Tunisie: grève de médecins hospitaliers, situation épidémique difficile

Une femme âgée reçoit une dose du vaccin Pfizer-BioNTech alors que d'autres attendent leur tour à la salle de sport El-Menzah de Tunis, le 3 mai 2021. (Photo, AFP)
Une femme âgée reçoit une dose du vaccin Pfizer-BioNTech alors que d'autres attendent leur tour à la salle de sport El-Menzah de Tunis, le 3 mai 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 03 mai 2021

Tunisie: grève de médecins hospitaliers, situation épidémique difficile

  • Les médecins étaient appelés à la grève «sauf dans les services d'urgences, de dialyse et les services Covid»
  • Cette grève intervient alors que la Tunisie, lourdement endettée, tente d'obtenir un nouveau prêt du Fonds monétaire international 

TUNIS: Des médecins du secteur public tunisien sont en grève depuis lundi jusqu'à mercredi notamment pour réclamer le paiement de primes, perturbant temporairement la vaccination dans certains centres, alors que le pays fait face à un nombre inédit d’hospitalisation en raison du Covid-19.

Les médecins étaient appelés à la grève «sauf dans les services d'urgences, de dialyse et les services Covid», a indiqué à l'AFP Noureddine Ben Abdellah, secrétaire général du syndicat des médecins et dentistes et pharmaciens du public, rattaché à la puissante centrale UGTT.

Les grévistes réclament la paiement d'une prime pour les médecins qui sont sur le front contre le Covid-19. Le gouvernement a mis en place une telle prime pour le personnel médical, mais pas pour les médecins, selon M. Ben Abdellah.

Le syndicat réclame également l'embauche de médecins vacataires mobilisés pour faire face au Covid, et proteste contre le changement de statut des médecins généralistes.

Le ministère a appelé dimanche soir à reprendre les négociations, soulignant que durant ces trois jours, il était prévu de vacciner 40 000 personnes inscrites sur sa plateforme e-vax.

Le syndicat a rétorqué dans un communiqué que l'éventuelle perturbation de la vaccination n'aurait «pas de conséquences graves».

Le principal centre de vaccination de Tunis a démarré quelques heures plus tard que d'habitude lundi en raison de la grève, mais la vaccination s'y déroulait normalement en fin de matinée, a constaté un journaliste de l'AFP. 

Plusieurs autres centres ont été perturbés, a indiqué le ministère de la Santé sans plus de détails.

Cette grève intervient alors que la Tunisie, lourdement endettée, tente d'obtenir un nouveau prêt du Fonds monétaire international. 

Le pays fait en outre face ces dernières semaines à un nombre d'hospitalisations en raison du Covid inédit depuis mars 2020 avec plus de 500 personnes actuellement en soins intensifs, entraînant des craintes de pénurie d'oxygène.

La Tunisie a enregistré quelque 311 000 cas de coronavirus confirmés, dont plus de 10 800 décès, sur une population de 12 millions d'habitants.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.