Une théorie pour expliquer la formation de caillots sanguins chez les vaccinés AstraZeneca

Un professionnel de la santé montre le vaccin AstraZeneca contre la Covid-19. Les vaccinations reprennent après une brève pause dans leur utilisation en raison d'un possible lien avec la formation de caillots sanguins, Turin, Italie, 19 mars 2021 (Reuters)
Un professionnel de la santé montre le vaccin AstraZeneca contre la Covid-19. Les vaccinations reprennent après une brève pause dans leur utilisation en raison d'un possible lien avec la formation de caillots sanguins, Turin, Italie, 19 mars 2021 (Reuters)
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Publié le Mercredi 31 mars 2021

Une théorie pour expliquer la formation de caillots sanguins chez les vaccinés AstraZeneca

  • AstraZeneca déclare que ses données suggèrent que les caillots sanguins se produisent à un taux plus faible chez les vaccinés que dans l'ensemble de la population européenne
  • «Notre théorie est qu'il s'agit d'une forte réponse immunitaire qui survient très probablement après le vaccin»

LONDRES: Des scientifiques européens pensent avoir trouvé la cause de la formation de caillots sanguins dans le cerveau d'un petit nombre de personnes ayant reçu le vaccin contre le coronavirus Oxford-AstraZeneca. 

Son utilisation a été suspendue par plus d'une douzaine d'États de l'Union européenne (UE) après la découverte d'une trentaine de cas de thrombose veineuse des sinus cérébraux (TVC) chez des receveurs.  

Les suspensions sont intervenues alors que les autorités cherchaient à établir s'il existait des preuves permettant de relier directement l’apparition des caillots à l’administration du vaccin. 

AstraZeneca déclare que ses données suggèrent que les caillots se produisent à un taux plus faible chez les vaccinés que dans l'ensemble de la population européenne, survenant chez moins d'une personne vaccinée sur 2 millions. 

Deux équipes, en Allemagne et en Norvège, affirment désormais qu'il est possible que le vaccin puisse, dans de très rares circonstances, amener le système immunitaire à attaquer les plaquettes sanguines du corps, entraînant potentiellement un épaississement du sang et la formation de caillots. 

Elles précisent toutefois qu'il n’existe aucune preuve concluante que le vaccin soit dangereux, et que ce symptôme peut également se produire naturellement. 

Les autorités sanitaires de l'UE et du Royaume-Uni ont déclaré que le vaccin est sûr, et que les conclusions des deux équipes n'ont pas encore été examinées par des pairs. 

Les équipes, de l'hôpital universitaire d'Oslo et de l'université de Greifswald en Allemagne, affirment que les anticorps fabriqués par l’organisme après l’administration du vaccin pourraient confondre les plaquettes sanguines avec une infection, les attaquer et amener le corps à produire plus de plaquettes, provoquant ainsi des caillots. 

Des effets similaires ont été observés chez des patients recevant d'autres médicaments, y compris l'héparine, qui provoque une maladie de la coagulation appelée «thrombopénie induite par l'héparine» (TIH). 

L'équipe de Greifswald a examiné neuf cas de coagulation post-vaccination, dont sept se sont avérés atteints de TVC. Les tests ont montré que quatre cas avaient des taux de plaquettes élevés dans leur sang, similaires aux personnes souffrant de TIH. 

Un échantillon de 20 personnes vaccinées qui n'ont pas développé de caillots a, quant à lui, présenté des taux normaux de plaquettes. 

L'équipe a déclaré qu'elle soumettra sous peu ses conclusions à la revue médicale britannique The Lancet et a conseillé à toute personne ayant remarqué des ecchymoses, un gonflement, des étourdissements ou des maux de tête après avoir reçu le vaccin AstraZeneca de consulter un médecin, car tous ces symptômes ont été ressentis par ceux qui ont développé des caillots. 

Le professeur Pal Andre Holme, de l’hôpital universitaire d’Oslo, a déclaré au journal norvégien VG que son équipe a trouvé un schéma similaire, mais avec une taille d’échantillon plus petite que celle de Greifswald. 

«Notre théorie est qu'il s'agit d'une forte réponse immunitaire qui survient très probablement après le vaccin», a-t-il expliqué. «Il n'y a rien d'autre que le vaccin qui puisse expliquer cette réponse immunitaire.» 

La France, l'Italie et l'Allemagne ont depuis repris l'utilisation du vaccin, mais il reste suspendu en Norvège, au Danemark et en Suède. 

Le Canada a suspendu son utilisation chez les personnes de moins de 55 ans par crainte de caillots sanguins. Il n'a pas encore été approuvé aux États-Unis. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.