Les hommages affluent pour l'icône de la comédie égyptienne Samir Ghanem

Samir Ghanem portait de nombreuses casquettes - il était acteur, artiste et surtout comique (Photo, AFP)
Samir Ghanem portait de nombreuses casquettes - il était acteur, artiste et surtout comique (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 22 mai 2021

Les hommages affluent pour l'icône de la comédie égyptienne Samir Ghanem

  • Samir Ghanem portait de nombreuses casquettes - il était acteur, artiste et surtout comique
  • La ministre égyptienne de la Culture, Ines Abdel-Dayem déclare que le monde arabe a perdu une icône qui créait des œuvres pleines de joie et de comédie.

LE CAIRE: L'un des comiques les plus connus d'Égypte, Samir Ghanem, 84 ans, est décédé jeudi à l'hôpital des suites du coronavirus (Covid-19). 

Samir Ghanem portait de nombreuses casquettes - il était acteur, artiste et surtout comique  

Sa carrière s'est étendue sur six décennies et ses nombreux rôles l’ont popularisé. 

On se souviendra surtout de lui pour son rôle de Fatota, un petit homme vêtu d'un costume surdimensionné vert vif et de grandes chaussures jaunes qui animait les devinettes du Ramadan (Fawazeer) pour la première fois en 1982. 

Ghanem a d'abord gagné en popularité dans les années 1960 en tant que membre du trio humoristique Tholathy Adwa’a El-Masrah (Stage Lights Trio) avec les comédiens George Sidhom et El Deif Ahmed. 

L’un des rôles phares de Ghanem a été Masoud dans le drame de 1978 réalisé par Hassan Abd Al-Salam «Al-Motazawegoon» (Les couples mariés) aux côtés de Sidhom, membre du Stage Lights Trio. 

Il a également joué le rôle principal dans «Goha Yahkom Al-Madina» (Goha Rules the City), en 1985, et dans «Bahlool Fi Istanbul» (Bahlool à Istanbul), en 1995, aux côtés de l'actrice Elham Shahin. 

«Samir Ghanem était un comique distingué sans pareil, avec lequel j'ai travaillé sur la série 'Hekayet Mizo', qui était la raison de mon succès», dit Sami Fahmy, co-star de Ghanem dans l'émission télévisée de 1977 «Hekayet Mizo» (The Story de Mizo). 

«Samir était une personne très humble et mes journées de travail avec lui ont été parmi les plus heureuses de ma vie», déclare Fahmy aux médias locaux. 

« Aujourd’hui, j'ai perdu un ami et un merveilleux comique qui ne sera jamais remplacé. Le monde n'oubliera jamais Samir Ghanem. 

De nombreuses célébrités ont pleuré la mort de Ghanem sur leurs réseaux sociaux. 

L'acteur Adel Emam a partagé deux photos avec Ghanem sur son compte Instagram, l'une d'elles de l'ère de la télévision en noir et blanc et une autre photo récente avec la légende: «Au revoir Samir… Au revoir mon amour… Tu me manqueras tellement.» 

La ministre égyptienne de la Culture, Inès Abdel-Dayem déclare que le monde arabe a perdu une icône qui créait des œuvres pleines de joie et de comédie. Elle rappelle que son style distinctif a attiré le public pendant des décennies. 

Ghanem était né le 15 janvier 1937 et était diplômé de la Faculté d'agriculture de l'Université d'Alexandrie. Avec Sidhom et Ahmed, ils formèrent le célèbre trio, un groupe de chant humoristique qui a participé à plusieurs films et pièces de théâtre à succès. 

Ses performances lui ont valu de nombreux prix, dont le prix d'honneur et d'excellence Faten Hamama en 2017 pour sa contribution au cinéma égyptien au Festival international du film du Caire. 

L'épouse de Ghanem, l'actrice Dalal Abdel Aziz, est également hospitalisée après avoir été infectée par le Covid-19. 

Ses deux filles Donia et Amy perpétueront son héritage en faisant rire les Égyptiens avec leurs spectacles. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Le nouveau gouverneur de la Banque du Liban s'engage à lutter contre le blanchiment et le financement du terrorisme

Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent. (AFP)
Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent. (AFP)
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  • Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent
  • Il a succédé à Riad Salamé, dont le mandat avait expiré en 2023 et qui est actuellement détenu et accusé de détournement massif de fonds publics

BEYROUTH: Le nouveau gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, s'est engagé vendredi à lutter contre "le blanchiment d'argent" et le "financement du terrorisme" ainsi qu'à appliquer des réformes réclamées par la communauté internationale.

"La Banque du Liban (BdL) va coopérer avec les Etats et les organismes internationaux (..) pour mettre en oeuvre les conventions et traités internationaux, en premier lieu la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme", a-t-il assuré, en prenant ses fonctions.

Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent.

Il a succédé à Riad Salamé, dont le mandat avait expiré en 2023 et qui est actuellement détenu et accusé de détournement massif de fonds publics.

En raison de la paralysie politique dans le pays, l'intérim avait été assuré par le vice-gouverneur Wassim Mansouri.

Le puissant mouvement pro-iranien Hezbollah, qui sort d'une guerre meurtrière avec Israël, est accusé par ses détracteurs d'utiliser des réseaux économiques parallèles et est soumis à des sanctions américaines économiques et bancaires.

Depuis 2019, le Liban est plongé dans une crise économique inédite, imputée par une grande partie de la population à la mauvaise gestion, la corruption, la négligence et l'inertie de la classe dirigeante, en place depuis des décennies.

La monnaie nationale s'est effondrée et des restrictions bancaires draconiennes empêchent les épargnants d'avoir accès à leurs comptes.

La communauté internationale réclame que le Liban mette en oeuvre des réformes pour débloquer des milliards de dollars d'aide et relancer son économie.

Le nouveau gouverneur a affirmé qu'il fallait "oeuvrer à restituer tous les dépôts bancaires progressivement, à commencer en priorité par les petits épargnants", soulignant que "les banques, la Bdl et l'Etat libanais doivent assumer leurs responsabilités" dans ce dossier.

Il a ajouté que les banques commerciales devaient être "recapitalisées", ajoutant que la Bdl devait "réguler le système bancaire".

M. Souaid a enfin assuré que la Bdl devait "permettre la conclusion de toute enquête criminelle déjà entamée" pour dévoiler "tout abus ou détournement de fonds, de réserves ou d'argent public et sanctionner les responsables".

 


Un ministre bahreïni accueille le nouvel ambassadeur saoudien à Manama

Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
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  • M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur l'affection mutuelle
  • M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays

MANAMA : Le ministre bahreïni des Affaires ministérielles, Hamad bin Faisal Al-Malki, a reçu jeudi le nouvel ambassadeur d'Arabie saoudite, Naif bin Bandar Al-Sudairi, au palais de Gudaibiya à Manama.

Au cours de la réception officielle, M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur une affection mutuelle et des liens historiques profondément enracinés qui ont continué à s'épanouir sous la direction des deux nations.

M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays.


L'Arabie saoudite prend la tête de la condamnation arabe des raids israéliens sur le territoire syrien

Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
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  • Le Royaume exhorte les membres permanents du Conseil de sécurité à se pencher sur les violations commises en Syrie et dans la région
  • L'Égypte affirme que les raids constituent une violation flagrante du droit international

RIYADH : L'Arabie saoudite a pris la tête de la condamnation arabe des frappes aériennes israéliennes qui ont violé la souveraineté de la République arabe syrienne et fait des dizaines de victimes civiles et militaires.

Le ministère saoudien des affaires étrangères a déclaré que les raids israéliens constituaient des "tentatives de menacer la sécurité et la stabilité de la Syrie et de la région en violant les lois internationales".

Le Royaume a exhorté les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies à s'attaquer fermement aux violations israéliennes en cours en Syrie et dans la région, et a appelé à l'activation de mécanismes de responsabilisation.

Au cours de la nuit, les frappes aériennes israéliennes ont visé cinq zones en Syrie, dont la capitale Damas et l'aéroport de Hama. Plusieurs personnes ont été blessées, tandis que les actions et une incursion au sol ont fait 13 morts.

Depuis la chute du régime de Bashar Assad en décembre, Israël s'est emparé de certaines zones du sud de la Syrie pour tenter d'éloigner les forces du nouveau gouvernement de la frontière.

L'Égypte a déclaré jeudi que les raids israéliens constituaient une nouvelle violation flagrante du droit international. Elle a appelé les acteurs internationaux à contraindre Israël à mettre fin à son occupation du territoire syrien et à respecter l'accord de désengagement de 1974.

Le ministère jordanien des affaires étrangères et des expatriés a réitéré le soutien d'Amman à la sécurité, à la stabilité et à la souveraineté de la Syrie. Il a souligné la nécessité pour Israël d'adhérer au droit international et aux résolutions des Nations unies qui appellent au respect de la souveraineté des États et à la non-ingérence dans les affaires intérieures.