Un «Paradis vert» tente d’introduire l’agriculture hydroponique en Libye

L'agriculture demeure un secteur marginal en Libye, où l'économie est dominée par les hydrocarbures, le pays disposant des réserves de pétrole les plus abondantes d'Afrique (Photo, AFP)
L'agriculture demeure un secteur marginal en Libye, où l'économie est dominée par les hydrocarbures, le pays disposant des réserves de pétrole les plus abondantes d'Afrique (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 12 avril 2021

Un «Paradis vert» tente d’introduire l’agriculture hydroponique en Libye

  • La culture hors-sol a gagné du terrain dans de nombreux pays, mais en est encore à ses balbutiements en Libye
  • «Nous avons commencé avec des légumes à la maison et nous avons été surpris par l'engouement des gens»

TRIPOLI: Sous une structure métallique couverte d'une bâche jaune, Siraj Bechiya et son partenaire inspectent leurs laitues cultivées selon la technique de l'hydroponie, pionniers de la méthode dans une Libye majoritairement désertique où l'agriculture conventionnelle peine à répondre à la demande. 

Des couteaux de cuisine, des gobelets en plastique perforés faisant office de pots et des tubes en PVC achetés dans des magasins de bricolage retiennent les précieuses récoltes du «Paradis vert» – nom donné au projet initié il y a quelques mois par les deux entrepreneurs libyens.  

Mais cela n'empêche en rien les plantes de pousser, leurs longues racines blanches se nourrissant d'une eau riche en nutriments et en oxygène.  

Siraj Bechiya et son partenaire, Mounir, travaillent sans relâche sur leur projet depuis des mois dans la petite ville d’Al-Qouwea, à 40 kilomètres à l'est de la capitale Tripoli, érigeant une serre en forme de tunnel, entourée d'un mur en parpaings, et installée sur un lopin de terre non cultivé. 

Leur ambition est de généraliser l'hydroponie, qui «garantit un bon rendement sur de petites superficies», avec une faible consommation d'eau et des cultures sans pesticides, explique à l'AFP Siraj, âgé de 20 ans. 

La culture hors-sol a gagné du terrain dans de nombreux pays, mais en est encore à ses balbutiements en Libye. Dans un pays dont le territoire est composé à 90 % de déserts arides, la méthode pourrait offrir une voie vers une plus grande autosuffisance alimentaire, estime Siraj Bechiya. 

L'agriculture reste marginale en Libye, où l'économie est dominée par les hydrocarbures, le pays disposant des réserves de pétrole les plus abondantes d'Afrique. 

Les terres cultivables, qui représentent à peine 3 % de la superficie du pays, sont menacées par l’urbanisation rapide qui dévore la bande de terres agricoles fertiles le long de la côte méditerranéenne. 

Un autre défi majeur pour l'agriculture en Libye est le manque d'eau, vitale dans ce domaine. 

La grande rivière artificielle (GMMR) – un projet pharaonique réalisé par l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi il y a plus de trente ans – achemine l'eau potable pompée des nappes souterraines du Sud vers les villes du Nord où vivent la plupart des Libyens. 

Cette source d’eau n’est cependant pas inépuisable et le réseau de la GMMR a été gravement endommagé au cours de la décennie de conflits qui ont fait rage en Libye depuis l’éviction de Mouammar Kadhafi lors d’un soulèvement soutenu par l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) en 2011. 

Face à ces défis, Siraj Bechiya et Mounir ont entrepris il y a deux ans une formation en hydroponie en Tunisie. 

«À notre retour, il était impératif de passer de la théorie à la pratique. Nous avons commencé avec des légumes à la maison et nous avons été surpris par l'engouement des gens», raconte Siraj. 

En théorie, la culture hydroponique peut garantir des rendements et des profits plus élevés que l'agriculture conventionnelle, qui est menacée par les aléas climatiques, les pénuries d'eau et la pollution due à l'utilisation non réglementée des pesticides.  

«Avec plus d'espace dans la serre, l'idée a pu décoller. Nous allons continuer à la développer et à améliorer la qualité des produits», assure Siraj, en mesurant l'acidité de l'eau qui alimente les jeunes laitues. 

«Les consommateurs libyens ne veulent plus de produits saturés de pesticides, mais des produits biologiques», conclut-il. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.

 

 

 

 

 

 


Un navire saoudien visé en mer Rouge, l’équipage est sain et sauf

Les Houthis ont menacé d’imposer un blocus aux pétroliers saoudiens en mer Rouge. (AFP/Archives)
Les Houthis ont menacé d’imposer un blocus aux pétroliers saoudiens en mer Rouge. (AFP/Archives)
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  • Les autorités ont pris des mesures pour sécuriser le navire

RIYAD : Une attaque contre le navire saoudien ENCELIA en mer Rouge a provoqué un incendie, a rapporté Al Ekhbariya tôt jeudi, précisant qu'aucun membre de l’équipage n’a été blessé.

« Les autorités compétentes ont pris toutes les mesures nécessaires pour sécuriser le navire, assurer la sécurité de son équipage et protéger l’environnement marin », indique le média, citant un responsable de l’Autorité générale saoudienne des transports.

Le responsable a ajouté : « De telles attaques constituent une violation du droit international et des normes établies garantissant la sécurité de la navigation commerciale et de ses équipages. »

Une source officielle au sein de l’Autorité générale des transports (TGA) a confirmé que le navire appartenait à l’Arabie saoudite et que tous les membres de l’équipage étaient sains et saufs.

Plus tôt, l’organisme britannique de surveillance de la sécurité maritime UKMTO avait indiqué qu’un pétrolier avait signalé avoir été touché par un projectile à environ 70 milles nautiques au sud-ouest d’Al-Shuqaiq, sur la côte ouest de l’Arabie saoudite.

Les rebelles houthis du Yémen ont déclaré imposer un blocus naval au Royaume, une initiative largement critiquée par les États de la région.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com