Le programme scolaire iranien, un menaçant instrument de la haine

Les enseignants des écoles publiques en Iran utilisent aujourd'hui des manuels conçus par l'État pour endoctriner les jeunes à exporter la révolution en adoptant le terrorisme (Photo fournie).
Les enseignants des écoles publiques en Iran utilisent aujourd'hui des manuels conçus par l'État pour endoctriner les jeunes à exporter la révolution en adoptant le terrorisme (Photo fournie).
Short Url
Publié le Jeudi 04 mars 2021

Le programme scolaire iranien, un menaçant instrument de la haine

  • Les enseignants utilisent des manuels conçus par l'État qui encouragent les jeunes à exporter la révolution à travers des moyens violents
  • Les programmes scolaires encouragent les soulèvements politiques contre les États arabes et diabolisent les États-Unis, Israël et le peuple juif

WASHINGTON, D.C.: Le gouvernement iranien reste le plus grand État commanditaire du terrorisme dans le monde et, malheureusement, son programme éducatif ne fait pas exception. Les enseignants des écoles publiques en Iran utilisent aujourd'hui des manuels conçus par l'État pour endoctriner les jeunes à exporter la révolution en adoptant le terrorisme et d'autres moyens agressifs. Par conséquent, le contenu de ses manuels devrait être une préoccupation mondiale.

Image intitulée «Let’s Go» (Allons-y), tirée d’un manuel actuel de l’État iranien, représentant un officier du CGRI tué en Syrie du nom de Mohsen Hojaji. 1er année secondaire, Préparation à la défense, page 123 (Photo fournie).

J'ai récemment terminé la première étude approfondie sur la haine et l'extrémisme dans les manuels iraniens actuels en près d'une demi-décennie dans le cadre de mon travail en cours avec la Ligue anti-diffamation (ADL), dont les résultats sont accessibles intégralement sur le site web de l'ADL.

L'évaluation du matériel pédagogique dans le but d’identifier et repousser les contenus haineux est une tendance importante au Moyen-Orient. En conséquence, cet essai reproduit les principales conclusions de la recherche de l'ADL sur l'Iran et ajoute plusieurs nouveaux exemples notables au-delà du contenu du rapport original.

Les programme de l’État iranien encouragent particulièrement le terrorisme et les soulèvements politiques contre les États arabes. Ils diabolisent également l'Amérique, Israël et le peuple juif, un mantra né d'une manière qui fait partie intégrante de ces mêmes théories de conspiration haineuses et des appels à la violence.

Graphique d'une leçon sur la guerre informatique. 1er année secondaire, Préparation à la défense, p. 126 (Photo fournie).                                                                

Pour cette raison, condamner le contenu problématique des manuels de Téhéran n’est qu’une partie de la solution. Nous devons également redoubler d’efforts afin d’enseigner la consolidation de la paix et la tolérance interconfessionnelle dans les manuels scolaires de chaque pays, pour qu’il soit plus difficile d’exploiter les sentiments de méfiance entre l’Est et l’Occident, entre les sunnites et les chiites, ou entre les musulmans, les juifs et les chrétiens ainsi que les adeptes d’autres confessions.

Les manuels actuels du gouvernement iranien endoctrinent les enfants avec des messages qui les mettent dans une atmosphère permanente de préparation à la guerre. Les livres apprennent aux enfants à assembler des fusils d'assaut, à effectuer des manœuvres militaires et à découvrir l'importance de la guerre informatique.

Les livres font également l’apologie des jeunes qui sacrifient leur vie pour soutenir ou exporter la révolution iranienne. Ceci implique souvent la glorification d’enfants soldats qui ont combattu et sont morts dans des circonstances traumatisantes pendant la guerre Iran-Irak ou de montrer des enfants brandissant des armes de guerre, notamment un lance-roquettes.

Schéma énumérant les pièces d'un fusil d'assaut Kalachnikov. 1er année secondaire, Préparation à la défense, p. 92 (Photo fournie).

Ainsi, les manuels scolaires glorifient un jeune Iranien de 20 ans nommé Muhammed Reza Deghan, un «martyr modèle défendant les lieux saints». Deghan a été tué quelques semaines après son déploiement en Syrie en tant que combattant volontaire pour l’aile étudiante des paramilitaires du Basij iranien.

Les livres enseignent aussi que le Basij idéal aspire toujours au martyre.

Sur la même page du manuel, dans la fameuse liste des «martyrs modèles défendant les lieux saints», figure Mustafa Badreddine, le cerveau terroriste, aujourd’hui mort, du Hezbollah libanais. On y retrouve aussi Ali Reza Tavassoli, fondateur de la Brigade Fatemiyoun, l’un des groupes mandataires du Corps des gardiens de la révolution islamique qui recrute de jeunes Afghans, en particulier des enfants soldats, pour combattre en Syrie.

Passage du manuel qui décrit Mustafa Badreddine du Hezbollah et le fondateur de la Brigade afghane Fatemiyoun comme des «martyrs modèles» tués dans la prétendue défense des lieux saints islamiques en Syrie, illustré en bas à droite et en bas à gauche. Muhammed Reza Deghan, étudiant volontaire Basij, est représenté au milieu à gauche. 1er année secondaire, Préparation à la défense, p. 45 (Photo fournie).

Cette année, le programme scolaire de l’État iranien a ajouté des passages dans de nombreuses matière afin de «célébrer le martyr» du cerveau terroriste du CGRI, Qassem Soleimani. À titre d’exemple, un manuel officiel d’études militaires comporte désormais un graphique sous l’intitulé «Modèles et exemples de ténacité et de résistance».

Outre Soleimani, la photo comprend Abu Mahdi Al-Muhandis, que le manuel qualifie de «martyr modèle du monde islamique». Au moment de leur mort en 2020, le Kata’ib Hezbollah d’al-Muhandis en Irak et Force d’Al-Quds du CGRI de Soleimani figuraient sur la liste américaine des groupes terroristes.

Un langage de guerre est même appliqué à des politiques qui, selon Téhéran, n'ont aucune application militaire. Fait remarquable, un manuel actuel du lycée présente le travail de «jeunes scientifiques nucléaires iraniens» comme «une bénédiction offerte par votre grand jihad et le sang de vos jeunes généreux».

«Leçon 6: Modèles et exemples de ténacité et de résistance». Qassem Soleimani est figure en haut au centre. Abu Mahdi Al-Muhandis est illustré au deuxième à droite, avec l'étiquette «modèle de martyr du monde islamique» ajoutée dans la légende associée. Image tirée d'un manuel actuel de l'État iranien, 1er année secondaire, Préparation à la défense, p. 45 (Photo fournie).

Les voisins arabes sont les plus directement touchés par le programme radical de l’Iran. Par exemple, un manuel d'histoire de la 2eme année secondaire appelle carrément à renverser le royaume de Bahreïn, proclamant que «la révolution bahreïnite ne s'est pas encore concrétisée» et que cela devrait inclure spécifiquement «le renversement du règne d'Al-Khalifa».

Ce passage fait partie d’un chapitre entier consacré à l’exportation de la révolution iranienne à travers le monde arabe. Il plaide pour des soulèvements ces dernières années contre ce qu'il appelle les gouvernements «marionnettes» en Égypte, en Libye, en Tunisie et au Yémen dans l'espoir de faire progresser ce que les livres louent comme «l'école du Hajj Qassem Soleimani». Le chapitre exprime également une admiration remarquable pour le groupe des Frères musulmans et son fondateur, Hassan Al-Banna.

Ces messages extrémistes sont ensuite complétés par des théories de l'intolérance et du complot. Par exemple, un manuel actuel de 1ere année secondaire sur la préparation à la défense enseigne la fausse rumeur selon laquelle l'Arabie saoudite et l'Amérique ont créé Daech comme un acte de sabotage contre l'Iran. Un manuel de droit religieux pour le même niveau indique que les adeptes de certaines croyances religieuses sont physiquement impurs, notamment les bouddhistes et les bahaïs, ainsi que les salafistes saoudiens.

 «… Avec la grande ambition et la détermination des jeunes scientifiques iraniens et malgré les constantes conspirations et oppositions des ennemis de la révolution islamique, les scientifiques nucléaires iraniens ont obtenu de nombreux succès. L’imam Khomeiny a dit au sujet de la protection des acquis de la révolution: «J’annonce à la chère nation iranienne cette bénédiction offerte par votre grand jihad et le sang de vos jeunes généreux» [Installations nucléaires de Natanz]. 2eme année secondaire, Histoire de l'Iran contemporain, p. 230 (Photo fournie).

Le programme iranien fait de l’Amérique le principal méchant d’aujourd’hui dans un conflit perpétuel entre l’islam et l’impérialisme.

Ces livres qualifient les États-Unis de «le Grand Satan», et affirment que les sanctions internationales contre l’Iran ne sont qu’une partie du «plan satanique» de Washington, dans le but de soumettre les nations du monde et détruire la foi islamique des gens.

Ils affirment aussi que l'Amérique et d'autres nations occidentales sont engagées dans un complot afin de propager l'incrédulité et la corruption morale, en utilisant des outils tels que la drogue et les jeux vidéo. Ils insistent aussi que les chrétiens occidentaux qui tentent de répandre leur foi sont aussi engagés dans ce complot impérialiste généralisé, plutôt que dans l’émanation authentique de leur doctrine religieuse.

 «… Le peuple de Bahreïn exige sérieusement la mise en œuvre de réformes fondamentales et le renversement du régime d'Al Khalifa, et de cette manière, il a sacrifié de nombreux martyrs, mais en raison de la protection étrangère de ce régime et de la répression sévère du peuple, la révolution Bahreïnite n'a pas encore apporté ses fruits. [La place de perles, le site de départ du soulèvement des Bahreïnis] »2eme année, secondaire. L’histoire de l’Iran contemporain, page. 251 (Photo fournie).

Cette politique de désinformation est même appliquée à la pandémie par les derniers manuels scolaires officiels iraniens. Ils enseignent que les médias étrangers exagèrent la portée du coronavirus à l’origine de la Covid-19 afin de dissuader les Iraniens de se rassembler pour exprimer leur soutien au régime, et pour semer la panique face aux pénuries médicales.

Sans surprise, l’État d’Israël fait l’’objet d’une consigne explicite de coup d’État. Les graphiques dans les manuels d'aujourd'hui enseignent le chant «Mort à Israël» et présentent les citations de l'ayatollah Rouhollah Khomeini, décédé, selon laquelle «Israël doit être anéanti».

Mais l’animosité de Téhéran ne s’adresse pas uniquement à Israël. Son programme scolaire véhicule un récit fondamentalement anti-juif de l'histoire, des temps anciens aux temps modernes, et présente de manière sélective les Juifs d'une manière extrêmement négative.

Un profil complémentaire de Hassan Al-Banna, qui a fondé le groupe des Frères musulmans en Égypte. Page 238 d'un manuel de 2eme année secondaire apparemment sur le thème de l'histoire nationale iranienne (Photo fournie).

Par exemple, l'Arabie saoudite a récemment institué des passages de manuels enseignant la Charte d’Al-Madinah (Médine) comme modèle de coexistence juive-musulmane. Le programme scolaire iranien, d'autre part, met encore beaucoup plus l'accent sur l'exemple des tribus juives qui ont rompu le pacte avec les musulmans, suggérant que les Juifs en général ne sont pas dignes de confiance, et qu’ils recherchent constamment la destruction de l'islam.

Les manuels scolaires iraniens accusent le peuple juif d’un éventail de maux de société d’une manière qui propage les stéréotypes antijuifs habituels de la cupidité, la traîtrise, ou encore la domination mondiale.

Les débats sur la direction adéquate lors de la prière musulmane ou l’éventualité de hadiths inexacts sont désignés comme l'œuvre de conspirations juives immorales. Il en va de même pour les clubs francs-maçons.

Exercice 3: «Pourquoi les médias étrangers ont-ils empêché les gens d'assister à la célébration nationale du 22 Bahman (l'anniversaire de la révolution islamique le 02/11/20) en injectant avec des rumeurs synchronisées sur la propagation du Corona?» 1ere année secondaire, Préparation à la défense, p. 121 (Photo fournie).

Tout comme les médias, les juifs qui aspirent à toute forme d'autodétermination sont en outre qualifiés d'«ennemis de l'islam», même ceux qui prônent une solution à deux États et un État palestinien.

L’anti-américanisme et le fanatisme anti-juif dans le programme scolaire officiel de Téhéran sont des éléments essentiels de son orientation radicale. Cela comprend sa justification de l'hostilité envers les voisins arabes de, injustement décrits comme serviteurs des intérêts juifs et coloniaux.

Lorsque les manuels scolaires accusent l'Arabie saoudite de créer Daech, ils prétendent que cela est au service du «sionisme et de l'arrogance mondiale». Ils présentent les guerres dans la région comme une conspiration sioniste pour inciter au conflit parmi les musulmans, et les leaders arabes sont décrits comme des «musulmans ignorants et extrémistes» recherchés par l'Amérique, Israël et l'Occident en vue de souiller l'islam.

Graphique d'un manuel scolaire actuel de l'État iranien avec la citation de Khomeini «Israël doit être anéanti». CM2, Dons du ciel: éducation et formation islamiques, p. 102. (Photo fournie)

Le meilleur outil que les nations de la région et au-delà peuvent utiliser pour lutter contre cette incitation serait de redoubler d’efforts afin d’instaurer une éducation à la tolérance et supprimer tout enseignement restant que d’autres pourraient exploiter pour répandre la haine, la méfiance ou l’extrémisme.

Ceci comprend l'élimination des vestiges de leçons qui présentent Israël et les sionistes comme «l'ennemi» ou perpétuent de dangereux stéréotypes sur le peuple juif.

Il faut aussi veiller à ce que les différends théologiques, tels que ceux entre l'islam sunnite et chiite, soient traités par les programmes scolaires de manière à reconnaître et à respecter les différences importantes. Les minorités ne doivent pas marginalisées par des messages éducatifs qui pourraient conduire au recrutement par des extrémistes ou à la violence au sein de l'une ou de l'autre communauté.

Graphique d'un garçon tenant une pancarte indiquant «Mort à Israël», tirée d'une leçon sur les marches du gouvernement iranien pour la Journée internationale d’Al-Qods. 5eme année, Dons du ciel: éducation et formation islamiques pp. 120-122 (Photo fournie).

Et bien entendu, ceci inclut également l'enseignement que l'Amérique, l'Europe et les non-croyants du monde entier sont des amis et des partenaires potentiels, et non des ennemis de l'islam.

Bien sûr, enseigner efficacement la tolérance ne peut jamais être une voie à sens unique. L'Amérique, Israël et toutes les nations doivent faire davantage à cet égard, et véhiculer une plus grande tolérance envers les musulmans, envers les Arabes et envers les Palestiniens et envers leurs aspirations légitimes à devenir un État à part entière.

Cela signifie en outre apprendre à nos jeunes à être non seulement des patriotes, mais aussi des citoyens du monde, et que l’avenir de l’humanité dépend de notre collaboration au-delà des frontières politiques et religieuses de manière à relever des défis communs.

Image tirée d'un manuel actuel de l'État iranien, dans une leçon intitulée «Attaque culturelle». 3eme année, Dons du ciel: éducation et formation islamiques, p. 105 (Photo fournie).

*David Andrew Weinberg est directeur des affaires internationales à la Ligue anti-diffamation à Washington. Twitter: @DavidAWeinberg

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
Short Url
  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Short Url
  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Short Url
  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.