Retour lundi des collégiens et lycéens, pas toujours à plein temps

Le ministre français de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel Blanquer (C) regarde un enfant donnant un échantillon pour un test de salive lors d'une visite au centre d'éducation de Lavoncourt, dans l'est de la France. (Photo, AFP)
Le ministre français de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel Blanquer (C) regarde un enfant donnant un échantillon pour un test de salive lors d'une visite au centre d'éducation de Lavoncourt, dans l'est de la France. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 01 mai 2021

Retour lundi des collégiens et lycéens, pas toujours à plein temps

  • Après deux semaines d'enseignement à distance, entrecoupées de deux semaines de congés, tous ne reprendront cependant pas à plein temps
  • Les lycéens seront en demi-jauge, avec une alternance de classes en présentiel et distanciel

PARIS : Après les écoliers cette semaine, lundi ce sera au tour des collégiens et lycéens de retrouver le chemin de leur établissement scolaire, une reprise qui pose encore de nombreuses questions, tant sur le plan pédagogique que sanitaire.

Après deux semaines d'enseignement à distance, entrecoupées de deux semaines de congés, tous ne reprendront cependant pas à plein temps.

Les lycéens seront en demi-jauge, avec une alternance de classes en présentiel et distanciel. 

Pour les collèges, la rentrée s'effectuera en présentiel, sauf pour les élèves de 4e et 3e des quinze départements les plus touchés par la pandémie de covid-19, qui feront aussi leur rentrée en demi-jauge.

« On a le sentiment que ces décisions sont adaptées à la situation actuelle », se félicite Philippe Vincent, secrétaire général du principal syndicat des chefs d'établissement (SNPDEN). « Elles règlent notamment la question de la cantine, qui restait le maillon faible. Mais vont-elles permettre d'éviter un rebond épidémique ? », s'interroge-t-il.

En cette fin de semaine, la définition des jauges, décidée à l'échelle d'un établissement, suscitait encore de nombreux questionnements. Car choisir de faire venir les élèves par demi-classes, ou en classes entières mais à mi-temps ou une semaine sur deux, n'engendre pas les mêmes contraintes ni ne produit les mêmes effets.

Benjamin Marol, professeur d'histoire-géographie, explique que dans son collège de Montreuil (Seine-Saint-Denis), personne n'était initialement d'accord sur la solution à retenir. Finalement, les élèves de 4e et 3e viendront en alternance le matin et l'après-midi en classe entière. « Donc on va continuer à avoir des classes bondées », déplore-t-il.

Comme dans le premier degré, un protocole strict sera appliqué : une classe fermera au premier cas de Covid confirmé. Une solution appuyée par les syndicats enseignants, mais qui fait craindre, comme avant les vacances scolaires, des fermetures en cascade.

« On ne va pas pouvoir tenir jusqu'à la fin de l'année, les classes vont fermer les unes après les autres », anticipe Benjamin Marol. Il y a un mois, avant la première semaine d'enseignement à distance, et alors que ce protocole strict était déjà appliqué, 11 classes sur 20 avaient dû fermer dans son collège.

« Annulons le grand oral »

Au lycée, où les élèves sont brassés dans différentes classes en fonction de leurs spécialités ou options, un seul cas peut suffire à décimer les effectifs d'un établissement. 

« Si on décide d'évincer tous ceux qui sont en contact avec l'élève, cela peut vite concerner 100 à 150 élèves », souligne Florence Delannoy, proviseure d'un lycée à Lille et membre du SNPDEN. Pour cette rentrée, son établissement fera le choix de ne fermer que le "groupe classe" principal d'un élève détecté positif. 

Vendredi, 1 118 classes fermées étaient fermées dans le premier degré, soit 0,39% du total, selon les chiffres du ministère, contre 11 272 classes fermées avant les vacances. 

Ces dernières fermetures sont liées à des élèves contaminés pendant les vacances.

Les personnels enseignants misent toutefois sur une nouveauté : les 64 millions d'autotests que le gouvernement a commandés pour les élèves de plus de 15 ans, les enseignants et autres personnels de l'Education nationale. 

A partir du 10 mai, les lycéens y seront soumis chaque semaine au sein de leur établissement. 

Une avancée, même si la mise en place de ces tests interroge encore le monde enseignant : les élèves pourront-ils bien les faire deux fois par semaine s'ils sont en hybride ? Qui va les superviser ? Comment les résultats seront-ils transmis ?

Devant toutes ces incertitudes, des voix se sont élevées pour réclamer l'annulation du grand oral du bac, que le gouvernement entend préserver à tout prix.

« Les deux épreuves qui ont des examens terminaux, la philosophie et le grand oral, seront maintenues », a redit Emmanuel Macron jeudi. 

« Il y a urgence à neutraliser le grand oral cette année, pour ramener un peu de sérénité », estime Sophie Vénétitay, du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire. « On voit bien que personne n'est prêt », grince aussi le président du Snalc (secondaire), Jean-Rémi Girard. 

L'Union nationale des lycéens (UNL) appelle à des blocus dans les lycées à partir de lundi pour demander un bac entièrement validé via le contrôle continu. « Les conditions ne sont pas réunies pour passer les épreuves dans de bonnes conditions », a expliqué l'UNL.

 


Macron affirme que «les Européens ne sont pas les prédateurs» du XXIe siècle en Afrique

Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
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  • Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle"
  • "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles

NAIROBI: Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report.

Dans cette interview, M. Macron rappelle avoir "condamné avec force la colonisation" dès 2017, année de son arrivée au pouvoir.

"Mais je ne lui imputerai pas tout" (à la colonisation), car "on ne doit pas non plus exonérer de toute responsabilité les sept décennies qui ont suivi les indépendances" de la plupart des anciennes colonies européennes en Afrique, ajoute-t-il, appelant les dirigeants africains à "améliorer la gouvernance".

Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle". "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles, dit-il.

Sur les minerais critiques et les terres rares, "la Chine, pour la citer, est dans une logique prédatrice: elle transforme chez elle" et crée "des dépendances avec le reste du monde", estime-t-il. "Ce n’est pas ce que nous proposons", insiste le président français, défendant une "stratégie d'autonomie pour l'Europe comme pour l'Afrique" pour ne "pas dépendre d’un nouvel empire, quel qu'il soit".

Il prône une fois de plus une transformation de "l’architecture financière internationale", notamment afin de "mettre en place un système de garanties financières pour faire venir les investisseurs privés" en Afrique - son cheval de bataille avec le président kényan William Ruto, qui sera mardi au menu du second jour du sommet Africa Forward à Nairobi.

Interrogé sur les militaires qui ont pris le pouvoir dans trois pays sahéliens (Mali, Burkina Faso et Niger) entre 2020 et 2023, précipitant le divorce avec la France et le départ de l'armée française, Emmanuel Macron répond: "J'ai la conviction qu’il faut laisser ces États et leurs dirigeants, même putschistes, tracer leur propre chemin".

Il réitère que la France était présente militairement au Sahel à la demande de ces pays pour combattre la menace jihadiste. "Quand notre présence n’a plus été souhaitée, après les coups d’État, nous sommes partis. Cela n'a pas été une humiliation, mais une réponse logique à une situation donnée", assure-t-il.

"Une ère nouvelle va s’ouvrir. Le Sahel retrouvera un jour une gouvernance normale" avec des dirigeants "démocratiquement élus, qui se soucient véritablement de leur peuple", selon le chef de l’État français.


Départ de Vallaud: Faure appelle le PS à «avancer d'un même pas», «le congrès permanent ce n'est pas possible»

Boris Vallaud, président du groupe parlementaire « Socialistes et Apparentes », assiste à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 16 décembre 2025. (AFP)
Boris Vallaud, président du groupe parlementaire « Socialistes et Apparentes », assiste à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 16 décembre 2025. (AFP)
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  • Olivier Faure a appelé lundi les socialistes "à avancer d'un même pas"
  • "Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun"

PARIS: Olivier Faure a appelé lundi les socialistes "à avancer d'un même pas", jugeant que "le congrès permanent, ce n'est pas possible" après le départ fracassant de Boris Vallaud de la direction du PS sur fond d'opposition à une primaire pour désigner le candidat de la gauche hors LFI à la présidentielle.

"Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun", a réagi M. Faure, partisan de la primaire, sur franceinfo.

 

 

 


Une Française rapatriée du MV Hondius positive à l'hantavirus, 22 cas contacts en France

Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter. (AFP)
Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter. (AFP)
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  • "Nous demandons" à ces 14 passagers "qu'ils nous contactent parce qu'il faut qu'on puisse renforcer l'isolement", a dit Stéphanie Rist
  • Une croisiériste néerlandaise infectée par le virus et depuis décédée avait voyagé à bord du vol Sainte-Hélène-Johannesbourg

PARIS: Une passagère française, rapatriée du bateau de croisière MV Hondius, a été testée positive à l'hantavirus, a annoncé lundi la ministre de la Santé Stéphanie Rist, faisant également état de 22 cas contacts identifiés en France.

Parmi les croisiéristes déjà évacués, un Américain et cette Française ont été testés positifs à l'hantavirus, contre lequel n'existe aucun vaccin ni traitement et qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu.

La crise à bord du MV Hondius, qui doit repartir pour les Pays-Bas lundi, a suscité l'inquiétude, ravivant les souvenirs de la pandémie de Covid, même si à ce stade l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ne recense que six cas confirmés d'hantavirus parmi huit cas suspects, comprenant trois personnes décédées de ce virus connu mais rare.

Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter.

Les cinq passagers "sont hospitalisés dans des chambres avec des flux d'air qui permettent d'éviter la contamination", "ils sont évidemment isolés dans cet hôpital et y resteront jusqu'à nouvel ordre", au minimum 15 jours, a-t-elle ajouté.

Concernant les cas contacts, elle a confirmé qu'une vingtaine de Français avaient été identifiés : huit parmi les passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg, qui "ont été mis à l'isolement rapidement", et 14 à bord du vol Johannesbourg-Amsterdam.

"Nous demandons" à ces 14 passagers "qu'ils nous contactent parce qu'il faut qu'on puisse renforcer l'isolement", a dit Stéphanie Rist.

Une croisiériste néerlandaise infectée par le virus et depuis décédée avait voyagé à bord du vol Sainte-Hélène-Johannesbourg. Elle était aussi brièvement montée à bord de l'avion pour Amsterdam, mais n'avait finalement pas voyagé à son bord.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu "tiendra une nouvelle réunion" lundi après-midi "pour suivre au plus près l'évolution de la situation" sur le virus hantavirus, a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

"Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance, sur la base d'un virus que l'on connaît, d'où les 42 jours d'isolement qui ont été décidés et un objectif qui reste le même, protéger les Françaises et les Français", a-t-elle ajouté sur BFMTV.

Elle a appelé à "ne pas créer de panique", "nous n'en sommes absolument pas à avoir ces discussions-là" comme lors de l'épidémie de Covid-19.

La variante du virus détectée à bord du navire MV Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines.