Une entreprise saoudienne exploite l'énergie solaire

Desert Technologies, dont le siège est en arabie saoudite, est une plate-forme d'énergie solaire photovoltaïque indépendante et entièrement intégrée qui fonctionne en tant que développeur photovoltaïque, entrepreneur et fabricant de panneaux solaires photovoltaïques et de produits. (DT)
Desert Technologies, dont le siège est en arabie saoudite, est une plate-forme d'énergie solaire photovoltaïque indépendante et entièrement intégrée qui fonctionne en tant que développeur photovoltaïque, entrepreneur et fabricant de panneaux solaires photovoltaïques et de produits. (DT)
L'homme d'affaires saoudien Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies, spécialisé dans l'énergie solaire (DT)
L'homme d'affaires saoudien Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies, spécialisé dans l'énergie solaire (DT)
L'homme d'affaires saoudien Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies, au Saudi Top Achievers Award 2019 (DT)
L'homme d'affaires saoudien Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies, au Saudi Top Achievers Award 2019 (DT)
Desert Technologies, dont le siège est en arabie saoudite, est une plate-forme d'énergie solaire photovoltaïque indépendante et entièrement intégrée qui fonctionne en tant que développeur photovoltaïque, entrepreneur et fabricant de panneaux solaires photovoltaïques et de produits. (DT)
Desert Technologies, dont le siège est en arabie saoudite, est une plate-forme d'énergie solaire photovoltaïque indépendante et entièrement intégrée qui fonctionne en tant que développeur photovoltaïque, entrepreneur et fabricant de panneaux solaires photovoltaïques et de produits. (DT)
L'homme d'affaires saoudien Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies, donne une conférence sur les véhicules électriques chez Porsche (DT)
L'homme d'affaires saoudien Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies, donne une conférence sur les véhicules électriques chez Porsche (DT)
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Publié le Dimanche 14 mars 2021

Une entreprise saoudienne exploite l'énergie solaire

  • Desert Technologies se positionne dans le secteur de l'énergie avec des projets dans 26 pays d'une valeur de plus de 200 million de dollars
  • «La première étape de cette transition consiste en des solutions hybrides. Les solutions hybrides sont la première porte d'entrée vers une énergie renouvelable complète ou un avenir énergétique 100% propre», déclare Sharbatly

Le besoin d'une transformation majeure des sources d'énergie conventionnelles vers les énergies renouvelables, en commençant par des efforts concrets pour empêcher la hausse de la température mondiale à 2,0 ° C (3,6 ° F) s’est fait pressant au cours de la dernière décennie. 

Un certain nombre d'économies productrices ont reconnu la nécessité de diversifier leur production d'énergie tout en cherchant simultanément à diversifier leurs économies en plaçant les transitions énergétiques au cœur de leurs stratégies de développement. L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a, à son tour, connu l’émergence d’un secteur solaire dans le cadre de ses plans de diversification économique pour la Vision 2030 du Royaume. 

L'homme d'affaires saoudien Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies, spécialisé dans l'énergie solaire, donne un aperçu de la manière dont le lancement de l'industrie solaire dans le Royaume a incité le développement commercial et décrit à la fois les opportunités et les obstacles à l'expansion du pays vers « l’or jaune . » 

En plus de son poste au sein de Desert Technologies, M.Sharbatly, 26 ans, a suivi des cours à l'ONU, à la Harvard Business School, à Harvard Law, et a obtenu une bourse du Fonds monétaire international qui n'a été accordée qu'à 20 personnes dans le monde. Il occupe deux postes, un au Conseil des affaires sino-saoudien et un autre au conseil industriel de la Chambre de commerce de Jeddah. Il y dirige l'équipe chargée de la présentation générale du développement durable axé sur le soutien des industries qui ont été touchées par la pandémie du coronavirus (COVID-19) et de leur redressement . 

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Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies au forum B20 à Riyad, en Arabie Saoudite (DT) 

Ayant pris la parole à plus de 15 conférences internationales, dont le Business Twenty (B20), le forum officiel d'engagement de la communauté des affaires pour le Groupe des Vingt (G20), le World Future Energy Summit (WFES), Intersolar et d'autres en l'espace de deux ans, M.Sharbatly se décrit comme un influenceur actif en matière de développement durable et d'énergie renouvelable, qui promeut des initiatives de développement durable dans des secteurs privés et professionnels. 

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Khaled Ahmad Sharbatly, directeur associé de Desert Technologies, donne une conférence à l'Académie d'été des Nations Unies (DT) 

Alors que la Vision 2030 du Royaume prévoit la transformation de Saudi Aramco en une puissance industrielle multisectorielle, les entreprises d’énergie solaire privées, telles que Desert Technologies, ont déjà émergé avec des attentes croissantes concernant le marché, se taillant leur place au sein de l'industrie avec des projets de plus de 200 million de dollars, dans 26 pays. 

M.Sharbatly déclare que sa décision de se lancer dans l'industrie des énergies renouvelables est motivée par les objectifs de la Vision 2030 de révolutionner la durabilité environnementale, ce qui conduit finalement à la capitalisation de la demande croissante d'investissements durables. 

«En 2016, lorsque le projet initial de Saudi Vision 2030 a été publié, j' y ai jeté un coup d'œil j'ai vu la direction  que prenait notre pays pour les 15 prochaines années», déclare M. Sharbatly. 

«J'ai constaté que la durabilité en était un élément important. En finir avec les énergies fossiles et se tourner vers les énergies renouvelables est un domaine de force énorme pour le Royaume parce que nous sommes les fournisseurs d'énergie du monde. 

«Donc, si nous passons des énergies fossiles au gaz, du gaz à l'hydrogène, de l'hydrogène au solaire ou du solaire à l'éolien, ce serait pareil car nous pouvons baliser l'industrie, étant donné que nous avons la chaîne d'approvisionnement, la logistique et l’ infrastructure nécessaires. C'est beaucoup plus réalisable que dans de nombreuses autres industries, et en termes de logistique, nous avons deux des plus grands ports de la mer Rouge, près de 70% du commerce mondial transite chez nous.» 

Le développement socio-économique de l’Arabie saoudite au cours des dernières décennies a été alimenté par les revenus du pétrole et du gaz. La vaste richesse qu’elle a brassée a largement contribué aux recettes budgétaires du gouvernement, en finançant non seulement les gratte-ciel scintillants, mais aussi un secteur gouvernemental qui emploie un pourcentage élevé de Saoudiens. 

Avec ses vastes déserts, le Royaume associe désormais son avenir à une autre ressource naturelle dont il dispose encore plus abondamment : la lumière du soleil. 

Le gouvernement saoudien s'est fixé comme objectif de produire 9,5 gigawatts (GW) d'énergie renouvelable d'ici 2023, ce qui générera suffisamment d'électricité pour alimenter environ 40000 foyers. 

« Même si nous avons un potentiel naturel impressionnant pour l'énergie solaire et éolienne, et que notre consommation d'énergie locale va tripler d'ici 2030, nous manquons toujours d'un secteur d’énergies renouvelables compétitif à l'heure actuelle. Pour développer le secteur, nous nous sommes fixé comme objectif initial de générer 9,5 gigawatts d'énergie renouvelable », indique un communiqué du cabinet saoudien à propos de Saudi Vision 2030. 

L’Arabie saoudite qui fait partie du CCG est située dans ce qu’on qualifie de «ceinture solaire mondiale» et possède certaines des plus hautes irradiances solaires au monde avec plus de 3 000 heures d'ensoleillement par an. Selon l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), environ 60% de la superficie de la région sont particulièrement propices à fournir de l'énergie solaire photovoltaïque. 

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La carte visualise le potentiel du CCG en matière de technologie solaire en montrant les zones propices à l’énergie solaire photovoltaïque. Les scores d'aptitude sur la carte vont de 70% représentés en jaune clair à 100% en rouge foncé (IRENA) 

« Actuellement, nous travaillons dans l'usine de la société à Djeddah pour collecter et commercialiser des panneaux solaires produits en Arabie saoudite pour une utilisation dans de multiples installations telles que des écoles, des expositions, des mosquées, des usines, des entrepôts et bientôt des maisons dans tout le Royaume afin de réduire le prix du kilowatt pour les entreprises et les privés », déclare M. Sharbatly. 

Représentant une entreprise qui tire parti de la source d'énergie propre la plus abondante de son pays, M.Sharbatly poursuit que Desert Technologies construit l'infrastructure intelligente du futur, alimentée par le soleil. 

« Les infrastructures intelligentes sont un large éventail de produits et de services à développer, construire ou fabriquer et c'est ce que nous faisons - nous fabriquons, nous développons et nous construisons », souligne M. Sharbatly. « Nous fabriquons des panneaux solaires, nous fabriquons des centrales électriques, nous investissons dans des centrales électriques en vendant de l'électricité et nous construisons des centrales. » 

« Nous investirons dans des infrastructures intelligentes telles que des projets à l'échelle des services publics ou des projets de panneaux solaires classiques qui peuvent être installés sur les toits ou les sols. Solaire plus batterie, solaire plus diesel, systèmes hybrides, et aussi l’alimentation des véhicules en énergies renouvelables, car nous pensons qu'il existe un vaste domaine dans lequel nous pouvons recourir aux énergies durables inclus les véhicules électriques. Mais nous les alimentons en utilisant l'électricité conventionnelle, ou nous achetons des réfrigérateurs écoénergétiques qui économisent de l'argent, ce qui va à l'encontre de l'objectif », précise M. Sharbatly. 

Les infrastructures intelligentes exploitent essentiellement les données et la connectivité numérique pour améliorer certaines fonctions, notamment la gestion durable de l'énergie. Cela aide à réduire l'empreinte carbone grâce à la production d'infrastructures et à une planification plus efficace. 

« Nous essayons d'alimenter tous ces produits qui ont déjà fait un pas vers la durabilité avec de véritables sources d'énergie renouvelable. C'est solaire aujourd'hui, mais à l'avenir, cela pourrait être autre chose car nous sommes flexibles et ouverts à toute technologie », déclare M. Sharbatly. 

« La durabilité est la Vision 2030 - comment pouvons-nous construire un pays qui ne dépend pas d'une seule source majeure de revenus mais qui a un développement durable dans tous les secteurs tels que social, gouvernemental, environnemental, commercial, pour l'avenir », souligne M. Sharbatly. 

« La situation géographique et le climat du pays lui confèrent de nombreux sites prometteurs pour les parcs solaires et même éoliens. » 

L'abondance du potentiel de ressources solaires principalement due à son emplacement stratégique, doublée  de la récente baisse des prix mondiaux du pétrole et de la baisse du coût des technologies associées, telles que les modules photovoltaïques (PV), sont des facteurs majeurs qui jouent en faveur de l'énergie solaire dans le pays. Les coûts d'installation et d'exploitation de ces technologies ont considérablement chuté dans le monde ces dernières années, ce qui signifie que même dans un pays où le pétrole est abondant, les énergies renouvelables représentent toujours une alternative intéressante et propre aux énergies fossiles traditionnelles. 

« Aujourd'hui, l'énergie solaire est environ 90% moins chère que le pétrole et le gaz », déclare Sharbatly. 

« La première étape de cette transition consiste en des solutions hybrides. Les solutions hybrides sont la première porte d'entrée vers une énergie renouvelable complète ou un avenir énergétique 100% propre. Aujourd'hui, nous avons du pétrole, nous avons des centrales électriques, nous avons des groupes électrogènes diesel et nous n'allons pas les remplacer, la demande d'énergie augmentant, même si c'est à un petit rythme. Elle continue d'augmenter et nous ne pouvons pas convaincre les gens de faire de nouveaux investissements alors qu'ils n'ont pas suffisamment exploité ce qu’ils ont. Ainsi va le monde. Nous devons faire la transition vers la durabilité et vers un réseau durable alimenté par des sources d'énergie durables. » 

Ce qui pousse le gouvernement saoudien à utiliser l'énergie solaire est son intention de diversifier ses sources d’énergie dont des sources alternatives, y compris les énergies renouvelables, afin de préserver la production nationale d'énergie pour l'exportation dans un contexte de consommation intérieure croissante de pétrole pour la production d'électricité. 

« Le pétrole, le charbon, le gaz ou toute autre source d'énergie feront toujours, au moins pendant les 100 prochaines années, partie des sources d’ énergie », déclare Sharbatly. « Nous utiliserons ces énergies fossiles pour créer toutes sortes de produits. C’est là leur vraie valeur – créer des produits, au lieu de les brûler pour créer de l’électricité. Nous pouvons produire de l'électricité de manière moins coûteuse et plus propre. » 

La population mondiale devrait atteindre 9,7 milliards d'ici 2050, soit une augmentation de 1,9 milliard par rapport à 2020, selon l'ONU. En même temps, comme l'urbanisation se poursuit, la proportion de la population vivant dans les zones urbaines sera d’ environ 66 % d'ici 2050, contre 30 % en 1950. 

Riyad, la capitale de l'Arabie saoudite, verra sa population actuelle doubler pour atteindre environ 7,5 millions d'habitants d'ici 2030. La population du pays atteindra 45 millions d'ici 2050, ce qui implique une augmentation de la population d'environ 13,5 millions à partir de 2015. Pendant ce temps, la proportion de la population urbaine de la population augmentera à un rythme considérablement plus élevé que dans d'autres pays, à presque 90 % d'ici 2050, selon le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies. 

Ce taux élevé de croissance démographique et d'urbanisation a entraîné une augmentation de la demande intérieure d'énergie et d'électricité. La charge électrique de pointe en Arabie saoudite, par exemple, augmente de 7% chaque année. La consommation d'électricité est passée de 186,5 Térawattheure (TWh) en 2008 à 345,05 TWh en 2018, selon les données de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Une nouvelle augmentation de ces tendances pose inévitablement des questions importantes pour la durabilité et devrait exercer des pressions sans précédent sur la demande et l'offre d'énergie. 

Conformément à ces tendances, Desert Technologies a commencé à travailler sur l'expansion de son usine de 100 MW à 200 MW de production annuelle, ce qui témoigne de la demande accrue d'énergies renouvelables dans la région. En 2021, la société prévoit d'accroître sa présence au Moyen-Orient. Elle avait en février déjà 4 projets signés. Deux de ces projets sont en Arabie saoudite, un à Bahreïn et celui en Égypte devrait être achevé d'ici 2022. 

Les objectifs de la firme pour les cinq prochaines années font écho à ces expansions, avec l’intention d’accumuler des projets au Moyen-Orient et en Afrique. En Asie, Desert Technologies fera un chiffre d’affaires allant jusqu'à 3,5 milliards de dollars, et mettra en exergue les solutions à petite et moyenne échelle sur réseau et hors réseau, selon M. Sharbatly. Desert Technologies prévoit également de créer deux autres sociétés, dont une coentreprise de développement. 

En outre, la société cherche à se développer en Asie du Sud-Est et en Amérique latine pour renforcer encore son bilan. M.Sharbatly mentionne le Japon comme un pays d'intérêt particulier. 

« Ils sont très avancés en technologie et il existe une relation incroyable entre l'Arabie saoudite et le Japon», dit Sharbatly. «Il y a une forte présence d'entreprises, de groupes et d'investisseurs japonais en Arabie et vice versa. Nous sommes épatés par leur savoir-faire pointu. De plus, nous aimons leur éthique de travail, nous aimons leur honnêteté et leur culture, qui, à notre avis, correspondent à la nôtre. » 

 M.Sharbatly a ensuite discuté des raisons pour lesquelles les énergies renouvelables ne sont pas pleinement utilisées en Arabie saoudite, malgré la disponibilité des ressources nécessaires et les défis associés à une telle transition énergétique. 

« Localiser une industrie n'est pas une tâche facile et l'Arabie saoudite essaie de commencer là où tout le monde a fini », poursuit-il. 

« Cela nécessite un investissement énorme dans les infrastructures, la formation, la construction d'installations car il est inutile d'investir dans la construction de centrales électriques ou de permettre aux entreprises de soumissionner pour la construction de centrales électriques alors que les emplois de développeur ou entrepreneur sont des emplois à court terme. La valeur stratégique de la localisation d'une industrie est la création d'industries de production où il y a des emplois à long terme qui nécessitent des personnes hautement qualifiées , des universités et des programmes de niveau supérieur pour vraiment soutenir la formation de ces personnes. Tout comme nous avons excellé dans le pétrole et le gaz, nous pouvons briller dans ce domaine. » 

M. Sharbatly souligne que le COVID-19 a retardé le processus. 

« Il faut du temps - du temps pour construire des installations à la pointe de la technologie, pour signer avec des fournisseurs du monde entier et pour localiser l'industrie », dit-il. « À l'heure actuelle, le gouvernement se concentre vraiment sur la santé de sa population, mais j'espère que dans l'année à venir et en 2022, il y aura beaucoup de nouvelles usines de production, y compris la nôtre. » 

Si une telle transition nécessite du temps c’est à cause des voies de transition énergétique qui impliquent un pic imminent, puis une forte baisse de la demande de pétrole qui se traduirait par une forte baisse des revenus pour de nombreux pays. 

La baisse de la demande sur le pétrole induite par le coronavirus cette année et son impact sur les prix ont mis ce défi en relief. Cela démontre non seulement l'effet qu'une transition rapide aurait sur l'économie mondiale, mais constitue également un avertissement, si le succès n'est pas au rendez-vous des efforts de diversification des principaux pays producteurs. 

M.Sharbatly souligne qu'une fois que l'électricité est produite, elle ne peut pas être stockée, sauf en quantités limitées à l'aide de batteries, mais peut être envoyée sur de longues distances à travers le réseau : « Le stockage est aujourd'hui assez compétitif, en particulier à partir d'énergie non subventionnée. Dans des pays comme l'Arabie ou le CCG, le stockage est très difficile car il coûte plus cher que l'énergie fournie par le gouvernement, alors qu'en Afrique, c'est beaucoup moins cher. »  

Le stockage de l'énergie excédentaire produite présente encore un problème dû aux capacités de stockage limitées et à la surproduction pouvant entraîner des pertes. Par conséquent, l'un des principaux objectifs de la construction d'infrastructures intelligentes durables est de permettre l'adaptation de la production d'énergie à la demande réelle. Cela suppose une production orientée vers la demande qui peut, avec une infrastructure et une planification appropriée, permettre une consommation immédiate de l'énergie produite. 

Le développement de différents secteurs d'infrastructures intelligentes, tels que l'énergie intelligente et le transport intelligent, permettrait l'accumulation de données qui peuvent être interconnectées pour être utilisées entre différents services. 

Desert Technologies aide l'Arabie saoudite à devenir un exportateur et un fournisseur d'énergie renouvelable grâce à ses opérations majeures sur les marchés en développement et émergents qui utilisent les panneaux solaires photovoltaïques dans le pays. 

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Le projet solaire photovoltaïque ARC à Benban, Egypte (DT) 

Par exemple, Desert Technologies a été co-développeur de plusieurs projets solaires photovoltaïques à Benban, en Égypte, qui est l’un des plus grands sites solaires au monde. Cela comprend le projet ARC, qui a la capacité de produire 65,7 mégawatts (MW) d'énergie, le projet Winnergy, avec une capacité de production de 24,9 MW et le projet Arinna, avec une capacité de production de 24,9 MW. L'électricité produite par ces centrales est vendue à l'Egyptian Electricity Transmission Company (EETC) dans le cadre d'un contrat d'achat d'électricité de 25 ans. Les champs de Benban se composent de 6 millions de panneaux qui produisent 1,5 gigawatts (gw) d’énergie, ce qui est suffisant pour alimenter plus d’un million de foyers. 

Alors que de nombreux pays explorent actuellement des moyens de stimuler la croissance sociale et économique en développant le secteur des énergies renouvelables selon leurs propres paramètres, Desert Technologies a choisi de cibler les pays les moins développés économiquement pour promouvoir un développement économique durable. 

En 2019, 771 millions de personnes n'avaient pas accès à l'électricité, un niveau record. L'utilisation de l'électrification du réseau comme principale source d'accès à l'énergie acquise depuis 2000 a permis de réduire ce nombre, selon les données de World Energy Outlook 2018. Malgré ces progrès, le monde est encore loin d'atteindre les objectifs des ODD pour garantir l'accès universel à des services abordables, fiables et services énergétiques modernes d'ici 2030. La population sans accès à l'électricité en Afrique subsaharienne plafonne à 579 millions, soit 56 % de la population. 

Le département de production de Desert Technologies appelé « DT Labs » investit dans la recherche et le développement pour créer de nouvelles et meilleures solutions. Les domaines actuels d'innovation en matière d'infrastructure comprennent le développement de bornes de recharge pour véhicules électriques à énergie solaire et de réverbères solaires capables de fournir des services de recharge Wi-Fi et de téléphone. La société développe également des systèmes de mini-réseaux qui réutilisent des batteries lithium-ion, provenant de voitures ou d'ordinateurs, pour construire des mini-réseaux et des systèmes solaires hors réseau économiques et efficaces en Afrique. 

Les défis associés à la distribution électrique dans les pays en développement dépassent le cadre de l'investissement privé et impliquent des difficultés liées aux infrastructures. Les approches innovantes de Desert Technologies pour résoudre le problème démontrent comment les investissements internationaux dans les énergies renouvelables, peuvent fournir des ressources clés et contribuer à la création d'environnements favorables grâce à une distribution d’ électricité durable, efficace et équitable dans les régions primordiales pour l'avenir climatique mondial. 

Les producteurs de pétrole et de gaz de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord sont conscients des éventuels effets négatifs du changement climatique et de l'impact qu'il aura sur leurs économies, compte tenu de leur dépendance actuelle aux revenus pétroliers et gaziers. Cela est d’autant plus significatif que la demande croissante d'énergie dans la région doit être satisfaite adéquatement. Il en va de même pour l'argument en faveur des énergies renouvelables, en particulier le solaire PV, qui doit compter parmi les sources d’énergie. 

Desert Technologies, avec ses projets ambitieux qui portent déjà leurs fruits dans toute la région, est un exemple de la manière dont le Royaume peut tirer parti de ses ressources abondantes, de son expertise nationale et de son avantage dans la course à la production d'énergie. En alliant les transformations énergétiques et industrielles, l'Arabie saoudite optimise les nouvelles  opportunités et se positionne également sur le nouveau marché de l'énergie. 


Choose France: le groupe américain Ecolab investit 100 millions d'euros

Une employée travaille au centre de recherche et développement du groupe américain de technologies de l’eau, de l’hygiène et de l’énergie Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois, dans le nord de la France, le 11 septembre 2020. (AFP)
Une employée travaille au centre de recherche et développement du groupe américain de technologies de l’eau, de l’hygiène et de l’énergie Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois, dans le nord de la France, le 11 septembre 2020. (AFP)
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  • Le groupe américain Ecolab investira 100 M€ en France dans le cadre de Choose France, pour soutenir la décarbonation industrielle et l’électrification
  • Les fonds seront répartis entre les projets GravitHy (fer décarboné) et HoloSolis (panneaux solaires), avec à la clé environ 2.500 emplois

MARSEILLE: Le spécialiste américain du traitement de l'eau Ecolab va investir 100 millions d'euros sur deux sites en France, près de Marseille et en Moselle, a annoncé samedi le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.

L'annonce se fait dans le cadre des journées de l'investissement Choose France, avant un sommet prévu lundi à Versailles.

"Je suis très heureux de vous annoncer qu'Ecolab confirme son engagement en faveur de la croissance durable de l'économie française avec un investissement de 100 millions d'euros", a déclaré à La Provence le ministre.

"Ces investissements soutiennent la décarbonation industrielle et l'électrification, le développement économique régional et la création d'environ 2.500 emplois qualifiés", a-t-il ajouté.

La somme se répartit entre deux sites industriels.

Le premier est celui où s'implante, à Fos-sur-Mer, l'usine de fer GravitHy, qui réunit, en plus d'Ecolab, le géant des métaux anglo-australien Rio Tinto, le fonds Japan Hydrogen Fund, l'allemand Siemens et le français Engie.

Le premier, GravitHy, promet un fer "décarboné", c'est-à-dire produit sans énergie fossile, à partir d'hydrogène vert. La construction de l'usine doit commencer en 2027, pour un démarrage de la production en 2030.

Le second est une usine de cellules et modules photovoltaïques, HoloSolis, à Hambach (Moselle) près de Sarreguemines. Appartenant au néerlandais InnoEnergy, elle doit être la plus grande d'Europe lorsqu'elle démarrera en 2027.


Al-Nassr entre dans le top 10 mondial des clubs en termes de ventes de maillots

Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
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  • Une étude souligne l'influence de Cristiano Ronaldo sur les marchés commerciaux
  • Les nouveaux champions saoudiens ont vendu plus de 1,2 million de maillots au cours de la saison 2025-26

RIYAD: Al-Nassr s'est assuré une place parmi les 10 clubs de football les plus vendus au monde en termes de ventes de maillots, ayant vendu plus de 1,2 million de maillots dans le monde entier au cours de la saison actuelle, au cours de laquelle il a remporté le titre de Roshn Saudi League, selon une étude menée par Euromericas Sport Marketing.

L'étude attribue l'ascension du club à l'influence de Cristiano Ronaldo, dont les millions d'adeptes sur les médias sociaux ont contribué à transformer le maillot d'Al-Nassr en une icône marketing mondiale qui s'est étendue au-delà du Moyen-Orient, attirant des milliers de fans et de collectionneurs à travers les Amériques, l'Asie et l'Australie.

Les données publiées par Euromericas Sport Marketing montrent une nette avance pour le Real Madrid d'Espagne, qui a pris la tête du classement mondial avec des ventes dépassant les 3,13 millions de maillots, grâce au pouvoir des stars française Kylian Mbappé et brésilienne Vinicius Junior.

Euromericas Sport Marketing fait partie des agences et des sociétés de conseil spécialisées dans le marketing et la recherche dans le domaine du sport, se classant parmi les cinq premières sociétés dans ce domaine et étant la première de son genre en Amérique latine.

La deuxième place revient au FC Barcelone, avec des ventes atteignant 2,94 millions de maillots, tandis que le Paris Saint-Germain se classe troisième avec 2,54 millions de maillots vendus à la suite de la victoire en Ligue des champions de l'UEFA.

Le Bayern Munich (Allemagne) s'est classé quatrième avec 2,3 millions de maillots vendus, suivi de l'Inter Miami (États-Unis) avec 2,1 millions, du Boca Juniors (Argentine) avec 1,9 million, du Manchester United (Angleterre) avec 1,85 million, du CR Flamengo (Brésil) avec 1,6 million, et du Chelsea (Angleterre) à la neuvième place avec 1,4 million de maillots vendus.

Al-Nassr s'est classé 10e au niveau mondial et 4e parmi les clubs non européens, devenant ainsi le seul club arabe et asiatique à figurer dans le prestigieux classement international, dépassant des géants du football européen établis de longue date.

La liste met également en lumière un phénomène marketing similaire à celui d'Al-Nasser, à savoir la remarquable ascension de l'Inter Miami, qui s'est hissé à la cinquième place mondiale avec 2,16 millions de maillots vendus, grâce à la présence de la star argentine Lionel Messi.

En revanche, les clubs de football historiques italiens sont absents du top 10, ce que le rapport décrit comme une indication du fossé commercial et marketing qui se creuse entre la ligue italienne et les ligues émergentes menées par la ligue saoudienne, qui sont de plus en plus en concurrence pour obtenir des parts importantes dans l'industrie mondiale du sport.


Bercy missionne quatre économistes pour plancher sur les finances publiques

Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
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  • "On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5
  • Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques"

PARIS: Les ministres de l'Economie et des Comptes publics ont confié une mission à quatre économistes pour analyser les enjeux des finances publiques à l'horizon 2030 et plancher sur des scénarios de redressement dès 2027, a annoncé Bercy mardi.

Les économistes Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier, Xavier Jaravel et Natacha Valla mèneront ces travaux avec l'appui de l'Inspection générale des finances (IGF). Les conclusions de leur mission indépendante sont attendues en juillet, a précisé le ministère.

"On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5.

"C'est la raison pour laquelle, parce qu'on ne peut pas se permettre d'aller en somnambules d'abord vers le débat budgétaire pour 2027, ensuite vers l'élection présidentielle, que j'ai décidé, avec mon collègue Roland Lescure, de faire une opération de transparence inédite en confiant à quatre économistes indépendants le soin de faire un état des lieux", a-t-il ajouté.

Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques".

"Vous vous attacherez à construire l'évolution probable des finances publiques entre 2027 et 2030" et à élaborer "différents scénarios de redressement des finances publiques en 2027, dont des cibles souhaitables de déficit pour 2027", poursuivent-ils.

Ils précisent que ces travaux participeront "au cadrage des réflexions relatives à la construction du projet de loi de finances pour 2027".

Selon Bercy, "cet exercice inédit permet de poser les bases du débat parlementaire avec des données objectives en amont du début de la discussion".

Xavier Ragot est président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Natacha Valla doyenne de l'École du management de Sciences Po, Xavier Jaravel président délégué du Conseil d'Analyse Économique (CAE), et Jean-Luc Tavernier inspecteur général des finances et ex-directeur général de l'Insee (de 2012 à 2025).

Le gouvernement, qui travaille à la préparation du projet de loi de finances pour 2027, souhaite éviter les difficiles négociations de l'an dernier. Il a aussi a chargé l'IGF de plancher sur les conséquences économiques d'une reconduction l'an prochain du budget actuel par une loi spéciale.

Le gouvernement vise un déficit public à 5% du PIB cette année, après 5,1% en 2025. Il s'est engagé à faire passer le déficit sous la barre des 3% en 2029, comme demandé par Bruxelles.