruban. La jeune femme apparait assise avec une amie dans le jardin de la maison d'Issy-les-Moulineaux (banlieue parisienne), où le peintre, son épouse, leurs deux fils et elle ont emménagé en 1909 et où Matisse fera construire un grand atelier.

Un autre portrait peint à Étretat (Normandie, dans l'ouest de la France) la montre les yeux clos, se reposant après son opération.

Suivent des paysages et intérieurs niçois où l'on voit Marguerite déguisée en odalisque ou contemplant le carnaval, nimbée de couleurs vives et d'une joie de vivre retrouvée. Ou des portraits en manteau écossais signé par le styliste Paul Poiret rappelant son intérêt pour la mode.

La fille de Matisse s'essaiera d'ailleurs au stylisme ainsi qu'à la peinture avec un certain succès, comme le montrent une robe de sa création et quelques-uns de ses tableaux.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, celle-ci sera agent de liaison de la Résistance. Arrêtée à Rennes (ouest), elle sera torturée et échappera de justesse à la déportation en Allemagne nazie en août 1944.

A son retour, elle a 50 ans. Son père, qui vit à Vence (sud-est), recommence à dessiner à coups de traits minimalistes son visage familier, qui s'est assombri.

Il dessine aussi son petit-fils, Claude, né de l'union de Marguerite avec l'essayiste et critique d'art Georges Duthuit, épousé en 1923.


À Médine, l'âme trouve son salut dans la culture et la spiritualité

L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
 Moatassem (à gauche), fondateur de Madinah Retreats, et Waleed (à droite), partenaire de Madinah Retreats, photographiés à Siwa, en Égypte. (Photo Fournie)
Moatassem (à gauche), fondateur de Madinah Retreats, et Waleed (à droite), partenaire de Madinah Retreats, photographiés à Siwa, en Égypte. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
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  • Un changement de paradigme mêle pratiques de bien-être, expéditions culturelles et expériences spirituelles.
  • M. Al-Bitar a déclaré à Arab News : « Chaque retraite que nous concevons commence par des intentions et des objectifs clairs, complétés par une histoire et un thème qui correspondent à une destination particulière.

DJEDDAH : Dans l'enceinte sacrée de Médine, l'un des sites les plus sacrés de l'islam, une nouvelle expérience de bien-être axée sur la culture propose un voyage qui intègre la spiritualité, la culture et le patrimoine.

L'inspiration derrière Madinah Retreats vient de l'expérience du fondateur, Moatassem Al-Bitar, dans l'industrie du bien-être et du tourisme spirituel en Arabie saoudite et au-delà.

Reconnaissant les principales lacunes des modèles de retraite traditionnels et tirant parti de la vision touristique de l'Arabie saoudite, il a imaginé un changement de paradigme mêlant pratique moderne de bien-être, expéditions culturelles et expériences spirituelles en un seul et même voyage. ***

Rehbah, où s'est tenue la première retraite de bien-être à Médine en 2024. (Photo Fournie)
Rehbah, où s'est tenue la première retraite de bien-être à Médine en 2024. (Photo Fournie)

Fort d'une expérience en tant que responsable du changement de culture d'entreprise et de l'engagement des personnes, M. Al-Bitar a organisé plus de 50 retraites en Arabie saoudite, en Égypte et aux États-Unis, auxquelles ont participé plus de 400 personnes.

Sa formation universitaire couvre divers domaines, notamment le comportement organisationnel, la spiritualité islamique et les études interculturelles.

Officiellement lancée en 2024 après cinq ans de préparation, l'initiative a tenu sa deuxième retraite, sur le thème « L'arrivée », au début de cette année à Médine. 

FAITS MARQUANTS

- Madinah Retreats est le fruit de l'expérience de son fondateur, Moatassem Al-Bitar, dans les secteurs du bien-être et du tourisme spirituel en Arabie saoudite et ailleurs.

- Elle associe des pratiques modernes de bien-être, des expéditions culturelles et des expériences spirituelles en un seul et même voyage.

M. Al-Bitar a déclaré à Arab News : « Chaque retraite que nous concevons commence par des intentions et des objectifs clairs, complétés par une histoire et un thème qui correspondent à une destination particulière.

Les retraites sont animées par un collectif de facilitateurs qui travaillent ensemble à la réalisation d'une intention unifiée, garantissant ainsi une expérience équilibrée et immersive. »

« L'un de nos principaux objectifs est de promouvoir différentes destinations en Arabie saoudite qui sont parfaitement idéales pour des expériences centrées sur le bien-être, en plus de leur caractère incomparable d'enrichissement culturel », a déclaré M. Al-Bitar.

« Nous cherchons à nous associer à des initiatives gouvernementales pertinentes et à des entités qui réalisent la Vision 2030 du Royaume pour le tourisme de bien-être et les expériences exceptionnelles. »

M. Al-Bitar a expliqué que chaque retraite est structurée autour de trois piliers fondamentaux : la spiritualité (pratiques méditatives et réflexion intérieure), la culture (visites de sites patrimoniaux, récits traditionnels et expériences locales) et le bien-être (pratiques basées sur le mouvement, exercices de pleine conscience et aliments curatifs).

En intégrant ces éléments dans les programmes quotidiens, Madinah Retreats propose un voyage adapté aux besoins des participants et constitue une « philosophie de l'enracinement, de la réalité et de la richesse ».

Les retraites s'adressent aux individus et aux groupes qui recherchent une véritable transformation de leur bien-être, une connexion spirituelle et un enrichissement culturel. Elles offrent un espace sûr et accueillant où les participants sont respectés dans leur cheminement unique vers la guérison.

Les récits culturels constituent également un élément essentiel, permettant aux participants d'explorer la sagesse cachée de chaque site et de comprendre les traditions locales et les pratiques historiques.

Aucune expérience préalable de la méditation ou des pratiques de bien-être n'est requise, ce qui rend les retraites accessibles à tous.

En hommage à ses racines égyptiennes, Al-Bitar étend les retraites à Siwa, en Égypte.

Médine, capitale spirituelle de l'islam, est connue sous le nom de « ville illuminée ». Elle offre une atmosphère de paix et de rajeunissement, et sa topographie et son climat diversifiés la rendent idéale pour une guérison basée sur la nature.

« Médine est largement reconnue comme une destination où le cœur est en paix, le corps rajeuni, l'esprit éclairé et l'âme enrichie », a déclaré M. Al-Bitar. « Le développement rapide de la ville et sa reconnaissance en tant que destination touristique mondiale de premier plan renforcent encore son attrait.

Les retraites à Médine se déroulent généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. Les participants visitent des sites culturels et historiques, explorent la scène sociale dynamique de la ville et découvrent la cuisine locale, l'art contemporain et les traditions de la communauté.

« Pendant la retraite, nous proposons la méditation, le travail sur la respiration, l'auto-réflexion, le yoga, le tai-chi et d'autres thérapies somatiques, l'expression créative comme outil de guérison, ainsi que des repas nourrissants d'origine locale », a ajouté M. Al-Bitar.

Les pratiques somatiques guidées par des animateurs experts favorisent la prise de conscience du corps et le bien-être général.

M. Al-Bitar a déclaré : « Le contact avec la nature et les animaux a des effets thérapeutiques avérés. Les retraites de Médine intègrent des thérapies basées sur la nature et les chevaux pour aider les participants à se reconnecter à leur disposition d'origine, ce qui constitue une forme irremplaçable de guérison. »

L'oasis de Siwa, nichée dans un paysage désertique à couper le souffle, se caractérise par de vastes dunes, des affleurements calcaires saisissants et des caractéristiques géomorphologiques distinctives qui renforcent son attrait en tant que destination touristique.

« L'expansion à Siwa, en Égypte, a été inspirée par la tradition de réconciliation de l'oasis, vieille de 160 ans - l'Aïd El-Solh, une célébration de l'harmonie », a déclaré M. Al-Bitar.

« Les éléments curatifs naturels de Siwa, tels que les lacs salés, les sources d'eau chaude et les paysages luxuriants, reflètent de nombreuses qualités réparatrices de Médine. »

M. Al-Bitar a ajouté que Madinah Retreats explorera également les joyaux cachés du Royaume en organisant des retraites à Abha, Aseer, Al-Ahsa et dans d'autres lieux riches en nature curative et en patrimoine culturel.

Les prix des retraites vont de 5 000 SR (1 333 $) à 10 000 SR, en fonction de la destination, du programme, des animateurs, du transport et de l'hébergement.

Madinah Retreats applique un modèle de collaboration en s'associant à des prestataires de services, des animateurs et des experts locaux pour offrir une expérience qui reste fidèle à l'essence culturelle de chaque destination.

M. Al-Bitar a déclaré : « Notre contenu s'adresse à des personnes de tous horizons. Notre programme est spacieux et offre suffisamment de temps pour des pratiques autoguidées. Notre mode de diffusion est strictement non intrusif. »

Les participants quittent les retraites de Médine en se sentant « transformés, enrichis et connectés à leur moi le plus authentique ».

M. Al-Bitar a déclaré que l'expérience incarnait une profonde sagesse : « Vous pensez être une petite entité, mais en vous se trouve l'univers tout entier. »

Madinah Retreats propose également un modèle de retraite personnalisé pour les entreprises et les équipes, ainsi que des visites complémentaires telles que des expéditions à AlUla.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Les chameliers de Tabuk célèbrent l'Aïd au rythme d'Al-Hijini

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
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  • Le tempo des vers s'aligne sur les pas réguliers des chameaux, créant un mélange harmonieux de mots et de mouvements.
  • - Traditionnellement interprété en solo, Al-Hijini est souvent chanté de manière communautaire lors des célébrations.

TABOUK :  l'Aïd est une fête radieuse, imprégnée du parfum de la terre, du souvenir des ancêtres et de traditions profondément enracinées, transmises avec fierté d'une génération à l'autre.

Ici, où les sables s'étendent à l'infini, les chameliers connus sous le nom de hajjanah forment des processions majestueuses, offrant leurs salutations aux habitants tout en chantant Al-Hijini, une poésie qui fait vibrer le cœur, des histoires de fierté, d'amour et de loyauté, préservant ainsi l'âme du désert. 

Al-Hijini est profondément lié à la culture bédouine et sert de moyen d'expression des émotions. (SPA)
Al-Hijini est profondément lié à la culture bédouine et sert de moyen d'expression des émotions. (SPA)

Chez les habitants de Tabouk, les coutumes empreintes d'authenticité et de dignité prennent vie lors des vibrantes célébrations de l'Aïd.

Ce sont un mélange d'héritage et de vie contemporaine, ancrés dans le rythme nomade du désert. Les chameaux, spécialement parés pour l'occasion, jouent un rôle central dans les festivités ; les cavaliers s'élancent à travers les sables en chantant joyeusement des vers traditionnels.

La poésie Al-Hijini tire son nom des chameaux bien dressés utilisés pour la chevauchée et la course. Les cavaliers récitent des vers lyriques qui abordent divers thèmes de la vie, souvent axés sur le patriotisme et la romance. Le rythme correspond aux pas réguliers des chameaux, créant un mélange harmonieux de mots et de mouvement. 

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini remonte le moral et apaise la solitude des voyageurs et des caravanes du désert. Il est profondément lié à la culture bédouine, servant de moyen d'expression des émotions, d'enregistrement des expériences quotidiennes, de transmission de la sagesse et de préservation des proverbes ancestraux.

Traditionnellement interprété en solo, Al-Hijini devient souvent un chant communautaire lors de célébrations telles que l'Aïd, la récitation collective reflétant l'unité et la solidarité des communautés du désert de Tabouk.***

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com