Al-Qudwa défie le Fatah et crée sa propre liste électorale

Des femmes palestiniennes recherchent leurs noms sur la liste électorale dans une école avant les premières élections palestiniennes en 15 ans, le 3 mars 2021, dans la ville de Gaza. (Photo, AFP/Mohammed Abed)
Des femmes palestiniennes recherchent leurs noms sur la liste électorale dans une école avant les premières élections palestiniennes en 15 ans, le 3 mars 2021, dans la ville de Gaza. (Photo, AFP/Mohammed Abed)
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Publié le Jeudi 04 mars 2021

Al-Qudwa défie le Fatah et crée sa propre liste électorale

  • La liste des participants au « Forum démocratique palestinien » comprend 230 figures clés de Gaza et de Cisjordanie, ainsi que de la diaspora
  • Neveu de Yasser Arafat, Al-Qudwa pourrait changer la donne surtout en cas de soutien de la part de Barghouti

AMMAN: Nasser Al-Qudwa, membre du Comité central du Fatah, a annoncé mardi avoir mis en place une liste électorale distincte pour les prochaines élections législatives, défiant les ordres des leaders du parti. Cependant, Al-Qudwa pourrait encore se rallier derrière un gouvernement désigné par le Fatah.

Al Qudwa a tenu une réunion en ligne mardi pour annoncer le lancement du Forum démocratique palestinien, en présence d'un grand nombre de personnalités clés.

La liste des participants au forum comprend 230 Palestiniens de figures notables de Gaza et de Cisjordanie, ainsi que de la diaspora. Les participants ont appelé le leader palestinien emprisonné Marwan Barghouti à se joindre à eux également. Des comités chargés des médias, des affaires juridiques, de la gestion et des candidatures ont été créés, et il a été convenu que leurs membres ne pourraient se présenter aux élections. Des directives strictes doivent baliser les dons aux candidats.

Hani Al-Masri, directeur général du groupe de réflexion Masarat de Ramallah, a déclaré à Arab News que la décision d'Al-Qudwa pourrait peut-être changer la donne. «Al-Qudwa combine des mains propres, une présence nationale respectée et un soutien populaire, cela changera certainement la donne si Barghouti soutient la liste», a-t-il affirmé.

Al-Qudwa est le neveu du défunt leader palestinien Yasser Arafat qui dirige la Fondation Yasser Arafat. Il a démissionné du comité central du Fatah en mai 2018, mais ses collègues du comité l'ont rapidement convaincu de retirer sa démission. Il n'a jamais purgé de peine dans une prison israélienne. Le soutien de Barghouti renforcerait sans doute ses chances aux yeux de nombreux Palestiniens.

Dans un sondage réalisé en septembre par le Centre palestinien pour la politique et la recherche, Barghouti a obtenu 61% des voix contre 32% pour le chef du Hamas Ismail Haniyeh, bien que Haniyeh ait encore battu le président palestinien Mahmoud Abbas par trois points dans ce sondage.

Dans un autre sondage en décembre, Barghouti a de nouveau battu le chef du Hamas de manière convaincante. Il est peu probable que le Hamas conteste la course à la présidentielle prévue le 30 juillet.

Al-Qudwa a révélé lors de la réunion qu'il n'avait aucun problème avec l'inclusion des membres de la faction réformiste fidèle à l'ancien leader du Fatah Mohammad Dahlan dans le Forum démocratique palestinien, même s'il a critiqué Dahlan. «Le nouveau groupe est uniquement destiné à être un forum et non un vecteur pour résoudre les nombreux problèmes du Fatah», a-t-il déclaré. «Nous créons une liste, et notre objectif n'est pas de déclencher une crise».

Al-Qudwa a par ailleurs présenté un programme initial en 22 points pour le forum en affirmant que le nouvel organe «est ouvert à l'engagement et à la discussion lors de la prochaine réunion prévue pour le 4 mars».

En plus d'exposer des idées sur la façon de faire face à la pandémie de la Covid-19, le programme appelle à l'unité entre Gaza et la Cisjordanie, à la reconstruction de l'OLP et à l'efficacité du gouvernement, ainsi qu'à la résolution de problèmes tels que la démocratie, l’État de droit, la lutte contre la corruption et l’obtention de l'indépendance nationale de l'État palestinien en s’appuyant sur les frontières de 1967 avec Jérusalem comme capitale.

Cette réunion à l’ordre du jour chargé s’est de plus penché sur les négociations, les accords d’Oslo, les colonies israéliennes, la manière de protéger et de récupérer les terres palestiniennes, les droits des femmes et des enfants, ainsi que les martyrs et les prisonniers palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.