Le Taj Mahal va rouvrir cette semaine, l'Inde allège les restrictions sanitaires

Joyau architectural de l'art indo-islamique, le Taj Mahal a été construit par l'empereur moghol Shâh Jahân en mémoire de son épouse préférée, Mumtaz Mahal, morte en 1631, et figure sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco (Photo, AFP)
Joyau architectural de l'art indo-islamique, le Taj Mahal a été construit par l'empereur moghol Shâh Jahân en mémoire de son épouse préférée, Mumtaz Mahal, morte en 1631, et figure sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Lundi 14 juin 2021

Le Taj Mahal va rouvrir cette semaine, l'Inde allège les restrictions sanitaires

Joyau architectural de l'art indo-islamique, le Taj Mahal a été construit par l'empereur moghol Shâh Jahân en mémoire de son épouse préférée, Mumtaz Mahal, morte en 1631, et figure sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco (Photo, AFP)
  • Les grandes villes, dont la capitale New Delhi et le centre financier de Bombay, ont commencé à lever les restrictions de déplacement et d'activités
  • Comptant parmi les sept nouvelles merveilles du monde, le Taj Mahal avait été fermé en mars 2020, lorsque l'Inde avait imposé un des confinements les plus stricts de la planète au début de la pandémie

NEW DELHI: Le Taj Mahal, la plus grande attraction touristique d'Inde, va rouvrir ses portes cette semaine, a annoncé lundi le gouvernement, deux mois après sa fermeture à cause d'une flambée meurtrière de contaminations à la Covid-19 dans le pays.  

Le nombre de contaminations et de décès liés au coronavirus dans la nation de 1,3 milliard de personnes ont atteint des records en avril et en mai, poussant les autorités à imposer des confinements et d'autres restrictions pour freiner la dissémination de la maladie.  

Les contaminations ont baissé ces dernières semaines. Les grandes villes, dont la capitale New Delhi et le centre financier de Bombay, ont commencé à lever les restrictions de déplacement et d'activités.  

Comptant parmi les sept nouvelles merveilles du monde, le Taj Mahal avait été fermé en mars 2020, lorsque l'Inde avait imposé un des confinements les plus stricts de la planète au début de la pandémie. Il avait rouvert en septembre 2020 à un nombre de visiteurs restreint, avant de fermer à nouveau mi-avril.  

Edifié au XVIIe siècle dans le nord de l'Inde, à Agra (environ 180 km au sud de New Delhi), dans l'Etat d'Uttar Pradesh durement touché par la dernière vague de contaminations et de décès, ce mausolée de marbre blanc est le monument le plus visité du pays avec sept millions de visiteurs annuels.  

Joyau architectural de l'art indo-islamique, il a été construit par l'empereur moghol Shâh Jahân en mémoire de son épouse préférée, Mumtaz Mahal, morte en 1631, et figure sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco.  

Au nom des précautions contre la Covid-19, les visiteurs ne seront pas autorisés à toucher le marble brillant du mausolée, a expliqué un fonctionnaire de l'Inspection archéologique d'Inde.  

« Toutes les précautions nécessaires contre la Covid ont été prises », a-t-il assuré. 


Naufrage en mer de Chine méridionale après un typhon: 12 corps repêchés

Le drame avait fait 27 disparus, selon un premier décompte établi ce week-end. (Photo, AFP)
Le drame avait fait 27 disparus, selon un premier décompte établi ce week-end. (Photo, AFP)
Short Url
  • Le bateau d'ingénierie se trouvait à 160 mille marins au sud-ouest de Hong Kong (sud de la Chine) lorsqu'il a été pris samedi dans la tempête Chaba
  • Des images fournies par les autorités de Hong Kong ce week-end montraient une personne en train d'être hélitreuillée tandis que des vagues s'écrasaient sur le pont du navire à moitié submergé

PÉKIN: Douze corps ont été retrouvés après le naufrage ce week-end d'un navire, coupé en deux en mer de Chine méridionale par un typhon, ont annoncé lundi les autorités chinoises. 

Le bateau d'ingénierie se trouvait à 160 mille marins au sud-ouest de Hong Kong (sud de la Chine) lorsqu'il a été pris samedi dans la tempête Chaba. 

Le drame avait fait 27 disparus, selon un premier décompte établi ce week-end. 

« Selon le dernier bilan établi le 4 juillet à 15H30 (07H30 GMT), les équipes de sauvetage ont trouvé et repêché 12 corps de victimes présumées », a indiqué le Centre de recherche et de sauvetage maritime du Guangdong, la province chinoise qui entoure Hong Kong. 

« Les services compétents intensifient actuellement leur travail d'identification » des dépouilles, a précisé le Centre. 

Trois des 30 membres d'équipage avaient pu être secourus dès samedi et avaient été conduits à l'hôpital. 

Des images fournies par les autorités de Hong Kong ce week-end montraient une personne en train d'être hélitreuillée tandis que des vagues s'écrasaient sur le pont du navire à moitié submergé. 

Le typhon Chaba s'est formé au centre de la mer de Chine méridionale et a touché terre samedi après-midi dans le Guangdong. 

L'endroit où se trouvait le navire a enregistré des vents de 144 kilomètres par heure et des vagues atteignant dix mètres de haut, avaient indiqué les autorités. 

Un total de sept avions, 246 navires et près de 500 bateaux de pêche restent mobilisés pour retrouver les autres disparus, a indiqué lundi le Centre de recherche et de sauvetage maritime du Guangdong. 


Qu'est ce qu'un «plan Marshall»?

Des tracteurs américains venus des États-Unis, faisant partie du plan Marshall, destinés à l'agriculture française, en juin 1949 lors d'une foire agricole à Saint-Lô. (Photo, Archives, AFP)
Des tracteurs américains venus des États-Unis, faisant partie du plan Marshall, destinés à l'agriculture française, en juin 1949 lors d'une foire agricole à Saint-Lô. (Photo, Archives, AFP)
Short Url
  • L'expression «plan Marshall» est passée dans le langage courant pour désigner un programme d'aide extérieure massif, destiné à relever une région, un pays ou un secteur dévasté par un conflit, une catastrophe ou une crise
  • Ce plan de lutte contre «la famine, la pauvreté, le désespoir et le chaos» dans l'Europe ravagée par près de six ans de conflit, est adopté aux Etats-Unis sous la forme d'une loi en avril 1948

LUGANO: Le « plan Marshall », souvent invoqué lors de la conférence de Lugano sur la reconstruction de l'Ukraine, fait référence à un programme de reconstruction de l'Europe par les Etats-Unis après la Seconde Guerre mondiale. 

L'expression « plan Marshall », employée par le chancelier allemand Olaf Scholz ou le président du Conseil européen Charles Michel au sujet de l'Ukraine, est passée dans le langage courant pour désigner un programme d'aide extérieure massif, destiné à relever une région, un pays ou un secteur dévasté par un conflit, une catastrophe ou une crise. 

Depuis les années 1970, le terme « plan Marshall » a été employé à de multiples reprises, pour désigner des programmes d'aide aux pays pauvres, notamment africains, ou pour des plans de relance économiques, comme l'injection massive d'aides aux Etats-Unis après le coup d'arrêt causé par la pandémie de Covid-19 en 2020. 

L'idée de « plan Marshall » est évoquée pour la première fois le 5 juin 1947 dans un discours prononcé à l'université de Harvard par le général George C. Marshall, alors secrétaire d'Etat américain. 

Ce plan de lutte contre « la famine, la pauvreté, le désespoir et le chaos » dans l'Europe ravagée par près de six ans de conflit, est adopté aux Etats-Unis sous la forme d'une loi en avril 1948. 

Intitulé « programme de reconstruction européenne » (European Recovery Programm, ERP), il offre à tous les pays d'Europe, y compris l'URSS et les autres pays communistes, l'assistance américaine à la reconstruction matérielle et au redressement financier pour une durée de quatre ans. 

Alors que l'antagonisme soviéto-americain, qui aboutira rapidement à la guerre froide, se développe, Moscou, suivi par les pays communistes d'Europe de l'Est, rejette l'offre. 

Destiné à relancer l'économie « afin de permettre des conditions politiques et sociales nécessaires à l'existence d'institutions libres », le plan Marshall n'est accepté que par des pays d'Europe de l'Ouest (Autriche, Belgique, Danemark, Irlande, France, Grande-Bretagne, Grèce, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Suède, Suisse) et par la Turquie. 

Son démarrage au printemps 1948 coïncide avec le blocus de Berlin, épreuve de force Est-Ouest qui dure un an, et les bénéficiaires du plan sont bientôt rejoints par la nouvelle République fédérale d'Allemagne, après sa naissance en 1949. 

Un total de 13,35 milliards de dollars de l'époque (soit l'équivalent actuel d'environ 160 milliards de dollars), est injecté dans l'économie des pays aidés, à des conditions particulièrement avantageuses: 85% à titre gratuit et 15% en prêts à long terme. 

Deux organismes administrent le plan : l'Economic Cooperation Administration (ECA) et l'Organisation européenne de coopération économique (OECE). Les Américains avaient, en effet, fixé pour condition une coopération économique et un programme d'auto-assistance entre les pays bénéficiaires. 

Les résultats du plan Marshall ont été particulièrement rapides et n'ont pas profité qu'à l'Europe. Les économistes estiment que l'industrie américaine a largement bénéficié de l'expansion accélérée des marchés du Vieux continent où le dollar a rapidement supplanté la livre sterling comme principale monnaie commerciale. 


L'Ouzbékistan reconnaît 18 morts lors de troubles antigouvernementaux

Le président de l'Ouzbékistan, Chavkat Mirzioïev, avait reconnu dimanche des «victimes», parmi les civils et la police, à la suite de manifestations vendredi et samedi pour dénoncer un projet de réforme constitutionnelle. (AFP).
Le président de l'Ouzbékistan, Chavkat Mirzioïev, avait reconnu dimanche des «victimes», parmi les civils et la police, à la suite de manifestations vendredi et samedi pour dénoncer un projet de réforme constitutionnelle. (AFP).
Short Url
  • Ce nouvel épisode de violences s'ajoute à la longue liste de heurts, d'émeutes, de répressions et d'affrontements qui secouent régulièrement les ex-républiques soviétiques d'Asie centrale sur lesquelles la Russie exerce une grande influence
  • Le président de l'Ouzbékistan, Chavkat Mirzioïev, avait reconnu dimanche des «victimes», parmi les civils et la police, à la suite de manifestations vendredi et samedi pour dénoncer un projet de réforme constitutionnelle

TACHKENT : Le parquet ouzbek a fait état lundi de 18 morts lors des troubles ayant opposé en fin de semaine dernière manifestants antigouvernementaux et forces de sécurité dans le nord-ouest de l'Ouzbékistan, pays où aucune opposition n'est tolérée.

Ce nouvel épisode de violences s'ajoute à la longue liste de heurts, d'émeutes, de répressions et d'affrontements qui secouent régulièrement les ex-républiques soviétiques d'Asie centrale sur lesquelles la Russie exerce une grande influence.

"Dix-huit personnes sont mortes de leurs blessures lors des troubles de masse à Noukous", a indiqué, selon l’agence Ria Novosti, Abror Mamatov, représentant du parquet, lors d’un briefing consacré à ces événements. La garde nationale ouzbèke a de son côté fait état de 243 blessés.

Le président de l'Ouzbékistan, Chavkat Mirzioïev, avait reconnu dimanche des "victimes", parmi les civils et la police, à la suite de manifestations vendredi et samedi pour dénoncer un projet de réforme constitutionnelle réduisant l'autonomie du Karakalpakistan, région pauvre du nord-ouest ouzbek dont Noukous est la capitale.

Le représentant du parquet a annoncé l'ouverture d'une enquête pour "attaque contre l'ordre constitutionnel du pays".

Le déroulé des événements reste très flou, les autorités ayant coupé l'essentiel des moyens de communication durant les affrontements. Quelques vidéos ont filtré sur internet, montrant des personnes blessées et inconscientes.

Samedi, un état d’urgence d'un mois a été décrété dans la région. Parallèlement, le président ouzbek a promis de retirer les amendements constitutionnels décriés.

M. Mirzioïev a aussi accusé les organisateurs des manifestations de "se cacher derrière des slogans" politiques pour chercher à "prendre le contrôle des bâtiments officiels du gouvernement local" et pour s'emparer d'armes.

Depuis son indépendance à la chute de l'URSS, l’Ouzbékistan n'a jamais laissé émerger d'opposition.

Crise interne

Arrivé au pouvoir en 2016 à la mort de son prédécesseur Islam Karimov, Chavkat Mirzioïev, jusqu'alors Premier ministre, a mené d'importantes réformes économiques et sociales, promettant aussi de timides mesures de libéralisation politique.

Réélu l'année dernière, il a plus récemment donné un tour de vis. Le chef de l'Etat veut ainsi réformer la Constitution pour qu'elle lui permette de rester au pouvoir plus longtemps.

Les troubles de Noukous sont la crise interne la plus grave à laquelle le président Mirzioïev a été confronté jusqu'ici.

En 2005, Islam Karimov avait fait réprimer dans le sang des manifestations à Andijan (est). Des centaines de personnes y sont mortes.

Le Kremlin, allié traditionnel de Tachkent, a jugé que les évènements de Noukous  étaient "une affaire interne".

L'Union européenne, qui a encouragé des efforts de réformes ces dernières années, a appelé à une "enquête transparent et indépendante" et regretté "les pertes de vies humaines".

Elle a relevé que le président avait renoncé aux amendements controversés, tout en l'appelant à "garantir les droits humains".

Région de troubles

L'Ouzbékistan, frontalier de l'Afghanistan, est de loin le plus peuplé des pays de l'Asie centrale ex-soviétique avec quelque 35 millions d'habitants.

En janvier, c'est un autre Etat autoritaire de la région, le Kazakhstan, qui a écrasé un vaste mouvement de contestation, faisant plus de 230 morts. Ces événements avaient constitué un choc, ce pays ayant été jusqu'alors considéré comme le plus stable et le plus prospère de la région.

Les pays voisins ont aussi connu des périodes mouvementées dans le passé récent, le Tadjikistan et le Kirghizstan s'affrontant par exemple régulièrement à leur frontière commune, du fait notamment de conflits sur l'accès aux terres et à l'eau.

Les autorités tadjikes viennent aussi de mener une opération présentée comme "antiterroriste" pour neutraliser d'influentes figures locales dans la région autonome de Gorno-Badakhchan (BGAO), une vaste zone montagneuse du massif du Pamir.

Le Kirghizstan a lui connu depuis 2005 trois révolutions (2005, 2010, 2020), ainsi que de graves violences ethniques visant la minorité ouzbèke en 2010 dans le sud du pays.

La Russie soutient les pouvoirs en place dans ces pays qu'elle considère comme appartenant à son pré carré.

L'Asie centrale, au carrefour entre l'Asie du Sud, la Chine, l'Europe et la Russie, dispose de vastes ressources naturelles (hydrocarbures, minerais) qui suscitent les convoitises russes, chinoises et occidentales.