Daft Punk: les robots se débranchent

Le duo mythique français "Daft Punk". (AFP)
Le duo mythique français "Daft Punk". (AFP)
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Publié le Lundi 22 février 2021

Daft Punk: les robots se débranchent

  • L'annonce de la séparation du duo électro a mis en ébullition Twitter, générant une moyenne de 32 tweets par seconde
  • Après tout, la fin d'une histoire, c'est humain, c'est d'ailleurs le nom d'un de leur album («Human After All»)

PARIS : Onde de choc dans le monde de la musique: c'est par une vidéo énigmatique postée sur les réseaux sociaux, sobrement intitulée «Epilogue», que les Français Daft Punk, duo électro le plus célèbre au monde, ont annoncé lundi leur séparation.

La vidéo d'un peu plus de 8 minutes montre les deux membres, sous leurs traditionnels masques de robots, avancer dans un désert. 

Mais ils ne marchent plus du même pas et après quelques signes de tête évocateurs, ceux d'un renoncement, l'un finit par enclencher le système d'auto-destruction de l'autre, qui se pulvérise.

Une attachée de presse historique du duo a confirmé à l'AFP le clap de fin du tandem formé en 1993 par Thomas Bangalter, 46 ans, et Guy-Manuel de Homem-Christo, 47 ans.

L'annonce de la séparation du duo électro a mis en ébullition Twitter, générant une moyenne de 32 tweets par seconde, selon le cabinet Visibrain. Yuksek, un des héritiers français dans l'électro des Daft, comme on les surnommait simplement, a écrit sur ce réseau social: «Bizarre et un peu triste».

Eux qui étaient donc célèbres pour leur tube «One more time» («Encore une fois») ne feront donc plus jamais de musique ensemble. Après tout, la fin d'une histoire, c'est humain, c'est d'ailleurs le nom d'un de leur album («Human After All»).

Machine à rumeurs

Dire que les rumeurs d'un nouvel album pullulaient cycliquement... Encore récemment, la twittosphère s'enflammait pour dire qu'ils pourraient faire une apparition à la mi-temps du Superbowl. Mais personne n'avait vu venir la fin.

Le duo était, depuis le tonitruant et abrasif «Homework» (1997), le plus grand ambassadeur de l'électro française. Un statut indéboulonnable solidifié avec trois autres opus au succès à chaque fois planétaire, «Discovery» (2001), «Human After All» (2005), «Random Access Memories» (2013) avec le tube planétaire «Get Lucky», ainsi que des performances scéniques marquantes.

Cela faisait quatorze ans que Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, amis depuis le lycée, ne s'étaient plus produits en concerts, sinon pour de très rares apparitions lors de cérémonies télévisées. 

Une absence, doublée d'une stratégie du silence médiatique adoptée dès leurs débuts --on ne connaît pas leurs visages, dissimulés sous un masque de robot--, qui suscite inévitablement attentes, fantasmes et envies. 

Pépite du passé

Leur anonymat était d'ailleurs un running-gag du film «Eden» de Mia-Hansen Love. Alors que leurs disques sont diffusés partout, les deux jeunes hommes ne peuvent rentrer dans les soirées parisiennes où ils sont invités, car les physionomistes à l'entrée ne connaissent pas leurs traits. 

Ces dernières années, le duo parisien aux six Grammys glanés aux Etats-Unis s'était contenté de collaborer avec le Canadien The Weeknd pour deux titres, «Starboy» et »I Feel It Coming», avant de produire le morceau «Overnight» du groupe australien Parcels.

En début d'année, une pépite avait ressurgi. Un «set» inédit venait d'être retrouvé 25 ans après, enregistré sur deux banales cassettes audio oubliées au fond d'une boîte à chaussures. Un petit bijou découvert par hasard, près d'Avignon.

A l'origine de cette trouvaille, Benoît Chow, 25 ans, était à peine né quand les pionniers de la French Touch se produisent ce samedi 18 novembre 1995, sur la scène du Privé, la discothèque que dirigeait alors son père, aux Angles (Gard), dans la banlieue de la cité des Papes.

Mais il avait entendu parler de cette époque: «Je savais que ces K7 existaient, car tout était enregistré, mais il nous reste très peu de ces archives», expliquait le jeune homme à l'AFP.

«J'ai retrouvé un carton de cassettes que je connaissais et je me suis mis à regarder ce qu'il y avait vraiment dedans, et j'ai vu ces K7!»

Un trésor qui n'en a que plus de valeur aujourd'hui.

 


Le 12e Festival du film saoudien reporté à juin

Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
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  • Le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra du 25 juin au 1er juillet à Dhahran, avec pour thème « Cinéma du Voyage »
  • L’événement inclura des compétitions, projections, focus sur le cinéma coréen et programmes de développement pour les cinéastes

DHAHRAN : Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se déroulera désormais du 25 juin au 1er juillet.

Organisé par l’Association du Cinéma en partenariat avec le Centre Roi Abdulaziz pour la Culture Mondiale (Ithra) et soutenu par la Commission Saoudienne du Film, le siège d’Ithra à Dhahran accueillera à nouveau l’événement.

Le festival de cette année explore le thème du « Cinéma du Voyage », présentant une sélection soignée de films arabes et internationaux — courts et longs métrages — qui mettent en avant le voyage et le mouvement comme éléments essentiels de la narration.

Comme lors des éditions précédentes mettant en lumière le cinéma non saoudien, le festival proposera un « Focus sur le Cinéma Coréen ».

À cette occasion, Ahmed Al-Mulla, fondateur et directeur du Festival du film saoudien, a déclaré : « Le festival de cette année crée une atmosphère riche en inspiration, en échanges d’idées et en apprentissages partagés. C’est une célébration de la créativité cinématographique pour tous. »

Tariq Al-Khawaji, directeur adjoint du Festival, a ajouté : « À Ithra, nous sommes fiers de notre partenariat de longue date avec l’Association du Cinéma. Cela a permis la croissance et la diversité thématique du festival année après année, ce que nous voyons clairement dans la manière dont nous soutenons les cinéastes et créons des opportunités d’engagement avec le cinéma mondial. »

Depuis son lancement en 2008, le Festival du film saoudien est un moteur clé du cinéma saoudien et du Golfe et constitue le plus ancien festival de cinéma du Royaume. Après plusieurs interruptions, il est désormais devenu un événement annuel.

Le festival réunit des compétitions de films de fiction et documentaires, des programmes de développement professionnel, un marché de production et des concours de projets. Et, bien sûr, de nombreuses projections sur les écrans d’Ithra, avec de nombreuses stars foulant le tapis rouge et des producteurs de films en quête de talents. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Liban: 39 sites culturels placés sous protection renforcée de l'Unesco en raison de la guerre

Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
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  • L’UNESCO place 39 sites culturels au Liban sous protection renforcée face aux risques liés au conflit
  • Des sites majeurs comme Baalbeck, Tyr et Byblos bénéficieront d’un soutien technique et financier

PARIS: L'Unesco a placé mercredi sous protection renforcée 39 sites culturels au Liban par crainte de dégâts causés par les bombardements auxquels fait face le pays après un mois de guerre.

"Ces 39 biens culturels bénéficient désormais du niveau de protection juridique le plus élevé contre les attaques et les usages à des fins militaires", écrit l'Unesco dans un communiqué.

Parmi ces biens figurent les sites archéologiques de Baalbeck et de Tyr, le musée national de Beyrouth ou encore le site de Byblos.

La convention de la Haye de 1954 oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé.

Les 39 sites "recevront une assistance technique et financière de l'Unesco pour renforcer leur protection juridique, améliorer les mesures d'anticipation et de gestion des risques ainsi que fournir une formation supplémentaire aux professionnels de la culture et au personnel militaire de la zone", détaille l'Unesco.

"La protection renforcée permet également d'envoyer un signal à l'ensemble de la communauté internationale quant à l'urgence de protéger ces sites", ajoute l'organisation qui explique avoir convoqué mercredi une "réunion extraordinaire (...) à la suite d'une demande" du Liban.

Ces sites bénéficieront également d'une "aide financière internationale de plus de 100.000 dollars américains pour les opérations d'urgence sur le terrain", ajoute l'Unesco.

Située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, Tyr, ville inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1984, a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Encore en construction, un musée sur le site a subi quelques dommages. Mais ni la nécropole des IIe et IIIe siècles ni l'arc de triomphe monumental, les aqueducs ou encore l'hippodrome qui s'élèvent sur le site, n'ont été atteints.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, "d'autres biens dans des pays voisins" ont subi des dégâts, écrit l'Unesco, sans détails.


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com