Les réformes de Vision 2030 renforceront la reprise post-Covid, affirme le FMI

La nouvelle station de métro du quartier financier du roi Abdallah à Riyad. La reprise économique de l'Arabie saoudite après la pandémie est sur la bonne voie, a déclaré le FMI dans un rapport élogieux. (Photo, AFP/Fichier)
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Publié le Mardi 04 mai 2021

Les réformes de Vision 2030 renforceront la reprise post-Covid, affirme le FMI

  • Le FMI exhorte par ailleurs les décideurs du Royaume à accélérer le rythme des réformes afin de «garantir une croissance forte, soutenue, inclusive et plus verte»
  • Avec la fin des réductions de production de l’alliance des producteurs OPEP +, de nombreux experts prévoient une flambée des prix du brut

DUBAI: La stratégie Vision 2030 aide l'économie de l’Arabie saoudite à surmonter la récession pandémique, alors que les prédictions de croissance atteignent près de 5% pour l'année prochaine, selon la dernière étude du Fonds monétaire international.

Dans une analyse optimiste quant aux perspectives de reprise au Royaume, le Fonds rappelle que «les autorités ont réagi rapidement et fermement face à la crise de la Covid-19. Les réformes menées dans le cadre de Vision 2030 ont joué un rôle déterminant et aidé l'économie à surmonter la pandémie».

La croissance du produit intérieur brut est estimée à 2,1% en 2021, un revirement de 6,2% dû à la forte baisse de l'activité économique subie par l'Arabie saoudite et le reste du monde l'année dernière, avant de décoller dans une forte reprise en forme de V la prochaine année, lorsque le PIB augmentera de 4,8 pour cent.

«La reprise économique se poursuit, le taux de chômage a chuté et l'inflation des prix à la consommation s'atténue», affirme le Fonds.

La croissance dans le secteur crucial non pétrolier mis en évidence comme la voie de la croissance future devrait revenir en territoire positif de 3,9 pour cent cette année et de 3,6 pour cent l'année prochaine.

Le PIB du secteur pétrolier devrait également décoller l’année prochaine atteindre 6,8 %. Avec la fin des réductions de production de l’alliance des producteurs OPEP +, de nombreux experts prévoient une flambée des prix du brut.

Le Fonds accorde une mention spéciale au secteur financier du Royaume qui «continue d'être bien réglementé et supervisé… Le rythme impressionnant des réformes du marché des actions et de la dette s'est maintenu». «Les réserves de change restent à des niveaux très confortables», poursuit l’institution.

Le FMI exhorte par ailleurs les décideurs du Royaume à accélérer le rythme des réformes afin de «garantir une croissance forte, soutenue, inclusive et plus verte».

L’institution a de plus applaudi les récentes initiatives politiques déroulées afin de stimuler la participation du secteur privé à l'économie. «Les interventions du secteur public peuvent aider à surmonter la réticence des entreprises privées à faire leur entrée dans des secteurs nouveaux ou plus risqués, mais elles doivent être mises en œuvre avec précaution», estime le Fonds.

Le ministre des Finances, Mohammed Al-Jadaan, estime que le rapport indique le succès du gouvernement du Royaume dans un contexte de crise planétaire.

«Ces résultats ont été obtenus malgré l'impact de la pandémie de la Covid-19, les fluctuations des prix du pétrole, les fortes fluctuations économiques, la baisse de la demande mondiale, le recul de la croissance et les autres défis auxquels le gouvernement saoudien a été confronté», affirme-t-il.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Dieselgate: première condamnation de Volkswagen en France

Le logo VW est exposé au siège du constructeur automobile allemand Volkswagen à Wolfsburg, dans le nord de l'Allemagne, le 26 mars 2021. (Photo, AFP)
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  • L'affaire du Dieselgate avait éclaté en septembre 2015, révélant le trucage de millions de moteurs diesel des marques VW et Audi
  • Sollicité, Volkswagen group France a estimé que le jugement de la cour d'appel de Pau était «une décision isolée et unique et dont la motivation est contestable»

BORDEAUX: La Cour d'appel de Pau, dans le sud de la France, vient de condamner la filiale française de Volkswagen à indemniser le propriétaire d'une voiture de la marque allemande, dans l'affaire du Dieselgate, une première en France, a affirmé vendredi l'avocat du plaignant.

Selon Me Charles Constantin-Vallet, «cette première victime ayant décidé dès 2016 de saisir la justice civile a obtenu, en fonction de sa situation personnelle (notamment l’âge et le kilométrage du véhicule), en plus du remboursement de ses frais d’avocats, 4 000 euros d’indemnisation, correspondant environ à 15% du prix d’achat de son Tiguan TDI 140».

Cet arrêt du 27 avril représente «l’unique condamnation française à ce jour ainsi que la première juridiction d’appel à statuer sur la responsabilité de Volkswagen», a ajouté l'avocat dans un communiqué, estimant que cela devrait «faire jurisprudence et permettre à l’ensemble des victimes concernées de faire valoir leurs droits».

L'affaire du Dieselgate avait éclaté en septembre 2015, révélant le trucage de millions de moteurs diesel des marques VW et Audi notamment, pour les faire apparaître moins polluants qu'ils ne l'étaient en réalité.

Sollicité par l'AFP, Volkswagen group France a estimé que le jugement de la cour d'appel de Pau était «une décision isolée et unique et dont la motivation est contestable».

L'entreprise a en conséquence indiqué examiner «l’opportunité de former un pourvoi à l’encontre de cet arrêt qui n’est, selon elle, à ce jour aucunement définitif».

«Les tribunaux français ont d’ailleurs régulièrement rejeté depuis 5 ans les actions en justice formées contre Volkswagen», fait-elle valoir.

Me Charles Constantin-Vallet envisage, pour sa part, de «mettre prochainement en place une action judiciaire conjointe permettant à tous les consommateurs qui le souhaitent d'agir en vue de leur indemnisation». Selon lui, «plus de 950 00 véhicules sont concernés par cette fraude» en France.


USA: 266 000 emplois créés en avril, bien moins que le million attendu

Sur cette photo prise le 23 mars 2021, un panneau de Wall St est suspendu à la Bourse de New York (NYSE). (Photo, AFP)
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  • Le taux de chômage s'établit à 6,1%, contre 6% en mars, quand les analystes le voyaient reculer à 5,8%
  • Un peu plus de 16 millions de personnes percevaient toujours, mi-avril, une aide pour perte d'emploi ou de revenus, selon des données publiées jeudi

WASHINGTON: Joe Biden a fait de l'emploi une priorité mais les chiffres d'avril ont été décevants: l'économie américaine a créé seulement 266 000 emplois, loin du million attendu, les employeurs étant notamment à la peine pour recruter dans les secteurs peu qualifiés et mal payés.

L'une des explications mise en avant par les républicains américains est que les candidats potentiels ne sont pas encouragés à retourner au travail alors qu'ils bénéficient de généreuses allocations chômage grâce au plan d'aide du président américain.

L'une des difficultés tient aussi au fait qu'une partie des écoles reste fermée aux Etats-Unis, au moins partiellement.

En avril, le taux de chômage est même reparti en légère hausse, alors qu'il reculait depuis le mois de mai, a annoncé vendredi le département du Travail.

Un consensus d'analystes tablait sur un million de créations, et même beaucoup plus pour les plus optimistes d'entre eux, grâce à la reprise économique désormais engagée aux Etats-Unis grâce à la campagne de vaccination accélérée contre le Covid-19 qui a permis d'assouplir les mesures de restriction d'activité économique.

Les gains d'emplois créés dans les loisirs, l'hôtellerie et les services, notamment, ont été effacés par les pertes enregistrées dans les services d'aide temporaire et de livraison de courrier entre entreprises, détaille le ministère.

Le taux de chômage s'établit à 6,1%, contre 6% en mars, quand les analystes le voyaient reculer à 5,8%.

Autre mauvaise nouvelle, les données de mars ont été révisées en forte baisse, et ce sont finalement 770 000 emplois qui ont été créés et non 916 000 comme annoncé initialement. 

En revanche, février a été un peu meilleur qu'initialement annoncé, avec 536 000 emplois créés au lieu de 468 000.

La reprise économique est soutenue aux Etats-Unis par le rythme rapide des vaccinations et par les aides du gouvernement, qui ont augmenté le pouvoir d'achat des Américains.

Ce contexte favorable avait permis aux économistes d'anticiper de très nombreuses créations d'emplois. 

D'autant plus que la dernière semaine du mois d'avril a même vu les inscriptions au chômage repasser sous la barre des 500 000, pour la première fois depuis mars 2020.

Cela reste toutefois deux fois plus élevé que le niveau d'avant la pandémie.

Un peu plus de 16 millions de personnes percevaient toujours, mi-avril, une aide pour perte d'emploi ou de revenus, selon des données publiées jeudi.

Plus de 22 millions d'emplois avaient été détruits en mars et avril, sous l'effet des premières mesures de confinement. Les créations d'emploi avaient ensuite dépassé le million de mai à août, avant de ralentir avec la résurgence du virus à partir de l'automne. 

Mais plusieurs millions d'emplois manquent toujours.

Le Covid-19 avait fait passer le taux de chômage, en deux mois, de son plus bas niveau en 50 ans (3,5% en février) à un plus haut depuis la Grande dépression des années 30 (14,8% en avril).

Selon les dernières prévisions de la Banque centrale américaine (Fed), publiées en mars, le taux de chômage à la fin de l'année devrait tomber à 4,5% en fin d'année.


Emplois: 57 300 créations nettes dans le privé au 1er trimestre

Vue du siège de l'INSEE à Paris / AFP
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  • Il s'agit de la deuxième hausse trimestrielle depuis le début de la crise liée au Covid-19
  • Au trimestre précédent, l'emploi salarié avait connu un recul modéré de 0,1% , soit 28.200 destructions nettes

PARIS : L'emploi salarié privé a progressé de 0,3% au premier trimestre, soit 57.300 créations nettes d'emplois, selon l'estimation provisoire de l'Insee publiée vendredi.

Au trimestre précédent, l'emploi salarié avait connu un recul modéré de 0,1% (28.200 destructions nettes), et au total en 2020, 320.200 emplois ont été détruits dans le secteur privé en France, soit une baisse de 1,6%.

Il s'agit de la deuxième hausse trimestrielle depuis le début de la crise liée au Covid-19. Mais au total, l'emploi salarié privé demeure inférieur à son niveau d'avant-crise: à la fin du premier trimestre, il se situe 1,3% sous son niveau de fin 2019 (soit −262.900 emplois), proche de son niveau de fin 2018, indique l'Institut national des statistiques et des études économiques.