Le FMI loue la «rapidité et la fermeté» des réformes saoudiennes face à la pandémie

Une vue panoramique de la ville de Riyad. La croissance de l'important secteur non pétrolier saoudien devrait redevenir positive de 3,9% cette année et 3,6% l'année prochaine, selon le FMI. (Photo, Shutterstock)
Une vue panoramique de la ville de Riyad. La croissance de l'important secteur non pétrolier saoudien devrait redevenir positive de 3,9% cette année et 3,6% l'année prochaine, selon le FMI. (Photo, Shutterstock)
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Publié le Mercredi 05 mai 2021

Le FMI loue la «rapidité et la fermeté» des réformes saoudiennes face à la pandémie

  • Le Fonds monétaire international estime que le produit intérieur brut saoudien augmentera de 2,1% en 2021 et de 4,8% en 2022
  • Le soutien du gouvernement pendant la crise, tel que le maintien de la liquidité dans le secteur bancaire, a sans doute contribué à fournir un financement à faible coût au secteur privé

RIYAD: La projection du Fonds monétaire international (FMI) selon laquelle l'économie saoudienne augmentera de près de 5% l'année prochaine, en raison de la bonne gestion du Royaume de la pandémie du coronavirus, résonne bien chez les experts économiques.

«Les autorités saoudiennes ont réagi à la crise de la Covid-19 avec rapidité et fermeté. Les réformes menées dans le cadre de la Vision 2030 ont certainement joué un rôle primordial en aidant l'économie à surmonter la pandémie», a affirmé le fonds monétaire international.

Le FMI estime que le produit intérieur brut (PIB) saoudien augmentera de 2,1% en 2021 et de 4,8% en 2022. Il a également ajouté que «la reprise économique est en cours, le taux de chômage a baissé et l'inflation des prix à la consommation est en train de diminuer».

Fadhel Al-Buainain, membre du Conseil d’Al-Choura, a souligné que la déclaration du FMI reflète vraiment le succès du Royaume grâce aux réformes économiques de la Vision 2030. Il a réitéré le triomphe du gouvernement saoudien dans la gestion de la crise du coronavirus en termes de santé et de croissance économique.

Al-Buainain, qui est aussi membre du conseil d'administration de l'Association financière saoudienne, qualifie cet accomplissement de louable, surtout à la lumière des répercussions économiques mondiales énormes. Le soutien du gouvernement pendant la crise, tel que le maintien de la liquidité dans le secteur bancaire, a sans doute contribué à fournir un financement à faible coût au secteur privé, dit-il.

«La Vision 2030 a augmenté les taux d’emploi des femmes, grâce aux lois gouvernementales qui soutiennent les femmes et encouragent leur participation et leur engagement au sein du marché du travail. Le soutien du gouvernement au secteur des entreprises a ainsi protégé les emplois», soutient-il.

«Les prévisions montrent que le secteur non pétrolier passera à 3,9% en 2021 et 3,6% l'année prochaine. C’est une preuve de l'efficience et l'efficacité des réformes économiques qui vont effectivement continuer à apporter des résultats positifs et bons, comme le mentionne la déclaration du FMI. C’est est un témoignage neutre que les réformes sont efficaces et ont grandement contribué à atteindre une viabilité économique et financière», ajoute Al-Buainain.

La croissance dans le secteur crucial non pétrolier devrait revenir en position positif de 3,9% cette année et de 3,6% l'année prochaine, a indiqué le FMI. En même moment, le PIB du secteur pétrolier devrait également être encore plus important l’année prochaine, avec une croissance de 6,8%, à mesure que les réductions de production de l’alliance des producteurs OPEP + prendront fin et que de nombreux experts prévoient une flambée des prix du brut.

En ce qui concerne la participation des femmes saoudiennes au marché du travail, la déclaration du FMI a de plus salué les mesures importantes prises par le gouvernement saoudien, les estimations montrant que le taux de participation des femmes saoudiennes à la main-d'œuvre totale a augmenté de 13 points pour dépasser 33% au cours des deux dernières années.

Mohammed Al-Jadaan, ministre des Finances, reconnaît que la déclaration réaffirme le succès du gouvernement du Royaume dans l’obtention des résultats positifs et d’accomplissements concrets au cours d’une année difficile pour le monde entier.

«Ces résultats ont été obtenus malgré l'impact de la pandémie de la Covid-19, les variations des prix du pétrole, les fortes fluctuations économiques, la baisse de la demande mondiale, le recul de la croissance et d'autres défis auxquels le gouvernement saoudien a été confronté», a-t-il précisé.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France : la confiance des ménages «légèrement à la hausse» en décembre, selon l'Insee

La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
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  • L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025
  • Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne

PARIS: La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee.

L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025.

Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne.

L'Insee établit cet indicateur à partir de questions divisées en deux grandes catégories: l'une portant sur la situation personnelle des ménages, l'autre sur leur perception de l'évolution économique en général.

En décembre, la part de ménages considérant qu'il est opportun d'épargner atteint un nouveau maximum historique.

Ainsi, le solde d'opinion sur ce thème atteint 46, une hausse d'un point par rapport à novembre, alors que la moyenne est à 19. Or la France connaît déjà un taux d'épargne très élevé, à plus de 18% du revenu disponible, autant d'argent qui n'alimente pas la consommation, premier poste de la croissance.

En revanche, les ménages ne sont pas très optimistes sur leur capacité à épargner, actuellement et à l'avenir : ces deux thèmes perdent deux points, à 19 et 14.

En décembre, l'opinion des ménages concernant leur situation financière personnelle future s'est dégradée légèrement (-14 après -13 en novembre, pour une moyenne de -7).

Cependant, la proportion de ménages jugeant opportun, dans la situation économique actuelle, de faire des achats importants rebondit, le solde d'opinion gagnant trois points à -27 tout en restant bien inférieur à la moyenne (-16).

Leur opinion sur le niveau de vie récent en France a rebondi en décembre (hausse de quatre points à -70), indique l'Institut national de la statistique, mais elle se dégrade d'un point sur le niveau de vie à venir, à -57.

Les ménages pensant que les prix ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois sont plus nombreux : le solde d'opinion sur cette question gagne cinq points à -3, pour une moyenne de -12.

La part de ménages pensant que les prix vont accélérer cette année augmente d'un point, là aussi au-dessus de sa moyenne (respectivement -30 et -32).

En revanche, les craintes sur l'évolution du chômage baissent encore : le solde correspondant perd deux points à 45, tout en demeurant supérieur à sa moyenne de 33.


Câbles industriels: Nexans annonce un «réaménagement du calendrier» du mégaprojet à Chypre

Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
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  • Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire"
  • Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen

PARIS: Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe.

"Un réaménagement du calendrier d'activités est actuellement à l'étude avec le client" concernant ce projet, le Great Sea Interconnector (GSI), a déclaré Nexans dans un communiqué, soulignant travailler "en étroite collaboration avec son client afin d'examiner les différentes options en vue de l'élaboration d'un calendrier d'exécution ajusté".

Le groupe assure qu'il "exécute le projet conformément à ses obligations contractuelles et en ligne avec les étapes définies depuis 2023".

Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire" qui doit relier Israël, Chypre et l'Union européenne.

Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen.

Nexans indique que "ces ajustements affectent la date de livraison du projet" sans apporter plus de précisions, et qu'il reste "pleinement engagé dans l'exécution de ce projet aux côtés de son client".

Ces changements, en revanche, n'ont "pas d'impact sur la guidance 2028 de Nexans, grâce à la solidité du carnet de commandes du groupe et à la mise en œuvre proactive d'actions visant à compenser tout impact potentiel dès 2026".

Nexans communiquera ses prévisions 2026 lors de la publication de ses résultats annuels 2025, le 19 février.

Nexans, 2e mondial de son secteur derrière l'italien Prysmian, compte 28.500 collaborateurs dans 41 pays. Le groupe s'est depuis quelques années recentré sur le transport d'électricité et l'électrification (raccordement des champs éoliens offshore aux réseaux électriques, rénovation et développement des réseaux de transport d'électricité dans de nombreux pays...).

 


Holcim rachète le fabricant français de produits préfabriqués en béton Alkern

Début octobre, la Commission européenne avait renvoyé l'examen de cette opération à l'Autorité de la concurrence en France, la jugeant mieux placée pour étudier cette opération et son impact sur le marché national. Fin décembre, l'Autorité de la concurrence avait annoncé avoir autorisé ce rachat sans conditions. (AFP)
Début octobre, la Commission européenne avait renvoyé l'examen de cette opération à l'Autorité de la concurrence en France, la jugeant mieux placée pour étudier cette opération et son impact sur le marché national. Fin décembre, l'Autorité de la concurrence avait annoncé avoir autorisé ce rachat sans conditions. (AFP)
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  • Son rachat devrait générer 11 millions d'euros de synergies au niveau de l'Ebitda à partir de la troisième année suivant sa reprise et avoir un impact positif sur le bénéfice par action dès la première année, précise le groupe suisse
  • Cette acquisition va permettre à Holcim d'avancer dans son objectif visant à se renforcer dans les solutions de construction pour représenter 50% du total de son chiffre d'affaires en 2030, ajoute le communiqué

ZURICH: Le cimentier suisse Holcim a annoncé mardi avoir finalisé l'acquisition du français Alkern, un fabricant de produits préfabriqués en béton.

Fondée en 1972, l'entreprise basée à Harnes dans le Pas-de-Calais emploie 1.000 personnes à travers 50 sites de production en France et en Belgique et a réalisé un chiffre d'affaires de 250 millions d'euros en 2025, indique le groupe suisse dans un communiqué.

Son rachat devrait générer 11 millions d'euros de synergies au niveau de l'Ebitda à partir de la troisième année suivant sa reprise et avoir un impact positif sur le bénéfice par action dès la première année, précise le groupe suisse, qui avait fusionné en 2015 avec le français Lafarge.

Cette acquisition va permettre à Holcim d'avancer dans son objectif visant à se renforcer dans les solutions de construction pour représenter 50% du total de son chiffre d'affaires en 2030, ajoute le communiqué.

En mai 2025, le géant suisse des matériaux de construction avait annoncé être entré en négociations exclusives avec la société de capital-investissement Chequers Capital en vue du rachat d'Alkern.

Début octobre, la Commission européenne avait renvoyé l'examen de cette opération à l'Autorité de la concurrence en France, la jugeant mieux placée pour étudier cette opération et son impact sur le marché national. Fin décembre, l'Autorité de la concurrence avait annoncé avoir autorisé ce rachat sans conditions.

Dans un commentaire boursier, Martin Hüsler, analyste à la Banque cantonale de Zurich, souligne que le groupe suisse ne fournit aucune indication sur le montant de la transaction, ni sur la rentabilité d'Alkern. Mais il suppose que le prix d'achat est "inférieur à une fois les revenus" d'Alkern.

Avec ses 250 millions d'euros de chiffre d'affaires, l'entreprise française représente "1,5%" des revenus d'Holcim, ajoute l'analyste, qui note qu'il s'agit de sa "troisième acquisition majeure depuis octobre", après celle de l'allemand Xella en octobre, puis du péruvien Cementos Pacasmayo mi-décembre.