Catastrophes en Egypte, des archéologues réfutent une malédiction des pharaons

Zahi Hawass (3e à g. à l’arrière) supervise le retrait du roi Toutankhamon de son sarcophage en pierre, dans sa tombe souterraine, dans la vallée des rois, à Louxor, 4 novembre 2007 (Reuters)
Zahi Hawass (3e à g. à l’arrière) supervise le retrait du roi Toutankhamon de son sarcophage en pierre, dans sa tombe souterraine, dans la vallée des rois, à Louxor, 4 novembre 2007 (Reuters)
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Publié le Mardi 30 mars 2021

Catastrophes en Egypte, des archéologues réfutent une malédiction des pharaons

  • Les affirmations selon lesquelles une série de catastrophes récentes survenues en Égypte ont été provoquées par la malédiction des pharaons ont été réfutées par les archéologues
  • Parmi les objets exposés du musée sur le point d’être transférés figurent les momies des rois Ramsès II, Seqenenrê Taâ, Thoutmôsis III et Séthi Ier

LE CAIRE: Les affirmations selon lesquelles une série de catastrophes récentes survenues en Égypte ont été provoquées par la malédiction des pharaons ont été réfutées lundi dernier par les archéologues. 

Le programme des prochains jours, qui consiste à déplacer vingt-deux momies royales du Musée égyptien de Tahrir vers un espace d'exposition permanente au Musée national de la civilisation égyptienne, a coïncidé avec une série d'incidents majeurs qui se sont déclarés dans le pays. 

Certains rapports ont émis la supposition que ces événements graves avaient un rapport avec le transfert en cours des dépouilles conservées de ces anciens monarques. 

L'Égypte a attiré l’attention du monde entier après qu'un cargo géant s'est échoué et a bloqué le canal de Suez: il a entravé, en obstruant cette voie navigable stratégique, des opérations commerciales qui s’élèvent à des milliards de dollars par jour. 

Le pays a également été endeuillé par un accident de train à Sohag; par ailleurs, il a été le témoin de l'effondrement d'une propriété de dix étages sur le pont de Suez, de plusieurs incendies (dans un magasin à la gare de Zagazig, à la Maadi Tower ainsi que dans une maison à Minya) et de l'effondrement, à Mariotia, d'un pilier de béton sur un pont en construction. 

Tous ces événements ont eu lieu au moment où le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités s’apprêtait à faire déplacer des pharaons momifiés, dans le cadre des efforts soutenus de la nation destinés à développer et à moderniser Le Caire ainsi que d’autres villes grâce à la réalisation de diverses activités archéologiques et culturelles. 

Certains utilisateurs de médias sociaux expliquent la simultanéité de ces incidents par une malédiction liée aux pharaons et citent ces illustres dirigeants antiques, qui avertissent que «la mort viendra rapidement pour ceux qui perturbent la paix du roi». 

Cependant, l'ancien ministre égyptien des Antiquités Zahi Hawass a coupé court à ces allégations. «La survenue de ces accidents n'est que le fait du destin et il n'y a aucun lien entre eux et les momies», assure-t-il. 

L'archéologue rappelle qu'il a supervisé la découverte de certaines des tombes des anciens Égyptiens sans avoir jamais été blessé. 

Parmi les objets du musée exposés et sur le point d’être transférés figurent les momies des rois Ramsès II, Seqenenrê Taâ, Thoutmôsis III et Séthi Ier, et celles des reines Hatchepsout, Mérytamon, l'épouse du roi Amenhotep Ier, et Ahmès-Néfertary, l’épouse du roi Ahmôsis. 

L’historien et écrivain égyptien Bassam el-Shammaa a également balayé les rumeurs de malédiction des pharaons sur le pays. Il indique que les phrases et les formes gravées sur les murs des temples ne sont que l’écho de l'imagination des anciens Égyptiens. 

Il ajoute que certaines momies moisissent: elles génèrent des bactéries qui, s’accumulant sur les parois des tombes, pourraient attaquer le système respiratoire et se révéler très dangereuses. 

Il souligne qu’il est également possible que de l’ammoniac s'échappe des cercueils sous forme gazeuse, entraînant des brûlures au niveau des yeux et du nez, une pneumonie et, dans certains cas, la mort; par ailleurs, les excréments de chauves-souris trouvés à l'intérieur de certaines tombes contiennent un champignon qui peut causer une maladie respiratoire similaire à la grippe. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.