Bill Nelson, nouveau patron de la Nasa, salue «une nouvelle ère spatiale»

L'ancien élu démocrate Bill Nelson a prêté serment à la tête de la Nasa, le 3 avril 2021 (Photo, AFP)
L'ancien élu démocrate Bill Nelson a prêté serment à la tête de la Nasa, le 3 avril 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 03 mai 2021

Bill Nelson, nouveau patron de la Nasa, salue «une nouvelle ère spatiale»

  • Le président Joe Biden a affirmé vouloir placer la recherche sur le changement climatique au coeur des missions de la Nasa
  • La Nasa se tourne de plus en plus vers des partenariats commerciaux, qu'il s'agira d'entretenir

WASHINGTON: L'ancien élu démocrate Bill Nelson, qui avait voyagé dans l'espace à bord d'une navette spatiale, a prêté serment lundi à la tête de la Nasa, en saluant « une nouvelle ère spatiale » au moment où les Etats-Unis se préparent à retourner sur la Lune. 

Lundi, la main sur une bible, il a prêté serment face à la vice-présidente américaine Kamala Harris. 

Assistaient également à la cérémonie à la Maison Blanche l'ancien administrateur de l'Agence spatiale sous le président Barack Obama, Charles Bolden, ainsi que celui sous Donald Trump, le républicain Jim Bridenstine, pour sa part par retransmission vidéo. 

Ce symbole visait « à montrer la continuité, hors des lignes partisanes, avec laquelle vous devez diriger le programme spatial de la nation, en particulier la Nasa », a déclaré Bill Nelson, 78 ans. 

« Une nouvelle ère spatiale s'ouvre », a-t-il ajouté, devant un morceau de roche lunaire. 

Bill Nelson devra manoeuvrer la Nasa face à plusieurs défis de taille. 

L'agence se prépare notamment à retourner sur la Lune avec son programme Artémis. L'ambitieux calendrier, qui prévoit le retour d'Américains sur le sol lunaire en 2024, a pour le moment été maintenu par le gouvernement Biden. 

La Nasa se tourne également de plus en plus vers des partenariats commerciaux, qu'il s'agira d'entretenir. 

Le président Joe Biden a aussi affirmé vouloir placer la recherche sur le changement climatique au coeur des missions de la Nasa. 

Carrière politique 

En 1986, Bill Nelson avait volé à bord de la navette spatiale Columbia pour une mission de six jours dans l'espace. Le pilote n'était autre que... l'un de ses prédécesseurs au poste d'administrateur de la Nasa, Charles Bolden, présent lundi. 

Elu de Floride à la Chambre des représentants entre 1979 et 1991, puis au Sénat entre 2001 et 2019, Bill Nelson a présidé ou été membre des sous-commissions parlementaires sur l'espace pendant de nombreuses années. 

« Avec des dizaines d'années d'expérience, et en tant qu'ancien astronaute, Bill Nelson fera avancer les missions scientifiques, aéronautiques et technologiques de la Nasa », a tweeté lundi Kamala Harris. 

Au moment de la confirmation du républicain Jim Bridenstine, M. Nelson avait estimé que le chef de la Nasa ne devait pas être un homme politique, mais un professionnel de l'espace. Malgré ces critiques initiales, le travail de M. Bridenstine à la tête de l'agence a ensuite été jugé efficace, notamment grâce à sa connaissance de Congrès. 

La proximité de M. Nelson avec Joe Biden, qui a le même âge et était sénateur en partie en même temps que lui, devrait aussi lui permettre de s'assurer l'oreille du président. 

L'astronaute américaine Pamela Melroy doit encore être confirmée par le Sénat américain en tant qu'administratrice adjointe. Pilote, elle est l'une des deux femmes à avoir commandé une navette vers la Station spatiale internationale. 

Ce week-end, Kamala Harris a par ailleurs été nommée à la tête du Conseil spatial national, chargé d'orienter les politiques spatiales du gouvernement américain. Cet organe avait été relancé sous Donald Trump, et il avait alors aussi été confié au vice-président, Mike Pence. 

« La vice-présidente est la personne idéale pour diriger au nom du gouvernement fédéral la politique dans l'espace, qui est de plus en plus complexe, avec beaucoup de nations » impliquées, avait déclaré Bill Nelson dans un communiqué. 


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.