Une entreprise saoudienne exploite l'énergie solaire

Desert Technologies, dont le siège est en arabie saoudite, est une plate-forme d'énergie solaire photovoltaïque indépendante et entièrement intégrée qui fonctionne en tant que développeur photovoltaïque, entrepreneur et fabricant de panneaux solaires photovoltaïques et de produits. (DT)
Desert Technologies, dont le siège est en arabie saoudite, est une plate-forme d'énergie solaire photovoltaïque indépendante et entièrement intégrée qui fonctionne en tant que développeur photovoltaïque, entrepreneur et fabricant de panneaux solaires photovoltaïques et de produits. (DT)
L'homme d'affaires saoudien Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies, spécialisé dans l'énergie solaire (DT)
L'homme d'affaires saoudien Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies, spécialisé dans l'énergie solaire (DT)
L'homme d'affaires saoudien Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies, au Saudi Top Achievers Award 2019 (DT)
L'homme d'affaires saoudien Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies, au Saudi Top Achievers Award 2019 (DT)
Desert Technologies, dont le siège est en arabie saoudite, est une plate-forme d'énergie solaire photovoltaïque indépendante et entièrement intégrée qui fonctionne en tant que développeur photovoltaïque, entrepreneur et fabricant de panneaux solaires photovoltaïques et de produits. (DT)
Desert Technologies, dont le siège est en arabie saoudite, est une plate-forme d'énergie solaire photovoltaïque indépendante et entièrement intégrée qui fonctionne en tant que développeur photovoltaïque, entrepreneur et fabricant de panneaux solaires photovoltaïques et de produits. (DT)
L'homme d'affaires saoudien Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies, donne une conférence sur les véhicules électriques chez Porsche (DT)
L'homme d'affaires saoudien Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies, donne une conférence sur les véhicules électriques chez Porsche (DT)
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Publié le Dimanche 14 mars 2021

Une entreprise saoudienne exploite l'énergie solaire

  • Desert Technologies se positionne dans le secteur de l'énergie avec des projets dans 26 pays d'une valeur de plus de 200 million de dollars
  • «La première étape de cette transition consiste en des solutions hybrides. Les solutions hybrides sont la première porte d'entrée vers une énergie renouvelable complète ou un avenir énergétique 100% propre», déclare Sharbatly

Le besoin d'une transformation majeure des sources d'énergie conventionnelles vers les énergies renouvelables, en commençant par des efforts concrets pour empêcher la hausse de la température mondiale à 2,0 ° C (3,6 ° F) s’est fait pressant au cours de la dernière décennie. 

Un certain nombre d'économies productrices ont reconnu la nécessité de diversifier leur production d'énergie tout en cherchant simultanément à diversifier leurs économies en plaçant les transitions énergétiques au cœur de leurs stratégies de développement. L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a, à son tour, connu l’émergence d’un secteur solaire dans le cadre de ses plans de diversification économique pour la Vision 2030 du Royaume. 

L'homme d'affaires saoudien Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies, spécialisé dans l'énergie solaire, donne un aperçu de la manière dont le lancement de l'industrie solaire dans le Royaume a incité le développement commercial et décrit à la fois les opportunités et les obstacles à l'expansion du pays vers « l’or jaune . » 

En plus de son poste au sein de Desert Technologies, M.Sharbatly, 26 ans, a suivi des cours à l'ONU, à la Harvard Business School, à Harvard Law, et a obtenu une bourse du Fonds monétaire international qui n'a été accordée qu'à 20 personnes dans le monde. Il occupe deux postes, un au Conseil des affaires sino-saoudien et un autre au conseil industriel de la Chambre de commerce de Jeddah. Il y dirige l'équipe chargée de la présentation générale du développement durable axé sur le soutien des industries qui ont été touchées par la pandémie du coronavirus (COVID-19) et de leur redressement . 

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Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies au forum B20 à Riyad, en Arabie Saoudite (DT) 

Ayant pris la parole à plus de 15 conférences internationales, dont le Business Twenty (B20), le forum officiel d'engagement de la communauté des affaires pour le Groupe des Vingt (G20), le World Future Energy Summit (WFES), Intersolar et d'autres en l'espace de deux ans, M.Sharbatly se décrit comme un influenceur actif en matière de développement durable et d'énergie renouvelable, qui promeut des initiatives de développement durable dans des secteurs privés et professionnels. 

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Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies, donne une conférence à l'Académie d'été des Nations Unies (DT) 

Alors que la Vision 2030 du Royaume prévoit la transformation de Saudi Aramco en une puissance industrielle multisectorielle, les entreprises d’énergie solaire privées, telles que Desert Technologies, ont déjà émergé avec des attentes croissantes concernant le marché, se taillant leur place au sein de l'industrie avec des projets de plus de 200 million de dollars, dans 26 pays. 

M.Sharbatly déclare que sa décision de se lancer dans l'industrie des énergies renouvelables est motivée par les objectifs de la Vision 2030 de révolutionner la durabilité environnementale, ce qui conduit finalement à la capitalisation de la demande croissante d'investissements durables. 

«En 2016, lorsque le projet initial de Saudi Vision 2030 a été publié, j' y ai jeté un coup d'œil j'ai vu la direction  que prenait notre pays pour les 15 prochaines années», déclare M. Sharbatly. 

«J'ai constaté que la durabilité en était un élément important. En finir avec les énergies fossiles et se tourner vers les énergies renouvelables est un domaine de force énorme pour le Royaume parce que nous sommes les fournisseurs d'énergie du monde. 

«Donc, si nous passons des énergies fossiles au gaz, du gaz à l'hydrogène, de l'hydrogène au solaire ou du solaire à l'éolien, ce serait pareil car nous pouvons baliser l'industrie, étant donné que nous avons la chaîne d'approvisionnement, la logistique et l’ infrastructure nécessaires. C'est beaucoup plus réalisable que dans de nombreuses autres industries, et en termes de logistique, nous avons deux des plus grands ports de la mer Rouge, près de 70% du commerce mondial transite chez nous.» 

Le développement socio-économique de l’Arabie saoudite au cours des dernières décennies a été alimenté par les revenus du pétrole et du gaz. La vaste richesse qu’elle a brassée a largement contribué aux recettes budgétaires du gouvernement, en finançant non seulement les gratte-ciel scintillants, mais aussi un secteur gouvernemental qui emploie un pourcentage élevé de Saoudiens. 

Avec ses vastes déserts, le Royaume associe désormais son avenir à une autre ressource naturelle dont il dispose encore plus abondamment : la lumière du soleil. 

Le gouvernement saoudien s'est fixé comme objectif de produire 9,5 gigawatts (GW) d'énergie renouvelable d'ici 2023, ce qui générera suffisamment d'électricité pour alimenter environ 40000 foyers. 

« Même si nous avons un potentiel naturel impressionnant pour l'énergie solaire et éolienne, et que notre consommation d'énergie locale va tripler d'ici 2030, nous manquons toujours d'un secteur d’énergies renouvelables compétitif à l'heure actuelle. Pour développer le secteur, nous nous sommes fixé comme objectif initial de générer 9,5 gigawatts d'énergie renouvelable », indique un communiqué du cabinet saoudien à propos de Saudi Vision 2030. 

L’Arabie saoudite qui fait partie du CCG est située dans ce qu’on qualifie de «ceinture solaire mondiale» et possède certaines des plus hautes irradiances solaires au monde avec plus de 3 000 heures d'ensoleillement par an. Selon l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), environ 60% de la superficie de la région sont particulièrement propices à fournir de l'énergie solaire photovoltaïque. 

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La carte visualise le potentiel du CCG en matière de technologie solaire en montrant les zones propices à l’énergie solaire photovoltaïque. Les scores d'aptitude sur la carte vont de 70% représentés en jaune clair à 100% en rouge foncé (IRENA) 

« Actuellement, nous travaillons dans l'usine de la société à Djeddah pour collecter et commercialiser des panneaux solaires produits en Arabie saoudite pour une utilisation dans de multiples installations telles que des écoles, des expositions, des mosquées, des usines, des entrepôts et bientôt des maisons dans tout le Royaume afin de réduire le prix du kilowatt pour les entreprises et les privés », déclare M. Sharbatly. 

Représentant une entreprise qui tire parti de la source d'énergie propre la plus abondante de son pays, M.Sharbatly poursuit que Desert Technologies construit l'infrastructure intelligente du futur, alimentée par le soleil. 

« Les infrastructures intelligentes sont un large éventail de produits et de services à développer, construire ou fabriquer et c'est ce que nous faisons - nous fabriquons, nous développons et nous construisons », souligne M. Sharbatly. « Nous fabriquons des panneaux solaires, nous fabriquons des centrales électriques, nous investissons dans des centrales électriques en vendant de l'électricité et nous construisons des centrales. » 

« Nous investirons dans des infrastructures intelligentes telles que des projets à l'échelle des services publics ou des projets de panneaux solaires classiques qui peuvent être installés sur les toits ou les sols. Solaire plus batterie, solaire plus diesel, systèmes hybrides, et aussi l’alimentation des véhicules en énergies renouvelables, car nous pensons qu'il existe un vaste domaine dans lequel nous pouvons recourir aux énergies durables inclus les véhicules électriques. Mais nous les alimentons en utilisant l'électricité conventionnelle, ou nous achetons des réfrigérateurs écoénergétiques qui économisent de l'argent, ce qui va à l'encontre de l'objectif », précise M. Sharbatly. 

Les infrastructures intelligentes exploitent essentiellement les données et la connectivité numérique pour améliorer certaines fonctions, notamment la gestion durable de l'énergie. Cela aide à réduire l'empreinte carbone grâce à la production d'infrastructures et à une planification plus efficace. 

« Nous essayons d'alimenter tous ces produits qui ont déjà fait un pas vers la durabilité avec de véritables sources d'énergie renouvelable. C'est solaire aujourd'hui, mais à l'avenir, cela pourrait être autre chose car nous sommes flexibles et ouverts à toute technologie », déclare M. Sharbatly. 

« La durabilité est la Vision 2030 - comment pouvons-nous construire un pays qui ne dépend pas d'une seule source majeure de revenus mais qui a un développement durable dans tous les secteurs tels que social, gouvernemental, environnemental, commercial, pour l'avenir », souligne M. Sharbatly. 

« La situation géographique et le climat du pays lui confèrent de nombreux sites prometteurs pour les parcs solaires et même éoliens. » 

L'abondance du potentiel de ressources solaires principalement due à son emplacement stratégique, doublée  de la récente baisse des prix mondiaux du pétrole et de la baisse du coût des technologies associées, telles que les modules photovoltaïques (PV), sont des facteurs majeurs qui jouent en faveur de l'énergie solaire dans le pays. Les coûts d'installation et d'exploitation de ces technologies ont considérablement chuté dans le monde ces dernières années, ce qui signifie que même dans un pays où le pétrole est abondant, les énergies renouvelables représentent toujours une alternative intéressante et propre aux énergies fossiles traditionnelles. 

« Aujourd'hui, l'énergie solaire est environ 90% moins chère que le pétrole et le gaz », déclare Sharbatly. 

« La première étape de cette transition consiste en des solutions hybrides. Les solutions hybrides sont la première porte d'entrée vers une énergie renouvelable complète ou un avenir énergétique 100% propre. Aujourd'hui, nous avons du pétrole, nous avons des centrales électriques, nous avons des groupes électrogènes diesel et nous n'allons pas les remplacer, la demande d'énergie augmentant, même si c'est à un petit rythme. Elle continue d'augmenter et nous ne pouvons pas convaincre les gens de faire de nouveaux investissements alors qu'ils n'ont pas suffisamment exploité ce qu’ils ont. Ainsi va le monde. Nous devons faire la transition vers la durabilité et vers un réseau durable alimenté par des sources d'énergie durables. » 

Ce qui pousse le gouvernement saoudien à utiliser l'énergie solaire est son intention de diversifier ses sources d’énergie dont des sources alternatives, y compris les énergies renouvelables, afin de préserver la production nationale d'énergie pour l'exportation dans un contexte de consommation intérieure croissante de pétrole pour la production d'électricité. 

« Le pétrole, le charbon, le gaz ou toute autre source d'énergie feront toujours, au moins pendant les 100 prochaines années, partie des sources d’ énergie », déclare Sharbatly. « Nous utiliserons ces énergies fossiles pour créer toutes sortes de produits. C’est là leur vraie valeur – créer des produits, au lieu de les brûler pour créer de l’électricité. Nous pouvons produire de l'électricité de manière moins coûteuse et plus propre. » 

La population mondiale devrait atteindre 9,7 milliards d'ici 2050, soit une augmentation de 1,9 milliard par rapport à 2020, selon l'ONU. En même temps, comme l'urbanisation se poursuit, la proportion de la population vivant dans les zones urbaines sera d’ environ 66 % d'ici 2050, contre 30 % en 1950. 

Riyad, la capitale de l'Arabie saoudite, verra sa population actuelle doubler pour atteindre environ 7,5 millions d'habitants d'ici 2030. La population du pays atteindra 45 millions d'ici 2050, ce qui implique une augmentation de la population d'environ 13,5 millions à partir de 2015. Pendant ce temps, la proportion de la population urbaine de la population augmentera à un rythme considérablement plus élevé que dans d'autres pays, à presque 90 % d'ici 2050, selon le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies. 

Ce taux élevé de croissance démographique et d'urbanisation a entraîné une augmentation de la demande intérieure d'énergie et d'électricité. La charge électrique de pointe en Arabie saoudite, par exemple, augmente de 7% chaque année. La consommation d'électricité est passée de 186,5 Térawattheure (TWh) en 2008 à 345,05 TWh en 2018, selon les données de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Une nouvelle augmentation de ces tendances pose inévitablement des questions importantes pour la durabilité et devrait exercer des pressions sans précédent sur la demande et l'offre d'énergie. 

Conformément à ces tendances, Desert Technologies a commencé à travailler sur l'expansion de son usine de 100 MW à 200 MW de production annuelle, ce qui témoigne de la demande accrue d'énergies renouvelables dans la région. En 2021, la société prévoit d'accroître sa présence au Moyen-Orient. Elle avait en février déjà 4 projets signés. Deux de ces projets sont en Arabie saoudite, un à Bahreïn et celui en Égypte devrait être achevé d'ici 2022. 

Les objectifs de la firme pour les cinq prochaines années font écho à ces expansions, avec l’intention d’accumuler des projets au Moyen-Orient et en Afrique. En Asie, Desert Technologies fera un chiffre d’affaires allant jusqu'à 3,5 milliards de dollars, et mettra en exergue les solutions à petite et moyenne échelle sur réseau et hors réseau, selon M. Sharbatly. Desert Technologies prévoit également de créer deux autres sociétés, dont une coentreprise de développement. 

En outre, la société cherche à se développer en Asie du Sud-Est et en Amérique latine pour renforcer encore son bilan. M.Sharbatly mentionne le Japon comme un pays d'intérêt particulier. 

« Ils sont très avancés en technologie et il existe une relation incroyable entre l'Arabie saoudite et le Japon», dit Sharbatly. «Il y a une forte présence d'entreprises, de groupes et d'investisseurs japonais en Arabie et vice versa. Nous sommes épatés par leur savoir-faire pointu. De plus, nous aimons leur éthique de travail, nous aimons leur honnêteté et leur culture, qui, à notre avis, correspondent à la nôtre. » 

 M.Sharbatly a ensuite discuté des raisons pour lesquelles les énergies renouvelables ne sont pas pleinement utilisées en Arabie saoudite, malgré la disponibilité des ressources nécessaires et les défis associés à une telle transition énergétique. 

« Localiser une industrie n'est pas une tâche facile et l'Arabie saoudite essaie de commencer là où tout le monde a fini », poursuit-il. 

« Cela nécessite un investissement énorme dans les infrastructures, la formation, la construction d'installations car il est inutile d'investir dans la construction de centrales électriques ou de permettre aux entreprises de soumissionner pour la construction de centrales électriques alors que les emplois de développeur ou entrepreneur sont des emplois à court terme. La valeur stratégique de la localisation d'une industrie est la création d'industries de production où il y a des emplois à long terme qui nécessitent des personnes hautement qualifiées , des universités et des programmes de niveau supérieur pour vraiment soutenir la formation de ces personnes. Tout comme nous avons excellé dans le pétrole et le gaz, nous pouvons briller dans ce domaine. » 

M. Sharbatly souligne que le COVID-19 a retardé le processus. 

« Il faut du temps - du temps pour construire des installations à la pointe de la technologie, pour signer avec des fournisseurs du monde entier et pour localiser l'industrie », dit-il. « À l'heure actuelle, le gouvernement se concentre vraiment sur la santé de sa population, mais j'espère que dans l'année à venir et en 2022, il y aura beaucoup de nouvelles usines de production, y compris la nôtre. » 

Si une telle transition nécessite du temps c’est à cause des voies de transition énergétique qui impliquent un pic imminent, puis une forte baisse de la demande de pétrole qui se traduirait par une forte baisse des revenus pour de nombreux pays. 

La baisse de la demande sur le pétrole induite par le coronavirus cette année et son impact sur les prix ont mis ce défi en relief. Cela démontre non seulement l'effet qu'une transition rapide aurait sur l'économie mondiale, mais constitue également un avertissement, si le succès n'est pas au rendez-vous des efforts de diversification des principaux pays producteurs. 

M.Sharbatly souligne qu'une fois que l'électricité est produite, elle ne peut pas être stockée, sauf en quantités limitées à l'aide de batteries, mais peut être envoyée sur de longues distances à travers le réseau : « Le stockage est aujourd'hui assez compétitif, en particulier à partir d'énergie non subventionnée. Dans des pays comme l'Arabie ou le CCG, le stockage est très difficile car il coûte plus cher que l'énergie fournie par le gouvernement, alors qu'en Afrique, c'est beaucoup moins cher. »  

Le stockage de l'énergie excédentaire produite présente encore un problème dû aux capacités de stockage limitées et à la surproduction pouvant entraîner des pertes. Par conséquent, l'un des principaux objectifs de la construction d'infrastructures intelligentes durables est de permettre l'adaptation de la production d'énergie à la demande réelle. Cela suppose une production orientée vers la demande qui peut, avec une infrastructure et une planification appropriée, permettre une consommation immédiate de l'énergie produite. 

Le développement de différents secteurs d'infrastructures intelligentes, tels que l'énergie intelligente et le transport intelligent, permettrait l'accumulation de données qui peuvent être interconnectées pour être utilisées entre différents services. 

Desert Technologies aide l'Arabie saoudite à devenir un exportateur et un fournisseur d'énergie renouvelable grâce à ses opérations majeures sur les marchés en développement et émergents qui utilisent les panneaux solaires photovoltaïques dans le pays. 

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Le projet solaire photovoltaïque ARC à Benban, Egypte (DT) 

Par exemple, Desert Technologies a été co-développeur de plusieurs projets solaires photovoltaïques à Benban, en Égypte, qui est l’un des plus grands sites solaires au monde. Cela comprend le projet ARC, qui a la capacité de produire 65,7 mégawatts (MW) d'énergie, le projet Winnergy, avec une capacité de production de 24,9 MW et le projet Arinna, avec une capacité de production de 24,9 MW. L'électricité produite par ces centrales est vendue à l'Egyptian Electricity Transmission Company (EETC) dans le cadre d'un contrat d'achat d'électricité de 25 ans. Les champs de Benban se composent de 6 millions de panneaux qui produisent 1,5 gigawatts (gw) d’énergie, ce qui est suffisant pour alimenter plus d’un million de foyers. 

Alors que de nombreux pays explorent actuellement des moyens de stimuler la croissance sociale et économique en développant le secteur des énergies renouvelables selon leurs propres paramètres, Desert Technologies a choisi de cibler les pays les moins développés économiquement pour promouvoir un développement économique durable. 

En 2019, 771 millions de personnes n'avaient pas accès à l'électricité, un niveau record. L'utilisation de l'électrification du réseau comme principale source d'accès à l'énergie acquise depuis 2000 a permis de réduire ce nombre, selon les données de World Energy Outlook 2018. Malgré ces progrès, le monde est encore loin d'atteindre les objectifs des ODD pour garantir l'accès universel à des services abordables, fiables et services énergétiques modernes d'ici 2030. La population sans accès à l'électricité en Afrique subsaharienne plafonne à 579 millions, soit 56 % de la population. 

Le département de production de Desert Technologies appelé « DT Labs » investit dans la recherche et le développement pour créer de nouvelles et meilleures solutions. Les domaines actuels d'innovation en matière d'infrastructure comprennent le développement de bornes de recharge pour véhicules électriques à énergie solaire et de réverbères solaires capables de fournir des services de recharge Wi-Fi et de téléphone. La société développe également des systèmes de mini-réseaux qui réutilisent des batteries lithium-ion, provenant de voitures ou d'ordinateurs, pour construire des mini-réseaux et des systèmes solaires hors réseau économiques et efficaces en Afrique. 

Les défis associés à la distribution électrique dans les pays en développement dépassent le cadre de l'investissement privé et impliquent des difficultés liées aux infrastructures. Les approches innovantes de Desert Technologies pour résoudre le problème démontrent comment les investissements internationaux dans les énergies renouvelables, peuvent fournir des ressources clés et contribuer à la création d'environnements favorables grâce à une distribution d’ électricité durable, efficace et équitable dans les régions primordiales pour l'avenir climatique mondial. 

Les producteurs de pétrole et de gaz de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord sont conscients des éventuels effets négatifs du changement climatique et de l'impact qu'il aura sur leurs économies, compte tenu de leur dépendance actuelle aux revenus pétroliers et gaziers. Cela est d’autant plus significatif que la demande croissante d'énergie dans la région doit être satisfaite adéquatement. Il en va de même pour l'argument en faveur des énergies renouvelables, en particulier le solaire PV, qui doit compter parmi les sources d’énergie. 

Desert Technologies, avec ses projets ambitieux qui portent déjà leurs fruits dans toute la région, est un exemple de la manière dont le Royaume peut tirer parti de ses ressources abondantes, de son expertise nationale et de son avantage dans la course à la production d'énergie. En alliant les transformations énergétiques et industrielles, l'Arabie saoudite optimise les nouvelles  opportunités et se positionne également sur le nouveau marché de l'énergie. 


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.