La Turquie vend son or pour soutenir la livre

La livre turque a encore chuté cette semaine, au moment où l'inflation annuelle dans le pays s'approche de ses plus hauts niveaux en deux ans. (Photo, Shutterstock/Archives)
Short Url
Publié le Jeudi 08 avril 2021

La Turquie vend son or pour soutenir la livre

  • Près de 11,7 millions de tonnes du précieux métal jaune ont été vendues en février alors que la tendance mondiale était à l'achat
  • Erdogan a limogé quatre chefs de la banque centrale en moins de deux ans, ce qui a nui à la confiance des investisseurs

DUBAÏ: La Turquie a vendu près de 11,7 millions de tonnes d'or en février, après que sa monnaie ait été frappée par la crise économique actuelle, selon de nouvelles données.

Alors qu’en février les banques centrales se procuraient le précieux métal en acheteurs nets, la Turquie a inversé la tendance et a vendu 11,7 tonnes de ses réserves d’or, d’après un rapport du World Gold Council.

«Les banques centrales ont vu une reprise des achats nets en février», explique Krishan Gopaul, responsable de l’information commerciale au World Gold Council.

«Les achats effectués en Inde, en Ouzbékistan, au Kazakhstan et en Colombie l’ont emporté sur cette unique et notable vente d'or par la Turquie. Nous prévoyons toujours que les banques centrales seront des acheteurs nets en 2021, mais l’équilibre des perspectives immédiates de la demande des banques centrales reste fragile».

La livre turque a encore chuté cette semaine, au moment où l'inflation annuelle dans le pays s'approche de ses plus hauts niveaux en deux ans.

Les chiffres publiés lundi indiquent que l’inflation annuelle a dépassé 16% en mars, ce qui est bien loin de l’objectif de 5% de la Banque centrale.

Le président Tayyip Erdogan a limogé quatre chefs de la banque centrale en moins de deux ans, ce qui a nui à la confiance des investisseurs.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’unité de paiement d’Amazon soutient l’Égypte dans sa transition numérique

La forte dépendance de l’économie égyptienne à l’égard des transactions en espèces entrave les efforts déployés par le pays pour accroître les recettes fiscales (Photo, Shutterstock).
Short Url
  • Amazon Payment Services a annoncé qu’elle exonérerait de tous les frais les nouvelles entreprises souhaitant utiliser leur plate-forme en Égypte
  • Cette initiative soutiendrait les efforts de l’Égypte pour encourager la transition vers les paiements numériques dans un pays où l’argent liquide est généralement roi

RIYAD: Amazon Payment Services a annoncé qu’elle exonérerait de tous les frais les nouvelles entreprises souhaitant utiliser leur plate-forme en Égypte.

L’unité régionale de traitement des paiements du géant du commerce électronique a indiqué que cette initiative soutiendrait les efforts de l’Égypte pour encourager la transition vers les paiements numériques dans un pays où l’argent liquide est généralement roi.

Amazon a déclaré qu’il exonérerait les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) de tous les frais de configuration du compte et des frais de maintenance pour son service de paiement numérique pendant tout le mois de ramadan jusqu’à la fin du mois de juin 2021.

«Nous sommes ravis de soutenir la Banque centrale d’Égypte (BCE) dans sa volonté d’aider les entreprises égyptiennes à se numériser et à se développer en ligne», affirme Omar Soudodi, directeur général d’Amazon Payment Services. «À l’heure où de nombreuses petites entreprises sont confrontées à des défis sans précédent en raison des restrictions et des mesures de distanciation sociale dues à la Covid-19, l’importance de renforcer leur présence en ligne n’a jamais été aussi grande.»

La forte dépendance de l’économie égyptienne à l’égard des transactions en espèces entrave les efforts déployés par le pays pour accroître les recettes fiscales, qui font partie de réformes économiques plus larges.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


LVMH commence l'année en dépassant ses ventes d'avant pandémie

Le début d'année est le premier après le rachat du joaillier américain Tiffany, pour quelque 13 milliards d'euros, et qui a permis de plus que doubler les ventes au premier trimestre. (Photo, AFP)
Short Url
  • Géographiquement, le groupe bénéficie d'une reprise très forte en Asie et dans une moindre mesure aux Etats-Unis. Mais l'Europe a chuté
  • LVMH a annoncé avoir enregistré 14 milliards d'euros de ventes au premier trimestre, soit une croissance de 32% par rapport à la même époque en 2020

PARIS: Le numéro un mondial du luxe LVMH, groupe aux 75 maisons dont Louis Vuitton, Dior et Dom Pérignon, a commencé l'année sur les chapeaux de roues avec des ventes excédant au premier trimestre celles de 2019, avant la pandémie.

LVMH a annoncé mardi avoir enregistré 14 milliards d'euros de ventes au premier trimestre, soit une croissance de 32% par rapport à la même époque en 2020 qui avait été marquée par le début de la pandémie. Mais surtout, le groupe a dépassé son premier trimestre de 2019, avant pandémie, dont les ventes avaient atteint 12,5 milliards d'euros.

Le groupe qui avait déjà limité la baisse de ses ventes et de sa rentabilité en 2020 grâce à une forte reprise en Asie connaît une croissance dans tous ses groupes d'activités excepté la distribution sélective (Séphora, Le Bon Marché, le Duty Free Shoper) qui, pour cause de fermeture de magasins en Europe et l'absence de voyages internationaux, voit ses ventes reculer. 

Le groupe est toujours tiré par les performances de sa division-phare Mode et Maroquinerie. 

Mais le début d'année est le premier après le rachat du joaillier américain Tiffany, pour quelque 13 milliards d'euros, et qui a permis de plus que doubler les ventes au premier trimestre.

Le Champagne tire aussi son épingle du jeu. Le groupe, via Moët Hennessy, a pris en février une participation de 50% dans la marque de Champagne du célèbre rappeur et producteur américain Jay-Z.

Géographiquement, le groupe bénéficie d'une reprise très forte en Asie (+86% par rapport à 2020) et dans une moindre mesure aux Etats-Unis. Mais l'Europe a chuté, de 9% par rapport à 2020 et 18% par rapport à 2019.

«Dans un contexte qui reste encore perturbé, LVMH dispose des meilleurs atouts pour s’appuyer en 2021 sur la reprise espérée et retrouver une dynamique de croissance pour l’ensemble de ses métiers», conclut le groupe dans son communiqué.


Le ministère saoudien des Finances lance une plate-forme de réclamations financières pour le secteur privé

Le ministère des Finances a déclaré que cette nouvelle plate-forme permettrait aux projets d'être mis en œuvre de manière transparente et efficace (Shutterstock)
Short Url
  • Les entrepreneurs et les fournisseurs du secteur privé pourront désormais soumettre leurs réclamations financières directement aux agences gouvernementales
  • Le ministère des Finances a déclaré que cette nouvelle plate-forme permettrait aux projets d'être mis en œuvre de manière transparente et efficace

RIYAD: Le ministère saoudien des Finances a lancé un service en ligne pour traiter les réclamations des entrepreneurs et des fournisseurs. 

La plate-forme Etimad a été créée en partenariat avec le Centre national pour les systèmes de ressources gouvernementales (NCGR), précise l'Agence de presse saoudienne. 

Les entrepreneurs et les fournisseurs du secteur privé pourront soumettre leurs réclamations financières directement aux agences gouvernementales, a expliqué le PDG du NCGR, Ahmed Alsuwaiyan. 

Les grands projets de construction génèrent habituellement un certain nombre de réclamations contractuelles occasionnées par des circonstances imprévues comme des changements des conceptions originales, ou d'autres facteurs provoqués par le client, l'entrepreneur ou les deux. 

Le ministère des Finances a déclaré que cette nouvelle plate-forme permettrait aux projets d'être mis en œuvre de manière transparente et efficace. 

La formation d’Etimad intervient alors que le gouvernement saoudien encourage davantage d'entreprises du secteur privé à s'impliquer dans les grands projets prévus dans tout le Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com