Comment la technologie supposée nous rapprocher nous divise

Le logo de Twitter sur un portable, avec une photo du président Trump en arrière-plan, le 27 mai 2020, à Arlington, en Virginie. (AFP/File Photo)
Le logo de Twitter sur un portable, avec une photo du président Trump en arrière-plan, le 27 mai 2020, à Arlington, en Virginie. (AFP/File Photo)
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Publié le Samedi 17 avril 2021

Comment la technologie supposée nous rapprocher nous divise

  • Les écrivains arabes contemporains expliquent comment les technologies numériques renforcent peu le caractère tolérant, cosmopolite et sociable des sociétés
  • La technologie qui a accéléré la mondialisation semble avoir conduit bon nombre de personnes à se montrer intolérantes, cloisonnées et introverties

DUBAÏ : La plupart des gens reconnaissent sans doute qu'il aurait été difficile de surmonter le choc psychologique que représente l'isolement imposé par la pandémie de coronavirus (Covid-19) sans l'accès aux médias sociaux, aux achats en ligne et aux vidéoconférences pour pallier l’absence de tout contact humain.

Ces mêmes technologies suscitent chez les gens des sentiments de solitude, d'aliénation et de repli sur soi, même si elles ont accéléré la mondialisation et rassemblé pour la première fois des cultures disparates par une simple touche de clavier.

Loin de rendre les sociétés plus tolérantes, cosmopolites et sociables, la dépendance aux appareils mobiles, les « likes » comme forme de validation et la satisfaction instantanée que procurent le streaming et la livraison à domicile ont conduit bon nombre de personnes à se montrer intolérantes, cloisonnées et introverties.

Des militants du United Hindu Front (UHF) brandissent des pancartes ainsi qu'une photo de la militante suédoise pour le climat Greta Thunberg lors d'une manifestation à New Delhi, le 4 février 2021. (AFP/File Photo)
Des militants du United Hindu Front (UHF) brandissent des pancartes ainsi qu'une photo de la militante suédoise pour le climat Greta Thunberg lors d'une manifestation à New Delhi, le 4 février 2021. (AFP/File Photo)

« La mondialisation nous réunit tous dans un forum mondial, où nous nous rassemblons tous », dit Amin Maalouf, l'un des plus grands écrivains arabes contemporains et auteur de l'ouvrage Adrift : How Our World Lost its Way » (ou « A la dérive : comment notre monde s'est égaré»), entre autres livres.

« Réunis, nous ne nous sommes pourtant pas rapprochés les uns des autres. Cela nous a amenés à chercher ce qui nous distingue de la personne à côté de nous ».

L'auteur français d'origine libanaise installé à Paris, qui participe cette année au festival de littérature Emirates Airline organisé à Dubaï, estime que nous traversons une situation de « grand paradoxe ».

Amin Maalouf, auteur français d'origine libanaise basé à Paris, est l'un des plus grands écrivains arabes contemporains. (AFP/File Photo)
Amin Maalouf, auteur français d'origine libanaise basé à Paris, est l'un des plus grands écrivains arabes contemporains. (AFP/File Photo)

« Nous nous ressemblons de plus en plus, nous partageons la même vision du monde, nous disposons des mêmes instruments, et nous détenons les mêmes connaissances. Nos aspirations sont les mêmes. Et pourtant, il nous plait de penser que nous sommes bien différents les uns des autres », explique-t-il.

En effet, tous ceux qui ont exprimé une opinion peu populaire sur les médias sociaux vous raconteront à quel point les internautes peuvent être tribaux et dogmatiques, tout en se cachant derrière la sécurité de l'anonymat en ligne. Les divergences politiques peuvent dégénérer en attaques personnelles virulentes, dans lesquelles les faits sont souvent écartés pour céder la place aux conspirations et aux tropismes.

Ces divergences ne poseraient probablement pas un problème aussi majeur si elles se limitaient à la Toile. Toutefois, les émeutes au Capitole, le 6 janvier dernier, ont révélé que des allégations non étayées de fraude électorale étaient suffisantes pour inciter à la violence collective, dans le monde réel.

Déterminer à qui ou à quoi faire confiance constitue désormais un défi de taille, dans la mesure où le web regorge de sources d'informations biaisées et de nouvelles guidées par des objectifs fixés, qui rivalisent toutes pour attirer « hits », clics et « shares » en vue de façonner le discours dominant auprès du grand public.

En conséquence, les utilisateurs se fient souvent aux récits familiers et aux communautés imaginaires au lieu de chercher à vérifier la réalité et à s'ouvrir à des points de vue différents.

La Corée du Sud s'efforce aujourd'hui de tirer sa jeunesse de l'addiction au numérique, après s'être targuée pendant des années de sa technologie avancée allant de l'Internet à haut débit aux smartphones Samsung. (AFP/File Photo)
La Corée du Sud s'efforce aujourd'hui de tirer sa jeunesse de l'addiction au numérique, après s'être targuée pendant des années de sa technologie avancée allant de l'Internet à haut débit aux smartphones Samsung. (AFP/File Photo)

« C'est tout à fait normal, parce que le progrès de la science et de la technologie nous a rapprochés de façon tellement rapide que nous n'avons pas eu le temps de nous adapter », a ajouté M. Maalouf.

« Mais on peut garder confiance sur le long terme. La tendance principale est à unifier le monde et l'humanité, qui deviendront un jour une nation de peuples très différents, mais convaincus de partager un destin commun ».

« À court terme, en revanche, les identités spécifiques qui s'affirment sont de plus en plus agressives, et accepter la réalité issue des nouvelles technologies nécessitera du temps ».

Parmi les régions qui enregistrent la plus forte pénétration de l'internet figurent le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Le cabinet Internet World Stats, qui surveille l'usage de l'internet au niveau mondial ainsi que l'engagement dans les médias sociaux et les études de marché en ligne a constaté que près de 67 % de la région était active en 2019, contre une moyenne mondiale de 58,8 %.

L'Arabie saoudite, à l'instar des autres pays du Golfe, a enregistré des résultats particulièrement élevés dans ce domaine. Le taux de pénétration de l'internet dans le royaume, qui compte 35,3 millions d'habitants, dépasse les 90 %. Ceci ouvre les Arabes à tout un monde qui regorge d'idées et d'identités, mais aussi de divisions.

La communauté littéraire qui a participé au Festival de littérature d'Emirates Airline a largement reconnu le paradoxe soulevé par Maalouf.

Les plateformes virtuelles comme Netflix et Zoom sont apparues comme des bouées de sauvetage dans un monde en proie à la pandémie et contraint au confinement, mais en Syrie, où deux sites sont bloqués, les gens se sentent de plus en plus coupés du monde. (AFP/File Photo)

L'écrivaine saoudienne Badriah Al-Bishr, première femme à remporter le Prix de la presse arabe pour la meilleure chronique de journal (Arab Press Award for best newspaper column) en 2011, a confié à Arab News que si l'adhésion aux nouvelles technologies constituait une réalisation majeure pour l'humanité, elle a néanmoins engendré une surabondance d'informations.

« L'information n'a rien à voir avec le savoir. Nous acquérons du savoir à partir de données, tout comme nous préparons du pain avec de la farine. La technologie est bénéfique pour l'humanité - le problème est de savoir comment l'utiliser », affirme-t-elle.

Pour passer au crible cette avalanche de données, les entreprises technologiques ont élaboré des algorithmes sophistiqués à partir des interactions, ce qui permet de proposer aux utilisateurs un contenu pertinent. Cependant, les algorithmes utilisés par les géants des médias sociaux, tels que Facebook, peuvent « confiner » les utilisateurs dans une vision étroite et aveugle du monde, « ce qu'ils pensent souhaiter voir et voilà donc le danger des algorithmes », explique à Arab News Ahlam Bolooki, directrice du Festival de littérature Emirates Airline (Emirates Airline Festival of Literature).

Cinq mois avant les émeutes du Capitole, plus précisément en août, les spécialistes des données auprès de Facebook ont averti les responsables de l'entreprise du nombre inquiétant de groupes véhiculant des discours de haine présents sur la plateforme.

Facebook a maintenu son niveau d'usage aux États-Unis, en dépit d'une série de controverses concernant ce réseau social principal et même si les jeunes utilisateurs se tournent désormais vers des plateformes concurrentes telles que TikTok, selon une enquête réalisée le 7 avril 2021. (AFP/File Photo)
Le logo de Twitter apparaît sur un portable avec, en arrière-plan, la page Twitter du président Trump, qui a été suspendue en raison d'une série de plaintes non fondées sur la plateforme. (AFP/File Photo)

Les documents internes que le quotidien Wall Street Journal a pu consulter en janvier indiquent que « 70 % des 100 groupes civiques les plus actifs aux États-Unis sont considérés comme non recommandés pour des questions liées à la haine, à la désinformation, à l'intimidation et au harcèlement ».

Les responsables ont appris qu'un des groupes présentant le plus fort niveau d'engagement « a compilé les nouvelles les plus incendiaires de la journée et les a transmises à une foule infâme qui a aussitôt lancé des appels à la violence plus d'une fois ».

Les spécialistes de la recherche ont également averti qu’ « il faut agir pour stopper ces conversations et les empêcher de se développer aussi rapidement ».

Depuis lors, Facebook s'est engagé à remanier ses algorithmes.

En outre, Mme Al-Bishr souligne que le rythme du changement engendre également un fossé générationnel.

« La génération du millénaire, née au cours de cette période de développement technologique, croit que la vie se limite à la technologie - ils ignorent ce qu'ils ratent. Mais nous, la génération précédente, nous percevons clairement les lacunes », poursuit-elle.

Naouel Chaoui est une Italienne d'origine algérienne qui dirige un club de lecture populaire qui a été contraint de passer au mode numérique pendant la pandémie de Covid-19. Elle estime que la technologie, bien que pratique, ne peut se substituer aux rapports humains.

« La technologie nous ôte ce besoin de contact, réel et humain ; une petite tape sur l'épaule, une étreinte. La communication par le langage du corps occupe une place importante dans notre communication et, lorsqu'elle fait défaut, la communication perd son authenticité », affirme-t-elle à Arab News.

« J'ai l'impression que les nouvelles générations passent à côté de ce volet crucial des rencontres. Leurs rencontres se font à travers des jeux, sur des écrans, ou à travers leurs téléphones ».

Une des solutions, une fois la pandémie dissipée, serait sans doute que les gens se débranchent plus souvent, qu'ils remettent en question leurs idées préconçues et qu'ils élargissent leurs horizons.

Elif Shafak, a prominent British-Turkish author, speaking during her session. (Supplied)
Elif Shafak, éminent auteur turco-britannique. (fournie)

Elif Shafak, auteur turco-britannique de renom, dont les ouvrages ont été traduits en 54 langues, a affirmé que le fait de découvrir des points de vue diversifiés était essentiel pour l'apprentissage.

« En tant qu'humains, ce n'est pas par la répétition que nous apprenons des choses. Ce sont nos différences qui nous apprennent le plus, plutôt que nos similitudes », a déclaré Mme Shafak, également auteur des romans 10 Minutes 38 Seconds in This Strange World (10 minutes 38 secondes dans ce monde étrange) et The Forty Rules of Love (Les quarante règles de l'amour), lors du Festival de littérature d'Emirates Airline.

« Lorsque des personnes qui viennent d'horizons différents et portent des histoires différentes se réunissent, elles se mettent au défi et s'aident à améliorer leur flexibilité cognitive et à faire évoluer leurs perspectives ».

« Je crois profondément à l'importance des rencontres cosmopolites, à l'importance de réunir des personnes aux histoires divergentes et de leur permettre de se parler ».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Real Madrid et l'Atletico Madrid arrivent à Djeddah pour la Supercoupe d'Espagne

 Les joueurs du Real Madrid et de l'Atletico Madrid sont arrivés mardi à Djeddah pour les demi-finales et la finale de la Supercoupe d'Espagne. (Arab News)
Les joueurs du Real Madrid et de l'Atletico Madrid sont arrivés mardi à Djeddah pour les demi-finales et la finale de la Supercoupe d'Espagne. (Arab News)
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  • Les rivaux madrilènes joueront les demi-finales jeudi
  • Les joueurs ont été accueillis avec le traditionnel café arabe à leur arrivée à l'aéroport international King Abdulaziz


DJEDDAH : Les joueurs du Real Madrid et de l'Atletico Madrid sont arrivés mardi à Djeddah pour les demi-finales et la finale de la Supercoupe d'Espagne.

Les rivaux madrilènes joueront les demi-finales jeudi.

Les joueurs ont été accueillis avec le traditionnel café arabe à leur arrivée à l'aéroport international King Abdulaziz.

L'autre demi-finale opposera Barcelone à l'Athletic Club mercredi.

Tous les matches, y compris la finale de dimanche, se dérouleront au stade Alinma Bank de King Abdullah Sport City, et les coups d'envoi seront donnés à 22 heures, heure locale.


Dans le nord du Nigeria, le cinéma de Kannywood entre censure et modernité

La tâche est complexe: l'État de Kano, carrefour culturel du nord du Nigeria ayant donné son surnom au cinéma local - "Kannywood" -, est régi par la charia (loi islamique) et une commission de censure gouvernementale contrôle la production musicale et cinématographique. (AFP)
La tâche est complexe: l'État de Kano, carrefour culturel du nord du Nigeria ayant donné son surnom au cinéma local - "Kannywood" -, est régi par la charia (loi islamique) et une commission de censure gouvernementale contrôle la production musicale et cinématographique. (AFP)
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  • De jeunes créateurs, influencés non seulement par leurs pairs du sud chrétien et libéral du pays, mais également d'autres pays jusqu'à l'Inde, cherchent à toucher un public au-delà du Nigeria, de l'Afrique de l'Ouest et même du continent
  • Mais la tâche est complexe: l'État de Kano, carrefour culturel du nord du Nigeria ayant donné son surnom au cinéma local - "Kannywood" -, est régi par la charia (loi islamique) et une commission de censure gouvernementale

KANO: Le Nigeria est réputé pour Nollywood, sa bouillonnante industrie cinématographique. Dans le nord du pays, socialement conservateur et à majorité musulmane, le secteur connaît une transformation radicale.

De jeunes créateurs, influencés non seulement par leurs pairs du sud chrétien et libéral du pays, mais également d'autres pays jusqu'à l'Inde, cherchent à toucher un public au-delà du Nigeria, de l'Afrique de l'Ouest et même du continent.

Mais la tâche est complexe: l'État de Kano, carrefour culturel du nord du Nigeria ayant donné son surnom au cinéma local - "Kannywood" -, est régi par la charia (loi islamique) et une commission de censure gouvernementale contrôle la production musicale et cinématographique.

Lors d'un récent tournage, deux acteurs prennent place devant une caméra, dans la cour intérieure d’un immeuble d’un quartier d’affaires de Kano. À quelques mètres, une autre participante au tournage, en tenue traditionnelle, révise ses répliques dans une longue robe blanche aux touches dorées.

"Coupez. C’est bien, mais on peut faire mieux. On reprend", lance quelques minutes plus tard Kamilu Ibrahim, le réalisateur.

Un jour de tournage ordinaire à Kannywood, qui produit quelque 200 films par mois.

À l’instar du cinéma du sud du Nigeria, celui du nord explore l’amour, la vengeance et la trahison, mais se distingue par le respect des codes islamiques et l’usage de la langue haoussa plutôt que de l’anglais.

Nés au début des années 1990, les films de Kannywood sont soumis à un bureau de censure gouvernemental contrôlant toute production audiovisuelle - l'Etat de Kano est soumis à la charia, la loi islamique.

"Il est interdit pour ces films de contenir des scènes de nudité ou sexuelles", ainsi que d'être "contraires aux coutumes, aux traditions et à la religion", explique Abba El-Mustapha, secrétaire exécutif du bureau de la censure à Kano, qui est également réalisateur, producteur et acteur.

Kannywood s’est imposé comme un phénomène culturel, suivi par plus de 80 millions de locuteurs haoussas en Afrique de l’Ouest. Certains professionnels veulent élargir sa portée et appellent à des changements de fond et de forme.

Viser un public plus large 

Le réalisateur Kamilu Ibrahim affirme avoir amorcé cette évolution, en ajoutant des sous-titres en anglais et en explorant "des aspects rarement présents dans les films haoussas".

"Nous n’avons pas l’habitude de voir quelqu’un poursuivre un rêve sans le consentement de sa famille. Nous remettons donc en question certains sujets sociaux importants, sans jamais aller à l’encontre de la culture ou de la religion", indique-t-il.

Ce jour-là, il a prévu de filmer plusieurs scènes de la saison 2 de la série Wata Shida ("Six mois") avec son équipe, sous une chaleur écrasante et au rythme des appels à la prière d’une mosquée voisine.

La série raconte l’histoire d’une femme qui, pour fuir un mariage forcé, conclut un mariage blanc de six mois. Ce pacte se transforme rapidement en une intrigue mêlant amour, rivalités et querelles d’héritage.

L’un des acteurs principaux, Adam Garba, espère voir Wata Shida diffusée sur des plateformes de streaming afin de toucher la diaspora haoussa et un public international. Pour l’instant, la série est diffusée sur YouTube et une chaîne locale.

Les films nigérians sur les grandes plateformes telles que Netflix ou Prime Video viennent surtout du sud, des peuples yorubas et igbos, et le haoussa y est minoritaire.

"Ils ont plus de budget, plus d’équipements, plus de sponsors, plus d’investisseurs", explique M. Garba.

Lui souhaiterait que Kannywood bénéficie un jour des mêmes opportunités, malgré la barrière linguistique.

Plateforme de streaming 

Une plateforme de streaming locale, Arewaflix, a été créée récemment pour rassembler les productions du nord du Nigeria, à l'initiative d’Abdurrahman Muhammad Amart, patron d'une société de production nigériane.

Selon ce dernier, "cette plateforme offrira des opportunités non seulement aux films haoussas, mais également à ceux réalisés dans d’autres langues du nord du Nigeria", telles que le kanouri et le nupe .

Arewaflix prévoit d’ajouter des sous-titres en anglais, puis progressivement en français et en arabe.

Ce projet n’est pas le premier du genre. En 2019, Jamilu Abdussalam, promoteur immobilier et propriétaire d’une académie de football, avait fondé la plateforme Northflix, avant de la fermer en 2023.

"Nous avons investi des centaines de millions dans cette industrie et n’avons eu d’autre choix que d’abandonner", a déploré M. Abdussalam. Northflix comptait pourtant plus de 105.000 abonnés répartis dans plus de 100 pays. Il explique sa décision par un manque de formation et de rigueur des professionnels du secteur, ce qui a freiné le développement de la plateforme.

Pour Abba El-Mustapha, la sécurité reste un défi majeur pour les plateformes locales.

"Lorsqu’un film est accessible à une centaine de personnes sur une plateforme peu sécurisée, il peut rapidement être piraté et circuler partout", prévient-il.

Il estime aussi que Kannywood a besoin de meilleurs équipements et d’un soutien financier de l’État pour accéder aux grandes plateformes internationales.

Le réalisateur Umar Abdulmalik, alias Umr Jos ou "The Youngest", insiste aussi sur l’importance d’outils de production performants pour renforcer la narration.

À 41 ans, il veille à l’authenticité de ses histoires et espère que ses productions traverseront les frontières,  comme celles de Bollywood, le cinéma indien, "que beaucoup regardent à Kano sans comprendre l’anglais et l'hindi, car ils sont transportés par les émotions des personnages ".


Imaan Hammam brille en demoiselle d'honneur

 Le top model Imaan Hammam a récemment assisté au mariage de sa meilleure amie et collègue top model Cindy Bruna, qui a épousé l'ancien basketteur et acteur Blondy Baruti lors d'une cérémonie intime à Paris. (Instagram)
Le top model Imaan Hammam a récemment assisté au mariage de sa meilleure amie et collègue top model Cindy Bruna, qui a épousé l'ancien basketteur et acteur Blondy Baruti lors d'une cérémonie intime à Paris. (Instagram)
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  • Imaan Hammam assiste au mariage de sa meilleure amie et mannequin Cindy Bruna
  • Hammam et Bruna sont des amis proches depuis des années et apparaissent souvent ensemble lors d'événements de mode et de défilés internationaux

DUBAI : Le mannequin Imaan Hammam a récemment assisté au mariage de sa meilleure amie et collègue mannequin Cindy Bruna, qui a épousé l'ancien basketteur et acteur Blondy Baruti lors d'une cérémonie intime à Paris.

Mme Bruna, mannequin franco-congolais connu pour son travail avec Victoria's Secret et de grandes maisons de couture, s'est mariée lors d'une célébration privée à laquelle ont assisté des amis proches et des membres de sa famille. Elle portait une robe personnalisée du créateur libanais Elie Saab.
Hammam faisait partie du cortège nuptial en tant que demoiselle d'honneur de Bruna. Le mannequin néerlando-maroco-égyptien portait une longue robe rouge bordeaux sans manches.

La robe a été associée à des gants longueur coude assortis dans la même teinte rouge foncé, créant un look coordonné et frappant qui se distinguait tout en étant conforme à l'événement formel.

Sur Instagram, elle a posté des images avec la légende : "Week-end très spécial pour célébrer ma sœur et Blondy. La plus belle des mariées ... vraiment. Mon cœur est tellement plein. Nous avons dansé, nous avons ri et nous avons aimé chaque moment".

La robe, longue comme le sol, présentait des lignes épurées et une coupe aérodynamique, permettant à la riche couleur d'occuper le devant de la scène. Hammam a opté pour un style minimal, laissant la robe et les gants faire le plus gros du travail.

Hammam et Bruna sont des amis proches depuis des années et apparaissent souvent ensemble lors d'événements de mode et de défilés internationaux.

Hammam est l'un des mannequins les plus demandés de l'industrie. Elle a été repérée à la gare centrale d'Amsterdam avant de faire ses débuts sur les podiums en 2013 en participant au défilé de couture de Jean Paul Gaultier.

Hammam a défilé pour Burberry, Fendi, Prada, Bottega Veneta, Marc Jacobs, Moschino, Balenciaga et Carolina Herrera. Il a également participé à des campagnes internationales, notamment pour DKNY, Celine, Chanel, Versace, Givenchy, Giorgio Armani et Tiffany & Co.

Au début de cette année, elle a lancé Ayni, une plateforme d'archivage dédiée à la préservation et à la célébration de l'expression artistique arabe de son point de vue.

"Pour moi, cela a toujours été bien plus profond que la simple mode. Il s'agit de rester connectée à mes racines, de raconter des histoires qui me touchent et de mettre en lumière les voix qui ont besoin d'être entendues."

Elle a ajouté qu'elle espérait qu'Ayni dépasserait sa vision personnelle pour devenir une "véritable communauté".