Camilla, la duchesse de Cornouailles visite une mosquée de Londres

La Britannique Camilla, duchesse de Cornouailles, à la mosquée de Wightman Road, au nord de Londres, le 7 avril 2021 (Photo, AFP)
La Britannique Camilla, duchesse de Cornouailles, à la mosquée de Wightman Road, au nord de Londres, le 7 avril 2021 (Photo, AFP)
La Britannique Camilla, duchesse de Cornouailles, à la mosquée de Wightman Road, au nord de Londres, le 7 avril 2021 (Photo, AFP)
Une plaque dévoilée par la britannique Camilla, duchesse de Cornouailles et le président de la London Islamic Cultural Society (Photo, AFP)
La Britannique Camilla, duchesse de Cornouailles, à la mosquée de Wightman Road, au nord de Londres, le 7 avril 2021 (Photo, AFP)
La Britannique Camilla, duchesse de Cornouailles, à la mosquée de Wightman Road, au nord de Londres, le 7 avril 2021 (Photo, AFP)
La Britannique Camilla, duchesse de Cornouailles, à la mosquée de Wightman Road, au nord de Londres, le 7 avril 2021 (Photo, AFP)
La Britannique Camilla, duchesse de Cornouailles, à la mosquée de Wightman Road, au nord de Londres, le 7 avril 2021 (Photo, AFP)
La Britannique Camilla, duchesse de Cornouailles, à la mosquée de Wightman Road, au nord de Londres, le 7 avril 2021 (Photo, AFP)
La Britannique Camilla, duchesse de Cornouailles, à la mosquée de Wightman Road, au nord de Londres, le 7 avril 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 08 avril 2021

Camilla, la duchesse de Cornouailles visite une mosquée de Londres

  • Camilla a été informée de la façon dont la London Islamic Cultural Society a soutenu la communauté locale pendant la pandémie du coronavirus
  • La duchesse, membre de la famille royale, a aidé à emballer des boîtes d’iftar et a reçu une traduction du Coran en anglais

LONDRES: La duchesse de Cornouailles a visité une mosquée, au nord de Londres, à l’approche du mois sacré du Ramadan. 

Camilla a appris comment la London Islamic Cultural Society (Lics) a soutenu la communauté locale pendant la pandémie du coronavirus, lors de sa visite de la mosquée de Wightman Road. 

La duchesse, membre de la famille royale britannique, a aidé à emballer des boîtes d’iftar (panier-repas destiné à la rupture du jeûne) et a reçu une traduction du Coran en anglais, offerte par le président de la société, Bibi Khan. 

La mosquée, située à Haringey, se consacre spécifiquement à l’aide sociale, accueillant un centre de vaccination temporaire contre la Covid-19 afin d’encourager les personnes qui hésitent à se faire vacciner à franchir le pas. 

Les membres de la mosquée aident les personnes dans le besoin en distribuant des paniers de nourriture et en fournissant un service d’aide et de conseils à celles et ceux qui sont en difficulté en raison de la pandémie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Un médecin arabe dirige une équipe qui met au point un vaccin contre le coronavirus

Dr Lbachir BenMohamed, directeur d’immunologie cellulaire et moléculaire à l’UCI (Photo, AN)
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  • Le Dr Lbachir BenMohamed dirige une équipe de scientifiques au sein de l’Université de Californie, à Irvine
  • Le vaccin cible les protéines communes à tous les coronavirus

LOS ANGELES: Une équipe de scientifiques, dirigée par un Arabe, au sein de l’Université de Californie à Irvine (UCI), met au point un vaccin à injecter qui pourrait, d’ici à la fin de l’année, traiter toutes les formes de coronavirus. 

«C’est un vaccin qui n’est pas seulement dirigé contre le SRAS-CoV-2 et la Covid-19», a précisé le Dr Lbachir BenMohamed, directeur d’immunologie cellulaire et moléculaire à l’UCI. «Il cible les épidémies précédentes, ainsi que celles qui vont apparaître dans les années à venir.» 

Là où les vaccins existants ciblent des protéines «spike» (de spicule) spécifiques à une souche particulière, l’équipe du Dr BenMohamed cible les protéines communes à tous les coronavirus, notamment celles qui n’ont pas encore touché les humains. 

«Étant arabe, originaire du Maghreb, plus spécifiquement du Maroc, je suis naturellement très fier de représenter le monde arabe dans le domaine de ce vaccin contre tous types de coronavirus», a-t-il déclaré. «À ma connaissance, je suis probablement le seul Arabe à développer un vaccin contre tous les coronavirus.» 

Ce travail est financé par la section du Dr Anthony Fauci, de l’Institut national de la santé des États-Unis. Le vaccin a jusqu’à présent empêché la Covid-19 de se répliquer et de tuer des souris de laboratoire. Il escompte que, une fois prêt, le vaccin sera administré comme le vaccin contre la grippe. 

«J’espère qu’une fois que nous aurons traité les gens avec ce nouveau vaccin, l’immunité durera deux, trois, ou quatre ans, peut-être plus. Ainsi, on pourra se faire vacciner uniquement tous les cinq ans et être protégé de la prochaine pandémie.» 

Après avoir été confronté à plusieurs épidémies, notamment le MERS de 2012 et la pandémie de la Covid-19, le Dr BenMohamed enjoint le monde arabe à cesser d’importer des vaccins et à commencer à développer les leurs. 

«Ils ont les ressources nécessaires pour le faire et ils peuvent compter sur des personnes compétentes, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du monde arabe», a-t-il affirmé. «S’ils se réunissent et fondent un institut de vaccinologie et d’immunothérapie, ils pourront être indépendants en ce qui concerne le développement de vaccins et de l’immunothérapie. Et c’est là mon message. En tant qu’Arabe, je suis là pour les aider s’ils ont besoin de mon aide dans ce domaine.» 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Afghanistan: Biden sonne la «fin de la plus longue guerre de l'Amérique»

Le président américain Joe Biden presse les autres pays, dont le Pakistan, de jouer un rôle de soutien en Afghanistan (Photo, AP)
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  • «Nous demanderons aux autres pays de la région de faire davantage pour soutenir l'Afghanistan, en particulier le Pakistan, ainsi que la Russie, la Chine, l'Inde et la Turquie», déclare Biden
  • Biden exhorte les talibans à tenir «leur engagement» antiterroriste

WASHINGTON: « L'heure est venue de mettre fin à la plus longue guerre de l'Amérique »: Joe Biden a confirmé mercredi le retrait de toutes les troupes américaines d'Afghanistan d'ici le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, qui avaient provoqué l'intervention des Etats-Unis. 

« L'heure est venue de mettre fin à cette guerre sans fin », a-t-il martelé dans un discours solennel depuis la Maison Blanche.  

Soulignant être « le quatrième président américain à gérer la présence militaire américaine en Afghanistan », il a promis de ne pas transmettre « cette responsabilité à un cinquième », en jugeant vain d'attendre « de créer les conditions idéales pour un retrait ». 

« Les Etats-Unis vont entamer leur retrait définitif le 1er mai », mais « ne partiront pas de manière précipitée », a poursuivi le 46e président des Etats-Unis, dont la décision avait été annoncée la veille par son équipe après des semaines de consultations. « Les troupes américaines ainsi que les forces déployées par nos alliés de l'Otan » auront « quitté l'Afghanistan avant le 20e anniversaire de ces attentats odieux du 11-Septembre », a-t-il ajouté. 

Les pays membres de l'Alliance atlantique ont confirmé dans la foulée qu'ils commenceraient « d'ici le 1er mai » un retrait « ordonné, coordonné et délibéré » des forces de la mission Resolute Support, qui implique en tout 9 600 militaires de 36 Etats. 

Joe Biden avait parlé peu avant son discours au téléphone au président afghan Ashraf Ghani, qui a dit « respecter » cette décision. Les forces afghanes « sont pleinement capables de défendre leur peuple et leur pays », a-t-il assuré dans un tweet. 

Malgré les craintes croissantes d'une victoire des talibans et du retour d'un avatar du régime fondamentaliste qu'ils avaient imposé de 1996 à 2001 à Kaboul, Washington a décidé de quitter le pays « sans conditions ». 

La menace talibane 

Joe Biden repousse ainsi de moins de cinq mois la date butoir du 1er mai, prévue pour ce retrait total dans l'accord historique conclu en février 2020 par son prédécesseur Donald Trump avec les talibans. 

« Si l'accord est violé et les forces étrangères ne quittent pas notre pays à la date prévue », « il y aura sûrement des problèmes et ceux qui ne respectent pas l'accord seront tenus pour responsables », a mis en garde mercredi le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid. 

La veille, les insurgés avaient prévenu qu'ils refuseraient, « tant que toutes les forces étrangères n'auront pas achevé leur retrait », de participer à la conférence sur la paix en Afghanistan que la Turquie, l'ONU et le Qatar doivent organiser du 24 avril au 4 mai à Istanbul. 

La Russie a d'ailleurs dit redouter « une possible escalade » qui « pourrait saper les efforts » de paix. 

Malgré l'accord américano-taliban de 2020, la violence demeure à un niveau très élevé entre les insurgés et les forces afghanes. Et le renseignement américain a estimé, dans un rapport paru mardi, que les autorités de Kaboul allaient « peiner à résister » en cas de départ de la coalition internationale. 

Joe Biden a mis en garde les talibans contre toute attaque au moment du retrait. 

« Nous continuerons à soutenir le gouvernement afghan » mais « nous n'allons pas rester engagés militairement en Afghanistan », a-t-il déclaré, appelant les autres acteurs régionaux, mais surtout le Pakistan, parrain historique des talibans, à faire « davantage » pour soutenir le pays voisin. 

Les Etats-Unis sont intervenus en Afghanistan il y a près de 20 ans, dans la foulée des attentats contre les tours jumelles de New York et le Pentagone. Ils ont chassé du pouvoir à Kaboul les talibans, accusés d'avoir accueilli Oussama ben Laden et sa nébuleuse jihadiste Al-Qaïda responsable des attentats, mais se sont ensuite enlisés dans le pays instable. 

Au plus fort de leur présence, en 2010-2011, quelque 100 000 militaires américains étaient déployés en Afghanistan. Mais depuis, le désengagement a été continu, et s'est accéléré à la fin du mandat de Donald Trump: il ne reste plus que 2 500 soldats américains en Afghanistan. 

Objectif « rempli »  

Pour tourner la page de ce conflit dans lequel plus de 2 000 Américains et des dizaines de milliers d'Afghans ont été tués, le gouvernement de Donald Trump avait conclu à Doha, au Qatar, un accord historique avec les talibans. 

Il prévoyait le retrait de toutes les forces américaines et étrangères au 1er mai prochain, à condition que les insurgés empêchent à l'avenir à tout groupe terroriste d'opérer à partir des territoires afghans qu'ils contrôlent. 

Rappelant que l'US Army était intervenue il y a 20 ans pour « s'assurer que l'Afghanistan ne serve pas de base pour attaquer à nouveau » l'Amérique, Joe Biden a estimé mercredi que cet objectif était « rempli ». Mais il a exhorté les talibans à tenir leur »engagement » en la matière, prévenant qu'il les tiendrait pour »responsables » s'ils devaient le trahir. 

Conformément à l'accord de 2020, les insurgés ont aussi entamé en septembre des négociations de paix directes inédites avec le gouvernement de Kaboul. Mais ces pourparlers piétinent et l'absence annoncée des talibans à la conférence d'Istanbul risque de prolonger l'impasse. 

Comme Donald Trump, et à l'unisson d'une opinion américaine de plus en plus lasse des interventions meurtrières et coûteuses à l'autre bout du monde, Joe Biden a promis de « mettre fin aux guerres sans fin » de l'Amérique. 

La classe politique américaine était divisée face à l'annonce du retrait, qui ne prévoit même plus le petit contingent contre-terroriste dont le président avait initialement envisagé le maintien. 

La plupart des démocrates, mais aussi plusieurs ténors trumpistes, ont salué le rapatriement tant attendu des soldats. 

Mais d'autres, dans les deux camps, ont déploré un départ « prématuré ». 

« Retirer nos forces d'Afghanistan d'ici le 11 septembre ne fera qu'enhardir les jihadistes qui ont attaqué notre pays 20 ans plus tôt », a protesté la députée républicaine Liz Cheney. 


Fuite de données: ouverture d'une enquête dans l'UE sur Facebook

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, lors de son audition au Parlement européen sur le scandale de la confidentialité des données le 22 mai 2018 au siège de l'Union européenne à Bruxelles (Photo, AFP)
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  • La régulateur irlandais a annoncé l'ouverture d'une enquête visant Facebook pour le compte de l'UE, après la révélation d'un piratage des données de plus de 530 millions d'utilisateurs remontant à 2019
  • Facebook a son siège européen en Irlande et il revient donc au régulateur irlandais de mener l'enquête pour l'Union européenne

DUBLIN: La régulateur irlandais chargé de la protection des données a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête visant Facebook pour le compte de l'UE, après la révélation d'un piratage des données de plus de 530 millions d'utilisateurs remontant à 2019. 

La Commission irlandaise pour la protection des données (DPC), l'équivalent de la CNIL française, va chercher à savoir si le géant numérique américain a respecté ses obligations en matière de contrôle des données, selon un communiqué. 

Facebook a son siège européen en Irlande et il revient donc au régulateur irlandais de mener l'enquête pour l'Union européenne (UE). 

La DPC indique avoir échangé avec Facebook sur l'incident et estime qu'il est possible qu'il y ait pu avoir infraction au règlement général sur la protection des données (RGPD) de l'UE, ce que l'enquête devra déterminer. 

« Nous coopérons complètement avec l'enquête de la DPC », a réagi un porte-parole de Facebook, assurant que les fonctions en cause, permettant de trouver plus facilement les utilisateurs, étaient « fréquentes pour de nombreuses applications » et que le groupe comptait « expliquer les protections mises en place ». 

Le RGPD, lancé en 2018, donne plus de pouvoir aux régulateurs pour protéger les consommateurs face à la domination de Facebook, Google, Apple et Twitter, lequel, attirés par une fiscalité avantageuse, ont choisi l'Irlande comme port d'attache. 

Le règlement prévoit que les régulateurs puissent infliger une amende pouvant représenter jusqu'à 4% du chiffre d'affaires mondial de ces groupes. 

Dans le cas de Facebook, les données piratées en question ont été en partie publiées sur un forum de hackers début avril et est le fait d'« acteurs malveillants », avait expliqué Facebook la semaine dernière. 

Ces données sont issues d'une fuite qui remonte à 2019 et « a été résolue », selon le groupe qui enjoint ses membres à mieux protéger leurs comptes 

Il a dénoncé la méthode du « scraping » ou pillage des profils de Facebook via un logiciel imitant la fonctionnalité du réseau qui aide les membres à trouver facilement des amis et raclant ainsi les listes de contacts. 

Les dossiers s'accumulent 

La publication de ces numéros de téléphone, adresses, dates de naissance sur un forum de hackers avait été repérée par le site Business Insider. 

Ce n'est pas la première fois que des données de millions d'utilisateurs du premier réseau social -- qui compte près de 2,8 milliards d'utilisateurs mensuels -- se trouvent mises en ligne. 

Révélé en 2018, le scandale Cambridge Analytica, un cabinet britannique ayant détourné les données personnelles de dizaines de millions d'utilisateurs de Facebook à des fins de propagande politique, avait durablement terni la réputation du réseau social sur la questions de la confidentialité des données. 

Facebook a maille à partir avec la DPC sur d'autres dossiers. 

Sa filiale, le réseau social Instagram, est visé depuis 2020 par une enquête en Europe à propos du traitement des données personnelles d'utilisateurs mineurs. 

Le régulateur a ouvert deux procédures distinctes le mois dernier après avoir reçu des plaintes selon lesquelles des numéros de téléphones et adresses email de jeunes de moins de 18 ans étaient accessibles à tous les utilisateurs sur le réseau. 

La justice irlandaise, saisie par Facebook, avait par ailleurs en septembre dernier accepté d'examiner une demande du réseau social et a temporairement bloqué une enquête du régulateur irlandais qui pourrait empêcher le transfert de données entre l'Europe et les Etats-Unis. 

Facebook avait contesté les conclusions préliminaires de la DPC, qui semblait prêt à retoquer le système utilisé par le groupe américain pour transférer les données de ses utilisateurs d'un continent à l'autre.