Covid-19: un musulman britannique lance une campagne de sensibilisation en faveur de la vaccination contre la Covid-19

Un centre de vaccination à Londres, le 30 décembre 2020 (Getty Images)
Un centre de vaccination à Londres, le 30 décembre 2020 (Getty Images)
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Publié le Vendredi 19 février 2021

Covid-19: un musulman britannique lance une campagne de sensibilisation en faveur de la vaccination contre la Covid-19

  • L’avocat Kawsar Zaman encourage les minorités ethniques à se faire vacciner contre la Covid-19 en mettant à disposition des informations claires sur les vaccins en 18 langues
  • L’avocat britannique a reçu le soutien d’un groupe bipartite de plus de 100 députés et membres de la Chambre des Lords

LONDRES: Kawsar Zaman, un avocat britannique renommé a lancé la campagne Take the Covid-19 Vaccine, afin de fournir des informations claires et accessibles sur les vaccins contre la Covid-19 et de lutter contre la désinformation galopante sur la question. 

Interrogé par Arab News, il explique qu’il a réalisé l’importance de pouvoir accéder à des informations cohérentes et accessibles lorsqu'il a tenté de persuader sa mère de faire confiance à la science. «Je lui ai demandé si elle voulait se faire vacciner, et elle a refusé, bien que faisant partie des personnes à risque. Elle était préoccupée par les effets secondaires et le rythme inhabituellement rapide du développement du vaccin», raconte-t-il. 

Lorsqu'il a essayé de trouver des informations pour apaiser ses inquiétudes en bengali, sa langue maternelle, il a réalisé à quel point il était difficile d’obtenir des renseignements accessibles sur les vaccins, en particulier dans une autre langue que l’anglais. Sa campagne a dès lors eu une mission claire et simple: «Encourager les citoyens à se faire vacciner».  

Kawsar Zaman s’est rendu compte que les informations sur les vaccins étaient très fragmentaires. «Si vous voulez vous renseigner en détail sur la production de vaccins, par exemple, vous devez vous rendre sur le site web de l’agence de réglementation des soins de santé du gouvernement britannique ou sur le site web de l’OMS. Pour obtenir des informations sur des composants spécifiques du vaccin, vous n’avez pas d’autre choix que de consulter directement le site web du fabricant. Nous avons pris le parti de rassembler toutes ces informations sur un même site web», raconte l’avocat britannique. 

Ce site fournit toute une série de données clés sur les vaccins et répond à environ 50 des questions les plus fréquemment posées par les internautes. Les informations sont fournies en 18 langues. Pour Kawsar Zaman, il est primordial qu’elles soient disponibles dans de nombreuses langues, dans la mesure où la pandémie affecte particulièrement les minorités ethniques du Royaume-Uni. Selon lui, les Bangladais vivant dans le pays sont ainsi deux fois à trois fois plus susceptibles de mourir de la Covid-19 que les autres. 

«Malgré cette forte mortalité, les minorités se sont faites vacciner en petite proportion. Leur hésitation est compréhensible, dans la mesure où elles n’ont pas tout le temps accès à des informations claires», précise l’avocat, qui pointe également une crise de confiance historique entre le gouvernement et les minorités, ainsi qu’une communication gouvernementale ne s’adressant pas aux publics cibles. 

Kawsar Zaman souligne les dommages causés par de larges campagnes de désinformation, qui ont répandu l’idée largement démentie selon laquelle les vaccins ne sont pas halal. Alors que les théories du complot continuent de prospérer, l’avocat souligne que sa campagne a reçu le soutien du gouvernement. Sa campagne a ainsi bénéficié du soutien bipartite de plus de 100 députés et membres de la Chambre des Lords. Lord Sheikh de Cornhill «a joué un rôle déterminant dans la promotion de l’initiative et la résolution des problèmes de vaccination au Parlement», explique encore l’avocat, qui rencontrera bientôt Nadhim Zahawi, le député supervisant le déploiement des vaccins au Royaume-Uni. 

L’initiateur de la campagne Take the Covid-19 Vaccine insiste enfin sur la nécessaire implication des centres communautaires locaux et des dirigeants pour accroître la confiance dans les vaccins. «Les dirigeants des églises locales, les imams locaux, jouent un rôle crucial en favorisant la vaccination en encourageant les personnes à faire confiance aux experts. Nous devons convaincre les citoyens que le vaccin n’est pas dangereux et qu’il est nécessaire de se faire vacciner, pour ne pas prendre le risque d’aggraver sa santé», affirme Kawsar Zaman. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.